Interview – Jean-Loup Izambert : «Des islamistes ont échappé à Interpol grâce à des magistrats français» (I)

Izembert français
Jean-Loup Izambert. D. R.

Algeriepatriotique : Dans le tome 2 de votre livre 56, vous accusez les dirigeants français d’avoir menti, de faire du mensonge d’Etat une vérité officielle et d’avoir armé des groupes criminels en violant le droit international. Qui sont-ils ? Et pour quels desseins ? Le pillage du continent africain par les multinationales occidentales, notamment françaises, obéit-il à cette logique ?

Jean-Loup Izambert : Les dirigeants français impliqués dans le soutien à des organisations irrégulières et criminelles ou à des membres de groupes terroristes sont nombreux. Je traite dans les deux tomes de 56 de la période qui va du début des années quatre-vingt-dix à nos jours. J’examine les cas des principaux d’entre eux, principalement des dirigeants politiques et des premiers responsables d’administrations. La Présidence française, les dirigeants des ministères de la Défense, des Affaires étrangères, de la Justice et de l’Intérieur sont les plus concernés. Les présidents Nicolas Sarkozy puis François Hollande étaient au pouvoir lorsqu’ils ont engagé la France dans les opérations de déstabilisation des pays du Maghreb voulues par Washington. Macron poursuit aujourd’hui la politique belliciste ouverte dans les années 1982 par François Mitterrand contre plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient. Même s’il n’a pas été directement impliqué dans la prise de décision du renversement du gouvernement syrien, il était alors l’un des principaux conseillers de François Hollande qui a ouvert ce crime d’agression avec les terribles conséquences qui en ont résulté pour le peuple syrien. Il a donc pleinement collaboré en parfaite connaissance de cause avec l’homme qui a décidé et ordonné un crime d’agression, a été membre du gouvernement Valls qui a multiplié les opérations contre la Syrie et est ainsi indirectement complice de ces crimes. Du reste, ses interventions ne laissent aucun doute sur son intention de poursuivre la même politique puisqu’il a prétendu en avril 2017 vouloir, si nécessaire, bombarder la Syrie, «même sans mandat de l’ONU» ! Ce soutien au terrorisme est une nécessité pour les grands propriétaires privés de l’économie et de la finance dont le système est en crise. Il leur permet, d’une part, d’imposer des politiques liberticides dans les pays occidentaux au nom de «la lutte contre le terrorisme» et, d’autre part, de créer le chaos dans tous les pays dont leurs sociétés transnationales cherchent à s’approprier les richesses (pétrole, gaz, minerais précieux, or, eau, agroalimentaire, etc.) au prétexte similaire de «la protection des populations civiles». Plus la crise s’aggrave, plus leur pouvoir politique se criminalise, plus la guerre économique conduit à la guerre totale. Un exemple du pillage des transnationales occidentales que je détaille dans le tome 2 de 56 en présentant le rapport publié en mai 2013 conjointement par la Banque africaine de développement (BAD) et l’ONG Global Financial Integrity (GFI) : «Entre 1980 et 2009, les transferts nets de ressources hors Afrique sont passés de 597 milliards de dollars américains à 1 400 milliards.» Dans la même période, «les flux financiers illicites et non enregistrés ont été de l’ordre de 1 220 à 1 350 milliards de dollars américains, éclipsant ainsi les transactions financières enregistrées». L’Afrique a perdu près de 1 400 milliards de dollars, soit à peu près l’équivalent de son produit intérieur brut pour l’année 2013 ! Or, l’analyse de la composition de ces flux contredit l’idée selon laquelle l’Afrique serait victime de «sa» corruption. Selon les recherches et estimations des deux organisations, la corruption sous forme de pots-de-vin ou de malversations ne représente que 3% environ des flux illicites, les activités criminelles telles que le trafic de drogue, d’armes et la contrebande, 30 à 35%, et les flux illicites adossés aux transactions de sociétés transnationales pas moins de 60 à 65% !

