Contribution de Youcef Benzatat – Meursault et le secret de la disparition d’Albert…

En France, Albert Meursault redevient Meursault tout court dans le livre de Kamel Daoud. D. R.

Pour pouvoir être publié en France, le roman Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud, a dû subir un ajustement de taille. Si dans sa première édition, publiée en Algérie par les éditions Barzakh en octobre 2013, Meursault, l’assassin de l’Arabe dans le roman L’étranger d’Albert Camus, devient Albert Meursault, il en va autrement pour l’édition en France, où il n’était pas question d’amalgamer l’homme et l’œuvre, Albert Meursault redevient Meursault tout court comme dans le roman original d’Albert Camus.

Cet ajustement était destiné sans aucun doute à éviter de réanimer une vielle polémique autour de la position de Camus sur la guerre d’Algérie et, par extension, sur la question coloniale. Même si le prétexte avancé contre cet amalgame était la volonté des héritiers de Camus de s’opposer à l’appropriation d’un personnage du roman par Kamel Daoud. En effet, depuis la sortie de L’étranger en 1942, une polémique autour de l’indifférence de Camus sur l’identité du personnage de l’Arabe dans le roman, qui est sans nom et sans voix, n’a cessé d’alimenter la critique à chaque occasion.

En pleine guerre d’Algérie, l’historien Pierre Nora donne son explication politique de L’étranger par ces termes, parce qu’il tue un Arabe, Meursault représente le désir inconscient des Français en Algérie : conserver le territoire et détruire l’ennemi. Edward Saïd, dans un ton plus littéraire, considère que pour Camus, les Arabes sont des êtres anonymes qui servent de toile de fond à son exploration de la métaphysique européenne ; L’étranger étant une œuvre moderne qui prétend introduire un homme nouveau qui serait l’expression de la révolte contre la tenaille de l’absurde de son monde européen contemporain et l’existentialisme ambiant et leur dépassement.

L’objet de cette polémique sera consigné à charge contre Camus par les Algériens et débouchera sur un procès d’intention qui est toujours d’actualité. En effet, les Algériens reprochent à Camus de ne pas avoir soutenu le FLN pendant la Révolution. Jean-Paul Sartre également reprochera violemment à Camus de ne pas soutenir l’indépendance de l’Algérie. L’écrivain algérien Rachid Boudjedra, citant une correspondance censurée entre Albert Camus et le poète René Char, fait remarquer que celui-ci n’a jamais été pour l’indépendance de l’Algérie et, de ce fait, il ne peut être considéré en tant qu’Algérien, mais tout simplement un Français pied-noir.

Alors que de l’aveu d’Alice Kaplan(*), qui a rencontré Kamel Daoud après la sortie de Meursault, contre-enquête en France, en opérant cet amalgame dans la version algérienne, Kamel Daoud voulait s’adresser aux Algériens à qui il reproche d’entretenir une certaine confusion entre un meurtrier qui a tué un Arabe dans une fiction et son auteur. Un exercice de style qui semble a priori destiné à laver Camus de tout soupçon en le réhabilitant dans «son algérianité», revendiquée du reste par tous les pieds-noirs nostalgiques de l’Algérie française ! Une manière d’évacuer tout le contexte colonial dans lequel le roman de Camus a baigné :

le déni du crime colonial par son refoulé pendant l’instruction du procès dans la fiction. C’est par l’indifférence au mobile du crime, pilier de sa forme littéraire, que le refoulé du juge devient possible dans la fiction et que l’Arabe meurt sot et le demeure jusqu’à nos jours dans Meursault, contre-enquête. Or, dans la réalité, les enfants de l’Arabe, la conscience blessée, se révoltent une fois pour toutes et portent le coup fatal au juge, par comble du hasard dans la région de Sétif en 1945.

