Une contribution du Pr Abdellali Merdaci – Prix Assia-Djebar : questions sur une consécration littéraire nationale

Assia Djebar à l'Académie française. D. R.

Tel qu’il est conçu actuellement, le Prix littéraire Assia-Djebar, qui a signé en 2016 sa seconde édition, pose plus de problèmes qu’il n’en résout dans la perspective recherchée par les Algériens de l’affirmation d’une littérature nationale construisant patiemment son champ littéraire.

Si les prix littéraires sont utiles et nécessaires autant pour les auteurs que pour leurs éditeurs et leurs lecteurs, pourquoi celui-ci en particulier suscite-t-il le questionnement et l’inquiétude ? Quelques indicateurs devraient en être discutés.

Un prix officiel

Ce sont les ministres du gouvernement en charge de la culture en 2015 et de la communication en 2016 qui ont été au premier plan de la cérémonie de remise du Prix littéraire Assia-Djebar à vocation nationale. Cette présence de délégataires gouvernementaux, outre le fait qu’Azzedine Mihoubi et Hamid Grine soient des écrivains confirmés de la scène littéraire algérienne, marque la prévalence d’un prix littéraire d’Etat confié dans sa gestion courante à deux entreprises publiques du livre, l’Anep et l’Enag. Dans quelle mesure la relation entre un gouvernement, porté par l’appréciation du monde réel, et la littérature transmettant l’imaginaire du groupe social à la fois nombreux et transcendant, serait-elle possible pour s’inscrire dans un assentiment de mauvais augure ? Comment percevoir la littérature, socle de prévisibles contre-pouvoirs, asservie à des attentes strictes des palais où s’exerce l’autorité et de leurs dépendances ? Le doute est permis.

Tout prix littéraire est par nature une prescription découlant de rapports de force d’acteurs divers du champ littéraire, n’excluant pas parfois l’insupportable jeu de coulisses. Le gouvernement n’est pas bien indiqué pour sélectionner, conseiller et récompenser les ouvrages de l’année. Hors des choix classicistes qu’il peut faire, sous certaines conditions, pour l’Ecole (ainsi Mme Benghebrit, ministre de l’Education, promettant plus d’auteurs algériens dans les programmes scolaires), sa parole sur la littérature dans ses joutes quotidiennes reste illégitime. L’autonomie de la littérature algérienne ne peut être totale si elle ne lève l’emprise des décideurs politiques sur son champ littéraire.

Assia Djebar, incarnation d’une littérature nationale ?

C’est dans les mois qui ont suivi la disparition de l’écrivaine que le gouvernement par le biais de son ministre de la Culture pressentait l’attribution de son nom à un prix littéraire national. Toutefois, le choix d’un nom d’auteur est suffisamment évocateur d’une conception de la littérature et du littéraire. Au lendemain de l’indépendance, le romancier et éducateur Mouloud Feraoun, assassiné par l’OAS le 15 mars 1962 avec ses collègues des Centres sociaux, a représenté, ceint de l’auréole du martyr, la figure révérée de l’écrivain national porté au fronton de mille écoles du pays. Le parcours d’écrivaine d’Assia Djebar, notamment ce qu’il exprime en termes résolus de créativité et d’identité, répond-t-il précisément de cette incarnation nationale ? Si les Algériens connaissent et lisent les œuvres d’Assia Djebar, que savent-ils de ses ultimes positions (et postures) relatives aux littératures issues des anciennes colonies et possessions françaises en Afrique et dans le monde ? Cooptée à l’Académie française, consécration en son temps boudée par le gouvernement algérien, Assia Djebar, longtemps éloignée de son pays par conviction personnelle, a pu illustrer – pour plusieurs de ses critiques et exégètes en Occident – une «littérature sans résidence fixe» selon le concept forgé par le romaniste allemand Ottmar Ette (2005). Souvent référée à une «parole migrante», scindée entre «culture française» et imaginaire algérien arabo-berbère, sa littérature pouvait être celle de l’effacement progressif des origines et relever spatialement et éthiquement d’une sorte de non-lieu, irréductible aux centralités décrétées. Jusqu’à quel point cette projection assumée de l’écrivaine hors-sol, qui a été celle de Djebar, exprime-t-elle dans un choix gouvernemental une incarnation nationale de la littérature ? Choix extrêmement audacieux : le vécu et l’œuvre de Djebar nient et dénoncent l’infrangible bazar idéologique sur la culture nationale des partis du pouvoir.

