Société – Les ravages de l’alcool en Algérie : bigoterie officielle et vente clandestine

Contrôle de police dans un bar. New Press

Le traitement hypocrite de la vente et de la consommation des boissons alcoolisées à travers nos villes et villages provoque des effets pervers plus que dangereux pour la société. Les conséquences d’une prohibition qui ne dit pas son nom sont désastreuses. «Pour ou contre la consommation d’alcool ?», la question issue des turpitudes morales ou idéologiques des années du parti unique et de la montée en puissance des islamistes durant les années 1990, continue de diviser les Algériens. Non pas que l’intolérance au sein de la population ait repris le dessus, mais plutôt que les autorités affichent une hypocrisie flagrante dans leur appréhension du commerce de l’alcool. Combien de bars, de boutiques de vins et liqueurs ont été fermés par l’administration à travers le territoire national, ces dernières années, sans qu’on sache ce qui a motivé pareille éradication ? Une démarche anti-vente légale remarquable en matière d’efficacité comparée aux innombrables campagnes d’élimination des marchés de l’informel sans résultat. A Alger, Aâmi Tahar, ancien livreur à la retraite depuis longtemps, nous confie qu’il a compté le nombre d’estaminets et autres établissements servant de l’alcool qui ont mis la clé sous le paillasson : «Vous n’allez pas me croire, mais j’en ai recensé près d’une centaine !»

Activité clandestine

Alors, mouvement naturel d’une société plus pieuse qu’elle ne l’a été par le passé ou prohibition non dite ? C’est encore l’activité commerciale qui apporte sa réponse cinglante. Paradoxalement, des centaines voire des milliers de points de vente clandestins sur les routes secondaires, dans des échoppes discrètes des centres urbains, au fond de garages dont certains font partie du fameux programme présidentiel de «cent locaux par commune». «Les jeunes, beaucoup de mineurs et leurs aînés savent où s’approvisionner pour boire leurs bouteilles et canettes, sur place ou bien à emporter, au nez et à la barbe des censeurs de la direction du commerce et des services de sécurité», lance Zoheir, un trentenaire qui écoute les noms des bars disparus énumérés par le vieux Tahar.

Omerta administrative

Dans le couloir d’une direction de wilaya, nous rencontrons un fonctionnaire qui témoigne sous le sceau de l’anonymat. «On nous a fait comprendre que mis à part les grands hôtels publics, ou des chaînes étrangères implantées en Algérie, seuls quelques rares pistonnés peuvent obtenir le sésame qui permet la vente autorisée de boissons alcoolisées. A part la wilaya de Tizi-Ouzou où une sorte de tradition locale subroge à la tendance nationale, l’administration réprime la vente officielle de l’alcool et encourage de facto son commerce illégal.» Cercle vicieux connu aux Etats-Unis dans les années Al Capone tout comme en Algérie dans les années 1980. Tandis que l’importation ou la production locale ne semblent pas souffrir de la même interdiction insidieuse.

Pourquoi donc s’évertue-t-on à lutter contre l’activité régulière, soumise à toutes les contraintes de la loi protégeant le marchand, le consommateur et la société en général, pendant que se développe une délinquance autour de la vente illégale ? La multiplication des bars sauvages ne semble pas inquiéter les responsables. Pas plus que le grave préjudice causé par les canettes et bouteilles vides qui polluent les bords de routes ou les champs agricoles. En attendant la réaction des pouvoirs publics.

Akli Tira

Comment (80)

    hammami
    17 avril 2017 - 9 h 32 min

    parler de tourisme dans un
    parler de tourisme dans un pays sans alcool, c’est absurde.




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    Anonymous
    17 avril 2017 - 9 h 30 min

    l’alcool est le facteur
    l’alcool est le facteur premier pour parler de tourisme.




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    Anonymous
    4 décembre 2016 - 0 h 58 min