En effet, Alice Kaplan avait réussi à retrouver la trace du juge qui a inspiré Camus et l’identifier parmi les victimes de ces événements. Camus avait assisté aux procès d’un nombre considérable de crimes de toutes sortes à Alger pour le compte de son travail journalistique et s’est inspiré, pour son roman, de ce juge qui sera tué à coups de couteaux dans le sétifois, pendant le génocide de 1945.

De toute évidence, la sottise est permanente chez tous les peuples, donc aussi chez les Algériens d’hier et d’aujourd’hui pour diverses raisons. Mais pour la dénoncer, comme le propose Kamel Daoud dans Meursault contre-enquête, le génie de l’écrivain devrait être amené à inventer la forme qui convient sans verser ni dans le déni ni dans le refoulé de sa mémoire et de son histoire. Or, le parti pris de Kamel Daoud tombe à point pour faire dire à Régis Debray, qui avait été chargé de lui remettre le prix Goncourt du premier roman : «Quand j’ai reçu votre roman, je me suis dit, c’est le livre d’un règlement de comptes avec le colonisateur, mais j’ai trouvé l’inattendu : une explication avec votre histoire, avec votre passé.» Comme si la colonisation ne faisait partie ni de l’histoire ni du passé de l’Algérie !

Il s’agit, en effet, du point de vue d’un romancier algérien disposé à contourner cette vielle polémique avec le colonisateur et même par deux fois, en une double négation : évacuer intentionnellement le mobile absurde du crime de Meursault dans la fiction, celui d’avoir tué un Arabe à cause du soleil, puis soustraire le soupçon de complicité qui pèse sur son auteur à l’édition française, pour ne pas provoquer encore une fois la vielle polémique restée toujours en suspens. Surtout lorsque celle-ci à de fortes chances de tourner à l’avantage du rétablissement de l’histoire dans la vérité du colonisé. En atteste l’indignation généralisée de la majorité des intellectuels et de la classe politique française face aux propos «incongrus» de criminalisation de la colonisation française en Algérie par le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron.

Youcef Benzatat

(*) Alice Kaplan, chercheuse universitaire, auteure d’En quête de l’étranger, éditions Gallimard, 2016. Edition originale, Looking for The Stranger : Albert Camus and the life of a literary classic, University of Chicago press, 2016

Comment (32)

    zellidje
    26 avril 2017 - 22 h 54 min

    ça suinte la jalousie tout ça
    ça suinte la jalousie tout ça ! chacun a le droit d’avoir son opinion et chacun est en droit de se sentir frustré et en colère face au gâchis qu’on peut voir autour de nous ! mais il semble que la perspicacité ne soit pas à la portée de tous !!!!




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    fennec
    23 avril 2017 - 19 h 06 min

    MAN te parle du FLN
    MAN te parle du FLN historique quand je parle FLN c est celui ci le veridique pas fln de saidani mon pere c est de quoi il parle




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    Mouhouche
    23 avril 2017 - 17 h 27 min

    aujourd’hui, en 2017, la
    aujourd’hui, en 2017, la démocratie, l’égalité, la justice, la liberté d’expression et de conscience font peur comme elles faisaient peur au temps des frères borgeaud. tout est fait pour brouiller les repères des Algériens en leur inculquant la haine de soi et le culte du maître. c’est la France coloniale qui a popularisé la thèse d’une Algérie ouverte à tous les vents, dar khali mouh. il suffit d’arriver, s’installer et devenir un maître vénéré par les autochtones. de grands personnages nés de cette terre Algérienne ayant marqué l’histoire comme Saint Augustin par les idées et Jugurtha par le courage et l’amour de sa terre, venaient semer le doute quant à la thèse d’un peuple soumis inculte et brut et la devise  » ici c’est la france  » placardée avec hargne sur tous les frontons de la 4 eme répoublique, masquait un doute profond.
    et les époques ont changé et les devises aussi et la hargne aussi a changé de camp: houna erdh 3arabi.
    et des écoles et des lycées qui portent le nom d’un personnage étranger à notre terre 3ouqba ibnou nafa3, et des enfants du peuple et la mémoire du peuple insoumis, eux seuls qui portent le nom des deux personnages qui ont aimé cette vieille terre Algérienne qui l’ont défendu avec le même courage et la même bravoure que leur ascendant Jugurtha: kahina et Koceila encore vivants dans la mémoire de ce vieux peuple insoumis.