Une collusion d’intérêts ? 

Nonobstant ce que peut être la mainmise du gouvernement sur un prix littéraire, fragilisant la liberté de la littérature, l’implication directe dans son organisation de deux éditeurs de la place d’Alger, de surcroît, étatiques, n’invite pas à la sérénité. Comment l’Anep et l’Enag assument-elles cette double casquette d’éditeurs et de maîtres d’œuvre du Prix littéraire Assia-Djebar ? Les rares expériences connues dans le monde de prix littéraires associant les éditeurs n’ont pas été concluantes. A titre d’exemple, le Prix de la Pléiade, créé en 1945 par Gaston Gallimard dans Paris libéré, sous les auspices d’un jury-maison où Albert Camus prenait une position essentielle, attribuant sa première récompense à Enrico (1944) de Mouloudji, publié par son label, ne devait pas survivre à cette confusion décriée entre promoteur de prix et éditeur. La critique littéraire française avait mis en garde contre une collusion d’intérêts.

Dans le cas algérien, rien ne devrait éveiller le soupçon, mais il a toute latitude de se propager, car un éditeur candidat au Prix littéraire Assia-Djebar peut ne pas comprendre que des concurrents en assurent le secrétariat technique. Il serait pourtant injustifié de mettre en cause les vertus morale, intellectuelle et professionnelle de l’Anep et de l’Enag, des hommes et des femmes qui les animent, avec une passion partagée de la littérature. Mais comment ne pas penser que la responsabilité matérielle de l’Anep et de l’Enag du Prix littéraire Assia-Djebar, pour le compte du gouvernement, ne se projette pas contre des objectifs institutionnels et éditoriaux, en termes de visibilité des deux entreprises et de leurs auteurs ? Si les prix littéraires sont admis comme de salutaires compétitions d’athlètes de l’écriture et de leurs coaches éditoriaux, pourquoi l’Anep et l’Enag, éditeurs publics, tentant le pari d’une littérature novatrice, n’y feraient-ils pas bonne figure, débarrassés de la gangue de préjugés que soulève leur direction quasi-officielle d’un prix littéraire, qui les dessert plus qu’elle ne les sert ?

La question linguistique

Notre cher Abderrahmane Zakad, décédé l’été passé, pouvait s’interroger sur le Prix littéraire Assia-Djebar : «Le prix est décerné à une œuvre en trois langues : arabe, français, tamazight. Dans le jury, il y a sept juges. Qui va lire en arabe, qui va lire en français et qui va lire en tamazight ?» («Ah ! Fanon, si tu voyais ce qui se passe !», Algeriepatriotique, Alger, 22 mai 2015). En vérité, hormis la problématique composante d’un jury de prix littéraire entendant tous les idiomes du pays, ce choix d’ouvrir à la compétition et de primer trois langues d’usage des candidats suggère que la question linguistique est résolue en Algérie et qu’elle a trouvé sous les auspices du gouvernement et d’un prix littéraire un débouché sûr. La coexistence pacifique de l’arabe classique, langue officielle, de tamazight, désormais constitutionnel, et du français, improbable «butin de guerre» et «bien vacant», est actée.

Mais cette tripartition linguistique de prix littéraires d’Etat (Assia-Djebar, mais aussi Ali-Maâchi), passant à la trappe la littérature-orature en algérien (darija), vaut-elle engagement ? Faut-il considérer comme aboutie, à travers un prix littéraire, l’embarrassante question linguistique dans notre pays ? Il y a, en la circonstance, une option officieuse retenant les expressions linguistiques les plus pertinentes sur le plan académique, notamment l’arabe classique, le français et tamazight, plus alibi politique que réalité linguistique et culturelle effectivement consentie dans les efforts de l’Etat. Le sociolinguiste Rabah Sebaa a parfaitement situé l’urgence de la question linguistique – un des aspects déterminants de la solidarité du groupe social algérien – et son caractère projectif, en évoquant les «exigences contradictoires du processus de maturation du tissu plurilinguistique encore en cours dans la société algérienne» (L’Algérie et la langue française ou l’altérité en partage, Tizi-Ouzou, Editions Frantz-Fanon, 2015). Dans la mosaïque linguistique algérienne, à la fois mouvante et indécidable, tout est donné, rien n’est acquis. Les choix linguistiques symptomatiques, jamais expliqués du Prix littéraire Assia-Djebar, traduisent plus un malaise du pouvoir relativement à l’énoncé d’une question linguistique nationale en suspens, que la reconnaissance d’une situation de pluralité linguistique qui a longtemps été conflictuelle, et, sous certains aspects, continue à l’être.

