Les partis ignorés dans le nouveau gouvernement : Bouteflika a «dissous» l’APN

Siège de l'APN. Une coquille vide. New Press

L’absence de représentants des partis politiques, y compris le FLN et le RND, dans la composition du nouveau gouvernement est reçue comme une gifle cinglante à l’égard de l’ensemble de la classe politique et un désaveu sans appel des dernières élections législatives, entachées de graves irrégularités, mais, surtout, d’une désaffection populaire inquiétante.

Il reste à savoir si le recours à des technocrates pour la majeure partie des départements, habituellement confiés aux différents partis loyalistes, a été décidé en dernier ressort, après l’échec des négociations pilotées par l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avec les formations politiques et poursuivies jusqu’à ces derniers jours, ou un choix murement réfléchi depuis l’annonce des résultats des législatives du 4 mai. Ce qui apparaît clair aujourd’hui, c’est que le président de la République, sans aller jusqu’à dissoudre la nouvelle Assemblée issue de ces élections, comme cela a été le vœu de nombre d’acteurs et d’observateurs politiques, aura trouvé la parade pour surmonter ce discrédit qui touche indirectement son image et son programme portés par les partis majoritaires.

Ce qui accrédite la thèse, selon laquelle ce choix d’un Exécutif technocratique a été décidé comme ultime recours, voire comme une planche de secours, c’est le fait que le principal parti islamiste, le MSP, a été officiellement sollicité, et au nom du chef de l’Etat, pour faire partie du nouveau gouvernement. Il est évident que si ce parti avait accepté d’y prendre part, l’actuel gouvernement aurait eu une configuration radicalement différente.

Grands perdants dans les changements actuels, le FLN et le RND se contenteront d’user de leur pouvoir législatif pour continuer à peser sur la vie politique, avec une marge de manœuvre qu’ils savent très étroite, et de s’engluer dans la gestion de carrières militantes et d’une situation organique de plus en plus précaire. On est loin de l’époque où l’ex-secrétaire général du FLN, Amar Saïdani, réclamait à tue-tête la paternité du gouvernement au nom de la majorité parlementaire.

Il faut attendre les prochains débats à l’hémicycle pour savoir si les députés des deux partis dits de gouvernement vont se montrer, comme d’habitude, conciliants avec l’actuel Exécutif ou, au contraire, vont jouer leur vrai rôle de contre-pouvoir.

R. Mahmoudi

Comment (13)

    AMAR MOKHNACHE
    26 mai 2017 - 16 h 57 min

    a part le gouvernement
    a part le gouvernement Hamrouche 88/92 L ALGERIE N A CONNU QUE LE MEME SYSTEME QUI SE MAINTIENT AU SOMMET GRACE A DES EQUILIBRES DANS LA DISTRIBUTION DE LA RENTE ….L EXPERIENCE DE 1991 NE SE RENOUVELLER PAS DE SI TOT LE SYSTEME A COMPRIS QU IL PERDRA LE POT ET LE LAIT SI L EXPERIENCE DE LA CONSTITUTION DE 1989 SE REPRODUIRAIT! et jugez-EN !!! IL NE POUVAIT A L EPOQUE S INGERER NI DANS LES AFFAIRES DE LA POLITIQUE NI DANS CELLES DE LA BANQUE CENTRALE ET ENCORE MOINS DANS LA PRESSE!!!! il a vitre fait de neutraliser toutes les lois liberticides avec ces memes partis ….les partis de la coalission ne peuvent pas reagir puisqu ils n ont pas de programme et leur vrais role est de soutenir ….oui soutenir le loup et l agneau…




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    Abou Stroff
    26 mai 2017 - 15 h 13 min

    les partis politiques en
    les partis politiques en Algérie n’ont de partis politiques que le nom! en effet, dans un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, le seul « ensemble » qui peut se targuer d’être un parti politique est la « caste » (Abou Stroff l’appellerait « la marabunta qui nous gouverne ») qui distribue la rente (en particulier, des miettes de rente pour la populace pour qu’elle continue à applaudir) à la plèbe et qui accumule des richesses grâce à son contrôle exclusif de la rente. quant aux « partis politiques », ils ne servent qu’à enjoliver le décor et à camoufler une DICTATURE effective qui ne dit pas son nom. la preuve: notre bienaimé fakhamatouhou nomme et dégomme qui il veut et se comporte, de fait, comme n’importe quel dictateur. moralité de l’histoire: sociologiquement, les « partis politiques » ne représentent aucune couches sociales particulières et encore moins une classe sociale. la preuve: les soi disant grands partis politiques n’ont pas de programme particulier et soutiennent le programme d’un « président » qui n’a pas de programme. quant aux petits partis, ils sont « payés » pour faire de la figuration et pour « occuper »une scène aussi morne qu’un cimetière.