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    fennec
    23 avril 2017 - 15 h 32 min

    mon pere dit toujours que si
    mon pere dit toujours que si cette nouvelle générations d algériens seraient a la place des anciens algériens on auraient vendu l algerie a la France et je le crois aussiF tahia l algerie tahia FLN




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      man
      23 avril 2017 - 16 h 43 min

      De quel fln parlez-vous?

      De quel fln parlez-vous?
      Des vrais combattants avant 62 ou de la bande de voleurs et de rapaces actuels?

      Si la nouvelle génération n’est pas au courant de son histoire c’est à cause, justement, de ce fln qqui a trahi le fln historique.

      Entetenir l’amalgamme entre les deux fln car il y en a bien deux est se moquer de notre intelligence et surtout participer à occulter notre histoire en trahissant la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour une Algérie LIBRE et INDEPENDANTE.




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      bouzourane
      25 avril 2017 - 5 h 30 min

      mais la nouvelle génération
      mais la nouvelle génération est un produit qui a été façonné par l’ancienne génération qui est totalement responsable. On leur a imposé un modele de société, un système educatif et culturel. Ils sont pas venus par effraction la nuit d’un autre continent




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    bobid
    23 avril 2017 - 12 h 58 min

    Albert Camus a choisi sa mère
    Albert Camus a choisi sa mère c’est à dire sa MAMAN et NON SA PATRIE…….Il n’a pas utilisé de métaphores, c’était son choix et il en avait le droit….Il avait choisi son camp. Par ailleurs ,tout le reste n’est que speculation.




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      bobid
      23 avril 2017 - 18 h 32 min

      La vérité est tristes
      La vérité est tristes camarades…




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      veritas
      27 avril 2017 - 21 h 37 min

      oui il a choisi sa maman la
      oui il a choisi sa maman la femme au dos courbe comme on l’appelait a Bel court a force de laver le linge des colons
      pour payer le lycée de son fils Albert camus fils aussi d’un ouvrier agricole d’un village de Annaba Mondovi




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    abdel
    23 avril 2017 - 10 h 09 min

    CAMUS COMME DAOUD SONT DES
    CAMUS COMME DAOUD SONT DES GRANDS ecrivains la critique doit se faire seulement sur leurs oeuvres et notamment sur le heros,MEURSAULT QUI SELON LES CRITIQUES A ETE COMDAMNé non pas pour l’assassinat de L’ARABE MAIS POUR SON COMPORTEMENT LORS DE L’INTERREMENT DE SA MERE ,son absence de chagrin et son placement dans un hospice




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      Di Jijel
      24 avril 2017 - 14 h 35 min

      Vous devriez lire, ou relire
      Vous devriez lire, ou relire l’étranger de Camus, et ses autres ouvrages, le mépris avec lequel il décrit « L’Arabe » et les « A rabes » en général dans son œuvre, est consternant, on est très loin de l’humanisme et des valeurs universelles qu’on attribue faussement aux prix Nobel de littérature.
      Quant à Daoud, c’est un opportuniste de plus, à l’instar de « Sensal-trou », toujours prêt à vendre son âme pour une reconnaissance par ses maîtres.
      Merci à Monsieur Benzatat pour sa mise au point nécessaire et pertinente.




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    Rayés El bahriya
    23 avril 2017 - 9 h 46 min

    Et nos jeunes frères
    Et nos jeunes frères algériens qui préférent se jeter à la
    Mer que de vouloir vivre dans leur Pays .
    Ils sont des réfugiés de leur propre pays mère. ….
    Quand à Camus, je vais vous faire cet aveux, il s’est suicidé
    Au volant de sa 203 Peugeot le jour où il allait savoir que
    L’Algérie est indépendante. …
    Voilà il a vécu une double mort, et de l’âme et dans l’âme.
    Le monde est une grande tragédie humaine.




