Des chroniques de braise à Aboukir : Daoud et la littérature

littérature Daoud
L'écrivain Kamel Daoud. D. R.

Par Samia Ziriat Bouharati – C’est à défaut d’avoir trouvé une analyse satisfaisante à travers la presse algérienne au sujet du nouveau livre de Daoud, Zabor ou les psaumes, que j’ai décidé d’y contribuer moi-même ; ce que je cherchais bien sûr dépassait la simple description de l’histoire du roman ou d’apprendre que beaucoup de gens l’attendaient à Alger, Béjaïa, Oran et Constantine – c’est ce qui est relaté pratiquement dans la plupart des articles après le passage de l’auteur dans les différentes librairies pour la signature du livre. J’ai dans mon parcours l’occasion d’inviter des auteurs pour ce qu’on appelle communément le café littéraire, que j’essaye d’animer avec passion et ferveur, c’est dire que beaucoup d’auteurs peuvent appréhender ce moment de contact direct avec le public. Je n’ai pas eu l’occasion d’inviter Kamel Daoud. Mais ce dont je suis certaine, c’est que ce dernier se délecte, jubile de ces moments plus que beaucoup d’autres auteurs, et la raison en est simple : il a confiance en lui, en ses propres vérités, sa machine de guerre est maintenant bien huilée et rodée à merveille. Son style d’écriture confirmé. L’exercice des débats l’ayant aguerri. Et c’est tant mieux ! Beaucoup, tout en le critiquant, se verraient bien à sa place, s’il s’est trompé en faisant le choix de politiser ses positions, là où n’était plus question de littérature, chose pour laquelle il devait se consacrer, aujourd’hui justement, il démontre que son rôle est d’abord d’écrire, de la littérature si possible, et il se sait très attendu.

Si le succès et la célébrité acquis suite aux tollés provoqués sur des sujets brûlants et explosifs l’exposent et le mettent dans l’obligation de parfaire encore son style dans ce nouveau roman, c’est tant mieux encore ! La confiance gagnée en lui est chose précieuse, elle est, à mes yeux, une sacrée qualité qui fait défaut dans la société algérienne, nous nous représentons mal, et nous sommes mal représentés, à peine sûrs de notre identité mal définie, nous commençons à émerger comme après un long sommeil, à sortir la tête de l’eau avec une tonne d’interrogations, de choses à comprendre, à reconstituer, comme face à un puzzle géant, avec de très lourdes responsabilités historiques.

Redorer le blason d’une religion prestigieuse ternie, celle des aïeuls, aujourd’hui saccagée, qui ne demande pas au fond à être nommée du fait qu’elle est d’abord une pratique silencieuse et discrète, un comportement, elle peut facilement exister par elle-même et n’a besoin de personne, la raison c’est qu’elle est la vie en elle-même, synonyme d’harmonie, d’amour fulgurant et de mystère qui nous élève en tant qu’êtres humains ; être nommé comme l’ont si bien dit certains, c’est être voué à la stigmatisation, aux attaques et parfois à la diabolisation. Les mots ont leurs limites, ils ne peuvent tout définir. C’est dans l’attitude, le comportement d’un individu qu’on mesure sa valeur, sa grandeur.

A-t-on besoin de savoir ou de qualifier au nom de quoi une personne est juste, droite, honnête, polie, généreuse, qui sacralise la science et le savoir au service de l’humain, soucieuse de son prochain, si cette personne est tout cela par des convictions qui la concernent, qui lui sont intimes ? Doit-on nommer le fait, les raisons qui font d’elle ce qu’elle est, c’est-à-dire une personne honorable, respectable, humaine, qui accomplit sa mission d’âme, consciemment ou inconsciemment, qui donne à sa vie un sens pour parler un langage propre à la spiritualité. Sur les épaules aussi.

Une histoire révolutionnaire, unique au monde, bafouée, brisée dans son élan émancipateur, ayant coûté au prix fort. Sommes hantés à vie par les visages et les images, tournant en boucle dans nos psychés, si le passé était glorieux, admettre l’échec est chose trop douloureuse et pénible à porter.