 Tous les chapitres de ce tome évoquent l’agression de la France officielle contre la Syrie et ses mensonges d’Etat pour abattre ce pays. Au regard des textes de lois et traités internationaux, les dirigeants français sont-ils passibles de condamnations pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ?

Pour mettre en évidence les responsabilités de dirigeants politiques français, il faut mettre leurs actes en face des textes de droit, de la Constitution française, mais aussi de décisions du Parlement dit «européen», de traités internationaux, de résolutions de l’ONU, notamment celles pour lutter contre le terrorisme. Le principal crime commis par les dirigeants français est le crime d’agression. Celui-ci est constitué par «la planification, la préparation, le déclenchement ou la commission d’un acte consistant pour un Etat à employer la force armée contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre Etat». C’est ce qu’a fait le pouvoir politique français en apportant un soutien politique, diplomatique, logistique et militaire à des groupes terroristes. Il a équipé, armé et entraîné une force armée constituée de mercenaires afin d’occuper le territoire de la République arabe syrienne et de renverser son gouvernement légal. Puis, cette opération militaire s’avérant insuffisante, il a participé en février 2012 à la préparation d’un nouveau coup d’Etat contre le gouvernement syrien qui échoua en juillet de la même année. Il pensait ainsi pouvoir renouveler le plan qui lui a permis, avec le soutien de groupes terroristes, de renverser celui de la Jamahiriya arabe libyenne en 2011. Ainsi que j’en fais état dans les deux tomes de 56, ces dirigeants sont également complices des conséquences de leurs crimes d’agression, à savoir les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par les groupes qu’ils ont équipés, armés et entraînés. Il est important de souligner que sans le soutien de Washington, Londres et Paris avec leurs valets des dictatures du Golfe, ces groupes criminels ne se seraient jamais développés. S’y ajoutent également pour les peuples arabes, les conséquences des crimes d’agression, tout particulièrement les centaines de milliers de morts et les millions de personnes déplacées qui n’ont plus rien aujourd’hui et la destruction des infrastructures de ces pays. Ainsi que je l’explique, des possibilités existent au sein même du droit français pour que ces dirigeants soient jugés et condamnés. Je m’appuie pour cela sur les travaux de différents juristes du droit international et les interventions de spécialistes du droit, tels l’ancien avocat Jacques Vergès et ses confrères Roland Dumas, Damien Viguier et Fabrice Delinde. Je fais également référence au travail important du juriste Guillaume de Rouville qui a publié sur cette question l’ouvrage titré La Démocratie ambiguë. Ces dirigeants pourraient être jugés en application de la Convention portant statut de la Cour pénale internationale du 18 juillet 1998 intégrée dans le droit interne de la République française. Cela veut dire qu’une juridiction criminelle de France pourrait très bien juger leurs responsabilités. Par ailleurs, ainsi que l’explique maître Roland Dumas, qui fut également ministre des Affaires étrangères de 1988 à 1993, «la Cour pénale internationale est complémentaire des juridictions criminelles nationales. Elle n’est pas destinée à se substituer à ces juridictions. Elle n’exerce sa compétence que lorsque la juridiction nationale n’a pas la volonté ou les moyens de poursuivre en justice, ou qu’une affaire lui est déférée par le Conseil de sécurité». Concernant «la volonté ou les moyens de poursuivre en justice», vous avez pu lire le tableau que je dresse du système judiciaire français, qui est l’un des derniers du continent européen pour son efficacité. Pour nombre de hauts magistrats, quand ceux-ci ne sont pas occupés à se faire des crocs-en-jambe pour se disputer les promotions ou écarter des magistrats vertueux, c’est qu’ils astiquent leurs insignes de maçons. Les Français attendent toujours de connaître la vérité sur l’enlèvement et l’assassinat du leader progressiste marocain Mehdi Ben Barka en octobre 1965, mais ce n’est qu’un exemple. François Fillon, qui pour une question apparemment mineure au regard d’autres crimes et délits bien plus graves commis par d’autres dirigeants fit l’objet d’une détestable campagne médiatique pendant plusieurs mois lors des élections présidentielles françaises, n’a toujours pas été, plus de six mois plus tard, disculpé ou inculpé. Il est vrai qu’il aurait sans doute beaucoup de choses à dire sur les coulisses du pouvoir et sur certains de ses détracteurs… Les possibilités de droit existent donc en France même pour que ces dirigeants soient jugés. Savoir s’ils le seront est une autre question.