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    ziama zen
    26 mai 2017 - 14 h 45 min

    Encore une fois c’est du
    Encore une fois c’est du badigeonnage pour ceux qui croient à Bouteflika & co. Seule la patiente et la mobilisation de ceux qui comprennent tous les jours qui finira par changer le logiciel de l’Algérie indépendante.
    Salutations,




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    Anonymous
    26 mai 2017 - 13 h 30 min

    Les algériens ont eu raison
    Les algériens ont eu raison de ne pas se déplacer pour ces élections. Ils ont donné un signal de lassitude et de position de veille. Si donner son avis est un devoir citoyen, celui d’entendre l’avis des citoyens est aussi un devoir plus exigeant encore. Toute personne qui veut faire de la politique doit être au service de son pays, si les neurones sont dans la logique de l’engagement au service des siens. Espérons que ce message passer afin de donner tout le sens au mot « consultation » de la population. Cela obligera les partis à jouer leur rôle de contre-pouvoir dans l’assemblée sinon c’est de la flûte « djouw3aq ».




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    fatigué
    26 mai 2017 - 13 h 09 min

    ap

    ap
    « ……… vont jouer leur vrai rôle de contre-pouvoir……. »
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    ces partis mal élus avec à peine 10% ne représentent RIEN , ne pourront pas et ne joueront pas au contre pouvoir..




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    Kahina
    26 mai 2017 - 12 h 07 min

    Ces députés n’ont pas d

    Ces députés n’ont pas d’ambitions pour le pays et le peuple Algériens. Ils sont députés par ambition personnelle-matérielle..

    Vous croyez vraiment qu’il vont faire le contre poids. Pas du tout.
    Ils vont lever le doigt en plein jour pour assurer le remplissage de leur chakara.




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    Anonymous
    26 mai 2017 - 12 h 06 min

    COMME LA MAJORITÉ ÉCRASANTE
    COMME LA MAJORITÉ ÉCRASANTE PLUS DE 90 pc N’ont ^pas Voté, le président de la république devrait dissoudre cette APN qui ne représente qu’elle même et ses intérêts personnels ça permettra à l’état d’économiser des sommes d’argent colossales qui serviront à autre chose




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    Mello
    26 mai 2017 - 11 h 17 min

    Dans la configuration
    Dans la configuration actuelle, un gouvernement de technocrates et une assemblee nationale a majorite FLN/RND , nous pourrons dire que l’executif et le legislatif sont independants. Les conseilles du president avaient ils cette vision des choses avant la nomination de ces ministres ? Rien ne semble nous contredire, car les debats au sein de l’emicycle seront , a mon avis, chauds. D’autant que plusieurs elus des partis majoritaires se sont deja mis dans la peau de ministrables. Est ce le debut d’une periode de transition ? La haute sphere gouvernementale avait elle un regard sur cette majorite silencieuse ?.




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    Mahi omar
    26 mai 2017 - 9 h 59 min

    On est loin du compte .la
    On est loin du compte .la réalité du terrain est autre.s il y a une justice ça aurait été au reformistes (abstentionnistes )de prendre le pouvoir avec plus de 90/00 algériens ,et. Virer les conservateurs (f l n . R n d. Et leur satellites. Il n y a que cette solution actuellement qu on peut appliquer pour reconquérir la confiance du peuple algérien. Et intéresser le citoyen à aller voter.j ai en tête la procédure qui on peut constitutionnaliser. Mais la c est une autre paire de manche.
    M




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    HOUMTY
    26 mai 2017 - 8 h 20 min

    SALAM ALAIKOUM L’KHAWA…
    SALAM ALAIKOUM L’KHAWA….ARRETONS LES POLEMIQUES , L’ALGERIEN EST QUELQU’UN DE MATURE ET RESPONSABLE , L’ESSENTIEL AU JOUR D’AUJOURD’HUI C DE REACTIVER NOTRE ECONOMIE HORS HYDROCARBURES , SURVEILLER NOS FRONTIERE ET NE PAS RETOMBER DANS LES TRAVERS DE LA DECENNIES NOIR…. ET LE RESTE RABI IFARADJ INCHA ALLAH.. VIVE L’ALGERIE ETERNELLE..




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      Malika
      26 mai 2017 - 16 h 21 min

      Vous avez parfaitement raison
      Vous avez parfaitement raison. La sécurité du pays est la plus importante et l’algérien doit retrousser ses manches et travailler. Quand aux députés et ministres c’est à nous de dénoncer leurs déviations et les tenir à l’œil parce qu’ils sont à ces postes pour servir le pays.




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    GHEDIA Aziz
    26 mai 2017 - 8 h 16 min

    Cela prouve deux choses :
    Cela prouve deux choses : primo que le président (si c’est vraiment lui qui a désigné ces nouveaux ministres « technocrates ») est encore lucide, ses facultés mentales ne sont pas si altérées que l’on pensait et secundo que cette nouvelle APN n’a pratiquement pas de légitimité et qu’au lieu d’être purement et simplement dissoute, on l’a shunté et, de ce fait, lui fait comprendre que son rôle devrait se limiter à voter sans rechigner les lois qui lui seront présentées.




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    anonyme
    26 mai 2017 - 7 h 33 min

    Le grand perdant est le
    Le grand perdant est le peuple!




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