Kamel Daoud est de ma génération, c’est ce que j’appelle la génération du funeste coup d’état de 1965, je ne pense pas qu’il doit détester ni sa religion ni sa langue maternelle. Cette génération a grandi avec l’arabisation, en faisant le deuil d’un dialecte maghrébin qui nous appartient, riche et beau, qui aurait pu être revigoré et restauré tel un précieux trésor, d’ailleurs Zabor ou les psaumes aurait été si beau écrit en dialecte, l’auteur a recours à maintes reprises aux mots (smaimes, le sansal…) des scènes qui rappellent étrangement le film, Chronique des années de braise de Hamina.

Nous avons essayé tant bien que mal de maîtriser l’autre langue, celle du «butin de guerre», en la volant presque, elle donnait déjà une ouverture, aujourd’hui même elle s’en trouve dépassée car d’autres puissances émergent et il y a urgence de maîtriser les autres langues dominantes. L’effervescence qui anime cet auteur, la joie perceptible chez lui presque enfantine, je la comprends, quelle personne n’aimerait pas qu’on lui accorde de l’importance, en lui donnant la liberté de parole en prime, quitte à se tromper. Etre muré dans son silence, dans la solitude, courber l’échine, accepter dans l’humiliation d’être malmené dans son histoire, et ensuite dans sa vie, toute sa vie, dans sa dignité d’homme ou de femme, n’est-ce pas le pire supplice ? La chose la plus terrible, c’est d’accepter de vivre sans choisir sa vie finalement, jusqu’à être privé de donner à la patrie ce qu’il y a de meilleur en soi en contrepartie de ce qu’elle nous a donné : la liberté et la dignité.

S. Z.-B.

Comment (37)

    ZORO
    2 septembre 2017 - 16 h 42 min

    @ Tin -hinane: je ne suis qu un simple lecteur qui ne comprend pas trop en littérature je lisai quotidiennement, les billets de Daoud à ses debuts je trouvais different et percutant ce qu il disait et je sentais qu il pouvait bien reussir j aurai aime partage avec lui la reussite si elle ne fut pas attribuée par un pere noel qui ne visitera jamais nos cheminees!!!SIGNE ZORO…Z..




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    Kader
    2 septembre 2017 - 13 h 28 min

    Je suis fier et satisfait de la réaction de rejet exprimée par la majorité de mes compatriotes envers cet individu. Nous sommes un pays jeune et fragile, notre unité et notre identité en tant qu’Etat-nation ne sont pas très fortes. L’Algérie est un pays qui se cherche encore, le comparer à de vieilles démocraties pour mieux en dévoiler les tares est intellectuellement inopportun et moralement malhonnête. Ce genre de pseudo-intellectuels qui ont l’art de masquer leur ignorance par la formule choc et le style alambiqué exploitent, à leur compte le retard de développement de leur peuple, qui au demeurant a des raisons objectives bien connues, dans le but de dépeindre et vendre à l’occident une image exécrable de leur pays et de leur concitoyens. Ce même occident étant friand de telles production littéraires et journalistiques pour des raisons que tout le monde connait, n’hésite pas à décerner le titre « d’intellectuel courageux » au premier bougnoule ignare qui insulte et rabaisse sans nuance et sans discernement ses compatriotes, leurs pratique et leur religion. L’élite politico-médiatique Française a déniché chez Kamel Daoud le profil idéal pour faire le bougnoule utile : ambitieux, narcissique et provocateur et vu le tapage médiatique qu’il font au tour de lui, je crains que des officines occultes ne le prépare à jouer un rôle politique à l’avenir. Macron vient d’exprimer son admiration pour lui, une première, est ce un signe ?




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      Anonyme
      2 septembre 2017 - 14 h 05 min

      Parfois c ‘est l’intellectuel qui guide la politique des hommes de pouvoir , kissinger est un exemple




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    Salim31
    2 septembre 2017 - 0 h 54 min

    Poukoi 04 entites n aiment pas kamel daoud
    #il est l ennemi jure des islamistes toutes races confondus il rst
    l un des rares a les combattre et denoncer leur l ideologie en plein petiode reconcilation et compromission nationale _
    #Les ba3th et arabisant se mordent les doit et se disent  » comment ca se fait qu il nous a achapee ..nous aurions du arabiser a sa naissance  »
    #Le presient francais a dit que c etait un fan de daoud les marocains malgre leur courbures devant les blancs n ont jamais eu ce merite meme dans leur reves
    #le reste Les suiveurs impersonnels ou les jaloux du quartier ou kamel a reussi et pas eux !




