Contribution – Quelle page voulez-vous donc tourner, Monsieur Macron ?

A-t-on déjà vu un président algérien paradant sur les Champs-Elysées, acclamé par une foule française lui souhaitant la bienvenue ?
Macron prône l’amnésie volontaire de plus d’un siècle de colonisation. D. R.

Par Ahmed Bensaada – Mais qu’est-ce que cette manie qu’ont les présidents français post-indépendance algérienne de vouloir déambuler dans les rues d’Alger ou d’autres villes algériennes lors de leurs déplacements officiels ? Veulent-ils tous revivre l’épopée de Napoléon III découvrant, au XIXe siècle, son «royaume arabe» ? Sont-ils tous des nostalgiques des bains de foules du général De Gaulle qui, en 1958, prononça les célèbres «Je vous ai compris !» ou, pire encore, «Vive l’Algérie française !» ? Ou bien aiment-ils tant les «youyous» et les confettis tombant par poignées des balcons ?

A-t-on déjà vu un président algérien paradant sur les Champs-Elysées, acclamé par une foule française lui souhaitant la bienvenue ?

Le président Macron n’a donc pas dérogé à la règle lors de son récent et court voyage à Alger, histoire de pérenniser ce qui est désormais devenu une tradition franco-algérienne, malheureusement unilatérale. Youyous, confettis et bain de foule étaient bien évidemment au rendez-vous de ce mercredi 6 décembre, ensoleillé pour l’occasion.

Il alla spontanément à la rencontre de cette population algéroise. Quelques enfants facétieux, hauts comme trois pommes, lui servirent un «One, two, three, viva l’Algérie». Un adulte lui souhaita la bienvenue en précisant : «Nous sommes un seul peuple, le peuple français et le peuple algérien.» Tiens donc, des vestiges de la période coloniale ? Ce monsieur aurait-il lu la déclaration de l’écrivain Boualem Sansal [1] «L’Algérie, c’est la France, et la France, c’est l’Algérie ?» ?

Un jeune Algérois réussit à agacer le jeune président en l’emmenant sur le terrain du passé colonial. Ne réussissant pas à le convaincre, Macron lui demanda : «Mais vous, vous avez quel âge ?» Lorsque le jeune lui répondit qu’il avait 26 ans, le Président lui rétorqua sèchement : «Mais vous n’avez jamais connu la colonisation ! Qu’est-ce que vous venez m’embrouiller avec ça ? Vous, votre génération, elle doit regarder l’avenir.»

Bien sûr, les jeunes doivent oublier la colonisation et regarder vers l’avenir. Est-ce là le réflexe d’un ancien colonisateur ou celui d’un ami, comme il l’a confié exclusivement à El-Khabar et El-Watan [2] (deux journaux, paraît-il, proches de l’ambassade de France) ? Macron n’est pas le seul à prôner cette amnésie volontaire de plus d’un siècle de colonisation. Kamel Daoud, cet auteur algérien tant «admiré» par le locataire de l’Elysée [3], l’a souvent répété : «L’exploitation de la colonisation de l’Algérie doit cesser» [4], «L’exploitation du fonds de commerce de la guerre d’Algérie doit cesser» [5] ou «Le postcolonial m’étouffe» [6].

Du côté des médias français, l’air fredonné à l’unisson était celui de «Macron veut tourner la page». Mais quelle page le Président veut-il tourner ? En a-t-il choisi une en particulier ? Une figurant dans l’encyclopédie des atrocités perpétrées par le colonialisme français ? Par où commencer et où finir ? 132 années orchestrées par des enfumades, des ventes de boucles d’oreilles ensanglantées et de bracelets encore attachés aux poignets, de famine, de misère économique et intellectuelle, de viols, de torture et des centaines de milliers de morts durant les révoltes successives depuis l’occupation jusqu’à l’indépendance de l’Algérie.

Monsieur le président a-t-il choisi une page ? Peut-être celle des crânes de valeureux combattants algériens curieusement conservés dans le musée de l’Homme à Paris ?

On se rappelle qu’en février dernier – il y a moins de 10 mois -, alors qu’il était candidat à la Présidence, Macron avait déclaré à Alger, à propos de la colonisation :

«C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes. En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu’il y a une jolie formule qui vaut pour l’Algérie : la France a installé les droits de l’Homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire.» [7].