    L’alcool peut tuer. Le tabac
    L’alcool peut tuer. Le tabac peut tuer. La bêtise peut tuer. Le sucre peut tuer. La religion peut tuer. Tout est dans l’intelligence et la mesure. L’enfer est pavé de bonnes intentions, lorsque ces intentions sont irréalistes, nient la réalité terrestre, et ne prennent pas la mesure des forces en présence. Tous les gens raisonnables (j’entends par là, en particulier, une certaine incompatibilité avec les bigots) le savent.
    Une évidence terrestre, est que si l’alcool existe, alors il attirera des bouches. Il est bien préférable que ces bouches s’en régalent avec goût et modération, plutôt qu’avec dégoût (de soi) et immodération ce qui est classique. Et l’expérience, dans les cultures non puritaines, tendrait à montrer que ce qui est abordé avec l’éducation appropriée et sans faux-semblants aboutit à de bien meilleurs résultats que ce qui est abordé dans l’hypocrisie et le refoulement.
    Ah, le refoulement. Un mot bien inconnu mais un fait bien expérimenté par le bigot. Voilà ce qui fait bien plus de ravages que l’alcool et tous les fléaux réunis, et qui est engendré par les chimères des puritains. Il nous rend incapables de mettre les mots qu’il faut sur nos maux, et engendre l’immonde dans ces souterrains qu’ils ne sauraient voir, faute de pouvoir les nommer.
    Il fut un temps où celui qui avait raison était celui qui savait le mieux pérorer et citer des phrases d’autorité, puis l’on fit usage de l’épreuve de vérité, épistémologique, à la portée de toute conscience dotée de sens et de bonne foi. Aujourd’hui, face à la fausse religion de la fausse expertise de l’Occident qui a renié sa propre éthique, un certain monde musulman jette le bébé avec l’eau du bain, jette l’éthique universaliste et humaniste, pourtant un acquis de l’humanité, et revient au temps de l’argument d’autorité, celui d’antan, où il semble plus rassurant de citer des vieillards anachroniques avec érudition que d’avancer dans les réalités de son temps. On a vu ce que cela apportait, en Algérie, puis ailleurs.
    Tout cela pour affirmer qu’interdire, interdire, interdire, est disproportionné et improductif, et ne satisfait que des fantasmes puritains qui génèrent au final plus de vice qu’ils n’en résolvent.




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    Samy
    9 novembre 2016 - 8 h 14 min

    Arrêtons d’interdire mais
    Arrêtons d’interdire mais éduquons,éduquons,éduquons!!!Eduquons les gens à se respecter mutuellement sans bigoteries qui font des ravages dans les relations sociales.Eduquons les gens à ne pas gaspiller,à ne pas salir leur environnement,à ne pas dégrader tout souvent pour le plaisir de détruire ce qui est commun et qui profite à tous.Les poubelles sont pleines de pains entiers,l’eau potable est gaspillée sans retenue,les trottoirs sont défoncés et rarement réparés.Je ne parle pas des dos d’ânes non conformes et non signalés sur les routes à grande circulation qui causent des accidents dans l’indifférence des responsables concernés en premier chef.Il y a des responsables connus de tous ces maux,responsabilisez-les au lieu d’interdire bêtement tout et rien.Notre société est malade de l’irresponsabilité des responsables incompétents et irresponsables.




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    Anti-chitta
    8 novembre 2016 - 8 h 24 min

    Ils interdisent l’ouverture
    Ils interdisent l’ouverture de bars mais ils autorisent des usines de fabrications d’alcools. L’alcool se vend et se consomme dans les maquis et les bouteilles jetées dans la nature. C est a ne rien comprendre ..




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      benchikh
      8 novembre 2016 - 14 h 45 min

      Juste Anti-chitta,

      Juste Anti-chitta,
      très ,très,très drôle un pays sorti de l’indépendance grâce à ALLA OU AKBAR,on voie la production du vin,tabac ,el chema ,et en plus grave la disponibilité sur le marché concurrent le LAIT,et le PAIN.




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      karimdjazairi
      8 novembre 2016 - 19 h 45 min

      C est vrai, l Etat est
      C est vrai, l Etat est contradictoire, l Etat algérien interdit l ouverture de bars ce qui est une bonne chose, il devrait également interdire carrément la vente d alcool fléau comme la drogue de la société, rien de tel pour foutre en l aire une jeunesse, mais l Etat tollére des usines de fabrication de vin par exemple, certes, en grande partie pour l étranger, mais le pays s en passerait bien.




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    elkhayam
    8 novembre 2016 - 8 h 23 min

    Dans notre ville ceux qui
    Dans notre ville ceux qui ont manifesté pour la fermeture des bar et des commerces de débits de boissons alcoolisées, c’est eux qui sont devenu de grands vendeurs clandestins de boissons alcoolisées et ne payent aucun dinar aux impôts. Inondant le marché clandestin de toutes sortes de liqueurs et bières et exonérés d’impôts ils ont amassés des fortunes. Et le vendredi ils mettent une gandoura blanche , garent leurs voitures de luxe devant la mosquée et sont au premier rang à invoquer Allah de détruire les mécréants et l’occident .




