La visite de Macron en Algérie qualifiée d’«importante» par Paris

Algérie Macron
Macron était déjà venu en Algérie en 2016. New Press

La visite que devra effectuer mercredi le président français, Emmanuel Macron, en Algérie a été qualifiée lundi d’«importante» par Paris, d’autant qu’elle intervient à la veille de la réunion à Paris du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN). C’est la deuxième visite du président Macron en Algérie en une année après celle qu’il a effectuée en candidat à la présidentielle française au mois de février dernier au cours de laquelle il avait qualifié la colonisation de «crime contre l’humanité».

«C’est une séquence franco-algérienne qui va se dérouler cette semaine», a-t-on indiqué lundi à l’Elysée mettant en valeur «la profondeur et la densité des relations entre la France et l’Algérie, appelées à se développer davantage», soulignant que la France «souhaite accompagner l’Algérie dans sa vision stratégique de développement».

Le Président français, qui sera accompagné du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, ainsi qu’un nombre d’élus, d’artistes, d’écrivains et de start-uppeurs, «aura à s’exprimer sur la coopération, les questions régionales et la question mémorielle», a-t-on précisé, affirmant que l’hôte de l’Algérie «veut marquer le soutien à plusieurs projets entre les deux pays avec une vision renouvelée et partagée de la coopération».

L’Elysée a indiqué que cette visite «sera suivie ultérieurement par une autre d’Etat qui nécessite, elle, une préparation sans pour autant avancer de date, du fait de la place importante occupée par l’Algérie». L’Algérie «occupe une place importante, une place de passerelle en Méditerranée et en Afrique. C’est un grand pays voisin avec qui nous souhaitons consolider nos relations en raison de sa place singulière», a-t-on souligné, notant que le président Macron «voulait effectuer cette visite rapidement pour montrer l’importance de ce pays».

Emmanuel Macron avait expliqué, en février dernier, que le partenariat franco-algérien «ne peut fonctionner qu’à une condition : celle de reposer sur des solutions partagées, sur des coopérations de terrain, autour de projets concrets», estimant que «le moment était venu d’engager, aujourd’hui, notre histoire dans un nouveau pacte collectif». En plus de la dimension économique qui va être abordée lors de cette visite, les dossiers du processus de paix au Mali et la sécurisation de la région du Sahel seront à l’ordre du jour, a-t-on précisé à l’Elysée, soutenant que la coopération entre la France et l’Algérie «doit aller plus loin».

L’Algérie «possède une expérience dans la lutte contre le terrorisme, notamment en ce qui concerne les filières terroristes, et contre le radicalisme qui intéresse la France», a-t-on affirmé, relevant «la qualité de partenariat dans ce domaine». Dans un message adressé au Président français, à l’occasion de la fête du 14 Juillet, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait réitéré, rappelle-t-on, sa «pleine disponibilité» et sa «volonté résolue» à œuvrer, avec lui, en vue de «consolider davantage la coopération entre l’Algérie et la France et de la porter à la hauteur de la dimension humaine et du partenariat d’exception que les deux pays ont décidé d’édifier ensemble».

Dans sa réponse, Emmanuel Macron avait salué «la vision et l’engagement décisif du président Bouteflika pour le développement du partenariat d’exception qui unit l’Algérie et la France». «Jamais dans l’histoire les liens entre nos deux pays n’ont atteint un tel niveau d’excellence et de densité», avait-il affirmé.

R. N.

Comment (14)

    Anonyme
    5 décembre 2017 - 10 h 21 min

    Qui attends cette visite en algérie? pas le peuple il n’a pas voté, seulement les chiens érrant, mais qu’est ce qu’on a à foutre de gamins dont les fantasme dépasse la réalité! il arrive très en retard surtout la france ne veut pas changer




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    4 décembre 2017 - 22 h 49 min

    Choir le chiffre 6 pour venir en Algérie c’est gonflé, et douteux, de plus l’ALGERIE attends votre REPENTANCE ET NOS DROITS souvent bafoués EN FRANCE COMME LE STIPULE LES ACCORTS D’EVIANTS !!!!!!!!!!!