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      Abdelrahmane
      2 septembre 2017 - 10 h 33 min

      « Les ba3th et arabisants se mordent les doigts et se disent comment ça se fait qu il nous a échappe, nous aurions du l’arabiser a sa naissance ». Mais pauvre ignorant, il était arabe à sa naissance, il est de Mostaganem fief de la tribu arabe hillalienne des medjaher. même à son age adulte, il était un barbu militant sympathisant du fis et il s’attaquait même à ces voisins de quartier à oran qui étaient anti-fis!!! N’as-tu pas lu les témoignages d’oranais ici, plus bas ? il a bifurqué tard dans sa vie, ces dernières années, il y a 15 ans ou moins. çà tu l’ignores et tu dis n’importe quoi.




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        ali
        2 septembre 2017 - 13 h 19 min

        Il est peut être plus intelligent et plus croyant que tous ses voisins,il a compris le vrai message d Allah et il s est détourné de ceux qui on devoyait le vrai islam pour juste avoir le pouvoir,il était jeune et a été endoctriné comme des millions de nos concitoyens.
        Allah lui a donné la raison contrairement à d autres qui suivent comme des moutons,
        c est eux les vrais mounaffikines car ils osent se prendre pour les représentants de dieu sur terre.




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        ZORO
        2 septembre 2017 - 16 h 18 min

        Salem akhi Abderrahmane : je me rappelle que les harkis etaient plus durs envers nous que les légionnaires qui nous menaient la vie dure,surtout ,juste apres avoir retourne la veste,mais viendra le jour ou le harki Daoud a l instar de ses predecesseurs sera jeté du palace qu il occupe ,au bidonville que la France «  »MEFIANTE » » reserve a tous les traitres!!!! SIGNE ZORO Z….




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      salim31
      2 septembre 2017 - 13 h 41 min

      lisez l HISTOIRE de votre pays et vous saurez que quant cette tribus enterre leur fillettes dans le désert -l ouest et cherchelle pas loin de mosta étaient la capitale des arts et du savoir romain a travers ses ROI ALGÉRIENS juba I ET JUBAII-
      vous devriez citez les reference de vos ancetres et parents berberes au lieu de glorifier des migrants du desert




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        Abdelrahmane
        2 septembre 2017 - 14 h 05 min

        @ salim. je connais l’histoire de mon pays avant l’arrivée de l’Islam et des arabes et je sais qu’en ce temps là on était païens et on adorait des divinités cruelles comme tanit, hamon, baal et surtout anzar. anzar à qui offrait en sacrifice des adolescentes pour obtenir sa bénédiction et avoir la pluie pour la saison. on organisait aussi des pèlerinages qui se terminaient par des orgies et des partouzes parfois incestueuses.et beaucoup d’autres horreurs et mœurs cruelles auxquelles les arabes musulmans ont mis fin.




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          salim31
          2 septembre 2017 - 21 h 30 min

          @abderahmane /
          je vois que vous êtes dure avec votre race; a moins que vous ressembliez a un saoudien ou a un koweitien j ai’ le regret de vous informer que vous etes un berbere comme 95 % des habitants de l afrique du nord – concernant les rites dont vous parler l algerie pre islamique n a pas une reputation de païens sanguinaire debauche comme vous le decrivez au contraire les berberes sont repute un peuple libre fiere et courageux de toutes facon tout les peuples ont leur tares et leur grandeur et ca s’apelle l identite et vous pouvez pas la changez ; maitenant si par adoration ou coplexe de
          l arabe certains voudrait efface notre idendentite berbere cela risquent comme le corbeau de perdrent les 02 a la fois . ps / je suis pas kabyle




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          Krimo
          3 septembre 2017 - 9 h 22 min

          Salim 31

          Si vous relisez bien l’histoire pre-islamique, vous occultez un pan de cette histoire qui a eu des incidences facheuses et qui donnent bien raison a Aberahmane.