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    M.larbi
    8 novembre 2016 - 1 h 00 min

    L’alcool est un fléau social
    L’alcool est un fléau social particulièrement gravissime dans un pays comme l’Algérie. Et si Dieu l’omniscient l’a interdit, c’est qu’Il connaissait, Lui qui a créé toute chose, la nature humaine avec ses excès et son penchant inné pour le mal. J’ai connu des hommes qui se tuaient à l’alcool, à tel point qu’ils ont oublié qu’ils avaient des enfants et une famille dont ils étaient responsables. L’un d’entre eux est un proche parent qui a maintenant à peine 50 ans et qui parait en avoir 80. J’ai vu un homme sortir d’un tripot, incapable de se tenir debout, braguette ouverte, il pissait devant tout le monde, juste à côté du tripot. J’ai vu des hommes pleurer comme des madeleines, d’autres hagards devant leurs verres vides. Il est vrai que j’ai vu aussi , mais c’est plutôt rare, des gens distingués qui prenaient un verre en se croyant au café de Flore ou à la Coupole . On les reconnaît facilement. Ils ont la morgue facile car ils vivent dans un monde inaccessible au commun des mortels. J’ai vu dans des restaurants d’Alger des nouveaux riches, mal fagotés, avec un background très paysan, boire comme des chiens, sans retenue aucune, se grattant la panse en sifflant des verres d’hydromel, comme on boirait un verre d’eau. Ce sont les plus désagréables. Ils ont des goûts douteux et se lâchent dès qu’ils ont la tête pleine. Ils redeviennent grossiers, bêtes immondes que l’argent sale, mal acquis n’a pa su polir. Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres, pour les malheurs conjugaux, pour les femmes battues, pour les enfant apeurés ou abandonnés, IL FAUT INTERDIRE L’ALCOOL SUR TOUT LE TERRITOIRE NATIONAL. Si les occidentaux qui le plus souvent savent se tenir, même quand ils exagèrent, traitent l’alcoolisme comme une maladie grave, c’est que c’en est une! Et Dieu, le miséricordieux, qui veut le bien de l’humanité nous le rappelle dans 3 sourates distinctes. Pas une, mais trois!




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      fatigué
      8 novembre 2016 - 7 h 25 min

      si tu veux t’interdire l
      si tu veux t’interdire l’alcool à toi même, grand bien te fasse, mais pourquoi vouloir l’interdire aux autres ?




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        benchikh
        8 novembre 2016 - 7 h 46 min

        Mr fatigue désinfecte toi
        Mr fatigue désinfecte toi,brûle ton fois,mais pour respecter les autre et avoir plus de courage bois chez toi en discrétion ,si tu pense que c’est bon pour ta santé,pas pour les autres.




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        info aokas
        8 novembre 2016 - 20 h 13 min

        A aokas on compte plus de 30
        A aokas on compte plus de 30 entre débit de boissons alcolises et dépôts. En plus a consommer sur place ou emporter. Également sans aucun respect à la catégorie de licence ni la protection des mineurs. N’ont parlons pas des hors de fermeture et d’ouverture au su e au vu de t le monde.




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      benchikh
      8 novembre 2016 - 7 h 41 min

      un petit bonjour pour vous Mr
      un petit bonjour pour vous Mr Larbi,on a commentés ensemble dans des magazines français pour leur montré le bon chemin qu’on vit , sans maladie ,ni stress,ni fatigue,parce qu’on est des invités chez notre créateur sur terre pas plus, pas des rongeurs ,vive en Islam c’est de vivre propre ,fort,convaincu du peut que tu possèdes .Les Anglais pour coloniser les Indiens d’Amérique ils les ont soûlé et après tué.




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        m.larbi
        8 novembre 2016 - 17 h 25 min

        salamu aalaykum
        salamu aalaykum




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      mostafa
      8 novembre 2016 - 9 h 34 min

      de plus le taxi de l
      de plus le taxi de l’humoriste et ancien député Ahmed Benbouzid (atalah) à été percuté par un véhicule dont le chauffeur était ivre




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        benchikh
        8 novembre 2016 - 14 h 38 min

        aux USA la personne ivre au
        aux USA la personne ivre au volant ,c’est une personne qui est jugé comme quelqu’un a commis un crime aucune chance de son sortir (ils sont des chrétiens).




