Les ministres en pompiers

Par Kamel Moulfi – Dans le climat social tendu que traverse l’Algérie en ce moment, on s’attendait à voir monter au créneau Abdelmadjid Sidi-Saïd dont les aptitudes à éteindre l’incendie dès les premières flammes sont connues, mais c’est un autre Abdelmadjid Tebboune, ministre de l’Habitat qui s’est présenté pour agir comme pare-feu. Lui aussi est réputé pour «calmer le jeu». Sa recette est une combinaison de chiffres sur fond de promesses que ceux qui attendent un logement l’auront.

Cette méthode serait efficace pour «ramener la sérénité chez les citoyens», cela semble être la conviction du gouvernement. Mais en temps de crise financière, et avec les mauvaises nouvelles à propos du gel de projets, y compris, dit-on, concernant des établissements éducatifs dans les zones plus ou moins déshéritées, le doute surgit forcément.

D’où le rôle assigné au ministre de l’Habitat pour «rassurer» et agir indirectement sur les sources de la fronde qui sont ailleurs, particulièrement dans les secteurs qui touchent également le grand public comme les transports et l’éducation ou la santé. La nature des revendications, à la fois sociales (retraite anticipée et pouvoir d’achat) et démocratiques (participation des syndicats à l’élaboration du Code du travail), et la sourde oreille que leur oppose le gouvernement, présagent de conflits difficiles à résoudre par la conciliation. Les ministres sont donc sollicités pour «gagner du temps» et tenter la démobilisation des travailleurs, avec n’importe quel argument ou au moyen de la diversion.

Mais la grève surprise des travailleurs du tramway d’Alger qui a eu un fort impact a sans doute donné à réfléchir au gouvernement. Tout ceci alors qu’une pré-campagne électorale des législatives 2017, qui ne dit pas son nom, est pratiquement lancée et annonce la couleur, repoussante, que prendra la course aux sièges de députés.

Les déclarations, encore une fois provocatrices, de Amar Saïdani qui pense que la meilleure défense c’est l’attaque, alors que pour lui les jeux sont faits (voir article d’Algeriepatriotique), sont un indicateur du ton que prendra la vie politique dans un contexte électoral qui s’installe pour durer jusqu’à l’échéance présidentielle d’avril 2019.

K. M.

Comment (9)

    Anonymous
    23 octobre 2016 - 16 h 36 min

    on le reverra surement a
    on le reverra surement a HALLOWEEN




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    benchikh
    17 octobre 2016 - 19 h 52 min

    et si notre peuple manquait de maturité
    Moi je pense ce n’est pas juste de voir les choses d’un côté,la faillite!!!!! d’accord on traverse des jours difficiles,qui vont prouvés notre force ,ou bien la défaite ,croyez -moi il faut lutter pour arriver à un but ,rien n’est facile .Regardons nos voisin Européen comment ils traitent la crise en silence .On doit apprendre des leçons de nos voisins du nord,moi je pense il faut s’organiser et rétrécir les manches et apprendre à travailler. Les crises en économie c’est tout à fait ,mais il faut chercher des solutions et ne pas paniquer et créer le chaos.




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    Erdt
    16 octobre 2016 - 21 h 32 min

    Il suffirait de les amener
    Il suffirait de les amener sur un plateau de télé et les cuisiner en direct par des contradicteurs spécialités de leur domaine,politique,économique.. comme on le voit sur les télés etrzngeres!! Je parie qu’aucun ministre ou député ne va accélérer l’invitation ! Sauf peut être ouyahia,car lui maitrise un peu son sujet. Voilà des émissions que ennahar devrait programmer,au lieu d’encenser les uns et diaboliser d’autres,le public jugera.




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    anonyme
    16 octobre 2016 - 5 h 47 min

    Un Etat en faillite!
    Un Etat en faillite financière et morale.
    Ils n’ont aucune solution à apporter au peuple et pour très longtemps.
    La seule chose qu’on leur demande est de quitter le pouvoir et le laisser aux vraies Algériens.
    Un patriote




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    Erracham
    15 octobre 2016 - 15 h 30 min

    Ministre ou secrétaire?>
    Il faut bien comprendre que ceux que nous appelons Ministres n’ont pas l’étoffe, le savoir, le savoir-faire, la stature, la dévotion de la chose publique qu’ont leurs collègues ailleurs. Chez nous, ils sont choisis par le sérail en fonction de leur docilité plus que par leur capacité à servir le pays. On les encourage à se servir et surtout à servir de paravent au Klan. Plus ils sont incompétents et incapables de gérer et de régler les problèmes du pays et plus ils sont chers et utiles au Capo. Vis-à-vis de l’étranger, ce sont que sous-fifres, gérant l’intendance, plutôt que de vrais gestionnaires capables d’impulser leur secteur, de diagnostiquer les problèmes et d’offrir des solutions approprieés et bénéfiques au profit du pays et du citoyen. Les décisions importantes sont prises ailleurs, plus haut. D’où ma question, ministre ou secrétaire?




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      New kid
      15 octobre 2016 - 16 h 58 min

      Bravo Erracham !! tes belles
      Bravo Erracham !! tes belles paroles suffisent




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    TheBraiN
    15 octobre 2016 - 10 h 01 min

    Ministres ?
    Je pense que ces respectables Messieurs et Dames qui sont supposés être ministres ne devraient pas occuper un poste plus élevé que celui de chef de rayon dans un supermarché vu leurs capacités intellectuelles et sens des responsabilités.




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      New kid
      15 octobre 2016 - 17 h 00 min

      Que voulez-vous, ils sont au
      Que voulez-vous, ils sont au service du clan!!




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        TheBraiN
        16 octobre 2016 - 9 h 56 min

        Les clans ??
        Ils sont tous au service d’un clan pas du clan parce que des clans ce n(est pas ça qui manque !!!




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