Accord Opep : l’Algérie a respecté ses engagements

L'Algérie, l'Arabie Saoudite et le Koweït ont entamé la mise en œuvre de l’accord. New Press

L’Algérie, l’Arabie Saoudite et le Koweït ont rigoureusement respecté leurs engagements de réduire leur production pétrolière pour effacer l’excédent des stocks sur le marché, selon une étude du fonds d’investissement américain JP Morgan Emerging Markets, citée lundi par Oil Price. «Les trois pays ont peut-être réduit leur production respective plus ce qu’ils ont promis dans l’accord de l’Opep, car non seulement ils tiennent à montrer qu’ils respectent les engagements de réduction, mais veulent aussi réduire l’offre plus que le niveau convenu», souligne Oil Price. «Ces pays étaient incontournables dans les négociations qui ont forgé l’accord de l’année dernière», ajoute Oil Price en reprenant l’étude de JP Morgan Emerging Markets.

L’Algéri, equi s’est engagée à réduire sa production de 50 000 barils/jour, a entamé la mise en œuvre de l’accord, précise Oil Price, qui cite aussi l’entretien accordé par le ministre de l’Energie, Nourredine Boutarfa, à Bloomberg, qui avait déclaré que l’Algérie pourrait aller jusqu’à 65 000 barils/jour pour soutenir les prix. De son côté, l’Arabie Saoudite, qui a supporté un effort de baisse important de 486 000 barils/jour à 10,05 mbj, a réduit son offre à moins de 10 millions mbj, selon son ministre de l’Energie, Khalid Al Falih, qui envisage de renouveler cet engagement dans les six mois à venir. Le ministre du pétrole koweïtien, Essam Al-Marzouq, a déclaré dimanche que son pays pourrait opérer une coupe de production de 148 000 barils/jour. «Notre engagement de baisse de production est de 133 000 barils/jour, (…) nous avons baissé de 6 000 barils de plus et nous pourrons atteindre 146 000 ou 148 000/ barils/jour», a-t-il déclaré.

«Il n’est pas surprenant pour l’Algérie et le Koweït, qui siègent dans le comité de suivi mis en place pour superviser la mise en œuvre de l’accord, et pour l’Arabie Saoudite, plus grand producteur de l’Opep, de ‘‘donner l’exemple’’ aux autres producteurs», relève Oil Price. En parallèle à ces efforts menés pour stabiliser le marché pétrolier, les producteurs américains ont profité de la remontée des cours pour augmenter l’extraction. Selon les chiffres fournis par Oil Price, l’offre des Etats-Unis a augmenté de 500 000 barils/ jour depuis l’annonce de la conclusion de l’accord d’Alger fin septembre.

Les quatorze membres de l’organisation des pays exportateurs de pétrole devraient se réunir le 22 janvier à Vienne pour adopter des mécanismes en vue de renforcer l’effort de baisse engagé, a indiqué vendredi le secrétaire général de l’Opep, Mohammad Barkindo, dans un entretien à Bloomberg Television. Ils devraient ensuite se rencontrer en mai pour discuter de l’opportunité de prolonger l’accord de novembre portant sur une réduction de 1,2 million de barils/jour à 32,5 mbj à partir de janvier 2017.

R. E.

Comment (4)

    aissa
    19 janvier 2017 - 9 h 35 min

    qui dit petrole monte dit
    qui dit petrole monte dit aussi le dollars grimpe




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    T'ZAGATE
    18 janvier 2017 - 13 h 38 min

    Je cite : …… « L’Algérie,
    Je cite : …… « L’Algérie, l’Arabie Saoudite et le Koweït ont rigoureusement respecté leurs engagements de réduire leur production pétrolière pour effacer l’excédent des stocks sur le marché, selon une étude du fonds d’investissement américain JP Morgan Emerging Markets »……… mais en attendant le prix du baril refuse de progresser nettement et refuse même de dépasser la barre des 55 dollars le baril. Pourtant, l’hiver cet année est très rigoureux dans le monde , surtout dans le continent Européen, alors que le prix du pétrole est habituellement en hausse en cas d’hiver rigoureux. Eh bien non le prix du pétrole dit dorénavant « NIET », je ne monte pas mêmes si la température descend à moins 10 degrés. Je constate que plus il fait froid plus le pétrole baisse. J’estime que les américains ne laisseront jamais plus les Russes profitaient d’une hausse du pétrole, c’est une nouvelle loi que les prospectivistes doivent prendre en compte, et çà n’a rien à voir avec le pétrole de schiste ou ammi Ali. D’ailleurs le congrès américain, ainsi La Central Intelligence Agency (CIA) et la Federal Bureau of Investigation (FBI), l’ont juré sur la Bible que leur seule préoccupation stratégique sera désormais Poutine, même si le nouveau Président Trump nous amuse avec ses déclarations fantaisistes de rapprochement avec la Russie. Mais laissons quand même les … »experts » .. parlaient çà nous fait du bien.




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      Mebarki
      18 janvier 2017 - 14 h 43 min

      Ouallah, c’est la vérité cher
      Ouallah, c’est la vérité cher @t’zagat. J’ai souvenir qu’avant les spécialistes du prix du pétrole disaient toujours que l’hiver rigoureux est propice à la montée du prix du brut. C’étaient une des données importantes qui entrait dans la formule de l’estimation du prix du pétrole. Mais là c’est carrément tintin !!




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      Nasser
      18 janvier 2017 - 15 h 15 min

      @Z’tzagate

      @Z’tzagate
      ne soyons pas impatient et attendons que les pays importateurs voient leurs stocks qu’ ils avaient fait quant le pris du baril était au plus bas, soient épuisées et si en plus de ça l’ hiver se fait très froid et bien et là on en reparlera: la stratégie adoptée par les pays Opep et certains autres non Opep paiera




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