Ouverture à Alger d’un Colloque international sur l’œuvre de Mouloud Mammeri

Culture Mammeri
Hommage à la grande figure intellectuelle Mouloud Mammeri. D. R.

Un Colloque international sur la vie et l’œuvre de l’écrivain, anthropologue et linguiste algérien Mouloud Mammeri s’est ouvert vendredi à Alger avec la participation de plus de trente académiciens et chercheurs algériens et étrangers. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, du conseiller du Président de la République, Saâd Eddine Nouiouat, du représentant du secrétaire général de la Présidence de la République, Mohamed Salah Hamrit, du secrétaire général du Haut Commissariat à l’amazighité (HCA), Si Hachemi Assad, et de représentants d’institutions officielles.

Dans son allocution, le ministre de la Culture a indiqué que Mouloud Mammeri «longtemps oublié, revient aujourd’hui comme une grande figure intellectuelle», ajoutant que «la célébration du centenaire de sa naissance se voulait aussi une célébration de ses œuvres que redécouvrent les étudiants, les chercheurs et les promoteurs de l’identité et de la culture amazighes». Rappelant la mesure historique introduite par la Constitution du 7 février 2016 et consacrant tamazight langue nationale et officielle, Mihoubi a rappelé que cette décision «impose aux chercheurs et experts de déployer davantage d’efforts pour en faire un véritable support dans la vie culturelle et médiatique en Algérie», d’autant que la Constitution, a-t-il ajouté, a prévu «la création d’une académie chargée du développement de la langue amazighe».

Après avoir souligné «la volonté manifeste de l’Etat dans ce domaine», le ministre a relevé que «le travail accompli par le HCA, en coordination avec des secteurs ministériels pour promouvoir la langue amazighe, témoigne d’une véritable intégration de cette langue dans la vie publique». Il a affirmé que son secteur «déploie d’importants efforts pour la promotion de la langue amazighe comme culture», à travers son soutien aux différentes formes d’expression culturelle, à l’image du théâtre, du cinéma et de la traduction, annonçant l’inauguration en «février 2018» à Tizi Ouzou d’un musée dédié à l’œuvre de Mouloud Mammeri.

Organisée par le HCA sous le slogan «Amusnaw» (l’érudit), «Le sourcier des convergences civilisationnelles universelles», ce colloque se veut «un hommage» à cette personnalité «hors pair» et une occasion pour «promouvoir» et «valoriser» son legs. Ecrivain, anthropologue et linguiste, Mouloud Mammeri (1917-1989) a laissé un précieux legs pour la promotion de la culture et de la langue amazighes, à travers ses   œuvres littéraires et ses recherches et études anthropologiques et linguistiques méconnues par les jeunes.

R. C.

Comment (3)

    HAMMACHE HASSINA INGÉNIEUR EXPERTE EN CONSTRUCTION
    3 novembre 2017 - 20 h 07 min

    HASSINA HAMMACHE INGENEIURE EXPERTE EN CONSTRUCTION
    MON POÈME ECRIT EN HOMMAGE A MOULOUD MAMMERI LE JOUR DE SA MORT LE 26 FEVRIER 1989
    IMATTI NATSMAZGHA

    Thaghliyi el aarssaw assa a
    Amak aratsough ami antsassa
    Adjlagh tslamzith
    Ami idrabagh dhilhif
    Yagoul guère athlawine ourstoughalagh gharif

    Thaghliyi athgadjda
    El mouloudh oufighth agthouyathiw yakssiyi thougdha
    Yaniyi ayamma aanda
    Oukmatsadjagh il hif adhlaara

    Thaghliyi thaharrsth aouamess
    Ami yachafa ghafayène ithiwassa vavass
    Iaaouniyi dhagayethmass
    El mouloudh agtharwaw ifaz
    Falharmaww yazga dhaassa

    Assa el mouth thawiyith guère iffassène
    Thassaw thatswagzam
    Sagmatti adraghlènts wallèn
    Amak arayasbèr woul falmoudh imi adhnats
    Yak adhnats iyifkène azel guère madène.

    IMATTI NATSMAZGHA LES LARMES DE LA BERBERITE

    Aujourd’hui la colonne qui me soutient est tombée
    Comment oublier mon fils aimé
    Très jeunes je fus veuve
    Je l’élevai dans le besoin
    Et il jura qu’entre les femmes jamais sa mère ne sera reniée

    Aujourd’hui la poutre de mon toit est tombée
    Mon fils qui m’épaula
    Toute crainte, il m’enleva
    Il me dit « O mère, je suis là
    Je ne te laisserai jamais dans le manque ! »

    Aujourd’hui mon fusil est tombé
    Mon fils se souvint des recommandations de son père
    El mouloud parmi mes enfants fût le meilleur
    Il protégea toujours mon honneur

    Aujourd’hui la mort
    Me l’a enlevé
    Entre mes mains, il n y’est plus
    Mon cœur est déchiré
    Les larmes brûlent ma vue

    Comment oublier El MOULOUD
    Puisque se fût lui
    Qui dans le monde
    M’attribua ma valeur.




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      Anonyme
      5 novembre 2017 - 16 h 30 min

      Un hommage a ce grand Monsieur qui fut jadis la colonne vertebrale de ce patrimoine Amazigh, de la vallee de Sioua au fin fond de Sakiat el hamra oued eddhahab, de la cote de la mer mediterranee au hoggar . L’espace geographique Amazigh que Da El Mouloud a sillonne pour semer ces graines portant toute la diversite de la culture Amazigh. Des bourgeons ont eclos un peu partout sur cet espace.




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    Jughurta
    3 novembre 2017 - 17 h 27 min

    Excellente nouvelle. Un patrimoine commun à part entière pour toute l’ Algérie, c’ est une erreur de monopoliser un socle National commun pour une région qui, à la base, veut le partage de cette culture qui appartient à tous les Algériens, il faudra inshALLAH avec le temps inaugurer d’ autre musée en Algérie et dans les villes principales dans un premier temps. L’ Algérie toute entière est la bienvenue à Tizi ouzou pour visiter ce musée, avec joie, une jolie mesure qui lie et relie, on parle là de culture. Le mak n’ aura bientôt plus rien a se mettre sous la dent. Mr mhenni ne plaisante pas, il ira jusqu’ au bout, il a perdu un fils, de fait, il est normal pour lui que chaque Kabyle sacrifie un de ses fils aussi. Il n’ aura plus d’ arguments basés sur l’ ostracisme et l’ arabisation insidieuse du gouvernement en Kabylie pour légitimer son indépendance et chauffer ses troupes et c’ est exactement ce qui m’ intéresse, car israel, je n’ en veut pas ! C’ est de cette manière que l’ on combat le mak. Je peux vous dire qu’ en apprenant cette nouvelle, aussi paradoxale que ça puisse paraître, ils en seront rouge de colère. Il faut leur enlever tout les arguments basés sur l’ ostracisme et l’ arabisation insidieuse du gouvernement en Kabylie qu’ use le mak. Le faire pour que les Kabyles se rendent compte qu’ au final mhenni dit n’ importe quoi et qu’ il mène un combat personnel plus qu’ autre chose.




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