UDS : un parti non agréé qui s’engage dans les élections

UDS
Karim Tabbou, président du parti non agréé UDS. New Press

Par Rabah A. – Cas singulier de la classe politique algérienne : l’Union démocratique et sociale (UDS) dirigée par un ex-premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, est le seul parti non agréé à s’engager dans une échéance électorale.

Ainsi, après avoir appelé au boycott des élections législatives du 4 mai dernier, cette formation, en attente d’agrément depuis plus de trois ans, a décidé de prendre part aux prochaines élections locales, à travers des listes d’indépendants qu’elle a constituées. Seul moyen pour le parti de contourner ce hiatus qui se pose aussi à d’autres formations politiques en attente d’agrément.

A Béjaïa, le parti de Karim Tabbou a réussi, selon nos sources, à confectionner plus d’une dizaine de listes APC et une liste APW, toutes validées par les services de wilaya. Se présentant sous le nom de «Ensemble pour la construction de l’avenir», la liste APW sera conduite par l’actuel président de l’APC de Tibane, Zahir Attouche. Nous apprenons que l’UDS sera aussi présente dans d’autres wilayas, notamment à Tizi Ouzou, où elle participera avec plusieurs listes, là aussi sous couvert de collectifs indépendants.

Les militants UDS sont sur le pied de guerre depuis plusieurs semaines, dans l’attente du coup d’envoi de la campagne électorale. D’après nos informations, le chef du parti, Karim Tabbou, mènera campagne pour les listes parrainées par son parti en mettant le cap sur Béjaïa, où la bataille s’annonce rude face à de puissants concurrents.

R. A.

Comment (4)

    Zoro
    28 septembre 2017 - 16 h 32 min

    Ce que je crains pour nos frères Kabyles:
    « LEUR OVERDOSE DE POLITIQUE »
    Signé ZORO. ..Z…




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    LE NUMIDE
    27 septembre 2017 - 1 h 15 min

    les jeunes politiciens nationalistes ambitieux qui commencent à tracer leur chemin en Kabylie ou dans les autres régions comme ce monsieur Karim Tabbou , doivent passer obligatoirement par la gestion locale et s’imposer sur les volets de l’Hygiene , la propreté , l’écologie urbaine , l’eau ,le sport de masse ,le berberisme social , etc.. des projets comme ça de politique Possibiliste comme les expériences Situationnistes suisses ou celles de la social -démocratie brésilienne ou scandinave qui leur permettra de créer des nouveaux réseaux et de se faire des carrières de gestionnaires politiques et non de Gourous inaptes et incongrus .. le monde a changé , et l’epoque des combats idéologiques épiques et vide de sens est terminée .. le Wahabisme , le Makisme et autres chancres du contre -etat , de l ‘intégrisme politique et de la paresse ne ramènent rien aux algériens et ne mentent la jeunesse qu ‘ à des impasses sans issue .. ceci dit les APC et APW FLN et RND qu’on a vues jusque là , c’est de l’arriération la plus monstrueuse et sont l’une des causes de la Gabegie ambiante , du désespoir des citoyens et de la ruine du pays




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    Nasser
    26 septembre 2017 - 22 h 31 min

    « UDS : un parti non agréé qui s’engage dans les élections » le titre est trompeur puisque il présente une liste « indépendante » qui est une procédure légale!




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    MELLO
    26 septembre 2017 - 19 h 38 min

    Karim Tabou, jeune politicien racé , formé par Feu Hocine AIT AHMED, et c’est par sa fougue qu’il s’est vu éjecté du FFS. Voyant que la Kabylie se radicalise un peu plus , par rapport à ce pouvoir mafieux, Karim Tabou n’a pas hésité à soutenir le projet de Ferhat Mhenni sur l’autonomie de la Kabylie. Invité par une chaîne de télévision algérienne, le secrétaire national de l’UDS, Karim Tabbou, a défendu le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, Ferhat Meheni. Interrogé sur la proposition du MAK et le combat de Ferhat, l’ancien numéro deux du FFS n’a pas mâché ses mots. « Le combat de Ferhat Meheni n’est pas le mien. Au contraire, je suis pour la consolidation de l’union de l’Algérie mais il est inconcevable de le qualifier de mercenaire ou de l’interdire de s’exprimer », laissa entendre Karim Tabbou , le populiste.
    Par cette position assez ambiguë, il n’hésita pas à placer des candidats  » indépendants » dans toutes les régions de Kabylie. Cet usage très politique du vocable populiste s’inscrit dans des représentations d’un peuple immature et incorrigible, toujours guidé par ses bas instincts, souvent dangereux par ses colères subites, et définitivement incapable de raison. Cette très ancienne critique de la démocratie a trouvé une nouvelle jeunesse avec les tentatives d’imposer un «cercle de la raison» au nom de principes supérieurs indiscutables.




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