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    Rayés El bahriya
    23 avril 2017 - 9 h 36 min

    Aussi les arabes ont leurs

    Aussi les arabes ont leurs part du génocide contre nos
    Autochtones nords africains au 7e siècle.
    Faut pas se voiler la face.
    Merci.




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      amel
      23 avril 2017 - 11 h 40 min

      arrête cette rengaine et
      arrête cette rengaine et utilises la à bon escient. ADMETTONS que les arabes aient forcé les algériens à devenir musulmans, celà signifie que les arabes n’avaient pas l’intention d’exterminer les algériens, mais de les islamiser. Ce qui est le contraire des colons dont le but était de REMPLACER LA POPULATION ALGÉRIENNE PAR LA POPULATION DE LA MÉTROPOLE, PUIS À DÉFAUT, PAR ITALIENS ET ESPAGNOLS.
      D’ailleurs, je ne suis pas d’accord pour ceux qui disent que l’islam a été imposé aux algériens. Nous savons tous que les foutouhates pour soit-disant islamiser les pays ont eu lieu aprés la mort du prophète mohamed. La première mosquée musulmane a été construite Á MILA AVANT LA MORT DU PROPHETE.




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      Amnésique
      23 avril 2017 - 12 h 17 min

      Exactement, et pour plus de
      Exactement, et pour plus de précisions, MOUSSA Ibn NOUSSAIR a exterminé plusieurs tribus et expédié en une seule fois 250.000 enfants ( filles et garçons de moins de 14ans) comme esclaves vers le moyen orient ( syrie, irak, jordanie etc..). pour info, ce sanguinaire a effectué plusieurs expéditions punitives en Afrique du nord. Les sanguinaires, OKBA et Hassan ibn nouamane ont fait la même chose.




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      Kais
      24 avril 2017 - 13 h 05 min

      Pour quelqu un qui n aime pas
      Pour quelqu un qui n aime pas les arabes,tu as Mai choisi ton pseudo.




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    Dr Knock
    23 avril 2017 - 9 h 15 min

    Bien sûr que Camus était
    Bien sûr que Camus était contre l’indépendance de l’Algérie. D’ailleurs au moment de la publication du roman « l’Etranger » des plus illustres parmi nous n’étaient pas pour l’indépendance ,non plus. Je ne citerai que Ferhat Abbas comme exemple : il écrivait que la nation algérienne n’existait pas et qu’il ne mourrait pas pour elle. Et il n’était pas le seul.
    Mais Seuls les algériens considèrent encore que « l’Etranger » est un roman sur la colonisation. Prenons par exemple le fait que Meursault néglige complètement les obsèques de sa mère pour se dévergonder avec sa maitresse ,tout le procès tourne autour de ça. Or Camus lui dira entre la justice et ma mère je choisirai ma mère. Si les pieds-noirs voulaient lire l’Etranger comme les algériens l’ont lu ils devraient en vouloir autant à Camus , pour les raisons inverses ,de celles des algériens. Pourquoi la mère (de Meursault) ne symboliserait-elle pas La Mère patrie. Et d’ailleurs cela n’a pas échappé à KD qui y fait allusion. Mais les plus malins me diront qu’au contraire le fait de ne pas aller aux obsèques de sa mère « patrie » symbolise le refus de la Mort du Colonialisme. Et j’objecterais que nenni : c’est au contraire un signe d’indépendance et de rupture avec la mère « patrie », de non-attachement à la mère « patrie ».