Vous pensez donc qu’ils échapperont à la justice et sont au-dessus des lois ?

Si vous parlez de la justice des tribunaux, je pense effectivement que les conditions ne sont pas complètement réunies actuellement pour que ces individus qui sont directement ou indirectement impliqués dans ces crimes incontestables et graves soient jugés. Par contre, il pourrait en aller différemment pour l’Etat français, ainsi que le souligne l’avocat maître Damien Viguier. Comme vous avez pu le lire dans 56, maître Viguier, docteur en droit, avocat au barreau de l’Ain et spécialisé en sciences criminelles, défendit en décembre 2014, devant le tribunal administratif de Paris, sept civils syriens victimes de la terreur engendrée en Syrie par les décisions politiques du ministre des Affaires étrangères de l’époque, Laurent Fabius. Dans son arrêt du 19 décembre 2014, le tribunal administratif de Paris, tout en rejetant les sept requêtes des civils syriens, «a admis les arguments présentés par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lui-même, pour que, rejetant la responsabilité de ses agissements sur l’Etat, le tribunal soit incompétent et n’ait pas à dire qu’il avait commis des fautes». Maître Viguier constate ainsi que «l’Etat français n’a pas à réparer les dommages causés en Syrie. Mais c’est au prix qu’au lieu d’être imputés au ministre personnellement, les actes de terrorisme sont désormais imputés à l’Etat. Le tribunal administratif est donc incompétent, mais la France relève désormais de la Cour internationale de justice».

Pourtant, les dirigeants français et des magistrats déclarent dans les médias vouloir lutter contre le terrorisme. Qu’en est-il réellement ?

Ce sont des déclarations mensongères et hypocrites. Ils sont aujourd’hui contraints à un tel discours, car les attentats commencent à frapper la France et ils pensaient pouvoir utiliser le crime contre d’autres peuples sans avoir à en payer le prix. Des dirigeants politiques français ont eux-mêmes protégé et/ou soutenu des individus et des organisations liés au terrorisme, mais, comme je l’explique, cela vaut aussi pour certaines hiérarchies de l’appareil judiciaire. Deux exemples : le juge Jean-Louis Bruguière, ancien juge antiterroriste et soutien de Macron après l’avoir été de Sarkozy. Ce magistrat qui écrit volontiers sur les voies de la terreur devrait expliquer comment, au début des années 1990, plusieurs individus membres d’une organisation des Frères musulmans et recherchés par Interpol pour «association à une organisation extrémiste de terroristes» ont pu être soustraits en France aux mandats d’arrêt internationaux délivrés par l’Organisation internationale de la police criminelle. On imagine mal qu’il ait pu ignorer à cette époque la présence en France de ces individus ou qu’il n’ait pas eu connaissance des mandats d’arrêt d’Interpol les concernant puisqu’il travaillait alors à la division nationale antiterroriste du parquet de Paris. Or, les notices d’Interpol concernant ces criminels ont été adressées aux autorités policière et judiciaire, c’est-à-dire à sa propre hiérarchie au sein du ministère de la Justice. De même, son ami politique, le juge Alain Marsaud, ne répondra jamais à mes demandes d’interview répétées de février à avril 2016. Bien que son cabinet à l’Assemblée nationale ait été contacté à quatre reprises par téléphone et par courriers, alors qu’il était député et que les questions de l’interview lui aient été envoyées à deux reprises, cet autre champion médiatique de la lutte antiterroriste se réfugiera dans un silence incorrect. Je pense que ma première question a dû le mettre mal à l’aise : «Comment expliquez-vous techniquement et politiquement cette protection accordée à des criminels ?». En octobre 1986, le magistrat Marsaud participait à la création de la 14e section du parquet de Paris, dite section antiterroriste. C’est l’époque où les Frères musulmans tunisiens avaient fait de la France leur base arrière et où plusieurs d’entre eux se réfugieront dès 1987 après leur coup d’Etat manqué du 8 novembre 1987.