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      souk-ahras
      8 novembre 2016 - 9 h 54 min

      S’il y a une interdiction qui
      S’il y a une interdiction qui a prévalu en islam jusqu’à nos jours relativement à tout ce qui est alcool, qu’il soit vin ou autre produit alcoolisé, c’est le fait de la jurisprudence.
      Or, cette exégèse obéissait aux lois de son époque et ne peut durer éternellement, l’éternité étant le propre des préceptes coraniques et non des interprétations humaines qui peuvent et doivent varier selon leur temps pour rester en harmonie avec les exigences en évolution des humains et de leurs sociétés. Il se fait que le Coran, Mouslem, Al Boukhari et bien d’autres compagnons de la sunna ne soient pas d’accord avec vous. Il n’a jamais été interdit de boire, il a été prohibé d’être en état d’ivresse lors de la prière. Voilà ce que dit le Coran et je vous mets au défi d’y déceler une quelconque interdiction formulée de façon claire et absolue : Sourate  »La vache » (2/219) : «Ils t’interrogent au sujet du vin et du jeu de hasard, dis : Ils comportent tous deux, pour les hommes, ***un grand péché et un avantage mais le péché qui s’y trouve est plus grand que leur utilité***.» ///// Sourate  »La Table servie » (5/90-91) : «Ô vous qui croyez ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une oeuvre du Démon. Évitez-les… — Peut-être serez-vous heureux — Satan veut susciter parmi vous l’hostilité et la haine au moyen du vin et du jeu de hasard. Il veut ainsi vous détourner du souvenir de Dieu et de la prière. — Ne vous ***abstiendrez-vous pas*** ? ///// Sourate  »Les femmes » (4/43) : «Ô vous qui croyez ! ***N’approchez pas de la prière, alors que vous êtes ivres — attendez de savoir ce que vous dites !***» ///// Sourate des Fraudeurs (83/25-28) : «***On leur donnera à boire un vin rare, cacheté par un cachet de musc — ceux qui en désirent peuvent le convoiter*** — et mélangé à l’eau de Tasnim, une eau qui est bue par ceux qui sont proches de Dieu.» ///// Muhammad (47/15) : «Voici la description du Jardin promis à ceux qui craignent Dieu. Il y aura là des fleuves dont l’eau est incorruptible, des fleuves de lait au goût inaltérable, ***des fleuves de vin, délices pour ceux qui en boivent***.» ///// Les Abeilles (16/67) : «***Vous retirez une boisson enivrante et un aliment excellent des fruits des palmiers et des vignes***. — Il y a vraiment là un Signe pour un peuple qui comprend !» //////// Ce sont ces versets qui sont utilisés pour justifier une interdiction mythique puisque, comme on le voit, il n’y est aucune interdiction. À tout le moins, pour pratiquer le raisonnement par l’absurde, s’il y avait interdiction, elle ne serait nullement expresse, directe, claire et sans ambiguïté. Et dans les  »Sahihs » on y raconte que lors de la nuit du voyage nocturne الإسراء on présenta à l’Envoyé de Dieu deux coupes, l’une contenant du vin et l’autre du lait, en précisant qu’il choisit le lait. Cela prouve qu’aucune réprobation ne concerne le vin en tant que tel sinon il n’aurait pas été présenté au prophète.




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        M.larbi
        8 novembre 2016 - 11 h 55 min