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      amel
      23 avril 2017 - 13 h 05 min

      IL EST FAUX DE CROIRE QUE
      IL EST FAUX DE CROIRE QUE FERHAT ABBAS ÉTAIT CONTRE L’INDÉPENDANCE DE L’ALGÉRIE. Il a été membre de l’étoile nord africaine puis du ppa. La vérité est qu’il voulait pousser le régime colonial au pied du mur; genre « vous prétendez que la france est un pays civilisé, alors montrez-le!!! » Il donnait l’impression d’être un homme « dont la première ambition était de s’assimiler entièrement à la france, de faire carrière grâce à elle, dans une politique algérienne intégrée étroitement à la politique métropolitaine ». Ceux qui l’ont connu savent que c’était un fin stratège. Messali hadj étant passé à la clandestinité, ferhat abbas fit paraitre dans le journal l’Entente un article où il disait que l’algérie n’a jamais été une nation; « … que ni dans les villes, ni dans les cimetières, je n’ai jamais trouvé de traces révélant l’existence d’une nationalité algérienne ». Croyez-vous que sans celà il aurait pu s’exprimer à l’époque, époque où la main rouge éliminait systématiquement tous ceux qui faisaient allusion à la nation algérienne? le sacrifice a revêtu toutes sortes de masques. Ferhat abbas aurait pu se contenter de vivre la vie des privilégiés de blum-violette, il n’en fut rien. Remarquez qu’il n’a pas dit qu’il n’ya pas de NATION algérienne, mais précisé que LUI-MÊME n’a pas trouvé de NATIONALITÉ algérienne. Un fin stratège que j’admire. Grâce à lui, un 2ème collège d’électeurs a été créé et 13 députés musulmans ont été désignés dés 1944 … mais qui n’avaient en fait aucun poids dans la prise de décisions, mais beaucoup de poid dans la prise de conscience DU PEUPLE ALGÉRIEN ET DE SON DESTIN. En effet, ils étaient la preuve que l’indigène restera indigène aux yeux du colon. Et grâce à lui nous pouvons dire aujourd’hui, qu’avant la révolution armée nous avons tout essayé. Je te conseille de lire son manifeste au lieu de dire des trucs en l’air, glanés par.ci par-là, va!




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    abdel
    23 avril 2017 - 9 h 03 min

    CAMUS disait préferer sa
    CAMUS disait préferer sa mere a la justice,répondant a un journaliste sur cette question et sur CAMUS,BOUTEFLIKA, a répondu « que tous les algeriens préferaient leurs mères :::!!!




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      hypertellectuel
      23 avril 2017 - 10 h 43 min

      A propos de sa mère Camus à
      A propos de sa mère Camus à plagié un auteur grec qui dit la même chose (je ne donnerai pas la référence , trop précieuse pour moi). La mère de Camus aurait été violée par un « arabe » et Camus règle ses comptes par arabe interposé. Benzatat ignore la superbe mise au point de Taleb Ibrahimi adressée à Camus (Lettres de prison), de même que celle de Kate Yacine, restée sans réponse.




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    Cheikh Daim
    23 avril 2017 - 9 h 00 min

    Un jeune né dans les années
    Un jeune né dans les années 1970 produit de l’école fondamentale algérienne qui se distingue au plan international dans une langue etrangére est un exploit par les imbécillités du temps présent. Toute cette logorrhée et cette diarrhée verbale et ces slogans qui ont fini par s’auto détruire (l’impéralisme la culture occidentale, les complots culturels…) ne tiennent plus. Il s’agit tout simplement et tout simplement d’une jalousie et d’une haine morbide. Ceux qui tirent sur kamel Daoud sont stériles culturellement parlant. Il est déjà sur le podium vous ne pouvez plus rien




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      amel
      23 avril 2017 - 11 h 20 min

      vous savez pertinemment que
      vous savez pertinemment que ce n’est pas pour son talent que kamel daoud a été « honoré »; Il ne manquerait plus que d’honorer l’école « fawda mentale ».