La fragmentation de la présentation de la littérature nationale

La tripartition linguistique d’un prix littéraire national décidée par le gouvernement est un contresens, qui affaiblit l’horizon d’une littérature nationale autonome consolidant son institutionnalisation. Il est souhaitable que les Algériens apprennent à parler d’une seule littérature nationale, au-delà de ce que peuvent être ses véhicules linguistiques. Désigner un récipiendaire pour chaque langue d’usage des écrivains algériens apparaît comme une fatalité : il n’y a pas et il ne devrait pas y avoir en Algérie une littérature de langue arabe face à des littératures en langues amazighe et française. Le Prix littéraire Assia-Djebar, dans sa dimension de consécration nationale, devrait revenir à l’œuvre que son jury unanime considère comme la plus achevée, sans se soumettre à une politique de quotas linguistiques ; et il ne serait ni gênant ni inconvenant dans une vraie compétition littéraire de voir triompher l’œuvre la plus qualitative sans s’arrêter au marqueur linguistique.

Il n’y rien de plus ruineux pour une littérature nationale algérienne que cette tripartition linguistique officielle qui brise son unité. La littérature algérienne a suffisamment souffert, depuis l’indépendance, d’une identité improbable pour apparaître toujours menacée. Perçue dans les études universitaires mondiales, du fait de l’histoire coloniale et de l’usage du français, comme un greffon de la littérature française, elle est aussi rejetée par l’ambition de certains de ses auteurs de langue française d’entreprendre une carrière littéraire française dans une sorte de cul-de-sac néocolonial «la littérature-monde en français» ; elle n’est pas mieux défendue par leurs pairs de langue arabe qui prétendent à une reconnaissance prioritaire dans le monde arabe. Cette fragmentation de la représentation de la littérature algérienne, liée à l’imaginaire des langues d’usage des Algériens, est-elle insurmontable ? Pourquoi le Prix littéraire Assia-Djebar en désignerait-il une pierre de touche ?

Donner une chance à la littérature nationale

Les prix littéraires sont indispensables à la formation d’un champ littéraire algérien structuré, la seule garantie d’une autonomie et d’une viabilité d’une littérature nationale. Rien ne devrait empêcher leur multiplication et il est attendu qu’ils renforcent le potentiel littéraire algérien. La création de prix littéraires nationaux, régionaux ou locaux doit être l’affaire d’académies instituées, d’associations littéraires (comme celle qui promeut, à Tlemcen, le nom et l’œuvre de l’écrivain Mohammed Dib) ou professionnelles (un prix de la littérature de voyage financé par des agences de voyages et de tourisme est envisageable et, dans le même ordre, plusieurs opportunités pour les opérateurs publics et privés sans distinction de domaine), de libraires, d’universitaires, de critiques et de lecteurs, et aussi d’écrivains adoubant de nouveaux impétrants.

Le Prix littéraire national Assia-Djebar parrainé par le ministère de la Culture et géré par des éditeurs publics est-il viable ? Le gouvernement, en tant qu’expression du pouvoir, n’a pas à s’impliquer dans les enjeux que soulignent les âpres compétitions de légitimité de la littérature et de ses acteurs ni à s’imposer comme un prescripteur. La rencontre entre la Littérature et l’Etat, si elle advenait, peut trouver de la dignité dans un Etat affranchi des chapelles, instituant un Prix national des Lettres attribué à titre anthume ou posthume à une personnalité reconnue de la littérature algérienne. Pourquoi son gouvernement ne s’y dévouerait-il pas ? Le combat pour l’autonomie d’une littérature nationale accompagnant un pays indépendant peut, sur ce registre singulier et solennel, lui appartenir.

