Necib exhorte à livrer le projet hydraulique Isser-Keddara dans les délais

Hocine Necib
Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib. New Press

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a exhorté lundi les responsables de la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (Seaal) à fournir plus d’efforts pour livrer le nouveau projet «Système de production Isser-Keddara» (SPIK 2) dans les délais prévus afin d’augmenter les capacités de stockage et d’approvisionnement en eau potable pour la région de l’ouest d’Alger et de Blida.

Lors d’une visite effectuée à la station de pompage de Mazafran (sud-ouest d’Alger), le ministre a souligné que le projet SPIK2 était d’une nécessité absolue qui permettra d’absorber le déficit en matière d’eau potable dans cette région. Accompagné du directeur général de la Seaal, Jean-Marc Jahn, le ministre a indiqué qu’il était impératif de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer un approvisionnement continu durant la saison estivale, tout en appelant à adopter une nouvelle approche qui consiste à maîtriser l’offre et à rationaliser la consommation.

A ce propos, M. Jahn a fait savoir que la région du Grand-Alger connaissait globalement un manque de 450 000 m3/j qu’il faudrait combler pour atteindre l’objectif d’alimentation d’un volume de 1,3 million m3 permettant d’assurer une autonomie de 24h/24, en précisant que la capacité d’alimentation actuelle moyenne est de 800 000 m3.

Selon le même responsable, les capacités de transfert actuel de barrage de Keddara vers les stations de distribution de la région ouest d’Alger sont de 100 000 m3, mais compte augmenter les quantités transférées à 200 000 m3 après la réception de SPIK2.

De son côté, le directeur de production de la station de pompage de Mazafran, Noureddine Saadi, a précisé que cette station était équipée de 3 réservoirs d’une capacité globale de 30 000 m3/jour, tandis que les capacités de transfert sont d’une moyenne de 80 000 m3/jour vers la chaîne côtière, de 70 000 m3 vers la chaîne des hauteurs et de 30 000 m3 acheminés quotidiennement pour satisfaire les besoins des consommateurs dans la wilaya de Blida.

Concernant les capacités des eaux arrivées, elle sont de l’ordre de 110 000 m3 venant de la station de traitement SAA laquelle transfère l’eau à partir des deux barrages Boukourdane (wilaya de Tipasa) et Bouroumi (wilaya d’Aïn Defla), alors que les 80 000 m3 des eaux souterraines sont en provenance des champs de captage Mazafran 1 et 2.

Visitant également le site de la direction générale de la Seaal (Kouba), le ministre s’est rendu au centre de télécontrôle qui veille24h/24 au fonctionnement de toutes les unités relevant de la société et à la détection de tout dysfonctionnement (fuites, perturbations d’alimentation…) ainsi qu’à la mobilisation des équipes des services de maintenance. Cette structure travaille en collaboration étroite avec le centre d’appel de la même société, qui reçoit près de 400 000 appels/an via la ligne verte 1594.

Selon M. Jahn, le phénomène des fuites, qui était intense durant les années précédentes avec plus de 30 000 fuites/an, est actuellement relativement maîtrisé grâce aux interventions rapides des services de maintenance. D’autant plus, a-t-il ajouté, cette société a engagé un vaste programme de rénovation des canaux de distribution avec une moyenne de rénovation de 100 km par an.

Le ministre s’est aussi rendu au centre de production d’El-Harrach où il a salué, par la même occasion, la continuité du service d’alimentation en eau potable durant la fête de l’Aïd El-Fitr.

Selon un responsable technique de ce centre, Amine Larkane, cette structure d’El-Harrach a une capacité de production de 100 000 m3/j pour alimenter les besoins d’une partie de la capitale.

Pour rappel, la dotation en eau potable est passée de 123 litres/jour par habitant en 1999 à 180 litres/jour en 2016, alors que près de 70% de la population reçoit de l’eau dont 36% avec un taux d’alimentation de 24/24h, 16% avec 1 jour sur 2 et 14% avec 1 jour sur 3, selon les chiffres avancés récemment par le directeur central de l’alimentation en eau potable auprès de ce ministère.

Concernant le taux de raccordement, la totalité de la population des grandes villes sont aujourd’hui connectées au système d’alimentation en eau potable, tandis qu’à l’échelle nationale, le taux moyen de raccordement général en eau potable est passé de 78% à 98%.

R. E.

Commentaires

    larbi
    27 juin 2017 - 15 h 42 min

    Il faut une gestion optimisée, et rationnelle des barrages, dont une bonne partie est envasée par l’envasement
    (diminution sensible de la capacité nominale de stockage d’eau dans les bassins en amont des barrages)
    Et l’érosion des meilleurs sols fertiles du pays à cause du faible taux de reboisement,
    Ajouter au manque important de barrages de retenues de l’eau, et fixation des sols
    L’Hydraulique (barrages, retenues, forage puits d’eau, etc,…..)
    Et les forets (reboisements des bassins, barrages verts,etc,…..)
    Devraient avoir un meme département ministériel, et un seul ministre
    Pour une bonne gestion, bonne coordination, et bons suivis des projets




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