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        Cheikh Daim
        23 avril 2017 - 23 h 20 min

        vous renforcez ma conviction
        vous renforcez ma conviction la haine amplifiée, vous n’y pouvez rien, il a déjà remporté la bataille contre les esprits sclérosés et retrogrades. Dans un pays ou la majorité des etudiants universitaires ne connaissent pas le Professeur Mohamed ARKOUN il y a de quoi être inquiet pour l’avenir scientifique et intellectuel de notre pays




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      thamerguessifth
      23 avril 2017 - 11 h 48 min

      Personnellement c’est quand
      Personnellement c’est quand il a décrit,mon père, mes frères, mes neveux et mon fils comme de potentiels violeurs, que cet illustre romancier en devenir m’a choquée ( sa lettre suite aux événements de Cologne). Il n’y a aucune statistique, ni même stéréotype qui attestent de la prédominance des actes d’agression sexuelles chez les petits délinquants issus de cette communauté dans leurs différents pays d’accueil et d’exil.




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    amel
    23 avril 2017 - 8 h 54 min

    L’assassin de l’arabe …
    L’assassin de l’arabe … comme s’il n’y en a eu qu’un seul! L’éonomiste Clement Juglaar éctivait dans les années 1850: < > ou encore < >. Il évoque aussi les « razzias et pillages et autres expéditions » que les populations européennes pratiquaient sur les indigènes avaient pour but de faire de la place pour ces européens. Remarquez que Juglar, un économiste, trouvaitt normal que les européens se conduisent de cette manière et donne l’impression dans ses écrits que ce sont les indigènes qui ont commencé!!! alors qu’ils ne défendaient en fait que leur existence face à une armée qui s’est perfectionnée dans des guerres centenaires contre ses voisins. Voilà donc, l’étranger dans son pays, qui s’est permi de se promener sur une plage dans son pays. Étranger, car la horde de sauvages venus d’europe avaient poussé les indigènes à quitter leurs villes et villages sos peine d’être assassinés. D’ailleurs, ce même Juglar se plaint que les francais ne veuillent pas partir en algérie en masse et que l’émigration libre provient essentiellement d’espagne et d’italie. Il reproche aux publicistes de l’époque de vouloir convaincre le public francais que l’Algérie < >, mais qu’en réalité la france n’a pas préparé le terrain convenablement en algérie pour faire de cette affirmation une vérité.
    Aujourd’hui, en tant qu’algérienne, je ne peux que dire « allah yarham echouhada » et pas seulement ceux de la dernière guerre d’indépendance, mais de tous ceux qui ont résisté et qui ont fait que l’algérie était restée un os dans la gorge du colonisateur durant 130 ans, de sorte qu’on n’a été envahi que par 2 millions de pieds-noirs.




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    Sprinkler
    23 avril 2017 - 7 h 52 min

    Le  » mythe  » de l’oeuvre
    Le  » mythe  » de l’oeuvre civilisatrice de la colonisation a encore de beaux jours devant lui…Les triturations de l’éditeur pour  » acclimater  » le  » révisionnisme littéraire  » de Daoud à la  » frilosité  » des salons germanopratins prouve que les gardiens de  » l’Algérie française  » veillent au grain…En consentant à  » l’émasculation  » des  » attributs  » de sa  » plume « , Daoud ne fait que confirmer son statut  » d’eunuque littéraire  » émargeant aux  » bienfaits de la colonisation « …




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    Anonymous
    23 avril 2017 - 7 h 18 min

    Bravo Kamel Daoud un vrai
    Bravo Kamel Daoud un vrai écrivain qui ose dire une partie une toute petite partie ! de la vérité. Le colon le pire de tous le destructeur est bel et bien le FLN et son système et je ne parle pas que du parti FLN mais de cette entité violente fasciste qui prétend, sans rire avoir libéré le pays.