Ses propos ayant soulevé un tollé en France, il se rétracta. Sa discussion avec le jeune Algérois indique l’ampleur de son revirement.

Alors, pourquoi n’a-t-il pas continué dans sa lancée s’il voulait réellement la tourner cette page !

Plusieurs personnalités ont été conviées à ce voyage présidentiel. Parmi elles, l’historien Benjamin Stora et le cinéaste Alexandre Arcady, deux pieds-noirs issus de la communauté juive d’Algérie. Spécialiste de l’histoire de l’Algérie, Stora a été surnommé «l’historien qui murmure à l’oreille du Président [Macron]» [8]. Tout indique donc qu’il aurait été invité pour lui servir de tourne-page. Il faut dire que l’historien s’y connaît lui aussi en volte-face, surtout lorsqu’elle épouse celle du Président.

En février, il disait que la colonisation est bien un crime contre l’humanité : «Cela fait très longtemps que les historiens ont apporté la preuve de massacres, de crimes, de tortures durant la longue période de la colonisation», précisa-t-il [9].

En décembre, répondant à une question sur la relation entre l’âge de Macron et son aptitude à «tourner la page», il déclara que le Président «n’a pas le même rapport de temporalité avec cette histoire puisque non seulement il est né après la guerre d’Algérie, mais il n’a pas de rapport ‘‘physique’’ avec l’Algérie par l’intermédiaire de famille ou autres» [10].

Ainsi, l’âge du Président serait un argument dans sa volonté de «tourner la page» sur de graves évènements historiques et son grand désir de regarder vers l’avenir.

Si c’est le cas, «celui qui murmure aux oreilles» pourrait donc nous expliquer à haute voix pourquoi Macron a solennellement commémoré le 75e anniversaire de la rafle du «Vel d’Hiv», un évènement qui a eu lieu en 1942, soit 8 ans avant la naissance de son père ! Le président français y reconnut la responsabilité de la France dans la déportation de milliers de personnes de confession juive, à la grande joie du chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, invité pour la circonstance [11]. Il profita de l’occasion pour faire doublement plaisir à son «cher Bibi» en affirmant que «l’antisionisme est la forme réinventée de l’antisémitisme», une stupidité déjà énoncée par un certain Manuel Valls.

Toujours est-il que Stora donna un cours d’histoire «live» au Président lors de sa promenade algéroise. Devant la statue de l’Emir Abdelkader, l’universitaire déclama sa leçon : «L’émir fut un grand résistant à la pénétration coloniale française. Il a eu ensuite la force de trouver la voie de la réconciliation tout en restant fidèle à lui-même. Son parcours est exemplaire.» [12].

Mais c’est Alexandre Arcady qui se chargea de lui présenter le «Milk Bar» en précisant qu’il s’agissait du «café des pieds-noirs visé par un attentat sanglant» [13]. Un attentat provoqué par une bombe posée le 30 septembre 1956 et relaté dans le célèbre film La Bataille d’Alger. C’est à ce sujet que Larbi Ben M’hidi, héros de la Révolution algérienne, prononça sa célèbre phrase : «Donnez-nous vos avions et on vous donnera nos couffins !» [14].

Natif d’Alger, Alexandre Arcady quitta l’Algérie avec sa famille en 1961, juste avant l’indépendance. Jeune, il a été membre du mouvement de jeunesse sioniste «Hachomer Hatzaïr». En 2013, il a été parrain de la soirée célébrant le centenaire de l’organisation [15]. Entre 1966 et 1967, il vécut en Israël, dans un kibboutz proche de la frontière libanaise. Il y était lors de guerre arabo-israélienne de 1967 [16].

Arcady a porté à l’écran le roman de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit, une histoire d’amour qui idéalise la relation colonisateur-colonisé passant sous silence la misère et l’obscurantisme dans lesquels les populations autochtones ont été maintenues par le colonialisme. Certains l’ont même accusé d’avoir écrit ce roman pour plaire aux nostalgiques de l’Algérie française. N’a-t-il pas déclaré au journal La Croix : «Pour moi, cela ne fait aucun doute : l’Algérie, qui est mon pays, est aussi le pays des pieds-noirs. Chaque pied-noir, pour moi, est un Algérien, et je ne dirai jamais le contraire. Nous reste en mémoire, Français et Algériens, ces amitiés déchirées, ces voisinages dépeuplés…» [17].

A la sortie du film, un journal algérien titra, non sans ironie : «L’effet positif de la colonisation selon Arcady» [18].