        Monsieur Souk Ahras. Sans
        Monsieur Souk Ahras. Sans vouloir vous offenser, permettez-moi de vous dire vous ne savez pas lire le Coran. Tous les hypocrites qui veulent des licences (rokhass du mot Rokhsa, au sens de prescription) lisent le Coran de façon littéraliste qui est le plus souvent incorrecte. Ils pensent. par exemple, que si le mot Haram n’est pas explicitement associé à une chose ou à un acte, la chose ou l’acte devient implicitement licite. Et de dire que la consommation d’alcool fait partie de ces choses qui ne sont pas sujettes à interdiction formelle (haram). Or dans la linguistique arabe (Loughat Al Aarab) et le Coran a été révélé dans cette langue et pas en français, quand Dieu dit  »Innama al khamra wal mayssira wal anssaba wal alzama Rijsoun min ammali Esshaytani FAJTANIBOUHOUM laalakoum Touflihoun), il utilise le mot ijtinab qui est plus grave que le mot Haram. Al Ijtinab, signifie qu’on doit s’éloigner de quelque chose qui a un caractère proscrit. On doit mettre de la distance entre nous et l’objet incriminé. La distance est importante dans ce contexte, ce qui rend le fait de boire de l’alcool impossible si on s’y plie à l’injonction. Je vais vous donner un exemple qui vous permettra de comprendre, je l’espère! Dieu dit que la viande de cadavre est interdite à la consommation. (Hourimat aalaykoum al maytata) donc le mot Haram est explicite dans ce verset. On ne doit pas manger la viande d’une telle bête. Par contre, ce n’est pas haram d’utiliser la peau de cette bête pour un besoin domestique (en faire un haydoura). Autrement dit, on peut approcher le cadavre et le dépecer. Autre exemple, Il est strictement interdit de manger de la viande de porc (Haram). Par contre, si par inadvertance, je venais à être frôlé par un porc, il n’y a rien de mal à cela. Autrement dit on peut être en contact avec quelque chose dont Dieu a explicitement prohibé la consommation mais on ne peut même pas approcher quelque chose dont il dit explicitement  »Fajtanibouh ». Vous voulez un autre exemple. Dieu dit dans un autre verset Ijtanibou Al kaba-ir (mettez la distance entre vous et les péchés capitaux). On parle ici de péchés capitaux (mortels) qui sont affublés du mot Ijtinab.
        Tout cela pour dire que les mots ont un sens et avant de s’engager dans des explications tirées par les cheveux qui risquent d’induire les gens en erreur, il faut se renseigner auprès des ceux qui savent lire les textes sacrés. Sinon chacun devient son propre Faqih. Or, on ne peut se proclamer Faqih si on ne connaît pas la linguistique arabe, et les fondements de la jurisprudence islamique (Oussoul al fiqh).
        Un jour, j’ai entendu cheb khaled, dans une émission de Thierry Ardisson, devant une brochette d’invités, dire à propos du vin, que ce dernier n’est pas haram. Cheb khaled a autant ce capacités intellectuelles qu’une tarentule. Il est malheureux de constater qu’il a des émules.
        Ghafira Allahu lana wa laka wa lil mouminine ajmaiine.




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          souk-ahras
          8 novembre 2016 - 16 h 28 min

          Je ne suis pas philologue,
          Je ne suis pas philologue, mon domaine de prédilection étant tout autre et loin de toute sorte de litanie ou incantation improductive et ma façon de lire le Coran se veut de type rationnel, notion qu’un  »excès » dogmatique peut étouffer malheureusement. Votre opiniâtreté sur le sujet dénote d’une certaine rigidité fondamentaliste. Savez-vous que l’Islam est fondamentalement libéral et qu’il est, par définition, ouvert à l’altérité et à tous les acquis de l’humanité ? Je pense que vous êtes de cette majorité arabo-musulmane (terme utilisé pour définir une aire géographique), qui s’est contentée, depuis l’an 1 de l’après  »Ar’Rashiduns », de se reposer sur le travail d’interprétation de ses devanciers et qui n’a plus cherché à interpréter les textes sacrés pour en adapter la compréhension à son époque. Cet ensemble vit, encore aujourd’hui, dans une croyance dépourvue de connaissance. Cela est bien évidemment contraire à la lettre et à l’esprit de l’islam qui appelle à l’effort continuel. C’est pour cela que l’islam, selon un dire du prophète (SAWS) bien connu, demeure en évolution constante, devant être renouvelé chaque début de siècle. Il vous faut noter que le Coran ne procède nullement par interdiction. Ainsi, il n’emploie pas, par exemple, des expressions claires comme : «Il est interdit» ou «telle chose est prohibée», comme c’est le cas dans d’autres matières où l’interdiction est explicite. Les jurisconsultes ont bien évidemment trouvé des explications à cette attitude qui ne manque pas d’interpeller sur l’intention divine prohibitionniste comme ils le prétendent. Le plus incorrect et le moins islamique dans ces interprétations, c’est non pas la thèse développée qui se respecte étant un effort d’interprétation, mais le fait de vouloir en faire une loi divine. Ainsi, on passe du texte coranique où il n’est nulle obligation à une interprétation humaine qui fait loi contre le Coran. Cela mérite d’interpeller toute conscience libre de tout vrai musulman. De plus, ce qui relativise la validité de l’interprétation qui a prévalu à ce jour de nos ulémas, c’est que Dieu précise bien qu’il est des avantages dans le vin à côté de ses inconvénients. Or, au lieu de s’interroger sur la manière de maximiser les avantages et minimiser les inconvénients, nos ulémas préfère la solution de facilité de tout rejeter. Comme s’il pouvait y avoir sur terre quelque chose purement bonne ou purement mauvaise. Le croire, c’est ôter la raison même de toute religion, surtout la nôtre, qui fait d’ici-bas une terre d’épreuve pour un perfectionnement jamais atteint. J’arrête là mon argumentation.