Vous citez un ancien agent de la DST qui dit : «Il y a au cœur des élites françaises des zones de non-droit et des zones grises qui n’ont rien à envier à celles de nos banlieues». Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ?

Oui, il s’agit du haut fonctionnaire de la police nationale, Jean-François Gayraud, qui dans son ouvrage titré Le nouveau capitalisme criminel décortique les relations entre la grande finance internationale, le crime organisé et le pouvoir politique. Les places offshore qui échappent à la réglementation bancaire internationale sont aujourd’hui l’outil indispensable aux capitalistes pour poursuivre la déréglementation et la financiarisation de l’économie au profit des gros actionnaires des sociétés transnationales. C’est un aspect des zones grises et de non-droit du système économique et financier capitaliste. Celui-ci est un peu à l’image de certaines banlieues où des gangs organisés ont transformé des quartiers en territoires qu’ils contrôlent pour leurs trafics en tous genres. L’étude de l’organisation, du fonctionnement et des objectifs des directions de groupes transnationaux permet de constater que ceux-ci sont similaires à ceux des organisations mafieuses : un goût immodéré pour l’économie financière capitaliste avec sa centralisation et son opacité, une organisation interne comparable à une hiérarchie militaire – les consignes des dirigeants, les «hommes du Président», doivent être exécutées sans discuter et un recours à la violence (trucages de marchés, y compris boursiers ; acquisitions entachées d’irrégularités ou de criminalité financière ; pratiques de gestion brutales ; évitement des lois ; corruption) pour la conquête de marchés et de centres de profit (une entreprise, une région, un pays présentant des intérêts en termes d’enrichissement). La grande finance internationale et l’appareil d’Etat bourgeois mènent de concert des opérations qui engendrent une économie virtuelle sans cesse démultipliée sans jamais avoir le moindre compte à rendre à quelque autorité que ce soit. Le pouvoir politique ne régule plus, mais protège les acteurs d’un capitalisme de connivence en brouillant la frontière entre le licite et l’illicite. L’opacité de gestion des sociétés transnationales est sur ce point édifiante des pratiques en cours. Ce n’est pas un hasard si les capitaux gigantesques issus de l’évitement fiscal et de la criminalité financière se retrouvent dans les mêmes lieux que ceux de l’économie du crime organisé que sont les places offshore.

