Extraits du recueil de Khaled Nezzar : responsabilités et mérites de Chadli (II)

Chadli livre
Le défunt président Chadi Bendjedid. D .R.

La troisième partie du livre parle de la crise de l’été 1962 avec ses luttes pour le pouvoir et leurs conséquences. Je ne prétends pas, je le dis encore une fois, faire œuvre d’historien. Beaucoup d’acteurs éminents des évènements qui se sont déroulés au lendemain de l’indépendance ont laissé des mémoires, de nombreux auteurs ont traité du sujet et des historiens talentueux s’y sont intéressés. Je ne veux ni les reprendre sur un point ou sur un autre ni corriger ce qu’ils ont rapporté, je veux simplement donner mon témoignage de membre de l’ALN et dire les sentiments qui étaient les nôtres, mes compagnons et moi, au cours de ces journées chargées d’une grande intensité dramatique quand une partie des combattants de la Guerre d’indépendance s’est opposée à une autre par les armes.

J’évoque comment l’Algérie, qui venait à peine de se libérer, a été contrainte d’affronter, en octobre 1963, les entreprises agressives du royaume marocain et l’extraordinaire ardeur patriotique exprimée par les citoyens à cette occasion. J’ai essayé de résumer, le plus clairement possible, des situations complexes comme les évènements de Kabylie lorsqu’un leader historique, en septembre 1963, est passé de la contestation politique à l’opposition armée, entraînant dans son aventure de nombreux moudjahidine ou bien, lorsque des logiques et des visions différentes, avec leurs lots de passions et de péripéties, ont conduit les colonels Mohamed Chaâbani et Tahar Zbiri, le premier chef de la Wilaya VI et le second chef d’état-major de l’ANP, à tenter, par la sédition militaire, à inverser le cours des choses qui ne leur convenait pas. Dans le tableau que j’esquisse de ces deux affaires, j’ai veillé à présenter avec respect, pour leur passé et pour ce qu’ils ont dû payer pour leurs convictions, les protagonistes malheureux de ces évènements. Je parle de l’intermède Ahmed Ben Bella et de sa conclusion logique. J’ai été mêlé, malgré moi, aux fins dernières de la mandature du révolutionnaire, tant exalté et si maladroit, qui fit tout ce qu’un homme politique peut faire pour précipiter l’issue malheureuse pour lui que sa démarche depuis longtemps annonçait.

Dans cette même partie du livre, je parle de l’armée algérienne, de sa reconversion difficile de l’ALN en ANP, ainsi que des hommes qui l’ont menée à bien. Quand je rends mon opinion à propos de Houari Boumédiène, personnalité si difficile à cerner, attachante souvent et plus souvent encore inquiétante ou déroutante, je donne des faits précis et des détails qui confortent l’une et l’autre de ces approches. Chef d’état-major de l’ALN pendant les dernières années de la guerre ou ministre de la Défense après la libération, il a fait beaucoup pour construire une armée nationale riche de la diversité humaine de notre peuple, et je suis de ceux qui sont les plus fondés à dire que l’armée nationale, parce qu’elle a été conçue sur ces bonnes fondations – et Houari Boumédiène y a pris grandement sa part – est restée debout malgré les stratégies et les moyens mis en œuvre pour l’abattre ou la faire dévier de ses principes. Ce qui ne m’empêche pas de dire les faiblesses, les calculs égoïstes et les projections économiques irréalistes de Houari Boumédiène : des erreurs d’aiguillage qui fourvoient ses pas dans la voie sans issue de la collectivisation forcée des terres ou de l’industrialisation à outrance. Aux commandes du pays, il édifie un Etat qui lui survit. Pour faire aboutir les grandes options choisies par les militants indépendantistes pendant la Guerre de libération, il use et abuse des possibilités de cet Etat comme s’il pressent que ses jours sont comptés. Cet Etat continue de fonctionner et ne cède pas un seul pouce de souveraineté au moment où une classe politique, des décennies après, le fondateur disparu, s’égare dans l’opportunisme ou se résigne à accepter que le socle sur lequel repose la République soit ébranlé par les faux dévots.