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          M.larbi
          10 novembre 2016 - 2 h 26 min

          Dommage que tu ne sois pas
          Dommage que tu ne sois pas philologue mon cher Souk Ahras, tu aurais certainement mieux aimé le verbe.
          Mais je vais vous répondre sur les 4 points suivants que vous avez développés dans votre ‘argumentaire’:
          1) Le fait que les musulmans vivraient dans ‘’une croyance dépourvue de connaissance’’. Je reconnais le novice en philologie car si vous aviez peu ou prou la maîtrise du logos vous comprendriez que la connaissance vient de l’expérience (l’expérience scientifique, entre autres) et la croyance tire son substrat de la foi. Vous pouvez avoir toutes les connaissances (scientifiques) du monde, si Dieu scelle votre cœur, alors vous ne pourrez croire. À contrario, vous n’avez pas besoin de connaissances pour avoir la foi, si Dieu vous agrée parmi ces servants. El ilm pris dans le contexte de la foi, c’est el ilmou billah.
          2) Interpréter les textes sacrés à l’aune des marqueurs de son époque qu’il faut soumettre à l’Ijtihad. L’objet dont on discute ici est le haram versus Al Ijtinab. C’est une question de jurisprudence (Fiqh) qui aurait mérité un peu plus de ton attention mais on voit bien que tu n’as aucun intérêt à comprendre pourvu que tu t’entendes dire des phrases creuses qui sonnent bien à ton oreille.
          Si je te comprends bien, même si Dieu a décrété un Haram ou un ijtinab pour une chose, le temps peut faire en sorte que ce haram ou Ijtinab soit levé parce que la science ou la modernité est passée par là. N’eut -été la gravité d’une telle posture, on pourrait presque en rire car c’est comme si on disait que Dieu qui connait ce qui est et ce qui n’est pas ne savait pas, lorsqu’il a révélé le Coran il y a 15 siècles, ce qui allait se passer en 2016. L’autre fait gravissime dont vous vous rendez coupable sans le savoir, c’est que vous accusez Dieu d’être injuste : il impose aux khoulafas Errashidounes des interdits qu’ils lèvent pour la génération du 21è siècle.
          Je vais vous dire quelque chose, mon cher Souk Ahras (by the way, j’ai quelques amis de votre région que j’aime beaucoup) : la philosophie, c’est l’art de soumettre les concepts à toutes les situations possibles et imaginables et s’ils faillissent dans un cas donné, démontré soit par la thèse soit par l’antithèse, alors le concept de lui-même. Il devient un non concept, c’est à dire du verbiage !
          Malheureusement pour toi, tes ‘’concepts’’ ne franchissent pas le premier cap qu’ils tombent d’eux-mêmes. Je ne veux pas te vexer mais c’est le constat que j’en fais. Prend le avec un grain de ….philosophie !
          3) Vous dites que l’islam doit être renouvelé à chaque début de siècle. Vous faites allusion, je crois, à un hadith du prophète (QssL) rapporté par Abu Dawud et Tabarani, entre autres, qui dit « Dieu enverra à cette communauté, à chaque début de siècle, quelqu’un qui lui rénovera sa religion ». Tous les exégètes disent que ce quelqu’un est un homme d’une grande probité morale et intellectuelle qui saura par sa guidance rassembler la Oumma après qu’elle ait sombré dans la faiblesse, le doute, l’inquiétude, la dispersion, ce qui correspond à ce que nous musulmans vivons aujourd’hui. Ces savants ne sont pas des hurluberlus comme les frères Bencheikh (Ghaleb et Soheib), ce sont des hommes comme Al shafai, Al Abu Hamid, Al Ghazali, l’imam Malek, l’imam Ahmed, l’imam Al Hanbali, Ibn Taymiya, l’imam Ibn Abdelwahab et plus près de nous, l’imam Ibn Badis, etc.
          4) Vous dites enfin : ‘’…Il vous faut noter que le Coran ne procède nullement par interdiction. Ainsi, il n’emploie pas, par exemple, des expressions claires comme : «Il est interdit» ou «telle chose est prohibée», comme c’est le cas dans d’autres matières où l’interdiction est explicite.’’ Permettez-moi de vous dire que le Coran a tellement insisté sur le haram (Erriba. Ezzina. El Qatl, Al fassad, al foussouq, Al kadhib, Al khayana, Al bouhtan, Al israf, Al kharab, Al khamr , Ennisiy, Al maysir, Al ansab, Al alzam, Errijs, echirk, Alghiba, Ennamima, etc, etc….) que pour résumer tout cela et bien d’autres par une phrase simple que le commun des mortels peut comprendre. Il a dit : Hourimat aalaykum al khaba-it wa ouhilat lakoum Ettayibat. Sadaqa Allahu Al Aadhim. Wassalamu aala mani tabaa al huda.