Comme a pu le dire le juge Jean de Maillard dans Le Rapport censuré, «au clivage traditionnel entre légal et non-légal se substitue un autre mode de relations dont l’enjeu devient la capacité de définir soi-même ses propres normes indépendamment de celles des Etats, voire contre celles des Etats». Quelques chiffres illustrent le pillage des richesses des peuples, y compris occidentaux, par les capitalistes : aujourd’hui, plus de 30% des flux d’investissements internationaux des sociétés transnationales européennes s’effectuent à destination des places offshore, les principales destinations des investissements des transnationales étasuniennes font apparaître que ces places offshore, comme les îles Caïmans, reçoivent plus d’investissements que la République populaire de Chine et environ 30% de l’activité internationale des banques françaises sont réalisés dans ces mêmes places offshore ! De la même manière, le Parlement français n’a plus aucun pouvoir réel de remise en cause de l’Exécutif. Il n’est plus qu’une chambre d’enregistrement des décisions prises par les fonctionnaires de la Commission «européenne» de Bruxelles qui fixe les Grandes orientations de politique économique à sa place. C’est dans ces conditions que les dirigeants français ont pu, tout particulièrement depuis 2010, soutenir des groupes terroristes et se livrer à des crimes d’agression contre des Etats sans être mis en cause. Pourquoi ces zones de non-droit ne se développeraient-elles pas quand vous voyez qu’en juillet 2011, sur les 577 députés de l’Assemblée nationale, exception faite des députés communistes et de quelques élus républicains, 482 d’entre eux ont voté pour la prolongation de la guerre contre la Libye ? Qu’est-ce qui est licite : la Charte des Nations unies et le droit international ou le vote de Jean-Luc Mélenchon avec la droite, le groupe «socialiste» et les verts au Parlement «européen», le 10 mars 2011, pour «isoler totalement Kadhafi et son régime tant au niveau national que sur la scène internationale» ? Pourquoi les zones grises ne gagneraient-elles pas le cœur de l’Etat français quand vous voyez que l’ancien président Hollande a pu se livrer à un tel soutien à des groupes terroristes pendant plusieurs années, sans jamais avoir de compte à rendre à ce qu’il reste de la représentation nationale ?!

​Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi (à suivre)

Comment (9)

    Les Égarés.
    11 octobre 2017 - 13 h 05 min

    Certains États occidentaux dont la France de Sarkozy, Hollande et Fabius – pas la France populaire – ont mis en place des moyens permettant l’afflux de Terroristes en Syrie …. Interpol est un Machin comme l’Onu…et puis ces Dirigeants Corrompus Hypocrites Criminels Occidentaux sont libres avec gardes du corps !!!!….Mis à part ces Dirigeants Occidentaux liés au Terrorisme déstabilisateur en Syrie, je ne les blâme pas ils sont dans leurs rôles de Prédateur !!!…Les plus à Blâmer , critiquer sont Principalement Erdogan Turquie pays Frontalier de la Syrie , Irak… Turquie tête de pont du Terrorisme Daesh Al nosra en Syrie..
    Car tous les Terroristes Wahabites Du Faux Djihad ordurier , leurs points de chute fut la Turquie membre de l’OTAN !!! De même que l’armement des Terroristes est passé par là Turquie , Jordanie , …. Sans les Traîtres Bouffons Régimes du Golfe et Erdogan Turquie , Jamais certains États occidentaux , Israël , n’auraient pu déstabiliser la Syrie , c’est grâce à la Turquie d’Erdogan, des Frères dit Musulmans et de Saouds/Qatar Wahabites que l’opération SYRIE a eu lieu !!!




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    Felfel Har
    10 octobre 2017 - 23 h 31 min

    C’est en France qu’il faut diffuser cet interview après une campagne publicitaire appuyée. Après tout, c’est le pays de la liberté d’expression. Puisque Charlie Corniaud se permet publier des articles à sensations, donnez aux Français de quoi avoir des cauchemars! Tous ces terroristes que les services secrets de leur pays ont recrutés vont avoir la nostalgie du pays et vont rentrer en France pour faire une démonstration de leur « savoir-faire ». « What goes around comes around » disent les Américains, les diables retournent toujours chez leurs créateurs! Que la fête commence! Les feux d’artifice sont de rigueur en pareille situation et « rira bien qui rira le dernier ».




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    karimdz
    10 octobre 2017 - 20 h 17 min

    Les révélations dénonçant soit un soutien on ne peut plus claire au daech, soit des complaisances etc. se multiplient dans le monde.

    ET ces gouvernants occidentaux continuent à abuser de la lucidité de leurs concitoyens en les bassinant chaque jour de propagande daechiste pour leur faire peur, restreindre leurs libertés et en profiter pour semer le chaos dans les pays musulmans au nom de la lutte contre un pseudo terrorisme, sacrifiant états et peuples, sur l autel de leurs seuls intérêts.