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    Mus
    4 décembre 2017 - 21 h 33 min

    Cette visite tant attendue au début en raison du poids de l’histoire et, jadis, de l’importance des intérêts entre les deux pays, s’identifie, aujourd’hui à une « corvée » protocolaire issue d’une pratique diplomatique qui date de la 1ère visite de Valérie Giscard d’Estaing en Algérie, en 1975. Macron aurait sans doute voulu accomplir cette visite plus tôt, dès son élection. Mais l’état de santé du président algérien a fait que ce ne soit pas le cas. Et la faute n’est sans doute pas à la partie française si cette visite devrait intervenir plusieurs mois après son élection. Elle permettra, sans doute, à aux deux parties, notamment Macron et Ouyahia, de se parler directement et évoquer les sujets « d’intérêt commun », un dialogue entre partenaires mutuellement désirés mais aussi tellement redoutés.
    Que devrions-nous attendre de cette visite, en sus de son aspect protocolaire? L’Algérie n’est aujourd’hui « courtisée » que pour son « expérience  » dans la lutte antiterroriste et ses hydrocarbures, s’il en reste et à quel prix! L’absence de vision quant à une alternance démocratique au pouvoir, en 2019, l’immobilisme des institutions nationales et la complexité et la durée de la crise économique sont autant de facteurs pour que nos partenaires étrangers, à leur tête la France, ne veuillent ni peuvent miser sur des relations variées, sereines, durables, solides et mutuellement avantageuses avec notre pays. La « victoire » du duo FLN- RND aux élections locales confirme l’absurde ténacité du régime à ne rien céder de son emprise sur le pays et à préférer tenter le chaos d’un avenir incertain pour le pays. Et cela, Macron le sait, lui qui préfère investir ses efforts ailleurs notamment au Maroc.
    L’aspect économique de ces relations a perdu de sa vigueur depuis l’ « invasion » chinoise de notre économie et qui permet à la Chine de détrôner la France en tant que principal fournisseur de notre pays. Malgré cela, les « usines » de montage Renault et Peugeot qui ne sont en aucun cas de véritables usines automobiles, mais des ateliers de montage ont été acquis à un prix élevé qui n’à souvent peu ou rien à voir avec la logique économique saine. C’est un prix politique pour un produit de montage économique. Notre pays a négocié ces projets en position de faiblesse et doit en subir les conséquences.
    L’autre aspect qui intéresse la France est la lutte antiterroriste devenue le « label » d’un produit d’exportation à coté des hydrocarbures. Mais l’entêtement des autorités algériennes à refuser d’impliquer l’ANP hors des frontières nationales, que ce soit en Afrique, au Moyen Orient ou ailleurs, ne satisfait pas la stratégie néocoloniale de la France. Cette attitude constitue un argument de « déception » de la France y compris sous la présidence de Macron.
    S’agissant du Sahara Occidental, l’alignement de la France sur la position marocaine arque boutée sur de la thèse de l’autonomie interne, refusée par le F. Polisario et l’Algérie et le refus du pouvoir français, quelque fut sa couleur politique, de reconnaitre le droit des sahraouis à la libre autodétermination, ne devraient pas être remis en question lors de la visite de Macron. Ce dernier ne devrait certainement pas avoir l’audace de dénoncer l’occupation marocaine du Sahara Occidental, alors que son pays est membre permanent du Conseil de Sécurité et ce, pour ne pas déplaire à son « ami le Roi », lui qui fut qualifié naïvement d’ « ami » de l »Algérie lors de sa visite dans notre pays, alors qu’il n’était que candidat à la présidence française et pour préserver les intérêts des entreprises françaises au Maroc que l’Elysée, Matignon et le Quai d’Orsay estiment peut être plus stratégiques que leurs intérêts en Algérie.
    Enfin, les craintes françaises d’une « invasion » de migrants irréguliers Algériens et les difficultés de leur indentification et de leur réadmission dans leur pays d’origine est un vrai casse tête pour les autorités françaises. Ce problème comme ce celui de la migration étrangère notamment africaine pourrait être évoqué et Paris demander l’assistance d’Alger pour endiguer le flux des « Harragas ».
    Au plan régional, les tensions dans le Sahel et la question libyenne indiquent que malgré les déclarations de bonne intention, la vision et l’approche conçues par chacune des deux parties diffèrent sensiblement et Macron tentera, sans doute, d’aplanir les divergences en la matière. L’Algérie devrait plutôt faire part de sa préoccupation de la « ceinture » militaire que la France est en train de bâtir au Sahel, le long de notre frontière méridionale tout comme elle devrait le faire s’agissant de l’implantation militaire américaine dans cette région (et en Tunisie), à moins qu’elle ne soit intimement associée à ces initiatives.
    En ce qui concerne la question mémorielle, le président français a fait le chemin à moitié. Avec sa déclaration qualifiant la colonisation de crime contre l’humanité, il avait dépassé l’attitude de ses prédécesseurs. C’est en France que la question coloniale fait l’objet de débats de société et de générations, et de recherches académiques. En Algérie, cette question est le monopole des pouvoirs publics qui l’utilisent comme bon leur semble et pas forcément comme le pense le citoyen algérien. Macron ne devrait rien redouter de fâcheux des autorités algériennes lors de son séjour algérien.
    Finalement, en dehors de son aspect protocolaire et de ses résultats envisageables pour relancer la coopération bilatérale (accords, conventions…), la visite de Macron pourrait être un indicateur même subtil sur la vision française de l’ « après Bouteflika » ou l’alternance au pouvoir en Algérie. Lors de sa conférence de presse à Abidjan le jeune et flambant président français a clairement exprimé son souhait que l’Afrique puisse, enfin, tenter de mettre en avant les talents et le génie de ses jeunes cadres, permettant ainsi de comprendre que l’ère de la génération de l’indépendance africaine semble révolue. Il parlait du Zimbabwe, mais le message a été saisi bien au-delà de ce pays.




