Transparence du scrutin : les doutes d’Abdallah Djaballah

Abdallah Djaballah, chef du Front de la justice et du développement. New Press

Les soupçons et accusations de fraude lors du scrutin du 4 mai en Algérie se poursuivent. Après avoir effectué son devoir électoral dans une école à Alger, le chef du Front de la justice et du développement (FJD), Abdallah Djaballah, a déclaré à la chaîne de télévision Ennahar que «les autorités ont donné des instructions à l’administration afin de privilégier le parti du FLN puis le RND lors du dépouillement de l’opération de vote». Le leader du parti islamiste a exprimé son indignation vis-à-vis de cette information qu’il dit détenir de sources fiables auprès de l’administration et «regretté que l’administration ne veuille pas se départir de ses mauvaises habitudes électorales».

Comme pour répondre à son accusation, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould-Abbès, a indiqué à l’issue de son vote à Alger que son parti «est entré dans cette bataille électorale pour la remporter», récusant, du coup, toute accusation de partialité de l’administration en faveur de l’ex-parti unique.

Le chef de la deuxième force politique du pays, le Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a indiqué, de son côté, après avoir accompli son devoir électoral à l’avenue Pasteur, à Alger-Centre, que c’est «au peuple de choisir ses représentants et nous respecterons son choix».

Notons, par ailleurs, que le président de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelouahab Derbal, a indiqué ce matin aux médias que son instance n’a reçu aucune alerte relative au fonctionnement du scrutin en Algérie.

Cependant, les correspondants des chaînes de télévision privées ont rapporté que des échauffourées ont éclaté dans un centre de vote relevant d’une commune de la wilaya d’El-Oued, au sud-est du pays. Ce qui a provoqué la détérioration de l’urne et la fermeture du bureau en question.

Par ailleurs, des bureaux de vote ont été saccagés ce matin à Raffour, dans la commune de M’Chedallah, à l’est de la wilaya de Bouira, par des jeunes qui ont emporté les urnes et jeté les bulletins à même la chaussée. De violentes échauffourées ont alors éclaté lors de l’intervention des éléments de la Gendarmerie nationale pour disperser les jeunes.

Ramdane Yacine

Comment (2)

    nation
    5 mai 2017 - 5 h 40 min

    Djabala doit plutôt avoir des
    Djabala doit plutôt avoir des doutes sur l’idée même d’élection dans sa métropole l’Arabie saoudite avant de s’inquiéter et de s’ingérer dans les affaires algériennes ….Comment ce type dont la culture est califale , monarchiste , impériale , esclavagiste, théocratique, qui considère l’Algérie comme une province à conquérir pour sa métropole saoudienne au nom de la religion et de la domination monarchiste arabe ose parler de scrutin dans le pays des autres alors que dans sa métropole ( qu' »il considère comme son vrai pays ) ; l’idée même de citoyenneté , de scrutin et d’élection n’a jamais vu le jour et ne verra jamais le jour .. la démocratie avec ces mercenaires en Algérie est une perte de temps




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    sofian.
    4 mai 2017 - 22 h 56 min

    Quelle honte vous n’avez pas
    Quelle honte vous n’avez pas encore compris.




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