Douanes : hausse des importations de produits alimentaires

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La loi de finances 2018 imposera des restrictions à l'importation. New Press

La facture d’importation des produits alimentaires a atteint 6,5 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année en cours (contre 6,11 milliards de dollars durant la même période de 2016), soit une hausse de 6,4%, tandis que celle des médicaments a connu une baisse de 5,01%, a appris l’APS auprès des Douanes.

Sur l’ensemble du groupe des produits alimentaires, seules les importations de céréales et de viandes ont enregistré une baisse légère. En ce qui concerne les laits et produits laitiers, la facture a bondi à 1,15 milliard de dollars entre début janvier et fin septembre 2017, contre 727,5 millions de dollars durant la même période de l’année dernière, en hausse de 58,23%, détaille le Centre national de l’information et des statistiques (Cnis) des Douanes. Une même tendance haussière est constatée pour les sucres et sucreries dont les importations se sont chiffrées à 827,96 millions de dollars contre 678,34 millions de dollars, soit une augmentation de 22,06%. Quant à la facture d’importation du café et thé, elle a atteint 323,54 millions de dollars contre 297,22 millions de dollars (+8,86%).

Les légumes secs et autres ont été importés pour un montant de 264,34 millions de dollars contre 206,91 millions de dollars (+27,8%). Concernant les huiles destinées à l’industrie alimentaire (classées dans le groupe des biens destinés au fonctionnement de l’outil de production), leurs importations ont grimpé à 612,2 millions de dollars contre 540 millions de dollars, en hausse de 13,4%.

Pour rappel, le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, a annoncé récemment que son département ministériel entend réduire les importations du pays à 41 milliards de dollars à la fin 2017 et à 30 milliards de dollars en 2018, et ce, pour préserver les réserves de change et protéger la production nationale. Selon le ministre, l’importation de certains produits sera suspendue totalement et définitivement.

Le projet de loi de finances 2018, en cours d’examen par l’APN, propose un support juridique pour l’application de droits douaniers sur 32 produits ainsi que la Taxe interne sur la consommation (TIC) sur d’autres produits. Une vingtaine de produits représentent à eux seuls 51% de la facture globale des importations, a indiqué M. Benmeradi, qui a affirmé que certains produits non essentiels qui alourdissent cette facture seront interdits, à l’instar des grains de tournesol dont les importations sont de 25 millions de dollars/an, la mayonnaise (20 millions de dollars) et le chewing-gum (25 millions de dollars).

R. E.

Comment (3)

    beka
    1 novembre 2017 - 4 h 06 min

    c est normale y des millers de migrants chaque jour sans parler.de la contrbande aux frontieteres il faut arreter cette subvention alimentaire socialiste debile qui nous attire les migrants




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    zaatar
    30 octobre 2017 - 12 h 02 min

    Quand on n’a que la bouffe à s’offrir en partage au jour du grand voyage qu’est notre grande bouffe. Quand on n’ a que la bouffe entre nous tubes digestifs, on s’éclate de joie chaque heure chaque jour. Quand on n’a que la bouffe pour vivre nos promesses, sans nulle autre richesse que d’y croire toujours. quand on n’a que la bouffe pour meubler de merveilles et couvrir de soleil la laideur de nos tables à manger. Quand on n’a que la bouffe pour unique raison pour unique boxon et unique secours.




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    Viva l'Aldjérie
    29 octobre 2017 - 21 h 39 min

    Arrêtez de nous ramener des chewing gum, du ketchup et de la mayonnaise, les importateurs se sont bien gavés en essayant de rendre malade le peuple algérien avec des saloperies de ce genre aussi inutiles que couteuses. De la sauce tomate sucrée pas cuite, de la mayonnaise à l’eau et à l’huile de palme, vous nous avez bien regardés ? Par contre le chocolat, je dis pas…




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