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    anti-khafafich
    4 décembre 2017 - 21 h 17 min

    n’est content de sa venue que son larbin, tout ce qu,il veut c’est de mettre les batons dans les roues algériennes pour le compte de sa prostituée de l’ouest, il veut faire de l’Algérie un simple dortoir de ses khammassas qui l’adulent. reste chez toi petit !




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    Zaatar
    4 décembre 2017 - 20 h 14 min

    Normalement et en toute logique, la venue de ce gamin devrait être un non événement. Je pensais différemment avant son élection, lors de sa campagne. Je le vois totalement autrement maintenant. Il est du même acabit que ses prédécesseurs notamment comment on voit notre pays. Donc, pour tous les Algériens ça devrait être un non événement.




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    fr
    4 décembre 2017 - 20 h 01 min

    ils passent la pommade a nos dirigeants qui ont tous un pied a terre a Paris ,quant aux excuses c a nos soit disant gouvernants de s’excuser du mal qu ils ont fait au peuple algerien




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    Felfel Har
    4 décembre 2017 - 19 h 01 min

    Macron vient-il en ami? Non! Vient-il pour offrir ce que l’Algérie attend depuis longtemps et qui plombe les relations bilatérales? Non! Vient-il offrir une coopération gagnant-gagnant, mutuellement bénéfique? Non! Vient-il pour se concerter pour mettre fin au terrorisme que la France a installé au Sahel et à l’occupation marocaine du Sahara? Non! Il vient chercher la soumission totale de nos institutions, de notre gouvernement. Désolé Macron, ça « marche » au Maroc, au Mali, au Niger, au Tchad, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Burkina, en Guinée, mais pas chez nous. Nous restons droits dans nos bottes quand il s’agit de défendre des principes sacro-saints de non-ingérence dans nos affaires et d’indépendance. Jusqu’à preuve du contraire, c’est la France qui a besoin de nous, pas l’inverse. Disons-lui clairement qu’en montant le Maroc contre nous, la France nous déclare la guerre et que la dernière guerre franco-algérienne s’est soldée par sa défaite!




