Au soir du 4 mai

Par Youcef Benzatat – Lorsque le verdict tombera ce soir du 4 mai, l’Assemblée d’hier aura disparu pour laisser place à celle d’aujourd’hui, une Assemblée qui en aura fini avec sa schizophrénie.

Ce soir-là, l’Assemblée se scindera en deux entités, celle du ghachi et celle des mal-élus, dans l’indifférence et l’insouciance des fausses voix grinçantes, sans impact et sans résonance.

Une Assemblée triomphante et l’autre absente. Celle qui fait commerce des voix et celle qui est sans voix. Celle qui appartient aux votants et ceux qui ont fait semblant de ne pas avoir voté, et l’autre aux abstentionnistes. Celle de ceux qui continuent à entretenir l’illusion d’une représentation debout et ceux qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts.

L’une exclue, barricadée, abasourdie, épandue et l’autre fictive, haut la main, unie et corrompue. Une Assemblée scindée en deux entités : l’une enfourchant son épopée de témérités donquichottesques et l’autre voyeuriste, sans prétentions, mais fatiguée d’être résignée.

Celle de fakhamatou, ornée des lauriers de l’imposture et celle des sans-atouts. Celle de l’Assemblée des semblables et l’autre à l’angoisse accentuée, au relent de rêves d’embarcation, maintes fois ressuscités…

Celle qui dandine de siège en siège et celle qui fait le siège aux coins des rues. Celle qui ne jure que par les martyrs du haut de sa magistrature et celle qui est à l’étroit dans la fenêtre de tir. Celle qui compte les barils et celle qui scrute les cars des gorilles.

Dès ce soir-là, le fossé entre les deux Assemblées ne cessera de se creuser : d’un côté, les fossoyeurs, acharnés à creuser avec férocité et de l’autre ghachi, terrifié.

Ce soir-là, les chauves-souris voleront le jour et les barricadés déferleront sur les espaces alentours. Ce soir-là, nous nous scinderons en deux entités : celle qui aiguisera les matraques et celle qui comptera les bosses reçues en vrac.

Y. B.

Comment (11)

    RAB'HA
    5 mai 2017 - 10 h 13 min

    Le 5 octobre 1988 a balayé le
    Le 5 octobre 1988 a balayé le parti unique cause des ruines de son règne néfaste durant la période 62-88. Aujourd’hui, la situation est pire , car après avoir créé le FIS de la fitna et de la mort mais qui a disparu après avoir quand-même causé des dommages effroyables au Pays, pendant plus d’une décennie, le parti réssussité ( le phénix ! ) a enfanté un autre parti (du pouvoir) pour faire la paire et multiplier par DEUX la difficulté de s’en défaire! Pire : les deux larrons ont ensuite multiplié par 10 le Fis de la ruine, en créant des partis islamistes dociles et pacifiques contre l’octroi du monopole de l’import-import, l’économie parallèle de bazar et une totale liberté de mouvements pour pour en faire un troisième grand parti du pouvoir . Ne soyez donc pas étonnés si DIEU vous prête vie, de voir la prochaine violation de la constitution introduire comme amendement l’instauration de la monarchie absolue à la place de l’utopique RDP.




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    anonyme
    4 mai 2017 - 4 h 04 min

    Ce soir les escrocs et
    Ce soir les escrocs et traitres feront un communiqué au nom de leur parrain inconscient qui n’est même pas au courant des élections pour féliciter les Algériens de leurs large participation.




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    Felfel Har
    3 mai 2017 - 16 h 10 min

    En Algérie, le pouvoir tente
    En Algérie, le pouvoir tente de promouvoir cette image d’une véritable démocratie. Qu’en est-il quand tout est confus, opaque? Le pouvoir, tout le pouvoir (les trois fameuses branches) est concentré autour d’une personne et sa garde rapprochée. La prochaine Assemblée, comme celles qui les ont précédées, ne sera pas autonome. Elle ne s’affichera pas comme indépendante de l’Exécutif et du Judiciaire. Elle ne cherchera pas à se battre pour son autonomie, elle ne se donnera pas pour mission de contrôler les autres branches. Les « représentants du peuple » ne feront qu’exécuter les ordres venus d’en haut. Pourquoi alors, nous donnons-nous tant de peine à organiser des élections? Il suffit de « nommer » par décret présidentiel tous les « Députés et les Sénateurs », celà donnera du travail à l’Imprimerie Officielle qui les publiera. Tout sera enfin transparent! Nous saurons exactement à quoi nous avons affaire. Démocratie, dites-vous, vraiment?




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      Anonymous
      3 mai 2017 - 21 h 15 min

      Ils ont pris modèle sur leurs
      Ils ont pris modèle sur leurs frères du Maroc. Soigner l’image, la communication (y compris à l’étranger), pour donner une façade démocratique, à même de masquer la réalité d’un régime où c’est en définitive l’arbitraire, le bon vouloir du prince qui s’exprime.