          La periode pre-islamique en Algerie peut se targuer d’avoir produit St Augustin, Apulee et bien
          d’autres (moins connus) et toute l’Afrique du Nord, province romaine suscitait l’envie mais aussi la convoitise.
          En 429, de l’ere chretienne, s’est abattu un fleau sur l’Afrique du nord, qui a pour nom les Vandales. L’invasion de ces derniers a tout mis a plat,St Augustin le payera de sa vie, ce fut un siecle ou la barbarie a ete ecrite en lettres de feu. Les envahisseurs vandales imposerent leurs rites et coutumes qui firent sombrer l’AFN dans la periode la plus sinistre de son histoire. Elle dura plus d’un siecle. Les byzantins prennent le relais, ils chasserent les vandales, mais rencontrerent une hostilite farouche de quelques tribus berberes. Ce fut ainsi jusqu’a 670.




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          Abdelrahmane
          3 septembre 2017 - 10 h 27 min

          @ salim: »j ai’ le regret de vous informer que vous etes un berbere comme 95 % des habitants de l afrique du nord « . cause toujours, salimo, tu m’intéresses. et les 5 % restants, comment se fait-il qu’ils ont arabisé les (supposés) 95% ? bizarre, non ?! ou fausse et fallacieuse, ta version ?!




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          Salim31
          3 septembre 2017 - 20 h 15 min

          A mr abderahmane et mr krimo
          C est questionnement devrait etre pose a l etat algerien ou l HISTOIRE DE L ALGERIE se resume a 07 annees plus bas y a rien comme si l homoalgerianus est ne le 01 nov 1954 _ il faut une chaine Tv HISTOIRE DZ public qui reconcilera les algeriens avec leur histoire
          Wach gal Rahimou ..bonne continuation!!




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    Mosta(ganem)
    1 septembre 2017 - 14 h 10 min

    Cet hurluberlu est un âne (hachakoum !) qui a mis sa « plume » au service de l’Empire Satanique….. Pôvre type !




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      mourad
      1 septembre 2017 - 23 h 56 min

      C est toi l â…, est ce que tu as lu ses ecrits? Tu peux ne pas être d accord avec ses idées, developpe les tiennes au lieu de l insulter ….!!!!




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        Mosta(Ganem)
        2 septembre 2017 - 2 h 57 min

        Pas besoin de lire un âne qui insulte son pays et renie sa religion pour plaire à ses maîtres….. on sait tout de suite à qui on a à faire. …




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          mourad
          2 septembre 2017 - 13 h 10 min

          Si tu aimes la médiocrité dans laquelle se trouve le pays c est que tu n as aucune ambition pour l avenir de l Algerie,par ailleurs il ne critique pas la religion,il critique ceux qui l utilisent pour rendre le peuple débile et qui se prenne pour Dieu en énonçant des fatwas.
          L islam est la seule religion Où il n y a pas d intermédiaire entre Allah et le croyant,chacun est libre de sa spiritualité et de son rapport avec dieu,et pourtant il y a certains qui se permettent de parler en son nom.
          Est ce que vous croyez que c est normal qu on tue au nom de notre religion des musulmans ou autres???




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          Mosta(Ganem)
          2 septembre 2017 - 19 h 12 min

          @Mourad. « Est ce que vous croyez que c est normal qu on tue au nom de notre religion des musulmans ou autres??? ». Réponse : BIEN SÛR QUE NON !!! Mais la problématique n’est pas là… Trouvez-vous « logique » et « normal » que les services des puissances étrangères transforment de pauvres abrutis pommés en bombes humaines qui se font exploser au milieu de pauvres gens innocents…???