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      amel
      23 avril 2017 - 10 h 48 min

      le FLN qui a libéré le pays,
      le FLN qui a libéré le pays, n’a en effet rien à voire avec l’actuel PART FLN.
      Le vrai FLN est le dernier recours des algériens qui essayaient de sauver leurs existances de la bouche de l’ogre. Si tu ne crois pas ce que nos familles nous disent, va lire dans les écrits des francais leurs témoignages personnels sur les crimes qu’ils ont commis. Les massacres systématiques pour faire de la place aux francais de la métropole étaient bien vrais. Les reproches de crimes au FLN ne reposent sur aucune preuve, ce sont les paroles des colons contre celles des algériens et crois-moi, ce sont les algériens que je crois, car les mensonges, la ruse, la violence et la triche des colons ont fait leurs preuves!!! al 3abd belghamza, wel 7’mar beddebza!
      Avant que le FLN n’aie commencé à faire tournoyer le gourdin sacré au-dessus de la tête de la bête immonde, aucune parole et aucune supplication ni aucune prière ne pouvait l’atteindre. Quelqu’un avait écri quelque part:  » des enfants indigènes, à même la terre, tendaient la main … ils faisaient parti du décor et il mangeaient le pain jeté aux pigeons. »!!! Quoique trés jeune lorsque j’ai lu celà je ne sais où, celà reste à jamais estampillé dans mon cerveau. Alors va te faire foutre carrément salopard si tu remet en cause l’oeuvre du fln!!! connard!!! vive l’algérie À bas ses ennemis et que dieu anéantisse tous les négationnistes!!!




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      Anonym
      23 avril 2017 - 13 h 13 min

      Il est arabe,il n’est pas ton
      Il est arabe,il n’est pas ton frère ,tu vois les arabes sont plus intelligent que toi!




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    Rayés El bahriya
    23 avril 2017 - 7 h 12 min

    Oui Kamel Daoud est un
    Oui Kamel Daoud est un algérien fier, qui illumine aux 4 coins
    Du monde, comme un solstice de l’été algérien.
    J’ai lu Meursault , meurt sot par la sottise de l’inhumanité
    Nihiliste.
    K.Daoud a su dire ce que Camus avait refoulé, son côté
    obscur de ce noir pied ( jeu de mot ) du pied noir Algerois
    De Belcourt , né dans la misère de la ville Alger.
    K.Daoud en a fait une catharsis.
    J’ai tout admiré de ce coup de génie.
    Sa robbinsônade, c’est une revisitation de la mémoire du
    passé Camusien, un roman inventif à nulle autre pareil .

    Kamel Daoud évolue et pense et réfléchi.

    Il nous fait sortir de notre torpeur et nous élève vers d’autres
    Mondes littéraires et rêvasseur.

    Merci pour vous tous cheres lectrices et chers lecteurs.

    Kamel Daoud un autre genre d’écrivain moderne et universel.

    Àu plaisir de vous lire….

    Et la lumière fut !




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      Youcef Benzatat
      23 avril 2017 - 9 h 34 min

      Vous confondez à mon avis
      Vous confondez à mon avis entre le refoulé du juge et le déni de Camus. C’est par son déni du mobile du crime, pilier de sa forme littéraire, réussie du reste, que le refoulé du juge devient possible dans la fiction et c’est par excès de ce déni que l’Arabe « meurt sot », jusqu’à ce que ses enfants, la conscience blessée, se révoltent une fois pour de bon et portent le coup fatal au juge, dans la réalité cette fois, dans la région de Sétif en 1945. Alice Kaplan avait réussi à retrouver la trace du juge qui a inspiré Camus et l’identifier comme tel. Camus avait assisté aux procès d’un nombre considérable de crimes de toutes sortes à Alger pour le compte de son travail journalistique et s’est inspiré de ce juge pour son roman, qui sera tué à coups de couteaux dans le sétifois pendant le génocide de 1945. Ceci dit il est clair que la sottise est permanente chez tout peuple, plus encore chez le nôtre aujourd’hui, mais pour la dénoncer, le génie de l’écrivain est amené à inventer la forme qui convient sans verser ni dans le déni, ni dans le refoulé de sa mémoire et de son histoire.




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      Aziz MOUATS
      27 avril 2017 - 18 h 17 min

      Quelle persévérance Fella..
      Quelle persévérance Fella…Bravo, je suis très admiratif…




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