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    lhadi
    3 mai 2017 - 11 h 10 min

    A la lumière de tous les maux
    A la lumière de tous les maux qu’endure le peuple Algérien, je me dis qu’il eut mieux valu pour la nation algérienne, qu’A. Bouteflika n’eut jamais existé. En méprisant les assemblées et redoutant la foule, ce thaumaturge, obsédé par le rêve de gloire, s’est donné pour modèle l’un des maître du monde : Cesar. Ce déraciné, ce déclassé, père fondateur de la république de copains et de coquins n’est pas tout à fait Algérien, Il n’a pas d’attachement pour le système qu’il ‘a servi que pour mieux l’asservir. Cet étranger à l’Algérie, chef de clan, indifférent à toute cause, est dévoué seulement à sa propre fortune. Loin du peuple, il ne peut répondre au désir profond des algériens plus amoureux d’une République attachée aux principes démocratiques. A cet égard, Il ne pourra y avoir aucune évolution dans le sens du progrès si on occulte la problématique d’ordre politique. Il existe donc une raison susceptible d’expliquer son importance et de recenser les problèmes internes et externes qui minent l’installation d’une réelle démocratie. Conscient des maux qui obèrent tout développement économique, social, culturel et moral, il importe, à mon sens, de proposer des solutions relatives aux dérives totalitaires et de les confronter à la réalité politique actuelle. En tout état de cause, une nouvelle conception du politique s’impose. C’est à travers des solutions de la problématique d’ordre politique que le patriotisme qui nous anime peut guérir l’Algérie de tous les sarcomes inhérents, et au sous développement, et au corps politique, économique et social. L’Algérie est malade de sa gouvernance infestée par des hommes malfaisants, des hommes politiques ou hommes d’affaires. Elle est affaiblie des mauvaises pratiques, que ce soit dans la politique, les affaires ou la vie sociale. Je demande aux forces de la vérité, du courage, de l’honnêteté, de la générosité, plus forts que jamais, d’oeuvrer pour un mouvement qui puisse conduire avec la santé mentale aussi bien qu’avec la résolution, une opposition frontale contre le président de la république sourd aux injonctions de la constitution et contre les auteurs du mal, que se soit dans l’économie, le social ou la politique. Fraternellement lhadi ([email protected])




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      Youcef Benzatat
      3 mai 2017 - 15 h 08 min

      Merci Ihadi
      Merci Ihadi




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    Mello
    3 mai 2017 - 10 h 25 min

    Vous faites fausse route, car
    Vous faites fausse route, car au lieu de disserter sur ces faux elus et cette fausse assemblee, le soir de 4 Mai 2017, sera exactement comme ce fameux soir du 26 Decembre 1991, ou des millions de citoyens se sont arraches les cheveux pour ne pas avoir vote. Ceux qui avaient l’intelligence d’aller le faire etaient les militants et sympathisants du FIS, les consequences on les connaissait. Le soir de ce 4 Mai, verra encore une fois le regret tant redoute revenir et des millions de citoyens s’arracheront les cheveux comme en 1991. Quant au choix, il est large, chacun de nous pourra choisir son proche ideologiquement. Le regret est la mere de toutes les aventures.




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      H'LIMA Moukhenfouche
      3 mai 2017 - 12 h 41 min

      Mello – Tu reves debout si tu
      Mello – Tu reves debout si tu penses que le FFS pourra tenir un gramme devant les charlatans. Le seul regret est que le FFS ait cautionné et halalisé la fraude.




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        Mello
        4 mai 2017 - 11 h 33 min

        Le FFS qui lutte depuis plus
        Le FFS qui lutte depuis plus de cinquante, a un combat saint ,non pas pour se positionner dans ce paysage vicie de la politique a l’ Algerienne, mais pour pouvoir contrer ce message desastreux d’un pouvoir mafieux et destructeur. Croyez moi que le FFS ne cherche aucunement des sieges aussi pourris que ceux des assemblees actuelles, mais tient tout de meme a faire son message qui est celui d’une Algerie telle que voulue par les Algeriens et les Algeriennes. Cette Algerie ,qui nous tient a coeur n’ est pas lAlgerie des Bouteflika et de leurs sbires. Le FFS se tient aux cotes de tous ces militants et citoyens dont les droits ont ete bafoues. Le FFS reste cette ecole d’une democratie appaisee ou chacun de nous pourra avoir un sens de responsabilite.




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      Karamazov
      3 mai 2017 - 12 h 59 min

      Vous voulez dire que ces
      Vous voulez dire que ces élections serviront de référence pour la prochaine répartition des quotas?




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    H'LIMA Moukhenfouche
    3 mai 2017 - 6 h 25 min

    Pourquoi pas celle de ceux
    Pourquoi pas celle de ceux qui vont encore lever un doigt une fois par an contre 40 millions de salaire pour dire « oui » a quelque chose qu’ils ne connaissent meme pas. Celle des brigands, celle des voleurs et cette des bluffeurs et celle des analphabètes trillingues.




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