Décès d’une parturiente et son bébé à Djelfa : peine de prison pour la gynécologue

parturiente
Hôpital de Djelfa. D. R.

Le tribunal de Aïn Oussera (100 km au nord de Djelfa) a prononcé mercredi une peine d’un an de prison dont deux mois ferme, assortie d’une amende de 200 000 DA à l’encontre de la gynécologue, et six mois de prison dont deux mois ferme assortis de deux amendes de 50 000 et 100 000 DA à l’encontre des autres accusés impliqués dans l’affaire, à savoir trois sages-femmes, un surveillant et un permanencier.

L’acquittement assorti d’une amende de 16 000 DA a été prononcé à l’encontre du responsable de la morgue de l’hôpital de Ain Oussera, tandis que trois mis en cause qui étaient sous contrôle judiciaire ont bénéficié de l’acquittement.

Les mis en cause dans cette affaire sont poursuivis pour «homicide involontaire pour cause de négligence», «non-respect du règlement en vigueur» et «refus volontaire de prêter assistance à une personne en danger». Ils sont poursuivis également pour les chefs d’accusation de «faux et usage de faux», «imitation et usage de cachet officiel», «falsification d’un arrêt de travail» par le médecin de l’hôpital.

Les faits remontent à la dernière semaine de juillet passé, lorsqu’une femme enceinte et son bébé ont trouvé la mort, suscitant l’indignation de l’opinion publique. Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière s’est constitué partie civile dans le procès. Dès la survenue des faits, le ministère a dépêché une commission d’enquête constituée de trois inspecteurs et d’un professeur en gynéco-obstétrique chargés de faire la lumière sur tous les aspects administratifs, organisationnels et médicaux de cette affaire.

R. N.

Comment (3)

    Micka
    28 septembre 2017 - 17 h 09 min

    C’est encourageant de voir que les autorités en charge de la Santé Publique font le ménage.
    Il est nécessaire que les citoyens portent plainte pour dénoncer et faire condamner les comportements inadmissibles mettant en péril les vies humaines.




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    H'mida
    27 septembre 2017 - 22 h 57 min

    C’est normal de condamner l’arbre qui n’a pas été capable de cacher la forêt.




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    water water
    27 septembre 2017 - 22 h 18 min

    Je ne sais pas, il y a plus de cinquante ans, les enfants naissent à la maison, nourris au sein,
    C’était l »époque où les maisons étaient à la taille de l’homme, la nourriture était rare mais utile , il n y avait pas de politique , personne n’était mendiant de la république , la première personne du pluriel avait un sens.




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