Baccalauréat 2017 : un taux de réussite de 56,07% meilleur qu’en 2016

bac 2017
Affichage des résultats du baccalauréat. News Press

 

Le taux de réussite global au baccalauréat 2017 est de 56,07%, a annoncé ce matin la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Un taux en nette hausse par rapport à celui enregistré en 2016 qui était de 49,79%, a-t-elle encore précisé, se félicitant du travail titanesque accompli par l’ensemble des corps de l’Etat afin que cet examen se déroule dans des conditions normales. Autrement dit, sans fuite de sujets.

Mme Benghabrit a refusé de parler de meilleur taux par wilaya, considérant que le plus important était le nombre de réussites. Elle a cependant indiqué que le taux de réussite le plus élevé a été enregistré dans la branche «mathématiques» avec plus de 68%, suivie de «sciences expérimentales» (62%) puis de «techniques mathématiques» 60%. «Sciences de gestion» est la filière qui a eu un taux de réussite de 46%, soit inférieur à la moyenne nationale.

La ministre de l’Education considère cette amélioration comme un premier fruit des réformes entreprises ces dernières années. Des réformes qui vont se poursuivre, a-t-elle assuré. Mme Benghabrit a affirmé que la réforme du bac est sur la table et que le projet sera prochainement discuté en conseil de gouvernement. Selon elle, il y a le contenu des sujets, mais aussi le mode de passage. La ministre a précisé que les efforts vont se poursuivre pour privilégier dans cet examen beaucoup plus un contenu lié à la compréhension et à l’intelligence du candidat plutôt qu’à ses capacités de mémorisation. Aussi, la ministre a souligné que le principe d’une seule session au bac est retenu. La nouveauté dans cette réforme est l’intégration, pour ceux qui échoueront dans la session du bac, des résultats obtenus durant l’année dans ce qui est appelé «fiche de synthèse».

La ministre de l’Education nationale a assuré que, contrairement à ce qui s’est dit, la session spéciale du bac organisée du 13 au 18 juillet au profit des candidats retardataires, n’a pas été catastrophique. Certes, il y a eu un nombre extrêmement élevé d’absents (plus de 80%), mais les présents ont eu la possibilité de passer leur bac. Pour elle, cela démontre à quel point les dirigeants du pays accordent de l’importance aux aspects sociaux de la vie des Algériens.

Il est à rappeler que le nombre des candidats au baccalauréat pour l’année scolaire 2016-2017, organisée du 11 au 15 juin à l’échelle nationale, était de 761 701 lycéens.  Sur le total inscrit, 491 298 étaient des candidats scolarisés et 270 403 postulaient en candidats libres, alors que le nombre de filles représentait 54,71% du total.

Hani Abdi

Comment (7)

    chibl
    26 juillet 2017 - 11 h 14 min

    Félicitations a nos jeunes bacheliers et bachelières, le bac ça reste un moment inoubliable dans la vie, hier encore j été très content de voir les jeunes heureux d avoir eu le bac, a notre Epoque c été tellement sérieux qu’il y avait une chanson de Deriassa a la radio, JABOUHA JABOUHA HADOUK EL FORSANE.
    Mais bon a l époque il y avait pas de triche, de facebook…etc.l essentiel Mabrouk a tous.




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    zaatar
    26 juillet 2017 - 11 h 03 min

    Après avoir eu le bac, le calvaire commence. On passe des études en langue arabe à des études en Français. On enseigne même le Français dans le supérieur aux étudiants pour que ces derniers puisse rattraper leur retard dans le Français accumulé tout au long de leurs cycles primaire, moyen et secondaire. Et on se félicite du taux de réussite alors qu’on devrait penser comment réformer cette façon de faire sources d’énormes échecs par la suite et qui fait reléguer nos universités et nos écoles aux derniers rangs dans le classement mondial.




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    Farouk HAMZA
    26 juillet 2017 - 9 h 42 min