Quand j’invite le jeune lecteur, pendant quelques pages, à me suivre jusqu’aux bords du canal de Suez, mon but est de susciter sa fierté parce que l’armée de ses aînés a démontré face à la très médiatisée «Tsahal» ses capacités tactiques et le courage de ses hommes.

Les servitudes de la carrière militaire m’amène, au cours des décennies 1970 et 1980, à séjourner pendant de longues années dans le Sud algérien. Cette période «Tindouf» est riche d’enseignements passionnants et l’est davantage encore par le contact avec des hommes remarquables d’abnégation et de courage. Quelquefois, je cède aux détails en reconstituant des anecdotes du quotidien, quand j’estime qu’elles peuvent décrire le ressenti des militaires vivant des jours difficiles par l’éloignement de ceux qui leur sont chers et par les conditions dans lesquelles ils accomplissent le devoir envers la patrie.

Je cite souvent Chadli Bendjedid. Dans le deuxième volume de ces mémoires, je suis sévère dans mon jugement sur l’homme politique Bendjedid, parce que ses calculs égoïstes et ses projections hasardeuses ont été trop nombreux et trop ravageurs pour le pays. Mais je ne manque pas de dire l’éthique du soldat qu’il fut. Au moment où le flottement s’est emparé des esprits, il a fait passer l’intérêt de l’armée avant ses peurs et ses appréhensions. L’environnement géopolitique particulier de l’époque ne lui avait pas échappé. Il a su prendre, sur le plan de la défense nationale, les bonnes décisions qui nous permettront plus tard de faire face à la subversion et au terrorisme. On lui doit la création de l’état-major général disparu de l’organigramme du MDN après l’échec de celui de Tahar Zbiri. On lui doit la restructuration, selon le canevas défini par des professionnels qui ont une vision zénithale des instruments de la modernisation d’une armée : les articulations en grandes unités de combat, la ressource humaine adaptée, les matériels et le temps nécessaire pour roder l’ensemble et en faire un outil rapidement opérationnel. L’amélioration des conditions de vie des militaires, après presque deux décennies de vie spartiate, a été une préoccupation constante de Bendjedid. Houari Boumédiène, lui, avait d’autres priorités que le confort des militaires. Dans la tête de l’ancien chef de l’EMG – et c’était un verdict valorisant – ceux qui ont connu la dureté de la vie au maquis doivent se suffire de l’air revigorant et de l’eau fraîche de la liberté.

Bendjedid a promu les soldats, selon leur mérite et sans prêter attention à l’affinité régionale et sans s’arrêter aux calculs politiciens qui font de l’allégeance la condition principale à la promotion des cadres ou à l’octroi des postes «juteux». Il n’a jamais encouragé ou toléré la corruption pour assurer sa survie politique. Le cas Belloucif est à cet égard significatif de l’éloignement de Bendjedid de toute forme de prévarication. Plus tard, il refusera de démanteler le haut commandement de l’armée, comme l’exigeait un FIS au summum de son arrogance.

L’ampleur du sujet m’empêche de parler d’une façon exhaustive de toutes les mues, de toutes les transformations de l’armée algérienne, ainsi que je l’aurais souhaité. J’espère que ce que je rapporte conduira d’autres compagnons à combler les lacunes de mon récit afin que la fresque vivante de l’ANP soit écrite avec profondeur et minutie. L’histoire de l’armée algérienne ne s’est pas arrêtée avec le départ du général Nezzar.

