Zimbabwe : l’armée va-t-elle renverser Mugabe ?

Zimbabwe
Robert Mugabé (à droite) et son vice-Président Emmerson Mnangagwa. D. R.

Par Sadek S. – L’armée du Zimbabwe a pris ce mercredi le contrôle des rues de la capitale Harare dans le cadre d’une opération destinée, selon elle, à éliminer des «criminels» de l’entourage du président Robert Mugabe, qui règne sans partage sur le pays depuis 1980. Des soldats et des véhicules blindés ont pris position dans la matinée pour barrer l’accès des véhicules au Parlement, au siège du parti au pouvoir, la Zanu-PF ou à la Cour suprême.

Les bureaux où le chef de l’Etat réunit ses ministres étaient également encerclés par des troupes. Dans la nuit, un haut responsable militaire a annoncé à la télévision nationale que l’armée était intervenue contre des «criminels» proches de M. Mugabe, mais il a démenti toute tentative de coup d’Etat contre le régime. Ni le président ni son épouse Grace n’ont été vus ou entendus depuis la lecture de cette déclaration.

L’entrée en scène de l’armée intervient en pleine crise ouverte entre M. Mugabe et le chef de l’armée après le limogeage, la semaine dernière, du vice-président Emmerson Mnangagwa, longtemps présenté comme le dauphin du chef de l’Etat. «Il ne s’agit pas d’une tentative de renverser le gouvernement», a assuré dans la nuit le général Sibusiso Moyo. «Nous ne faisons que viser les criminels qui entourent» le président, a-t-il poursuivi en lisant une déclaration, «dès que notre mission sera accomplie, nous nous attendons à ce que la situation retourne à la normale». «Nous assurons à la Nation que Son Excellence le président (…) et sa famille sont sains et saufs et que leur sécurité est garantie», a également ajouté le général Moyo, suggérant que ses troupes assuraient la surveillance du couple présidentiel.

Fidèle soutien de M. Mugabe, le président sud-africain Jacob Zuma s’est déclaré dans la matinée hostile à tout changement de régime «inconstitutionnel» chez son voisin.

S. S. 

Comment (6)

    FALLAG
    15 novembre 2017 - 23 h 03 min

    Es-que l’heure des dictateurs elus grace aux cameleons est arrivee ce que j’espere l’effet des dominos,des vieillards qui s’accrochent ou pouvoir,certainement pas pour le bien de la population




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    Koueyla
    15 novembre 2017 - 21 h 15 min

    Mugabe lui aussi est un Fakhamatou à vie .




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    Felfel Har
    15 novembre 2017 - 19 h 21 min

    Mugabe et d’autres apprentis-despotes n’ont pas lu Balzac (« Tout pouvoir est une conspiration permanente ») ni Alain (« Tout pouvoir sans contrôle rend fou »). Il ne savent rien non plus du « Syndrôme d’Hubris » décrit en détail par David Owen, (ancien Ministre des AE et médecin) comme une pathologie qui touche de nombreux chefs d’État dont la personnalité change radicalement au fil du temps pour laisser apparaître des symptômes graves: narcissisme, arrogance, mégalomanie, voire folie. Le clap de fin est enfin arrivé pour Mugabe. Les démocrates du monde entier attendent avec impatience d’autres Happy Ends!




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    Saliha
    15 novembre 2017 - 14 h 20 min

    L’ARMÉE L’A DÉJÀ RENVERSÉ !!! ELLE A PRIS SES RESPONSABILITÉS CONSTITUTIONNELLES….. UN MINABLE GRABATAIRE QUI ÉTAIT ACCROCHÉ AU POUVOIR TEL UNE SANGSUE. TRÈS BEL EXEMPLE A SUIVRE POUR DÉLIVRER ET SAUVER SON PROPRE PAYS. A QUI LE TOUR ??? JE SENS QUELQUE CHOSE VENIR CHEZ NOUS AUSSI……… INCH’ALLAH !!!!!!! POUR DÉLIVRER NOTRE PEUPLE ET NOTRE PAYS MARTYRISÉS A N’EN PLUS FINIR.




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    anonyme
    15 novembre 2017 - 14 h 04 min

    le pouvoir aveugle parfois comme l’amour ; c’est ce qui arrive quand on confond la chose publique et le bien privé ; les republiques monarchiques n’ont pas d’avenir ; n’aurait il pas déclaré que « le zimbabwe m’appartient »???




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    Anonyme
    15 novembre 2017 - 12 h 57 min

    j espere qu ils reussiront une transition indispensable dans le calme et qu ils suivront la demarche de Nelson Mandela pour developper leur beau pays.




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