    Bravo et félicitations à toutes nos nouvelles bachelières et à tous nos nouveaux bacheliers
    Enfin une bonne nouvelle qui fait chaud au cœur et qui redonne un peu d’espoir dans cette actualité tumultueuse et difficilement supportable. TIZI-OUZOU est une wilaya qui peut, sans fausse modestie, se vanter de la qualité de son enseignement et de l’importance donnée à l’acquisition de la connaissance et du savoir. Il est une tradition pour les parents de donner la priorité à l’éducation et à la formation de leurs enfants. Les familles de notre région ont précocement saisi que pour toute évolution, pour toute émancipation, une seule voie à suivre, celle de l’école malgré les insuffisances et les difficultés environnantes. Elles ont investi dans leurs descendants et affirment que l’héritage que méritent leurs filles et leurs fils, est la possibilité de s’instruire. Une phrase célèbre du défunt Président Mohamed BOUDIAF, pais à son âme, juste avant qu’il ne soit lâchement assassiné, me vient à l’esprit : « comment avons-nous été dépassés par les autres ? par la science « . En une seule phrase, il sut poser le diagnostic et la thérapie adéquate des causes de notre sous-développement, de notre retard politique, sociologique, économique, par rapport aux nations développées. Ce n’est pas par hasard, que celui qui a rêver d’une république algérienne démocratique, n’avait pas uniquement de l’enthousiasme et de l’engagement, mais aussi les deux parties du Baccalauréat Mathématique, décroché en 1956 où tous étaient ignorants et analphabètes. Je n’ai nullement besoin de citer son nom et qui lui aussi, comme BOUDIAF, a été assassiné par les siens. C’est dire l’importance du savoir et de la prise de conscience. En parlant de savoir, de science, je ne pourrais pas ne pas citer le père de la philosophie, Socrate, condamné à la prise de la ciguë. Paradoxalement,on est tenté de voir dans le savoir, une damnation, une malédiction. Pour le cortège de
    l’obscurantisme, la connaissance est une véritable menace. Certains gouvernants n’aiment pas la lumière et préfèrent l’obscurité et les ténèbres pour mieux rester à l’affût, près à bondir sur leurs naïves proies, tels les hyènes dans la brousse. Réussir son enseignement général, est une garantie,une caution pour un avenir meilleur, c’est prouver que l’on mérite de prendre sa destinée en main et réfléchir à une émancipation certaine et un droit à la parole dans la société. C’est ce que prouvent, à chaque occasion, nos filles, qui sont pratiquement les majors de promotion dans les différentes disciplines parce qu’elles ont une revanche à prendre sur l’Histoire et sur le passé qui les a souvent relégué au dernier rang ! Je dis bravo et félicitations à tous nos nouvelles bachelières et nos nouveaux bacheliers et je leur souhaite à toutes et à tous une bonne rentrée universitaire pour l’année 2017-2018. Bon vent !
    Docteur Farouk HAMZA
    TIZI-OUZOU, le 25 juillet 2017.




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      MELLO
      26 juillet 2017 - 18 h 20 min

      Docteur, vous avez tout dit, en des mots simples et compréhensifs. Celui qui ne veut pas comprendre est allié de l’ignorance . En effet la Wilaya de TIZI OUZOU sans surprise aucune, est, une nouvelle fois, arrivée en tête par ses résultats obtenus à l’examen du baccalauréat en décrochant un taux de réussite de 71.82%, annonce faite par le chargé de communication de la direction locale de l’éducation. Pour anticiper sur des idées mal placées, il est utile d’informer l’ensemble des internautes que les copies des candidats de TIZI OUZOU ont été corrigées à MEDEA. Toute fois , pour vous rejoindre, l’état des lieux est effrayant, la dégradation s’aggrave dans tous les domaines de la vie quotidienne des citoyennes et des citoyens Algériens. Car c’est là le cœur du problème: l’ordre brutal du monde , du capitalisme colonial hier, et de la globalisation néolibérale aujourd’hui, nous dit une seule et même chose: vous avez le droit d’être des peuples unis dans la soumission au colonialisme ou la dictature mais la démocratie et la liberté vous ne pouvez les vivres que comme des petites coterie, des clans, des ethnies, des sectes ! Et ceux qui nous disent que nous pouvons nous dispenser de regarder ce qui se passe dans le monde et en tirer des leçons n’ont rien compris à l’histoire de l’Algérie. Celle ci est le socle sur la quelle le reste pourra être construit. Nous devons être unis sur cela pour pouvoir diverger démocratiquement sur le reste.




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    MELLO
    25 juillet 2017 - 17 h 25 min

    Tout d’abord et avant toute chose, Félicitation aux candidats ayant obtenu leur BAC. Je leur conseillerais de bien choisir leur orientation universitaire en fonction de leurs capacités à poursuivre des études supérieures dans les meilleures conditions, mais pas choisir des filières en fonction du désir de leur environnement familiale.
    Quant à cette politique des résultats, prônée par Madame la Ministre, elle est le fruit d’une gabegie volontariste d’un système qui ne cesse d’avancer dans une aventure sans lendemain, avec tous ces moyens techniques et financiers colossaux dont la qualité reste en deçà des espérances. Comme pour l’ensemble des secteurs , celui de l’éducation porte en lui une grave lésion qui se répand dans le fin fond des cerveaux de ceux qui ont eu à côtoyer ce secteur en Algérie. Il faudrait , tout de même, ne pas « zapper » sur ces cerveaux Algériens , de l’école Algérienne, qui ont pu saisir cette occasion de s’exiler afin de panser ces lésions et pouvoir démontrer , par ailleurs, les vraies capacités de l’Algérien. Un débat doit être lancé sur cet examen , appelé BAC, afin de ne pas sombrer dans tous les incohérences enregistrées.




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    HANane
    25 juillet 2017 - 12 h 30 min

    premier fruit des réformes? Quelles réformes? hhhhhh !!!!




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    lhadi
    25 juillet 2017 - 11 h 44 min

    Je plaide pour une politique qui puisse faire de la jeunesse et de l’éducation la priorité de la Nation.

    C’est dans cet esprit que la ministre de l’éducation nationale se doit d’engager une loi d’orientation et de programmation pour refondre l’école de la république dont l’objectif majeur est de favoriser la réussite de tous.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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