(Suivra)

Comment (27)

    GUERRIER
    7 novembre 2017 - 12 h 48 min

    Mon général vous avez parlez presque de tout le monde sauf de ceux qui sont entrains de détruire la nation Algérienne;par une corruption généralisée une justice aux enchères,ou les traitres sont mieux considéré que les honnète citoyens




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    TARZAN
    4 novembre 2017 - 11 h 21 min

    chadli benjedid fut un grand président malgré les rumeurs injustes à son encontre. le seul problème qu’il avait c’est qu’il n’était pas un bon orateur et surtout venant juste après boumédienne un tribun hors pair.
    chadli aimait les algériens et il essayait de prendre des décisions les plus justes possible sans froisser les uns ou les autres. il voulait que l’algérien s’épanouisse, que l’artiste s’exprime (le boom artistique c’était sous sa présidence avec les chanteurs raï, humoristes, émissions bled music, local rock,bouzenzel, etc), que les historiens mettaient en valeur nos héros, il avait compris que la grandeur d’un pays c’est d’abord sa culture et son histoire. un peuple ne suscite de respect et de l’admiration qu’à travers son histoire et sa culture, regardez la france par rapport à l’allemagne, on a tous l’impression que la france est plus puissante que l’allemagne et elle a plus de poids politique.
    allah yerahmou c’est comme rabah bitat allah yerahmou des hommes humbles modestes, attaqués injustement mais profondément honnêtes et nationalistes




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      vyeypo
      4 novembre 2017 - 20 h 45 min

      completement d’accord avec toi frere n’oublie pas les belloumi ,cerbah, fergani ,mohieddine khalef ,mourad chebbine, rabah khoudri, madani ameur, boukhentach, zoulikha, idir, les abranis,laylat al kadri tfathat aala hadh echaab qui n’aime que le knout comme certains deviches tourneurs,pour moi chadli c’est la madeleine de proust pas besoin de tire ça sort tout seul maqam echahid, les tunnels de la chiffa, les souk el fellah, les galeries,….au revoir chadli au paradis des bons des tres bons des tres tres tres bons……………




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    algé[email protected]
    1 novembre 2017 - 11 h 58 min

    @Anonyme
    31 octobre 2017 – 23 h 19 min

    Votre commentaire nous démontre bien que l’algérien adore broyer du cafard, il se livre facilement au pessimisme mélancolique.

    Je ne sais pas de quelle époque parlez vous de l’abondance des librairies sur Alger? Moi un grand assidu de la lecture, je me rendais souvent à Alger dans les années 80 juste pour trouver quelque chose a lire (affamé de lecture, je lis pas à ma faim), qu’est ce qu’on trouve généralement (à l’époque la censure était a son comble), des vieilles revues que les touristes ont laissé chez leurs famille recyclées à la vente, des vieux livres de la littérature française, ou l’histoire de  » l’Algérie française  » (que je gobais car j’étais jeune) que les pieds noirs ont abandonné ou oublié de les porter avec eux, les années 90, pire que les années 80, dont j’ai pas envi d’en parler par ce que je garde que des mauvais souvenirs de cette décennie, le bruit des mitraillettes nous empêche de se concentrer dans la lecture…

    Aujourd’hui en 2017, ma dernière visite a Alger remonte au mois de mars dernier, pour cette grande ville de plus de 2 millions d’habitants, le nombre de libraires pas encore suffisant, mais certes, je me réjouis par la diversité des titres et le grand nombre de livres vendu dans les libraires du centre ville, je donne juste un petit exemple comme les 4 tomes de Yves Courrire sur la guerre d’Algérie, avant sa vente est interdite dans le pays aujourd’hui ces 4 tome sont réédités en Algérie, les deux livres aussi de Gilbert Meynier Histoire intérieure du FLN, et Le FLN document et histoire, parus chez Fayard qui livrent 1001 révélations des luttes intestines des dirigeants du FLN, ces 2 livres sont réédités par Casbah Éditions et beaucoup de titres que la censure interdisait à la vente, ce qui ma surtout impressionné, ce sont les maisons d’éditions qui fleurissent ces dernières années, Casbah Éditions, Éditons Dalimen, Chihab, Anep..etc qui inondent les librairies du centre, tout le monde peut y trouver ses gouts, histoire, géographie, politique, encyclopédies, moi personnellement quand je me rend sur Alger j’y trouve mon bonheur avec la diversité des thèmes, des titres et surtout la qualité (Tous imprimés en Algérie), et le la cerise sur le gâteaux, Le Salon international du livre d’Alger j’ai déjà été plusieurs fois, franchement que du bonheur, même la presse en parle qu’il est l’unique au niveau nord africain il peut même rivaliser les salons internationaux des autres pays, par le nombre de titres exposés et le nombre de visiteurs qui s’y rendent,…
    A comparer aux 2 décennies des 80 et 90, c’est comme comparer le jour et la nuit…
    Alors arrêtez, de démoraliser les gens et broyer du cafard, marre de ces autoflagellation