Abdellali Merdaci
Professeur de l’enseignement supérieur, écrivain et critique

Comment (25)

    Alilapointe59
    9 février 2017 - 16 h 56 min

    Il serait temps que notre
    Il serait temps que notre école connaissent c’est talent intellectuelle de littérature arabe et berbère. Ci les occidentaux avance c’est parceque eux ils ne mélangent pas leurs cultures, ils se cultivent. Des grands littéraires nous en avons alors qu’attendons-nous pour les faire connaître dans nos écoles, je sais que madame la ministre c se qu’elle fait, mais il ne faut pas attendre plus longtemps. Ci beaucoup se casse la gueule, ils tenteront leurs bac l’année d’après, ont ne seras pas plus en retard que les wahabi nous retarder.




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    moh
    9 février 2017 - 14 h 15 min

    @lyes oukane. L’ami toi en
    @lyes oukane. L’ami toi en lisant j’ai trouvé que ton texte sur les truffes était truffé de fautes, en voici quelques-unes : « Je me suis arrêter aprés avoir essuyer »… »oreilles attentives et apâtées par le gain »… »
    « Deux sont installées sur place ,un vit encore en France » .  » le récit d’un colons français » … »Beaucoup connaissent les champigons » . Sur les forums on écrit trés vite et parfois on ne se relit pas.




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      Lyes Oukane
      9 février 2017 - 23 h 05 min

      @ moh /// Bonsoir . Oui mon
      @ moh /// Bonsoir . Oui mon texte est truffé de fautes mais j’ai toujours dis que nous pouvions être indulgents entre nous parce que le français n’est pas notre langue maternelle . Si je ne l’ai pas été avec krimou c’est parce qu’il nous rapporte un fait invérifiable qui date de plus de 30 et qui me semble plus qu’exagéré . S’acharné comme il l’a fait sur une académicienne morte alors qu’il fait des fautes de français me paraît plus que déplacé . Comment un homme qui commence son commentaire par demander à Dieu de lui pardonner peut se lâcher à de si méchantes critiques envers une défunte à qui il ne pardonne rien ( si son histoire est véridique ) ? C’est un rancunier ,un jaloux et un prétentieux . J’avais besoin de le lui dire franchement et je l’ai fait sans détours .Il ne prends pas de gants pour rabaisser une défunte . Pourquoi devrais-je en faire autrement avec lui d’autant qu’il peut répondre ?




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    Krimou
    9 février 2017 - 14 h 01 min

    Mr Merdaci , à quoi çà peut
    Mr Merdaci , à quoi çà peut servir un prix ? Surtout pour la littérature algérienne qui se débat toujours dans des marasmes sans nom. Kateb Yacine appelait l’Union des Écrivains Algériens : l’Union des Écrivains Absents. Absents à tous les problémes qui concernaient à l’époque l’Algérie livrée à Boumédienne et à son clan.
    Les raisons personnelles sont les suivantes: mon refus n’est pas un acte improvisé, j’ai toujours décliné les distinctions officielles. Lorsque, après la guerre, en 1945, on m’a proposé la Légion d’honneur, j’ai refusé, bien que j’aie eu des amis au gouvernement. De même, je n’ai jamais désiré entrer au Collège de France, comme me l’ont suggéré quelques-uns de mes amis ».
    Tout est là. Un écrivain a-t-il besoin d’un prix, pour augmenter la qualité de ses écrits. La quantité oui !
    On pense naturellement à J-P Sartre qui refusa le prix Nobel, décerné récemment à un chanteur qui a oublié sa révolte et tourné sa veste.

    Sartre écrivait à propos de son refus du prix Nobel : « Cette attitude est fondée sur ma conception du travail de l’écrivain. Un écrivain qui prend des positions politiques, sociales ou littéraires ne doit agir qu’avec les moyens qui sont les siens, c’est-à-dire la parole écrite. Toutes les distinctions qu’il peut recevoir exposent ses lecteurs à une pression que je n’estime pas souhaitable. Ce n’est pas la même chose si je signe Jean-Paul Sartre ou si je signe Jean-Paul Sartre, prix Nobel.»