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    Tin-Hinane
    31 août 2017 - 16 h 22 min

    Peu d’écrivains algériens sont aussi controversés que Kamel Daoud. Il est clair que son « Meursault contre enquête » est une oeuvre magistrale tant par sa forme littéraire que par le fond politique et humain qui en fait un livre-symbole. Quand on sait à quel point Albert Camus est vénéré par les européens racistes on aime Kamel Daoud pour la réponse qu’il a apporté à l’Etranger. Pour Camus, comme pour les français et les européens (je dis européens car j’ai eu l’occasion de constater la vénération que lui porte l’Europe), c’est simple ils occupent les pays des autres et si les autres ne sont pas contents on les élimine. Camus a non seulement légitimé le crime raciste-colonial, mais il lui a donné ses lettres de noblesse. Daoud a remis les choses en place: nous ne sommes pas anonymes dans notre pays et toi Camus tu es effectivement un étranger sur cette terre. Ce livre dépasse même la frontière algérienne quand on sait les génocides commis par les européens sur les autres peuples de par le monde. Le problème de Kamel Daoud c’est qu’il exprime librement sa pensée sans tenir compte de l’ennemi, le problème de Kamel Daoud c’est qu’il est continuellement cité comme référence par les pires ordures sionistes, ils le font certes pour le salir et le faire haïr de ses propres compatriotes car ce qu’ils veulent c’est l’assassiner et s’ils ne peuvent pas l’éliminer physiquement (comme Meursault l’a fait avec l’arabe) ils s’acharnent pour pourrir sa réputation. Il a aussi cette liberté de critiquer l’Algérie sur les plateaux français qui n’est pas à son honneur j’avoue, il semble oublier où il est quand il critique son pays, il n’est pas le seul, critiquer l’Algérie est une spécialité algérienne. Je n’ai pour ma part jamais entendu un français quelque soit son sexe, son âge, sa profession, sa classe sociale ou sa sensibilité politique critiquer la France ni permettre aux étrangers de le faire, et cela est valable pour toutes les autres nationalités, à part les algériens je n’ai jamais entendu personne critiquer son pays. J’espère vraiment que Kamel Daoud finira par comprendre qu’il faut débattre en Algérie et pas ailleurs et qu’il continue à écrire.




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      Krimo
      31 août 2017 - 18 h 16 min

      Tin Hinane,

      Bien vu et chapeau bas.

      « J’espère vraiment que Kamel Daoud finira par comprendre qu’il faut débattre en Algérie et pas ailleurs ….. ». C’est une opinion pleine de bon sens. J’aimerai bien connaitre un quelconque lieu ici-bas en Algérie ou puisse avoir lieu ce débat




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      Marre du Khorti
      2 septembre 2017 - 0 h 44 min

      « Je n’ai pour ma part jamais entendu un français quelque soit son sexe, son âge, sa profession, sa classe sociale ou sa sensibilité politique critiquer la France ni permettre aux étrangers de le faire, et cela est valable pour toutes les autres nationalités, à part les algériens je n’ai jamais entendu personne critiquer son pays… »….Je me demande dans quelle planète tu vis. Ou alors tu n’est jamais sortis de ton village. Le peuple français est l’un des plus râleur du monde. Il passe son temps à critiquer son pays et ses dirigeants. Et c’est souvent les habitants des pays les plus riches qui se permettent le plus de critiquer leurs dirigeants (Vous mettez nos dirigeants à la tête d’un pays européen, c’est la révolution en moins d’un an). Maintenant si les européens se permettent moins de critiquer leur propre pays lorsqu’ils sont à l’étranger, dans un pays du tiers-monde, c’est par décence, la misère étant plus grande ailleurs.




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    MELLO
    31 août 2017 - 13 h 46 min

    @Oranais 30 août 2017 – 20 h 38 min
    @M’dina J’dida 30 août 2017 – 21 h 09 min

    Abdelfattah Hamadache,vous le connaissez ! , il a menacé publiquement le journaliste et écrivain Kamel Daoud de mort. L’activiste salafiste a publié sur sa page facebook un véritable appel au meurtre contre Kamel Daoud, qu’il qualifie d’«apostat». «Nous appelons le régime algérien à appliquer la charia et à le condamner à mort en le tuant publiquement pour la guerre qu’il mène contre Dieu et le Prophète», lit-on, entre autres, dans une lettre particulièrement virulente. «Si nous étions sous un régime islamique, nous appliquerions la charia», écrit encore le très controversé imam.
    Le document qualifie Kamel Daoud d’«apostat» et d’«ennemi de la religion». Contacté, le journaliste, qui annonce qu’il va déposer plainte, se dit «en colère». Choqué, l’auteur de Meursault, contre-enquête, explique cette «fatwa» par le fait qu’on «a laissé des champs d’expression à ces gens-là. On les reçoit et ils se sentent dans l’impunité», explique le chroniqueur, qui dit craindre pour sa vie.
    Je crois que le choix est vite fait entre cet individu nauséabond et le professeur Kamel Daoud.




