APN : Louh présente le projet de loi organique relatif aux compétences du Conseil d’Etat

Louh APN
Tayeb Louh, ministre de la Justice, garde des Sceaux. New Press

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, a présenté, lundi, devant la Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés à l’Assemblée populaire nationale (APN) le projet de loi organique amendant et complétant la loi organique n 01-98 du 30 mai 1998 relative aux compétences, à l’organisation et au fonctionnement du Conseil d’Etat.

Lors d’une séance présidée par Cherif Nezzar, président de la commission, Louh a indiqué que «le projet de loi s’inscrit dans le cadre de l’adaptation de cette loi organique aux nouvelles dispositions stipulées dans la dernière révision constitutionnelle, initiée par le Président de la République», ajoutant que «cette révision a confié au Conseil d’Etat des prérogatives juridiques et consultatives, en concrétisation du système de la dualité de juridiction consacré par la Constitution de 1996».

Louh a évoqué les principaux amendements contenus dans le texte et consistant en «la concrétisation de la mission consultative du Conseil d’Etat lorsqu’il s’agit de donner son avis sur les projets d’ordonnances promulgués par le Président de la République en cas de vacance de l’APN ou durant les vacances parlementaires», et ce en application des dispositions de l’article 142 de la Constitution. Le projet propose que le Conseil examine les projets ordonnances suivant les mêmes procédures avec lesquelles il examine les projets de lois. Il «en est saisi par le secrétaire général du gouvernement après leur adoption par le gouvernement», a-t-il expliqué.

Le deuxième amendement est lié à la révision de la composante du Conseil d’Etat dans le domaine consultatif. «Le Conseil délibère dans le cadre d’une commission consultative au lieu d’une assemblée générale et d’une commission permanente», comme c’est le cas actuellement.

Le troisième amendement concerne «l’actualisation des articles de la Constitution énoncés dans les articles 1 et 3 de la loi organique 01-98, conformément à la nouvelle numérotation du dernier amendement de la Constitution». Le projet propose également l’amendement de l’article 40 de la même loi organique pour que «les procédures à caractère judiciaire soient soumises, devant le Conseil d’Etat, aux des dispositions du code de procédure civile et administrative au lieu du code civil abrogé en 2008».

Lors des débats du projet de loi, la majorité des députés a salué les amendements proposés, lesquels sont susceptibles de contribuer au renforcement du rôle du Conseil d’Etat, estimant que «le projet est un pas qualificatif dans le processus de la réforme delà justice».

Dans ce cadre Louh a indiqué que les amendements introduits et toutes les réformes qui ont touché le secteur de la justice «sont réalistes», ajoutant qu’«il faut savoir patienter jusqu’à ce que les réformes portent leurs fruits».

R. N.

Comment (2)

    anonyme
    17 octobre 2017 - 19 h 31 min

    Triste justice, de dissimulation, et de protection de dossiers très compromettants, et de leur auteurs qui ont été les responsables
    De l’affaiblissement dangereux, et de la faillite de l’Algérie
    Le Bon Dieu, l’Histoire écrite en noire, l’avenir, les générations victimes, et leurs consciences malades de sentiments de culpabilité,
    Et de grande responsabilité, les jugeront, un jour, sévèrement, d’avoir gravement failli à leurs devoirs morales, et à leurs consciences




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    005
    17 octobre 2017 - 16 h 09 min

    Tes compétences à toi et tes semblables se limitent à la protection des escrocs.




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