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      rectificatif
      9 février 2017 - 14 h 19 min

      C’est Sartre qui parle : « Les
      C’est Sartre qui parle : « Les raisons personnelles sont les suivantes: mon refus n’est pas un acte improvisé, j’ai toujours décliné les distinctions officielles. Lorsque, après la guerre, en 1945, on m’a proposé la Légion d’honneur, j’ai refusé, bien que j’aie eu des amis au gouvernement. De même, je n’ai jamais désiré entrer au Collège de France, comme me l’ont suggéré quelques-uns de mes amis ». Il rajoute : « Cette attitude est fondée sur ma conception du travail de l’écrivain. Un écrivain qui prend des positions politiques, sociales ou littéraires ne doit agir qu’avec les moyens qui sont les siens, c’est-à-dire la parole écrite. Toutes les distinctions qu’il peut recevoir exposent ses lecteurs à une pression que je n’estime pas souhaitable. Ce n’est pas la même chose si je signe Jean-Paul Sartre ou si je signe Jean-Paul Sartre, prix Nobel.» Tout est là.




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      Raselkhit
      9 février 2017 - 16 h 54 min

      Tout le drame de l’Algérie
      Tout le drame de l’Algérie réside dans le fait que tout un chacun se croit grand spécialiste en tou sauf pour le travail dont il a la charge Déjà se poser la question « A quoi sert un prix littéraire est une immonde absurdité » Quand on ne sait même pas tenir un stylo Comme le disait si bien Dahmane « A quoi sert de dépenser de l’encre quand on ne sait pas écrire .A quoi sert de dépenser des feuilles alors qu’elles peuvent être utile a celui qui sait » Si chacun s’occupait de ses affaires et surtout que » chacun son métier et les vaches seront bien gardées « 




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        Krimou
        10 février 2017 - 10 h 51 min

        @ras…qui écrit : « A quoi
        @ras…qui écrit : « A quoi sert un prix littéraire est une immonde absurdité ». Le mot immonde n’est pas appropriée, il s’agit d’un simple débat autour d’une idée fugitive qui est le dernier des soucis des Algériens : le prix littéraire Assia Djebar. Ceci dit , employer ce terme dont les synonymes sont : abject, vil et infâme peut paraître incongru. En ce qui concerne ma participation à ce forum, je dis ceci à l’écrivant. Tenir un stylo de nos jours est passé de mode, j’utilise le clavier depuis des lustres, quoique né avec un stylo d’argent à la main. Je me rends compte que les thuriféraires, l’encens et le bkhor de mes posts passés, ont gonflé le vaniteux et gros baudruche, apparemment jusqu’à l’éclatement. Un peu de modestie, çà n’étouffe que les idiots et les fats embués d’eux-mêmes.




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          Anonymous
          10 février 2017 - 17 h 28 min

          @raselkhit , si je comprends
          @raselkhit , si je comprends bien il s’agit d’un texte savant , pour grands intellectuels auquel les citoyens lambdas algériens n’ont pas le droit de se meler. Tu sors d’où ?




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    Slimani
    9 février 2017 - 13 h 47 min

    J’ai oublié de remercier l
    J’ai oublié de remercier l’auteur de ce texte, de tenter d’élever le débat. Il y en a quelques-uns à AP, et cela fait chaud au coeur.




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    Slimani
    9 février 2017 - 13 h 45 min

    Fille d’instituteur et parait
    Fille d’instituteur et parait-il la première femme à être admise à l’École normale supérieure de Sèvres, en 1955, après avoir fait sa préparation en khâgne à Paris. Le djebel c’était pour les autres. Elle arrête ses études en 1956 en raison de sa participation à la grève des étudiants algériens. A Tunis, elle travaille pour le journal El Moudjahid et obtient son DES en histoire. En 1959, elle est assistante à l’université de Rabat. C’est précieux les intellectuels à l’époque de la guerre d’indépendance, il ne montent jamais au maquis, ils s’exilent à Tunis, au Maroc. Le maquis c’est pour les martyrs de la lutte de libération. Elle a écrit quoi à El-Moudjahid, dans ces années-là ? Ensuite elle a versé de l’autre coté avec armes et bagages intellectuels. Le reste c’est des romans.