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      Kader
      31 août 2017 - 14 h 25 min

      Entre un marchand des mots qui aime goûter aux plaisirs parisiens en crachant sur son pays et un salafiste intégriste, le choix est vite fait, c’est ni l’un ni l’autre.




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        Krimo
        31 août 2017 - 17 h 39 min

        «Un marchand de mots qui aime goûter aux plaisirs parisiens et qui crache sur son pays»

        Ya si Kada par cette assertion vous légitimez le salafiste qui n’a fait qu’exprimer ce que vous pensez bien bas. Je ne vous prêterai pas les propos de cette canaille mais quelque part et malgré vous, vous lui donnez raison.

        Si je vous rappelai que bien avant la naissance de K. Daoud, et post indépendance un algérien marchand de mots, comme vous l’entendez, avait dit «Ces minarets, des fusées qui ne décollent jamais»
        Vous en diriez quoiɁ




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          MELLO
          1 septembre 2017 - 14 h 39 min

          Ya si Krimo, la difficulté c’est de séparer le bon grain de l’ivraie . Notre Mémoire est tellement triturée que face ce cas de conscience pourtant aussi clair que l’eau de roche, le choix se porte indirectement sur cette valeur négative de la société qu’est le primitif. Je défies quiconque de citer un passage, un mot où Kamel Daoud a craché sur son pays. Par contre les délateurs, comme ce HAMMADACHE, agissaient par adhésion idéologique au régime aussi bien que par intérêt. Dès le début des années quatre vingt dix, la délation s’était enracinée dans la société Algérienne au point de n’épargner ni les milieux politiques clandestins , ni inversement les milieux proches du pouvoir




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    L'inspecteur
    31 août 2017 - 3 h 49 min

    C’est le type qui a traité les combattants de l’ALN de nazis dans l’un de ses romans ?
    Son héros de son dernier roman sa mère a été répudiée par son mari, voila un exemple qu’aiment les chroniqueurs français dans les romans algériens, une Algérienne battue par son mari ou ses frères et pères auraient été aussi une clef de succès.
    I




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    Rayés Al Bahriya
    31 août 2017 - 3 h 28 min

    Ce chroniqueur Kamel D’aoûd a toujours écris ds la presse algérienne même durant les années de feu et de sang

    Défendant un peuple et une nation algérienne ouverte sur le monde… active…INTELLIGENTE… merveilleuse et

    Emerveillante ….. luttant contre le terrorisme islamiste sauvage et abject et nihiliste…..

    Aujourd’hui S.Z.B … (…) viens porter estocade des sbires criminels assassins au même titre que les

    Hordes des GIA ET qui tue qui???? Du p.f.f.s et p.s.f…..nostalgique de l’ére coloniale…

    Yawww fakou ya SZB ton navet ne tiens pas…..

    Gloire à K.DAOUD




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    Oranais
    30 août 2017 - 20 h 38 min

    Ce mec, je ne peux pas lui faire confiance. Étant moi-même Oranais et natif du
    même quartier que ce zig qui était au vu et au su de tout le monde un barbu qui haranguait tous les jeunes du quartier pour les embrigader dans les rangs des fous d’Allah….. V’la qu’aujourd’hui, par une opération du Saint Esprit, il se transforme en pourfendeur de ses amis d’hier ! C’est à ne plus rien comprendre…
    Ce loustic est vraiment bizarre… bizarre… Je dirai même plus : il est bizarroïde !!!




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      M'dina J'dida
      30 août 2017 - 21 h 09 min

      Waah khouya, je confirme ! J’ai subi personnellement ses insultes car je refusais d’être embrigadé par cet écervelé, à cette époque-là.




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      FLN canal historique
      31 août 2017 - 14 h 06 min

      Faut chercher pour qui travaille ce type. Il n’est pas innocent du tout, son infiltration dans les rangs des intégristes pour semer la pagaille et se retirer laisse des zones d’ombre….. Encore on se pose la question pour qui travaille David ? Pour lui même ou pour le Mossad !?

