Assemblage automobile : l’association AC2A réagit aux propos de Bedda

Sefiane Hasnaoui

L’Association des constructeurs et des concessionnaires automobiles en Algérie (AC2A) a réagi aujourd’hui aux déclarations du ministre de l’Industrie, Mahdjoub Bedda, dénonçant une pseudo-industrie de montage automobile et annonçant la mise en place d’une nouvelle stratégie pour le secteur.

«Suite aux déclarations reprises récemment dans la presse nationale relatives à l’activité de montage de véhicules, l’AC2A tient à confirmer son support le plus actif aux orientations de développement structurel de l’industrie automobile en Algérie», assure cette association selon laquelle l’industrie automobile ne pourra s’ancrer durablement que par la densification d’un véritable réseau de sous-traitance industrielle, accompagné d’un transfert de technologie et d’une politique de formation continue.

Pour l’AC2A, «l’implication de l’ensemble des parties, le gouvernement et les pouvoirs publics, les investisseurs et les fabricants, est fondamentalement et nécessaire pour assurer un développement maîtrisé de cette industrie». Cette association plaide ainsi pour le développement de l’industrie automobile, «fortement créatrice d’emplois» et «vecteur de développement économique». «En ce sens, nous souscrivons à tous les efforts nécessaires par l’ensemble des parties et apportons notre support à toute action des pouvoirs publics dans l’intérêt de l’Algérie», souligne l’AC2A qui dit avoir toujours défendu le développement industriel de la pièce de rechange et des composants automobiles comme «une étape prioritaire dans le développement de l’industrie automobile».

«Cette industrie fortement structurelle offre, par ailleurs, des opportunités d’exportation solides pour notre pays. L’implication des PME-PMI est une approche nécessaire pour s’assurer du succès durable de notre industrie», conclut AC2A qui regroupe l’ensemble des importateurs et des détenteurs d’unités d’assemblage automobiles.

Hani Abdi

Comment (4)

    Ammar
    9 juillet 2017 - 8 h 56 min

    L’adage populaire  »bien savant » : celui qui a peur de tomber ne montera jamais
    Les éternelles conditionnelles qui ne permettront pas le décollage de cette fructueuse activité
    Alors que d’autre ont plongé directement sont attendre l’implication de x et y,
    L’implication de l’ensemble des parties, le gouvernement et les pouvoirs publics, les investisseurs et les fabricants, est fondamentalement et nécessaire……etc




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    DZ Lander
    7 juillet 2017 - 16 h 46 min

    Il y a, me semble-t-il, au moins deux critères à satisfaire pour qu’on puisse parler d’industrie automobile dans notre pays : d’abord, une main d’oeuvre suffisamment bien formée dans ce domaine ; ensuite, une industrie de sous-traitance conséquente. Nous pouvons satisfaire à ces deux critères à condition que la mafia de l’import-import laisse travailler les personnes concernées -de près ou de loin- par la véritable relance de cette industrie créatrice d’emplois de haut niveau.




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    kaci
    7 juillet 2017 - 11 h 31 min

    Les experts algériens reconnus mondialement préconisent le développement de l’économie réelle (agriculture, textile, bâtiment) Boumédienne avait cette stratégie jusqu’à ce ceux les prédateurs détruisent tout avec la complicité du FMI.A quoi rime une industrie automobile dans une économie de rente et sans une infrastructure routière adaptée.La ferraille automobile s’amasse sans cesse dans des ruelles datant de 1852 et conçues pour les bourricots. La solution réside dans le transport collectif (rail,métro,tramaway, et tout ce qui est électrique). Avec cette politique du « tout automobile » les villes se polluent et les accidents se multiplient (avec la mise à disposition de ces engins à la portée des jeunes sans maturité et sans avoir sué pour les mériter. Alors halte à ce mal du siècle. Il faut plutôt imaginer un autre modèle de ville adaptée sans automobile individuelle. Le modèle oxydental est diffusé pour faire tourner leur industrie automobile.Halte




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    zaatar
    4 juillet 2017 - 7 h 38 min

    En somme l’AC2A rejoint les propos du nouveau ministre de l’industrie. Le montage des véhicules en Algérie pour l’instant est de l’importation déguisée. En attendant le transfert de toutes les technologies automobiles nécessaires pour dire dernaha djazairia.




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