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    krimou
    8 février 2017 - 15 h 47 min

    Que Dieu me pardonne ce que
    Que Dieu me pardonne ce que je vais écrire, c’était au 115 boulevard Saint-Michel, Assia Djebbar accompagnait Kateb Yacine pour une conférence impromptue. Au temps où les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Au moment elle a pris la parole pour dire : la première femme romancière connue est berbère, elle s’appelait APULEE. Véridique ! Son approche de l’Histoire avec un très grand H, a toujours été approximatif. Dougga, Alger etc…Je me souviens d’une chambre de misère où un ami dépannait Kateb Yacine , cette « chambre » fermait avec un cadenas de l’extérieur. Yacine d’autres ont lutté pour sauvegarder cette parcelle algérienne sublime. D’autres de concession en compromission ont changé l’encre de leur plume, tourné leur veste et se sont mis à souffrir de leur éducation algérienne. Changer de nation en cours de route peut s’apparenter à un délit, pour un (une) écrivain qui prétend garder ses racines et les représenter. Je ne lis pas Assia Djebbar,c’est Françoise Sagan saupoudré de folklore algérien. Grand merci à l’auteur de ce texte, qui élève le débat comme un beau saut à la perche.




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      selecto
      8 février 2017 - 15 h 58 min

      Bonjour Krimo, le 115
      Bonjour Krimo, le 115 boulevard Saint Michel a été cédé gratuitement par des traitres et naturalisés au Maroc pour construire son centre culturel avec l’aide de la Mairie de Paris et l’institut du monde arabe.




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        Krimou
        8 février 2017 - 16 h 22 min

        C’était un lieu fraternel, la
        C’était un lieu fraternel, la chorba et le couscous approximatif fleuraient bon la douceur du pays.




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      Lyes Oukane
      9 février 2017 - 4 h 05 min

      @ Krimou /// Veridique
      @ Krimou /// Veridique dis -tu ! Assia Djebar était avant tout historienne de formation spécialisée dans l’Histoire de l’Algérie et plus largement de l’Afrique du nord .Ceci bien avant d’être prof , écrivaine , académicienne . Jamais ,elle n’aurait fait une telle bourde ( celle de croire qu’Apulée était une femme ). C’est un peu comme si tu nous avais dit que Descartes ne maîtrisait pas vraiment ses tables de multiplication ou que Napoléon était un piètre tacticien militaire .Lors de son discours à l’Académie Française ,elle dira  » … Il serait inutile de rappeler que ,dans mon enfance en Algérie coloniale alors que l’on nous enseignait  » nos ancêtres les gaulois  » à cette époque justement des Gaulois, l’Afrique du Nord ,ma terre ancestrale avait déjà une littérature de haute qualité … J’évoquerais trois grands noms : Apulée né en 125 Après J.C à Madaure ,dans l’est algérien ,étudiant à Carthage puis à Athènes …Tertullien …et Augustin …  » . Je ne saisis pas vraiment ton intérêt de faire dire à une personne décédée ce qu’elle n’a jamais dit . Surtout de vouloir nous faire avaler une si grosse couleuvre . Que tu ne la lises pas c’est ton choix mais de là à nous dire  » … son approche de l’Histoire avec un très grand H a toujours été approximatiVE ( et non approximatif )  » . Tu es un gros jaloux ,prétentieux et menteur .




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        Lyes Oukane
        9 février 2017 - 10 h 13 min

        Lyes Oukane

        Lyes Oukane

        Il y a 8 ans de celà ( 2003 ,2004 )j’avais pensé à importer en France des produits agricoles bios ( surtout des légumineux ) made in Algérie .Le marché est en éternel expansion et la demande dépasse la production .
        J’avais pour objectif de payer le fellahs moitié en devises et moitié en dinars pour être sûr que le contrat qualité serait suivi rigoureusement
        Me voilà donc parti à la prospection .Recherche d’un labo algérien agrée qui certifierait les produits ,recherche de compétences algériennes au niveau du suivi de la prod ,des différentes démarches administratives . Tout existe ,la production ,les fellahs prêts à travailler sérieusement ,les agronomes sérieux . Je me suis arrêter aprés avoir essuyer quelques réticences ( disons gourmandises monétaires ) au niveau des douanes .
        j’ai perdu quelques milliers d’euros ,du temps , et un rêve . En 6 voyages .J’y ai gagné en contacts humains et en région que je ne connaissais pas.
        Le montage du dossier en France était assez ardu mais quelques oreilles attentives et apâtées par le gain ,m’avaient grandement facilité la tâche .

        Aujourd’hui ,j’ai des copains qui ont investi dans des batteries d’elevages de poulets ,dans des boulangeries .Deux sont installées sur place ,un vit encore en France .