      Pardon l’Oranais David n’est pas né à Oran il est né à ex Aboukir Mesra à quelques encablure de Bled Touahria




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    Mohamed El Maadi
    30 août 2017 - 17 h 53 min

    Je n’ai jamais lu les livres de ce Sieur mais ce sont ces interview sur l’Algerie qui m’ont fait sursauté .
    Je connais bien la France et les salons mondains du moins leur pratique .Daoud est une « vedette » car il a craché sur l’Algérie cela a été son ticket d’entrée et dire le contraire c’est de la mauvaise foi.
    Habib soudaini l’Ordure et Felon a lui eu aussi son heure de gloire et c’est la meme recette qui a l’epoque lui a donné de la visibilité




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    MELLO
    30 août 2017 - 17 h 12 min

    Parler de Kamel Daoud ou parler de son (ses) œuvre (s). La richesse de l’âme ne peut que s’accrocher sur son dernier ouvrage. Zabor ou les psaumes se présente comme le ressenti de la vie de l’auteur. Dans sa fiche de présentation, Daoud raconte la vie du jeune Zabor qui vit dans un village reculé, entre désert et forêt. Zabor est orphelin d’une mère répudiée, rejetée par son père, vivant avec sa tante perdue dans ses rêves et un grand-père aphasique, Zabor se découvre le don prodigieux de pouvoir prolonger la vie des autres par le simple fait d’écrire. « Depuis toujours ou presque, il est convaincu d’avoir un don : s’il écrit, il repousse la mort; celui ou celle qu’il enferme dans les phrases de ses cahiers gagne du temps de vie. Son véritable nom lui a été révélé en même temps que ce pouvoir : il a choisi d’être Zabor (“psaumes”) ». Kamel Daoud explique que ce roman a été écrit pour raconter ses croyances. « J’ai écrit Zabor pour raconter mes croyances : toute langue est autobiographique. Écrire, c’est se libérer; lire, c’est rejoindre ou embrasser; imaginer, c’est assurer sa propre résurrection. Le dictionnaire est une escalade du sens. Kamel Daoud a eu toujours ce gout de l’écriture , de l’expression , comme cette missive adressée au FLN: « Le FLN n’est pas mon Père. Il ne sera jamais mon fils. Je ne raconte plus son histoire à mes enfants. Je me détourne de ses traces, salles, slogans, CC, bureau, visages, tenues, chiens, dobermanns et videurs. Je ne reconnais aucun lien de sang versé entre lui et mes ancêtres. Il n’est pas mon miroir, ni mon ombre, ni mon proche. Je m’en lave les mains. Je ne suis pas son ami. Je déchire les livres qui m’en parlent. Je crache sur sa tombe parce qu’il crache sur celle de mes héros. Je ne l’écoute pas. J’en ai honte. Je déteste ses goûts, ses méthodes et ses représentants. Je voudrais laver ma tête de tous ses souvenirs. Si j’avais à refaire le pays, je referais son indépendance ». Tout comme celle adressée au FFS , dont il était un grand militant: « Chers amis membres de la Direction,
    Vous n’êtes pas sans savoir que j’ai été dans les années 1988-2000 responsable dans le parti, membre du Comité exécutif national, candidat du parti aux élections législatives de 1992, secrétaire général par intérim du Parti en 1994, membre du comité de la campagne présidentielle de Hocine AÏT AHMED chargé de l’organisation en 1999. Finalement j’ai considéré que le pays n’était pas encore prêt au militantisme politique partisan dans un climat démocratique : trop de luttes de pouvoir, trop d’ambitions politiques personnelles au détriment de l’intérêt collectif, trop d’autoritarisme dans l’exercice du pouvoir « .  » Je n’ai pas attendu d’être dans les conflits de personnes pour prendre de la distance des structures du parti… dans la discrétion.
    Comme la plupart des cadres du Parti. Je me suis alors engagé dans la LADDH où je me sens libre de m’exprimer sans être réprimé, car la situation politique continue d’être bloquée par un pouvoir
    autoritaire, autiste, violent et corrompu, et qui n’a aucune intention d’ouvrir le pays à la démocratie. Il s’agit pour nous de continuer de « labourer le terrain » jusqu’à ce qu’une masse critique des Algériens devenus citoyens soient capables d’imposer l’ouverture politique démocratique respectueuse des droits de l’homme. »
    Sacré Kamel .




