Plus de 8,8 millions mines de l’ère coloniale détruites et fin des opérations de déminage

Le nombre de mines datant de l’ère coloniale détruites par l’Armée nationale populaire (ANP) le long des frontières est et ouest du pays s’élève à 8 854 849 mines, a indiqué mercredi à Alger un responsable du ministère de la Défense nationale (MDN), qui a annoncé la fin des opérations de déminage et de destruction de ces mines. «L’achèvement de l’opération de déminage couronne plus de 50 années d’efforts continuels et de travail sur le terrain pour l’éradication définitive du fléau des mines de notre pays, ce qui a permis la destruction de 8 854 849 mines», a déclaré le général Boualem Madi, directeur de la communication, de l’information et de l’orientation de l’état-major de l’ANP, dans une allocution au nom du général de corps d’armée, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP.

M. Madi, qui intervenait lors d’un point de presse organisé au niveau du Musée central de l’armée, a mis aussi l’accent sur l’importance de la réussite de l’opération de déminage et ses résultats positifs aux dimensions humanitaire et de développement. L’achèvement de l’opération de déminage et de destruction des mines a permis «la livraison aux autorités locales de 62 421,194 ha de terres assainies afin de les exploiter dans le cadre de la relance du développement local dans les zones frontalières», a-t-il indiqué. «Ces opérations accomplies par des détachements spécialisés du génie de combat relevant du Commandement des forces terrestres se sont déroulées dans des conditions très difficiles, à commencer par l’effet des conditions météorologiques, la difficulté des reliefs, l’intensité des massifs forestiers ainsi que l’effacement des repères des lignes minées», a-t-il expliqué.

«Les efforts laborieux de l’ANP en termes de destruction des mines témoignent du respect de l’Algérie envers ses engagements internationaux, notamment l’article 5 de la Convention d’Ottawa relatif à l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transport des mines antipersonnel, ce qui a été couronné par l’organisation de la première opération de destruction des stocks de mines antipersonnel au mois de décembre 2004 au polygone de tirs de Hassi Bahbah (1re Région militaire) supervisée par le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale», a-t-il poursuivi. Cette première opération «a été suivie par plusieurs autres opérations de destruction de mines, clôturées lors d’une cérémonie organisée au mois de novembre 2005, sous l’égide du président de la République, et ce, en présence du corps diplomatique accrédité en Algérie, des observateurs internationaux, des organisations non gouvernementales ainsi que des représentants de la société civile», a-t-il rappelé.

Le responsable du MDN a affirmé que «l’intérêt particulier qu’accorde le haut commandement de l’ANP, à sa tête le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, à l’assainissement total de nos frontières des mines, à travers la mobilisation de tous les moyens humains et matériels pour la réussite de ce projet humanitaire et de développement, atteste du solide lien entre l’Armée et sa nation et reflète la détermination de l’Algérie et de son Armée nationale populaire à anéantir ce fléau hérité de la période coloniale». Ce fléau «a coûté la vie à des citoyens innocents et causé des milliers de victimes tout au long des bandes frontalières est et ouest du pays, que ce soit durant la période coloniale ou même après l’Indépendance, et confirme une fois encore le professionnalisme et la compétence caractérisant les unités spécialisées chargées de cette mission délicate», a-t-il ajouté.

De son côté, le colonel Ahcen Ghorabi, chargé du dossier de déminage au niveau du ministère de la Défense nationale, a présenté des détails sur le déroulement des opérations de déminage et de destruction des mines dès leur début en 1963 jusqu’à la fin de l’opération en décembre 2016, pour qu’un débat soit ouvert avec l’audience. Un film documentaire sur les opérations de déminage le long des frontières a également été projeté. A l’issue, une visite au pavillon réservé aux opérations de déminage, au niveau du Musée central de l’armée, a été organisée au profit des journalistes.

Agence

Commentaires

    Anonymous
    25 janvier 2017 - 15 h 29 min

    Apparemment non, il
    Apparemment non, il existerait encore malheureusement des mines anti-personnelles enfui dans des flancs de collines le longs des frontières Est Ouest de l’Algérie. Le travail n’est pas fini… Des gens qui ont vécu la guerre d’ Algérie disent qu’ils en restent encore dans certains endroits que le génie civile militaire algérien n’a pas scruté ou su.




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