L’ambassadeur du Qatar reçu au ministère des AE : vers une médiation de l’Algérie ?

L'émir du Qatar lors de sa visite à Alger. D. R.

Le secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères, Hassan Rabhi, a reçu aujourd’hui en audience l’ambassadeur qatari en Algérie Ibrahim Bin Abdelaziz As-Sahlaoui. Une déclaration publiée par le ministère des Affaires étrangères indique que la réunion de samedi «a porté sur les relations bilatérales et les moyens de les renforcer, en plus des questions d’intérêt commun». Cette rencontre intervient dans un contexte de crise profonde entre les Etats arabes suite à la rupture des relations diplomatiques avec l’Etat du Qatar qui a été décidée, lundi dernier, par l’Arabie Saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, l’Egypte, accusant Doha de soutien aux groupes terroristes, la promotion d’idées extrémistes et l’ingérence dans les affaires des autres pays.

D’autres pays se sont joints à cette décision de rupture des relations diplomatiques avec le Qatar, à l’instar du gouvernement intérimaire de l’est de la Libye, du Yémen, des Maldives, de Maurice, de la Mauritanie et des îles Comores, tandis que la Jordanie a décidé de réduire le niveau de représentation diplomatique avec le Qatar, de même que Djibouti, alors que le Sénégal a rappelé son ambassadeur à Doha pour consultations.

L’Algérie a affirmé dès le début de la crise la nécessité de respecter la souveraineté nationale des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, exprimant sa confiance en la sagesse de surmonter la crise actuelle entre les Etats du Golfe.

Une déclaration publiée par le ministère des Affaires étrangères, mardi dernier, a indiqué que l’Algérie «suit avec un grand intérêt la détérioration des relations entre certains des Etats du Golfe et les pays de la région et son impact sur l’unité et la solidarité du monde arabe». Le MAE algérien a appelé au «nécessaire respect du principe de bon voisinage et de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et le respect de la souveraineté nationale en toutes circonstances», soulignant que «l’ensemble des pays ont appelé les pays concernés à poursuivre le dialogue bilatéral comme seule voie pour résoudre leurs différends qui peuvent affecter naturellement les relations entre les pays».

Ramdane Yacine

Comment (33)

    hadj02
    12 juin 2017 - 13 h 17 min

    Qui est le pays arabe du Golf
    Quel est le pays arabe du Golf le plus « ami » des Algériens? RIEN. Ils avaient financé le GIA, les TALIBANS, poussé les opposants Libyens et Syriens à s’entretuer , SISSI à mater les FM et classer HAMAS et HIZBOLLAH comme factions terroristes car ils combattaient pour libérer leur pais et n’ont jamais condamné ISRAEL pour la massacre de Ghaza. Ils n’ont jamais aimé l’Algérie et ne vont pas accepter sa médiation..

    Oum-Edounya
    12 juin 2017 - 3 h 12 min

    L’Egypte. Toute son histoire
    L’Egypte. Toute son histoire récente est jalonnée d’interventions militaires contre des peuples arabes. Dans les années 1960 l’armée égyptienne financée par l’Arabie combattait les « progressistes » du Yémen du Sud. Maintenant toujours alliée à cette diabolique Arabie elle bombarde le pauvre Yémen avec le Maroc, les Emirats et …le Qatar. Parallèlement l’armée égyptienne s’arroge le droit de poursuivre « Daesh » en bombardant « ses camps d’entrainement » en Libye. Pour se donner une légitimité, elle se fait aider par Haftar e général fantoche libyen (un simple sergent du temps de Kadhafi). L’Egypte, toujours à la pointe du panarabisme (si si!) s’allie à la diabolique Arabie pour dénoncer Qatar pour son soutien au terrorisme et le mettre en quarantaine en attendant d’aller le bombarder. Qatar, qui fait profil bas, vient de divulguer le détail de son aide au général libyen Haftar: des blindés, des canons des armes de toutes sortes et autres équipements militaires plus ou moins sophistiqués. La démarche du Qatar est claire: pousser l’Egypte et l’Arabie au bout de leur logique consistant à fustiger « l’aide du Qatar aux terroristes », à classer Haftar comme faction terroriste puisque non reconnu par le gouvernement « reconnu par la Communauté internationale » . Un vrai casse-tête à Sissi dont la politique est un vrai casse-gueule.

    Anonymous
    11 juin 2017 - 16 h 35 min

    moi,je ne comprends pas
    moi,je ne comprends pas pourquoi nos dirigents ne s’inspirent pas de notre personnage mythologique et légendaire en la personne de Jeha; une fois des évenements graveS se sont déroulés dans le pays les gens coururent voir cet illustre personnage qui a des réponses à tout; ils se mettent à crier ya Jeha ya Jeha le pays s’enflamme alors ce dernier leur rétorqua que dieu épargne mon douar,deux jours après ils insistèrent ya Jeha ya Jeha le douar brûle Jeha leur dit que dieu prèserve mon village le sur lendemain ya Jeha ya Jeha ton village est en flamme Jeha haussa les épaules et leurs dit que le tout puissant garde ma maison et enfin quelques heures après ils insistèrent ya Jeha ya Jeha ta maison est entrain de cramer alors Jeha tout sourire leur répodaqu’ALLAH protège ma tête et la tête de SI jeha c’est l’ALGERIE.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.