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    Amascha-hô
    10 octobre 2017 - 19 h 26 min

    Juin 1990 : « la France est décidée à poursuivre sa politique et donc à aider l’Afrique, quoi qu’il en soit et quoi qu’on en dise… » F. Mitterrand dans son discours de la Baule.

    Octobre 1990 : à travers un subtile leurre signé par la DGSE et ayant pris forme d’une attaque simulée sur Kigali, la France s’en presse d’apporter son soutien militaire, financier et diplomatique au gouvernement rwandais et a poursuit ce soutien –‘erreurs politiques’- pendant le génocide des Tutsis en 1994.

    Il y a le monde d’avant et celui d’après Mitterrand et le rouge trait d’union des deux n’est autre que la décennie noire.




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      Amascha-Hô
      10 octobre 2017 - 20 h 15 min

      Quelques semaines seulement après le leurre de Kigali débarque au Quai d’Orsay un nouveau directeur-adjoint Afrique du Nord et Moyen-Orient, un certain…Bernard Bajolet.




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    Chaoui
    10 octobre 2017 - 19 h 24 min

    Courageux ce Monsieur Jean-Loup Izambert. Nous lui donnerons le mérite de son honnêteté pour les VÉRITÉS qu’il assène publiquement. Il reste que ses propos ne viennent que corroborer ce que nous avions déjà et ce, non depuis 2011 mais dès les prémices de la décennie noire qui s’était abattue sur notre pays, l’Algérie, soit dès la fin des années 80 début des années 90 quand on observait son pays, la France, héberger et protéger certains groupes d’individus d’origine algérienne (soutenus par le Qatar et l’Arabie Saoudite…) et leur faciliter depuis son territoire leur cheminement avec faux papier, armes et explosifs jusque vers l’Algérie, via l’Espagne et le Maroc qui prêtaient eux aussi leur criminelle complicité puisque le but à atteindre était alors non pas seulement le sapement de l’Etat Algérien par les actions terroristes mais son effondrement exactement, en TOUS POINTS, comme on a tenté de le faire en Syrie et comme malheureusement ils ont réussi leur desseins en Libye voisine. Ce qui se passe actuellement au Sahel et au Mali et y compris dans certains pays africains subsahariens participe des mêmes calculs. Nous concernant, nous savons fort bien que non contents de nous avoir apporté leur « printemps arabe » dans les années 90 qu’ils entendent rééditer leur complot d’agression contre notre pays qui reste pour eux le principal objectif, ceci en vue de le soumettre et le partitionner (ce que ne cesse d’espérer le…Maroc d’où sa complicité avec eux…) pour mieux s’emparer de nos richesses et faire de nous leurs esclaves.
    Dans la mesure où ils voient leur plan contre la Syrie se traduire en échec (grâce notamment à la Russie), pour ne pas qu’ils soient exterminés sur le terrain, les occidentaux (France et USraéliens) sont en train actuellement d’en exfiltrer leurs hordes de terroristes et de mercenaires vers la…Libye, à nos…frontières…Aussi, notre Etat doit dès à présent sensibiliser notre Nation et commencer à réarmer nos milices pour qu’elles contribuent à épauler notre ANP, notamment sur nos frontières. Toutes nos frontières, ouest entendues. Prévenir d’une cause c’est s’en prémunir. Vive l’Algérie !




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      Amascha-Hô
      10 octobre 2017 - 20 h 43 min

      Et une année après que Bernard Bajolet accède donc au poste ci-dessus indiqué, une rencontre du Bilderberg se déroule tout en douceur à Evian pour ‘discuter’ sur l’après URSS.




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    anonymous
    10 octobre 2017 - 15 h 32 min

    quand vont ils payer tous leurs crime?




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      Chaoui
      10 octobre 2017 - 20 h 01 min

      Tu as juste oublié un « s » à leurs crimeS…:)
      Quant à « payer » pour leurs crimes, un jour ils paieront. Si ce n’est pas à notre échelle humaine (durée de vie), les générations futures y veilleront…




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