Foued Bouali : «Je ne peux pas promettre le titre juste pour faire plaisir aux supporters»

JS Saoura Bouali
Fouad Bouali, entraîneur de l'équipe de JS Saoura. D. R.

L’entraîneur de la JS Saoura, Foued Bouali, dont l’équipe talonne de très près le leader de la Ligue 1 de football, le CS Constantine, a refusé de promettre le titre aux supporters cette saison, s’engageant néanmoins à poursuivre son travail sur la même lignée. «Je ne peux pas promettre le titre juste pour faire plaisir aux fans. Ce serait tout simplement de la démagogie», a déclaré Bouali dans un enregistrement vidéo au site officiel de son club.

Arrivé l’été passé à Béchar, Bouali a réussi jusque-là un parcours de premier ordre avec les gars du Sud-Ouest algérien. Son équipe occupe la deuxième place avec 26 points, à une unité du leader, le CSC, et ce, avant trois journées de la fin de la phase aller. Pourtant, le coach a fait dernièrement l’objet de critiques acerbes dans les milieux du club où certains sont même allés jusqu’à exiger son départ, notamment après la lourde défaite concédée sur le terrain du CSC (4-2) pour le compte de la 10e journée.

Cependant, Bouali et ses protégés ont vite redressé la barre en enchaînant deux victoires contre l’USM Bel Abbès (1-0) à domicile, et l’USM Alger (2-0) en déplacement. «Ce que je peux garantir en revanche, c’est de continuer à affectionner mon travail, car seul le travail paye à l’arrivée. Quant aux résultats, personne ne peut prédire l’issue des matchs», a encore expliqué Bouali qui insiste sur la nécessité de glaner le maximum de points, aussi bien à domicile qu’à l’extérieur, afin d’avoir plus de chances pour figurer sur le podium.

La JSS, créée en 2008, a accédé pour la première fois de son histoire en Ligue 1 lors de la saison 2012-2013. Son meilleur parcours parmi l’élite reste celui de l’exercice 2015-2016 quand l’équipe a terminé vice-championne d’Algérie, synonyme d’une participation historique en Ligue des champions d’Afrique la saison suivante. Justement, cette participation avait un goût d’inachevé à Béchar après que la JSS eut quitté la compétition dès le tour préliminaire, d’où le désir de tous les citoyens de cette région de voir leur équipe renouer rapidement avec l’épreuve continentale.

Par ailleurs, Bouali a regretté le fait que les siens n’ont pas la possibilité de disputer des matchs amicaux pendant l’arrêt de la compétition, comme c’est le cas actuellement en raison du déroulement jeudi des élections locales. «Vu l’éloignement de Béchar, on est dans l’impossibilité de faire de longs déplacements pour jouer juste des matchs amicaux, et on ne peut aussi inviter d’autres clubs à venir nous donner la réplique chez nous. Dommage, car ce genre de trêves auraient pu me permettre de voir à l’œuvre les joueurs qui n’ont pas l’habitude d’être alignés en rencontres officielles», a-t-il déploré.

R. S.

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