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          souk-ahras
          10 novembre 2016 - 8 h 24 min

          Votre sens de l’esquive est
          Votre sens de l’esquive est phénoménal. Quoi de plus normal dans la sphère exclusive du haram et hallal.Stop et fin.




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          Humain
          4 décembre 2016 - 0 h 00 min

          Et l’humain, dans tout cela ?
          Et l’humain, dans tout cela ? Il serait peut-être plus important et plus urgent, pour les humains, de veiller sur les autres humains – au sens de la bienveillance, de laisser à Dieu le privilège de juger, et à chacun la charge de sa propre foi. Le péché n’est l’affaire des bigots et des moralisateurs que pour leur propre compte. Vivre en harmonie avec sa communauté et avec son environnement est une tâche noble et compréhensible, à la portée de tous les hommes, créatures de Dieu, quelle que soit leur religion.




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          anaALGERIEN
          4 janvier 2017 - 8 h 01 min

          wa 3alaykoum assalam wa
          wa 3alaykoum assalam wa rahmatou Allah wa barakatouhou , jazak Allahou 3anna koulla kheir M.larbi .




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          Samy
          9 novembre 2016 - 9 h 04 min

          Sortez de votre tour d’ivoire
          Sortez de votre tour d’ivoire et regardez la réalité en face.Faites un tour du côté du square Port Saïd ou du square Khemisti à la tombée de la nuit si vous habitez Alger et vous verrez la terrible réalité que vivent tous les jours les démunis et les laissés pour compte.Au lieu de nous abreuver de votre lecture du coran pensez plutôt à soulager la souffrance de ces pauvres gens comme l’a fait un certain abbé Pierre qui pourtant n’a pas lu le coran mais fait du bien tant qu’il peut pour son prochain.L’autruche n’est pas un exemple à suivre pour sa stupidité légendaire.




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          M.larbi
          10 novembre 2016 - 1 h 03 min

          Qu’attends tu, toi par
          Qu’attends tu, toi par exemple, pour aider ces pauvres dont tu parles? Et comment sais-tu que je n’aide pas les démunis? Est-ce que tu lis dans le marc de café? Tu es vraiment très fort. By the way, les mosquées ne font que ça : donner aux pauvres mais elles ne le crient pas sous tous les toits comme tu le fais.




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      anaALGERIEN
      4 janvier 2017 - 7 h 45 min

      très bien dit et bravo M
      très bien dit et bravo M.larbi !!!




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    le citoyen
    8 novembre 2016 - 0 h 31 min

    Il y a de cela 4 ans, de
    Il y a de cela 4 ans, de passage en Algérie , profitant du soleil du mois d’avril je me suis installé avec mon fils de 14 ans à la terrasse d’un hôtel donnant accès à la plage d’une petite ville côtière de l’est . J’ai demandé au serveur une bière et une limonade , ce dernier nous a ramené la limonade , mais pas la bière , devant mon étonnement il m’a demandé depuis combien d’années je n’étais pas revenu en algerie . M’expliquant que depuis des années la vente d’alcool est interdite dans cet établissement touristique . Je n’ai pas manqué de lui confier mon étonnement , vu que la plage était jonché de canettes et de bouteilles d’alcool . Une véritable décharge publique . Ce monsieur très perspicace , me répondit ceci : Monsieur cette situation est voulue , on préfère laisser des jeunes boire clandestinement avec toutes les dérives qui vont avec la clandestinité que de laisser un honnête homme boire sa bière tranquillement , pour donner une image négative de la consommation d’alcool .
    En effet , pourquoi , cette dérive de tout gérer par l’interdit . La yajouz !
    Quel lien y’a t il entre l’alcool et l’alcoolisme ; Entre l’alcool et la criminalité ?
    Est ce que moi je fais le lien entre l’islam et le terrorisme islamiste ? Bien sur que non .
    L’addiction, est plus un symptôme de mal vie et de détresse psychologique . La consommation d’alcool avec modération n’ est génératrice d’aucune addiction .
    Ce n’est pas plus dangereux que l’excès de sucre ou de sel . Évidemment , je ne traite pas le sujet de l’alcool du point de vue religieux . Parceque pour moi la religion est une affaire privée .
    Les fléaux qui pourrissent la vie des algériens sont connus : la corruption , la violence , la mal vie , la mauvaise gouvernance , la dérive de l’école , le manque de civisme , le chacun pour soi ( l’égoïsme ) . Mais certainement pas le peu de liberté qui reste au citoyen de mener sa vie comme il l’entend . Les algériens qui peuvent se le permettre passent leurs vacances en Tunisie et ailleurs , parce que à force de yajouz et la yajouz, le pays est devenu un enfer .
    Alors, concentrez votre énergie sur l’essentiel et foutez la paix aux algériens …




