Abdelwaheb Derbal considère le fichier électoral non encore assaini

Elections Derbal
Abdelwahab Derbal, président de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections. New Press

Par Hani Abdi Le président de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), l’islamiste Abdelwahab Derbal, considère que le fichier électoral n’est pas encore assaini. Pour cet ancien député d’Ennahda d’Abdallah Djaballah, malgré les dernières opérations d’actualisation de ce fichier opérées à la veille des législatives et juste après la convocation du corps électoral pour les élections du 23 novembre prochain, il y a encore du travail à faire pour arriver à la vraie taille du corps électoral et éliminer toutes les failles.

S’exprimant lors d’une conférence de presse animée aujourd’hui à Bordj Bou Arréridj, Derbal relève les «progrès enregistrés» grâce à l’utilisation de logiciels qui donnent d’excellents résultats. Ces logiciels acquis par l’administration dans le cadre de la modernisation de l’état civil permettent de radier les noms des inscrits décédés et les personnes inscrites en double. «Cette opération se répercutera positivement sur le taux de participation qui sera, selon lui, précis et effectif et permettra à l’élu d’exercer pleinement son devoir», soutient-il, demandant ainsi un peu de patience aux partis politiques notamment de l’opposition qui se plaignent du non-assainissement du corps électoral.

Selon lui, la numérisation a permis de détecter plusieurs failles et corriger de nombreuses anomalies observées au cours des précédentes élections législatives. Considérant le ministère de l’Intérieur comme partenaire plein de «bonne volonté et efficace», le président de la HIISE estime que les prochaines élections locales ne requièrent pas la présence d’observateurs étrangers et promet qu’elles se tiendront dans des conditions meilleures que les dernières élections législatives.

Il est à rappeler que la gestion d’Abdelwaheb Derbal des dernières élections législatives a été vivement critiquée par les observateurs européens. Dans son rapport, la mission de l’Union européenne avait considéré la HIISE dirigée par Derbal de non-indépendante. Un reproche qui ne vient pas de nulle part. Bien au contraire. Les partis de l’opposition eux-mêmes ont dénoncé la proximité très visible du président de la HIISE avec le ministre de l’Intérieur, alors qu’il aurait dû «garder ses distances avec l’Exécutif». Une remarque qu’il feigne ignorer.

H. A.

Comment (4)

    chibl
    11 octobre 2017 - 10 h 51 min

    Monsieur Derbal, mais pourquoi vous vous cassez la tète avec ce fichier électoral si personne ne viendra voter.




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    Mello.
    11 octobre 2017 - 6 h 24 min

    Y’a t il independance du pays ? Y a t il independance du peuple ? Y a t il independance des institutions judiciaire,legislative et executive ? . Le jour ou on aura toutes ces independances, on arrivera a avoir des elections sans commission de surveillance. Les partis politiques participant auront leurs delegues pour surveiller le scrutin , sans plus. Quant a la mise a jour du fichier electoral, elle se fera d’elle meme le jour ou l’Etat maitrisera toute la population vivant sur le territoire national. Il se trouve des populations vivant entre deux communes ou entre deux wilayas qui ne sont prises en charge par aucune des deux.




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    Le Votant Sachant Voter
    10 octobre 2017 - 23 h 30 min

    Puisse Monsieur Derbal lire ce commentaire et le prendre en compte. Lui qui parle de listes électorales voici un fait qui est subrepticement survenu depuis trois ou quatre scrutins. Les listes électorales (à jour ou pas) ont toujours permis aux électeurs qui vont voter de pouvoir signer à l’autre extrémité de la ligne sur laquelle figure son nom. En cas de contestation, il a toujours été possible de vérifier sa propre signature et, théoriquement, les contrôleurs et les superviseurs peuvent toujours faire des vérifications entre le nombre de bulletins dans l’urne (bourrée ou pas) et le nombre de signatures sur les listes.
    Mais depuis donc quelques années l’apposition de l’empreinte digitale de l’électeur, sensée éviter tout « trafic », accompagnait au début la signature de l’intéressé. Mais depuis les dernières élections locales, seules les empreintes sont autorisées sur les listes SANS la signature. Résultat: des registres portant des tâches qui débordent hors du cadre de la ligne et empiétant sur « l’empreinte » du dessus et du dessous. Mais quand bien même l’empreinte est bien apposée. Qui peut raisonnablement reconnaitre sa propre empreinte? Personne. Il est donc utile et urgent de revenir à la simple signature,le marquage de l’index du votant est juste pour prouver que ce dernier a bien voté et pour l’empêcher d’aller revoter dans un autre bureau de vote.




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    Yacine
    10 octobre 2017 - 19 h 21 min

    Pour mettre un terme définitivement à la fraude électorale , ou du moins la diminuer fortement , il faut instituer une Commission Nationale Indépendante d’Organisation et de Supervision des Elections (CNIOSE) et non pas une folklorique instance de surveillance qui ne surveille absolument rien et qui n’a d’indépendance que le nom , sans aucun effet sur le déroulement des élections , qui sont organisées par le ministère de l’intérieur du pouvoir en place , dont les résultats sont proclamés par le conseil constitutionnel sont les membres sont tous des amis du président , c’est à dire du clan au pouvoir !
    C’est pour cela que , de défection en défection , bientôt aucun Algérien ne glissera un bulletin de vote dans les urnes !




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