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    Krimo
    30 août 2017 - 16 h 16 min

    Madame Ziriat,

    Vous animez un café littéraire et vous fendez d’un écrit qui doit être lu et compris. Madame on n’écrit pas comme on anime une émission. J’ai lu et relu, j’ai essayé entre les lignes et même entre les mots, je n’ai rien pipé.

    Vous dites «Kamel Daoud est de ma génération, c’est ce que j’appelle la génération du funeste coup d’état de 1965 ……. Cette génération a grandi avec l’arabisation»

    Qu’est-ce que le coup d’état de 1965 a-t-il de si funeste par rapport aux trois années de pouvoir qui l’ont précédéɁ J’aimerai bien vous lire sur cette question.

    Par convenance je ne vais pas vous demander votre âge, Daoud est né en 70, si vous l’êtes quelques années plus tôt, vous avez plutôt grandi avec le bilinguisme. Sinon comment mariner dans l’arabisation alors que vous êtes d’expression française. Dois-je nuancer pour vous comprendre …….. pour sa part K.Daoud l’a expliqué dans une entrevue.

    Madame, puisque vous êtes littéraire, un auteur a dit «Le talent est plein de pensées, le génie est la pensée. Le talent est une citerne, le génie une fontaine.”




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    FLN canal historique
    30 août 2017 - 13 h 19 min

    Rien de spécial, l’auteur né lui même à Aboukir dans une brigade. Il est animé depuis sa jeunesse d’un esprit hors l’esprit des algériens de tout bord. il s’est même infiltré dans l’intégrisme. sont décharnement n’est pas innocent, derrière l’auteur il y a à boire et à manger. Ce bonhomme c’est celui qui lave le linge sale de la famille devant des étrangers, pour gagner leur sympatrie.




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    Rayés Al Bahriya
    30 août 2017 - 8 h 36 min

    Et c’est reparti de plus belle… une plume de noirceur. Je rappelle à S.B.Z votre ambition n’est pas de tomber plus bas qu’aujourd’hui…!
    Je rappelle à votre modeste critique trop roublarde au canif et à la sauvette que Rika Zarai a vendu plus de livres que de prix Nobel…oui oui plus de livres que de prix « non-belle » avec La médecine naturelle par les plantes. Elle a rendu malade les médecins et les prix Nobel.
    Vous vantez la dignité humaine et patati patata… comme si c’était vrai!… Honteux de votre part madame S.Z.B ….vous frisez le ridicule…
    Les lecteurs algériens et lectrices… s’arrachent ses livres de KAMEL DAOUD. Alors que vous, vous n’avez rien compris aux cris de larmes et d’alarme de notre géant K.DAOUD.
    Désormais je place votre attitude dans le profil de puérile pleurnicherie.
    Pendant ce temps continuons à rêver et à espérer et à nous émerveiller.
    Kamel Daoûd a touché à l’inaccessible étoile…. Que du bonheur de le lire et de continuer à rêver….
    Mille merci Notre géant Algérien universel, lu aux 4 coins du monde….
    Bonne lecture à vous tous gens de culture et de savoir…




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    ZORO
    30 août 2017 - 7 h 56 min

    Si j avais a resume ce texte,je dirais: la langue du butin de guerre se trouvant elle meme dépassée, il y a URGENCE de maitriser les autres langues domlnantes. Autres chose c est khodra fouk ta3am comme on dit chez nous!!!SIGNE ZORO….Z…




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    frank
    30 août 2017 - 7 h 04 min

    Je n’ai rien contre cette litterature, mais jugeant la phase historique je crois que les vraies questions sont evacuées par une fuite en avant, comme les dirigeants autoproclamés vaguaient dans la bulle arabiste/islamiste en se cherchant dans l’ailleurs, ces auteurs actuels cherchent d’etoufer les vraies questions par cette tentative esthetique. Comme un anesthetique autour d’une plaie, plutot que de creuver l’abcès




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