Colère au RND : les frondeurs veulent la tête d’Ouyahia à cause des crânes des résistants

Ahmed Ouyahia. New Press

Les «redresseurs» du RND relancent leur «démarche» après un long silence qui a duré plus d’une année. Dans une déclaration transmise à notre rédaction et qui porte les noms de dix contestataires, les «redresseurs» dénoncent les «dérives» de la direction actuelle. Il s’agit du même groupe d’opposants que celui qui a tenté vainement d’empêcher la tenue du congrès extraordinaire en mai 2015. On retrouve, entre autres, Nouria Hafsi, Tayeb Zitouni, Smati Zoghbi, Abdelhamid Benbouzid, Mustapha Yahi, Kacem Kébir et Mokhtar Boudina. Les opposants à Ouyahia, qui disent être toujours en contact avec la base militante, considèrent que le parti s’est éloigné de sa ligne historique et ne défend plus les «principes pour lesquels il a été créé».

Les frondeurs du RND assurent avoir tenu une réunion le 29 octobre avec des militants à Alger, afin de se pencher sur les voies et moyens de ramener le parti sur la «bonne voie». Les redresseurs affirment leur «soutien indéfectible» au président Bouteflika qu’ils félicitent pour sa décision de rapatrier les crânes de figures historiques algériennes exposées dans un musée à Paris. Ils dénoncent, en revanche, la position «honteuse» du RND et de son secrétaire général par rapport à ce dossier et appellent la «famille révolutionnaire» à se soulever contre cette position qui, à leurs yeux, n’honore pas ses «auteurs».

Les frondeurs n’annoncent aucune action, mais ils laissent entendre qu’ils pourraient s’engager dans les prochaines élections législatives avec des listes «concurrentes». Ils pourraient donc tenter de chahuter la campagne électorale du parti. Dans leur communiqué, ils affirment que leur participation à la prochaine élection ferait l’objet d’une rencontre qui aura lieu dans les prochaines semaines. Les frondeurs estiment qu’il est inacceptable de se taire face aux pratiques antidémocratiques qui règnent au sein du RND et invitent les militants à se mobiliser pour «faire tomber» les responsables actuels dans le but de «retrouver le RND authentique».

La sortie de ces frondeurs intervient quelques jours après la démission d’Amar Saïdani du FLN. Les redresseurs du RND vont-ils réussir, cette fois-ci, à aller jusqu’au bout de leur action ?

Il est à rappeler que leur tentative de renverser Ahmed Ouyahia de son poste de SG du RND a échoué il y a plus d’une année. A cette époque-là, Ahmed Ouyahia n’avait pas baissé bras face à «une minorité» qui voulait imposer son «diktat» au sein du RND. Va-t-il répondre de la même manière ? Possible.

Une chose est sûre, néanmoins : le RND est en pleins préparatifs de campagne pour les prochaines élections législatives et Ahmed Ouyahia, en sa qualité de secrétaire général, multiplie les sorties sur le terrain à la rencontre des militants et des sympathisants. 

Sonia Baker

Comment (35)

    Alilapointe59
    31 octobre 2016 - 16 h 34 min

    Ouyahia est un diplomate
    Ouyahia est un diplomate intellectuelle, alors franchement ce n’est pas des rigolos qui vont lui apprendre la politique depuis 1999 il apprend de boutlefika, vous penser que boutlefika n’a pas préparé ouyahia pour 2019 inchalla ouyahia président et vous allez le payer chère les harkis, il n’aime pas les traîtres et français.

    Anonymous
    31 octobre 2016 - 16 h 25 min

    C drôle on parle d ouyahia on
    C drôle on parle d ouyahia on parle de saadani ect ect jamais de boutef qui a dévaste l Algérie .yanass on veut que boutef prend sa valise

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