    Je conseille à Alilou, dont je ne sais pas d’où il est, si vous êtes pas loin d’Alger, le livre de notre général vous le retrouverais surement dans une des librairies de la ville même les yeux fermés, si non il y a Oran, Mostaganem, Blida, Constantine, Annaba, Tiaret, Tlemcen, Tizi Ouzou, etc…ça dépend votre position géographique et bonne lecture.




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      Argentroi
      2 novembre 2017 - 2 h 08 min

      algé[email protected] Les années 80, c’est déjà trop tard. Qui parle de cafard et d’autoflagellation! La réponse que tu as lue s’adressait à Chibl qui a été désobligeant envers un certain Kouider en lui insinuant qu’il n’était qu’un campagnard car ce dernier a osé faire une réplique des plus anodines. Je fis alors la remarque à Chibl que lui même vivait dans un douar, Alger actuellement, en comparaison de ce qu’était Alger du temps de Kouider. C’est à dire que j’ai inversé les rôles. Et je persiste: Alger est un douar qui de plus éteint ses lumières la nuit tombée. Tu ne vas me dire qu’Alger c’est Las vegas ou Paris ou le Caire.




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    BEKADDOUR Mohammed
    31 octobre 2017 - 3 h 04 min

    RECETTE pour cette étape de L’Indépendance éternelle de El Jazaïr : C’est à ceux d’entre NOUS, quel que soit NOTRE nombre, qui ont le don d’être Chef, de faire la démocratie entre Chefs, qu’ils s’entendent, se reconnaissent, se répartissent les tâches, en communes, daïras, wilayas et ministères, universités, entreprises, bref, toutes les structures, en Frères « Bouniane Marsousse », quant aux brebis, le peuple, il faut éviter de le mêler, il ne sait que brouter, innovons, montrons aux Européens que leur expérience est une école, qu’ils ont échoué ! Ces Chefs CHEZ NOUS qui se sont entretués, en tuant leurs innocentes brebis, ça doit être La Préhistoire de L’Indépendance éternelle d’El Jazaïr ! AP, « Je ne suis pas un robot  » ! Mais un humain Jazaïri, les robots, il parait que l’armée française, le dernier en date de nos envahisseurs, en fait usage, ILS sont FOUS !




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    vyeypo
    31 octobre 2017 - 3 h 02 min

    Chadli allah yarehmou n’a jamais eu l’intention de partager le pouvoir avec.. . si le processus avait continué ils se seraient coulés d’eux mème..la dette existait avant Chadli .. les seuls torts de Chadli: -1. il croyait qu’il y avait quequn à l’écoute capable de lire et de comprendre ce qu’il lit -2.il n’a et par la faute de tous ces piailleurs et mauvais conseilleurs (avec plus ou moins de bonnes intention) pas établi une base de vie saine et un avenir sur pour l’Algérie
    en faisant de l’outil judiciaire le pilier central et la clé de voute du pays et c’est ce que continuent de faire ses successeurs…. UN PAYS SANS JUSTICE EST INVIVABLE !