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    kaci
    4 décembre 2017 - 18 h 48 min

    cette pourriture sioniste n’a rien à faire sur le solde de Martyrs. 3800 disparus lors de la bataille d’Alger, où sont enterrés leurs corps. Celui qui l’accueillera sera répondant le Seigneur des Mondes. Allah yerham Chouhada. A bas les traîtres qui veulent renouer avec la france terroriste.




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    Rayes Al Bahriya
    4 décembre 2017 - 18 h 34 min

    Un ministre lodateur …des moulins à parole..
    La guerre est finie.
    Les Chouhada matou.
    Vous avez 60% de ministres binationaux.

    Le discours QUE vous galvauder c’est du pipo.
    Fakou bikoum.
    ..




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    Anonyme
    4 décembre 2017 - 18 h 22 min

    Franchement, on s’en fout. Il ferait aussi bien de rester chez lui. Les Français n’ont aucune crédibilité de ce coté ci de la Méditerranée; Le monde est maintenant un grand village, et nous somme plus intéressés par de grands pays en plein essor tel que la Chine que par des pays sur le déclin tel que la France. Nous sommes pour des relations apaisées avec tous les pays, mais nous devons tenir compte du passé colonial et du présent néo colonialiste de ce pays en Afrique. N »oublions pas que ce pays a mis son véto à une résolution pour l’indépendance de la dernière colonie d’Afrique; Ce n’est pas rien. L’Algérie doit choisir son camp, le temps de la décantation est venu, la France n’est pas et ne peut pas être, compte tenu de ses intérêts néo coloniaux en Afrique un pays ami, c’est tout au plus un pays voisin avec des antécédents historiques peu avouables au Maghreb. C’est également un soutien important d’Israël, qui participe largement a la diabolisation de l’Islam par le biais de sa presse composé essentiellement de juifs sionistes, et à la destruction des infrastructures des pays arabes: Syrie, Libye, Liban, …




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    Hamid
    4 décembre 2017 - 18 h 20 min

    Quand je lis ou entendre les hommes politiques français dire du bien ou passer la pommade à l’algerie cela veut dire tout le contraire ( du vent ). Comme dit le proverbe de chez nous celui qui veut faire ne parle pas.




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    Anonyme
    4 décembre 2017 - 17 h 48 min

    Il doit commencer par demander pardon au peuple Algerien pour les crimes commis et engager la France a regler tous les problemes en suspend




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    Hamid
    4 décembre 2017 - 16 h 49 min

    Que du bla-bla, c’est vraiment des charmeurs de serpent et nous vendre que leurs produit fabriqué parfois ailleurs que chez eux.
    L’accompagnement, dans le développement, ils le font avec certains pays dans tous les domaines sans qu’ils aient un retour, mais pas avec le notre.
    C’est toujours pareil avec nous, de grands discours uniquement quand d’autre jouissent d’actes concrets,
    Les relations exceptionnelles ne sont certainement pas avec notre pays, bien qu’ils gagnent énormément d’argent avec nous, ils ont quarante millions de consommateurs.
    Les seuls investissements sont pour le marché local et encore à petite dose, quand on sait qu’ailleurs, ils font des usines avec leurs propres fonds pour exporter vers d’autres pays.
    C’est encore pour subir une humiliation de plus.




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    Rayes Al Bahriya
    4 décembre 2017 - 16 h 41 min

    Il va tourner sa séquence de l’invasion française
    Version new deal.
    Partez au QATAR.
    Les cathares vous les avez exterminés.
    Que de séquences….!




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