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      Humain
      4 décembre 2016 - 0 h 18 min

      Je suspecte que tout cela
      Je suspecte que tout cela descend d’une certaine manière d’exister, qui valorise à outrance une vertu chimérique, je pense en particulier au mot « pureté ». La pureté est divine, à tel point qu’elle est proprement virtuelle et inhumaine. À tel point, même, que la prétention puritaine, bigote, est davantage un sacrilège qu’une vertu, non pas tant parce qu’elle prétend à une qualité divine, mais parce qu’elle nie une réalité humaine : l’humain s’honore à apprendre et à construire à partir de ses erreurs et de ses conflits, de ses ambivalences et de ses failles, le mieux possible, et se déshonore dans le déni de lui-même, de sa chair et de sa fragilité. C’est en se regardant en face, avec amour de soi et d’autrui, avec respect et humanité, avec bienveillance et pardon, que l’humain s’honore et honore Dieu. Ce sens de la vertu est une référence partagée par les humains de toutes sortes. Ce n’est pas le rôle des exégètes.




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    Tanger75
    7 novembre 2016 - 22 h 23 min

    Vive l’alcool en Algérie !!!
    Vive l’alcool en Algérie !!! Et toutes les sortes d’Alcool !!!!
    Pour une jeunesse en pleine forme




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    Thidhet
    7 novembre 2016 - 19 h 55 min

    Mon souhait en tant qu’ancien
    Mon souhait en tant qu’ancien buveur et fumeur invétéré est que l’alcool, le tabac et autres produits toxiques disparaissent définitivement de notre pays et, pourquoi pas, de la surface de la terre. Mais la meilleure manière de se débarasser de ces fléaux n’est certainement pas leur interdiction. Je me souviens avoir commencé à boir justement parce que c’était interdit. C’est bête, mais quelque part, dans ma petite cervelle d’adolescent, c’était une sorte de geste politique : « le gouvernement veut m’interdire de boire, donc je vais boire. Le gouvernement n’arrête pas de me répéter que je suis musulman, alors je vais faire des trucs pas très catholiques. » Je faisais même le lien entre une bière et la liberté d’expression. De plus, j’aimais lire (les librairies de Tizi de l’époque étaient bourrées de bons livres fortement subventionnés par l’état) et l’alcool me donnait l’impression de me rapprocher des mondes imaginaires dans lesquels j’étais toujours plongé. Boire était pour moi une façon de me sentir libre et de m’évader. Maintenant, quand on se promène à Tizi Ouzou, on a sans cesse l’impression d’être pris entre, d’un côté, une mosquée où la longueur de la barbe donne à elle seule la mesure de la foi religieuse et, d’un autre côté, un tripot sordide où des personnages bizarres boivent sans plaisir des breuvages douteux et ce dans le seul et unique but de se soûler. Mais ce qui indique que les choses sont en train de prendre une tournure un peu inquiétante, c’est le fait que la vente d’alcool se transforme de plus en plus en pretexte à un « loisir » bien plus douteux: la prostitution. Parfois, on se demande même si l’état n’est pas en train d’essayer de miner les valeurs familiales qui font encore la force de la société algérienne. Après tout, des géants comme Heineken ne demandent que ça: transformer notre pays en un vaste trous prêt à absorber leurs liquides infectes. Nous ne devons pas oublier que des cultures entières ont disparu à cause de l’alcool.




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