        Une fois ,j’avais lu dans le récit d’un colons français ,qu’il allait à la cueillette de truffes .Non pas la truffe du desert dont raffolent les bédouins du Moyen -Orient ( nous leurs en exportons des tonnes ) mais la truffe noire ( melano sporum ) la reine des champignons à 5 00 euros le kilo . Il faut une chêneraie ,de l’humidité ,un peu de chaleur et des chiens truffiers ( 2500 euros le dressage sur 2 ans ). Le colon en question utilisait ses jumelles pour pister les sangliers qui déterraient le parasite en or .C’étaient dans les Aurés mais ,il en existe surement en kabylie .Je me suis renseigné .Beaucoup connaissent les champigons de surfaces mais aucun de ceux qui poussent sous terres .
        . En Algérie ,en automne et elle est d’une qualité exceptionnelle ( donc le prix sera vertigineux ) . Une truffe blanche de Lombardie en Italie se vend plusieurs milliers d’euros ,oui une seule d’un kilo environ .Elles s’arrachent sur les marchés provinciaux de France mais à New-york ,Sidney ,Shangai ou Londres …
        Avis aux amateurs et bonne chance .




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          Krimou
          9 février 2017 - 11 h 17 min

          C’était lors d’un débat au
          C’était lors d’un débat au 115 Bd Saint-Michel, sur la femme algérienne, organisé avec une revue consacrée au Maghreb, qui n’a pas fait long feu. A laquelle collaborèrent pour son lancement : Assia Djebbar, Mouloud Mammeri, Kateb Yacine, ainsi que des écrits sortis de prison d’Abdelatif Laabi , sous Hassan II. C’est mon milieu privilégié depuis toujours. Lyes Oukane et moi nous n’appartenons pas à la même catégorie culturelle, lui c’est la culture des maraîchers, en 2003 il rêvait d’exporter des truffes en France, pour se faire des sous. Il suffit de taper Lyes Oukane et vous aurez le privilège de ire ses interventions déplacées. Quand à me corriger sur la faute banale (« approximative » au lieu de « approximatif »), fréquente pour la plupart des post adressés aux forums , c’est chercher la petite bête.
          Lui il cherchait à vendre des truffes aux français. Parce que çà rapporte. A chacun son métier.




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          Lyes Oukane
          9 février 2017 - 12 h 07 min

          @ krimou /// je revendique
          @ krimou /// je revendique le commentaire que tu as posté à 12h17 . Il est bien de moi et non d’un pseudo usurpé . Exporter des truffes ou tout autre produit algérien c’est faire travailler les siens . Vouloir gagner sa vie par le commerce n’a rien de répréhensible ,encore moins de malhonnête . Par contre faire passer une illustre compatriote défunte pour une quasi inculte c’est pas vraiment glorifiant . C’est même d’une lâcheté bien crasse puisqu’elle ne peut te répondre . Une faute banale en français pour un monsieur qui se permet de critiquer un académicienne française , c’est se ridiculiser un peu plus . Tu ne trouves pas ? moi oui .En effet ,Tu n’avons pas la même culture . Toi tu vis de critiques infondées et moi du fruit de la terre . Du vent contre du concret . Y’a pas photo . Au fait , Assia Djebar était prof d’histoire ou pas ? Oui bien sûr , mais ça t’écorcherait la gorge de le reconnaître . Ca serait confirmer ce que j’ai écrit auparavant .Chacun vérifiera et se fera une idée sur qui dit vrai ou pas . J’ai la conscience tranquille ,je ne poignarde pas les morts .




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          Krimou
          9 février 2017 - 13 h 25 min

          Je connais des communistes
          Je connais des communistes qui n’ont jamais lu jusqu’au bout le Capital de K. Marx. C’est pareil pour le domaine de l’histoire. Moi j’y étais, toi tu fais la course à l’échalote, pour beurrer ton compte en banque. Tes posts sont truffés d’inconvenances. Ce débat n’est pas de ton niveau. Y’a pas de truffes ici à 600 euros le kilo. Je clos.




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          Lyes Oukane
          11 février 2017 - 9 h 28 min

          …. mais des truffes comme
          …. mais des truffes comme toi , à 20 dinars la douzaine ,il y en a plein .Tu en es le parfait exemple . Môssieur aurait côtoyé kateb Yacine , Assia Djebar , môssieur ne fréquente que les intellos … Tu reproches à une défunte d’être à paris . Et toi que faisais-tu à Paris au lieu de venir étaler ta culture en Algérie ,tu tenais la chandelle ? Facile de faire des reproches aux autres mais plus difficiles de se remettre en question soi même . Les illustres écrivains que tu nommes sont connus et reconnus aux quatre coins de la planète ,mais pas toi . Toi t’es juste bon à critiquer sur Ap et sous pseudo faute de pondre ne serait-ce qu’un conte pour enfant . C’est ça qui te rend jaloux ,aigri depuis tant d’années .