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    karimdz
    30 octobre 2017 - 21 h 26 min

    Il y a des choses que nous n avons pas vécu, des choses cachées, des vérités, des confirmations… qui font l histoire de l Algérie. Tout n a pas été parfait, mais il n en demeure pas moins que notre pays est debout parce que beacoup d algériens, morts ou encore vivants ont tant donné pour notre pays.

    Notre pays n a pas échappé aux tentatives de coups d état militaire ou coups de force comme dans d autres pays du tiers monde. Des personnalités politiques algériennes ont soit conquis le coeur des algériens, soit attirés leur antipathie. Notre pays a été aussi, nos ainés le savent et le rappellent, l objet de nombreuses tentatives de destabilisation encore aujourdhui. Mais hamdoulilAh, les algériens forgés par une longue lutte contre l occupant français, sont de véritables patriotes, qui quand le danger guette, se lèvent comme un seul homme.

    Feu Houari Boumédienne a été pour les algériens un grand président et une référence dans le monde arabo musulman. Il a contribué à unifier le pays et fut le président patriote par excellence. Jaloux de l indépendance nationale, et soucieux de batir une société moderne, une économie forte, il n en a pas moins, c est vrai, commis des erreurs qui ont couté chers au pays, comme le collectivisme, tout appartenait à l Etat, les gens étaient payés quoi qu ils fassent. Cela a créé une certaine fainéantise, la bureaucratie… qui ne se démentent pas de nos jours. Le privé aurait été un allié de l Etat pour rebatir le pays, que de temps perdu.

    Chadli, lui a été imposé par les militaires, il n avait aucune expérience du pouvoir et il n était pas fait pour le pouvoir. Le résultat on le connait, l Algérie riche et stable du temps de Feu Boumédienne, s est paupérisée, le pouvoir est devenue opaque et a basculé dans la violence.

    Les choses ont changé avec l ére Bouteflika, piano mais sano, le paysage de l Algérie a beaucoup changé et aurait pu l être encore davantage, mais certaines pratiques du passé, exemple la corruption, la bureaucratie ont prévalu et nous ont fait encore perdre beaucoup de temps, d argent.

    La baisse des prix du baril de petrole a été une onde de choc qui a fait comprendre que sans une économie forte et indépendante, créatrice de richesse, l Algérie irait droit au mur. Je pense pour ma part, que le message a bien été compris, et qu un virage à 180 degrés s opère.




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    chibl
    30 octobre 2017 - 15 h 43 min

    c’est sous l’ère de Chadli que les jeunes algériens ont découvert la drogue venant du royaume des drogués avec l’ouverture des frontières avec l’ennemi de l’ouest.Les algériens ont découvert ( double zero,poulina et savonnette).
    Qui se rappel de Hassan 2 quand il est venu par bateau a Alger et les jeunes sur le front de mer qui chantaient: AW JA MOULAY EL HASSAN RAWCHOULOU BELMASSA.




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      Anonyme
      30 octobre 2017 - 17 h 41 min

      Je complete:

      C’est à l’époque de Chadli que nos jeunes ont découvert la route vers l’Afghanistan. Ils sont revenus en tenue Afghane pour fou.. la m… en Algérie.




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      Anonyme
      31 octobre 2017 - 0 h 39 min

      une pensée pour le seul président humain et honnête que l’Algérie a connu




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        Anonyme
        31 octobre 2017 - 23 h 40 min

        Une pensée pour Mohamed Seddik Benyahia assassiné par Saddam Husseïn le 3 mai 1982 qui fit abattre l’avion ministériel algérien par un missile. Dans un discours, Chadli jura par tous les dieux de faire la lumière sur cet assassinat et promit solennellement de révéler les résultats de l’enquête à tout le peuple algérien. Le lobby baathiste algérien l’en dissuada! On a su la vérité bien après de la part d’autres sources journalistiques étrangères. Allah yerham Benyahia et paix à son âme!




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    alilou
    30 octobre 2017 - 15 h 20 min

    ou pouvons nous acheter le livre , svp?




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      chibl
      30 octobre 2017 - 16 h 03 min

      Dans une librairie.




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        Kouider
        30 octobre 2017 - 19 h 53 min

        Il n y a plus de librairie digne de ce nom , elle se sont toutes convertie en 4 saisons .




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          chibl
          30 octobre 2017 - 22 h 11 min

          arretes de dire des âneries, a Alger il y a la librairie du tiers monde, la maison de la presse a el biar, au fond je sais pas de quel douar tu es.




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          Anonyme
          31 octobre 2017 - 23 h 19 min

          Chibl. Tu ne dois pas avoir le même âge que Kouider. Lorsque Alger avait des librairies et des cinémas, Kouider, ne pouvait pas faire le tour de toutes les librairies du centre sans finir la journée exténué et rien que pour choisir un film à voir, il avait le tournis. A cette époque ta librairie de la maison de la presse à El-Biar était une échoppe qui vendait des magazines. C’est ton actuel Alger qui est un douar qui de plus éteint ses lumières la nuit tombée. Quelle suffisance dans ta réplique à quelqu’un qui dresse un constat désolant de l’état actuel des choses. On n’a même pas le droit d’être nostalgique dans ce bled! Et Alilou quand il demande où trouver le livre du général Nezzar, tu lui réponds « dans une librairie » c’est à dire dans n’importe quelle librairie. C’est qu’en Algérie, tu ne le sais pas peut-être, ce n’est pas comme en France où l’on distribue simultanément un livre dès sa parution presque à toutes les librairies, celles qui veulent le vendre bien sûr. Donc la question de Alilou est des plus normales et je ne comprends pas pourquoi d’autres lui flanquent 4 « je n’aime pas ».




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    Libre numidie
    30 octobre 2017 - 14 h 52 min

    Les mots ne sont pas neutres, un massacre est toujours reduit par les regimes, c’ est le cas des « evennements » de tiziouzou, quand l’ Etat arabe issu du coup d’Etat assassina 490 membres du FFS en 1963. C’ est un crime d’Etat qui ne peut pas etre « derubrique » au rang d' »evennements». Comme en France aussi on reduit le massacre de la Seine à « evenements»!




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    Kahina
    30 octobre 2017 - 14 h 00 min

    Ce que je retiens de chadli est le fait qu’il était prêt à partager le pouvoir avec les islamistes.
    Il n’a rien fait pour stopper les islamistes à temps. Il a laissé les intégristes occuper les mosquées, les écoles et les universités sans agir. Il aurait pu épargner à l’Algérie cette décennie noire.
    En tout cas, le peuple n’a pas pleuré son départ.




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    pragmatisme
    30 octobre 2017 - 13 h 43 min

    De Bendjedid Chadli je ne retiens que deux choses octobre 88 et surtout d’avoir ouvert la porte de l’Algérie ,en 1979,aux islamistes connus à l’époque sous le nom de frères musulmans et ceci dans le seul but de contrer le mouvement culturel berbère (MCB) naissant.On constate actuel l’effet dévastateur sur la société principalement l’école.Heureusement que l’armée a eu le réflexe de mettre fin a leur aventurisme




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    Pragmatisme
    30 octobre 2017 - 13 h 35 min

    Du président Bendjedid Chadli je ne retiens qu’une chose c’était lui qui , en 1979,avait ouvert la porte de l’Algérie aux islamistes connus à l’époque sous le nom de frères musulmans ceci dans le seul but était de contrer le mouvement culturel berbère (MCB) naissant.Et on constate les conséquences de leur aventurisme sur la société principalement l’école ;heureusement que l’armée a eu le réflexe de les stopper et limiter les dégâts.