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          Slimani
          9 février 2017 - 13 h 32 min

          Moi mon dada c’est pas les
          Moi mon dada c’est pas les truffes, c’est le Turf, les chevaux ! . J’habite en France, c’est où ton commerce de truffes l’ami ? çà peut intéresser ma copine et mes amis français. Tu nous fais un prix ? 600 euros c’est beaucoup. J’ai un chien qui a un bon pif, je peux te l’envoyer , il est dressé et à recycler dans les truffes, il s’adapte facilement , tu n’as qu’à lui dire : Cherche Medor. Il trouvera.




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          Lyes Oukane
          9 février 2017 - 17 h 12 min

          @ Slimani /// Mon texte date
          @ Slimani /// Mon texte date de cinq ou six ans et n’a pas été écrit sur ce journal . Si tu le relis , j’y explique pourquoi j’ai arrêté ma quête et les lieux ou je comptais chercher ce fruit .Non , 600 euros le kilo ,ce n’est pas beaucoup pour ceux qui le convoitent . C’est le prix mini du marché pour une qualité et une variété reconnue .En 2015 – 2016 ,sur les marchés de Carpentras ou de Bourgogne le prix était de 1000 euros / kg . Certaines truffes sont convoyées par avion ,avec escorte et contrat d’assurance comme pour des joyaux .D’ailleurs on l’appelle le diamant noir . C’est fou mais c’est comme ça .




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    Kadour
    8 février 2017 - 13 h 47 min

    Merci pour votre excellente
    Merci pour votre excellente contribution !
    Permettez-moi d’ajouter une information.
    A propos de darija, j’ai envoyé un essai, très sérieux et polémique pour sa défense et illustration, à plus d’une dizaine parmi les maisons d’éditions algériennes les plus actives. Une seule a répondu, hésitante pour finir par ignorer la proposition.
    C’est dire qu’en Algérie l’ « élite » éditoriale est encore loin, très loin de considérer la darija comme une langue.
    Mais cette aliénation méprisante pour ce qui vient du « bas » (comme certains l’appellent) peuple m’a conduit à une meilleure solution : mettre mon texte, dans un futur prochain, à disposition des lectrices et lecteurs algériens via internet : moyen qui n’a besoin ni d’éditeurs ni de libraires, en outre librement télédéchargeable.
    Kadour Naimi




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      Krimou
      8 février 2017 - 15 h 50 min

      Ya Si Kaddour, que reste-t-il
      Ya Si Kaddour, que reste-t-il du théâtre de la mer ? Quelques embruns ? Le sac et le ressac, la plage vide, le soleil embrumé.




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    Anonymous
    8 février 2017 - 12 h 22 min

    Merci Moh ,pour ces
    Merci Moh ,pour ces informations . C’est une vraie Amazigh (sans aucune idée raciste , je suis démocrate ,j’ai soif de toutes les cultures , je suis pour une Algérie très tolérante , ouverte , pour la promotion de toutes les cultures nationales) , son vrai nom est Immalayene , elle est de la tribu des chnaouya , mais elle avait un grand complexe vis à vis de ses origines , elle n’a jamais pris position sur la question Amazigh . Je peux me tromper et je le souhaite
    . Il n’en demeure pas moins que je la respecte pour toute sa production , pour le fait qu’elle a toujours été fière d’être Algérienne et surtout pour son intelligence.




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    Moh
    8 février 2017 - 11 h 07 min

    15 jours avant sa nomination
    15 jours avant sa nomination à l’Académie française elle avait déclarée dans le Monde « je souffre toujours de mon éducations musulmane » et avant ça elle avait déclarée qu’elle connaissait mieux Marrakech qu’Alger.

    Pendant que Hassiba Benbouali affrontait les paras avec d’autres filles elle passait du bon temps dans les discothèques avec ses copines Françaises au quartier Latin où elle était étudiante avec une bourse du gouvernement français.




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