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    Mello
    30 octobre 2017 - 11 h 47 min

    Avec tout le respect qu’on vous doit , General, les temoignages sont des recits des evenements. Sur le bref passage relatif au FFS et son leader Hocine Ait Ahmed, je ne peux qu’apporter des precisions, peut etre des corrections. La creation du FFS fait suite a l’entetement du pouvoir de Ben Bella de ne pas ouvrir le champ politique. Feu Hocine Ait Ahmed et Feu Md Boudiaf, alors deputes de l’assemblee nationale constituante, avaient propose l’ouverture du champ politique , mais face a la surdite du pouvoir, ils ont decide de creer le FFS et le PRS. De l’autre cote le pouvoir avait engage des milices pour faire des “descentes” en Kabylie et au constantinois afin d’arreter tous les militants de ces deux partis. Berrouaghia puis Tiaret furent leurs prisons , une vingtaine de prisonniers par cellule de 3×4, avec comme WC un angle de la cellule. Suite a ces descentes, ou des militants ont ete meme tues par ces milices du pouvoir, Hocine Ait Ahmed en compagnie de ses “freres” de route , notament le Colonel Md Oulhadj, ont decide de RIPOSTER par des armes. Pour affaiblir le FFS, Le colonel Md Oulhadj avait repondu a un appel de la patrie face au Maroc et Hocine Ait Ahmed fut arrete par un bataillon depeche d’Alger. La suite tout le monde la connait. Quant a ces moudjahidines qui l’avaient suivi , ils etaient des militants de la democratie , qui avait une conviction que seul le mutipartisme pouvait sortir cette Algerie independante du labyrinthe ou elle s’engouffrait. Voila pour la precision.




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      Thiziri
      31 octobre 2017 - 11 h 02 min

      Depuis, la Kabylie ne se reconnait pas dans le pouvoir militaire!




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    AURES
    30 octobre 2017 - 11 h 40 min

    les récits du Général apportent de l’air frais, sain et dissipe quelque peu l’ambiance polluée par des médias aux ordres des traitres soumis aux franco -sionistes et a la france néo- coloniale!…les jeunes algériens ont besoin de tels textes…la flamme révolutionnaire devrait être entretenue pour que nos jeunes ne tombent pas sous les voix de sirènes malveillantes!..et il n y a pas meilleur que ce genre de publications pour s’opposer aux semeurs de désespoir et faire savoir aux jeunes d aujourd’hui de qui ils descendent!




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    chibl
    30 octobre 2017 - 11 h 00 min

    Monsieur Nezzar, vous avez oublié de dire que c’est chadli qui a introduit le grade de général, avant le max c’etait colonel.
    C’est sous l’ère de Chadli que les écoles des cadets ont disparu (…)




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    salah khiar
    30 octobre 2017 - 10 h 52 min

    Un homme qui écrit en vaut deux – Merci mon Général.




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    BEKADDOUR Mohammed
    30 octobre 2017 - 6 h 15 min

    Grand salut à ce général, je ne sais pas dans quelle langue il a écrit, mais c’est un médicament qu’il offre à ses compatriotes, cet « bonne feuille » de ses mémoires ouvre à des réactions épaisses, il dit bien les vérités sur Houari Boumédiène, sur Chadli Benjedid, et, bref, sur l’immense complexité du »Problème » pour Ces Chefs, Ces Capitaines dont « Les Cafés » parlent à la légère, ces « Cafés » incapables de gérer fut-ce leurs vies…conjugales !
    L’Attachée Culturelle d’une mairie de France, une certaine Mme Brunel, mairie de Marignane, m’a dit en 1986 : « Nous savons que c’est difficile pour eux… », cette France là a existé, Sarkozy l’a enterrée, c’est encore plus difficile en 2017, mais Dieu a conçu des destins pour ça, Sarkozy aura besoin de pleurer, il y aura des inondations de larmes en France, y survivront ceux qui savent nager…




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