Cela n’a apparemment gêné en rien le cinéaste kibboutznik qui se prend toujours pour un spécialiste de la jeunesse algérienne : «Les jeunes de ce pays souhaitent qu’on en finisse avec les vieux débats : ils veulent qu’on ouvre les portes et qu’on ouvre les yeux !» [19].

Alexandre Arcady en guise de second «tourne-page» ?

A propos d’écrivains algériens, Macron aime bien s’en entourer. Mais pas tous. Pour son déjeuner algérois, il a en invité quatre : Kamel Daoud, Maïssa Bey, Adlène Meddi et Boualem Sansal. Curieusement, les trois premiers ont le même éditeur : les éditions Barzakh (très proche de l’ambassade de France, selon des sources bien informées). Sur la liste, il ne manquait que Ferial Furon. Macron n’est vraiment pas chanceux, car elle aurait pu lui relater les exploits de son aïeul, illustre coupeur d’oreilles de valeureux résistants algériens.

Mais c’est à se demander pourquoi le président français a-t-il jugé bon de les rencontrer à Alger lors d’une visite éclair, alors qu’il avait le loisir de s’entretenir avec eux en France, puisque c’est dans ce pays que ces écrivains passent le plus clair de leur temps (sauf, peut-être, Maïssa Bey).

C’est sans doute un moyen «culturel» ayant pour finalité de passer le message politique du «tourne-page» et de l’effet positif de la colonisation. Autrement, il aurait invité d’autres écrivains algériens, en particulier le plus grand d’entre eux en la personne de Rachid Boudjedra. Mais ce dernier ne fait pas partie de ce club select et cette réception n’avait rien à voir avec la littérature.

Les auteurs choisis ont été qualifiés par la presse française de «figures transgressives de la scène algérienne» [20], «de voix libres ou des enquiquineurs du pouvoir» [21] ou de «figures de l’opposition au régime» [22]. Mais cette presse bienveillante passe cependant sous silence leurs positions sur la colonisation.

Et comment ne pas être invité lorsqu’on a de telles opinions ? Jugez-en.

Boualem Sansal : «En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi. (…) Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants.» [23].

Kamel Daoud : «La terre appartient à ceux qui la respectent. Si nous, les Algériens, en sommes incapables, alors autant la rendre aux colons.» [24].

Ou encore :

«On ose alors le tabou parce que c’est un grand rêve éveillé : une Algérie qui n’aurait pas chassé les Français algériens, mais qui en aurait fait la pointe de son développement, de son économie et la pépinière de sa ressource humaine.» [25].

Quant à Adlène Meddi, il n’a pas hésité à publier les élucubrations les plus extravagantes de Michel Onfray dans les pages du journal qu’il dirigeait, El Watan Week-end. Voilà ce qu’Onfray a écrit sur la guerre d’indépendance algérienne : «Depuis le 8 mai 1945 et la répression de Sétif et Guelma, il est même prouvé que les militants de l’indépendance nationale ont souhaité tout s’interdire qui soit du côté de la paix, de la négociation, de la diplomatie, de l’intelligence, de la raison. Je vous rappelle à cet effet que ce sont les Algériens qui ont choisi la voie de la violence et sont à l’origine du plus grand nombre de morts du côté… algérien !» [26].

Des inepties qui ont soulevé un tollé en Algérie [27], mais qui se sont étrangement heurtées au mutisme de Meddi et d’El Watan.

Durant le repas, j’ose imaginer Arcady assis entre Sansal et Daoud. Entre Sansal qui a visité l’Etat hébreu avec la bénédiction du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) et Daoud qui a avoué «Ce pourquoi je ne suis pas ‘‘solidaire’’ de Gaza» [28], alors que les bombes israéliennes massacraient les Palestiniens en 2014.

Tout en étant convaincu de la succulence des mets servis lors du déjeuner présidentiel – cuisine française oblige -, le seul souhait est que Maïssa Bey ait pu prendre la parole. Elle aurait pu expliquer comment son propre père fût enlevé et torturé par l’armée française et son corps jeté aux chiens [29].

Peu ragoûtant lors d’un repas servi par Son Excellence l’ambassadeur de France, n’est-ce pas ? Serait-ce une page à déchirer, M. Macron ?

A. B. (Montréal)

 

Références

[1] Boualem Sansal, «L’Algérie, c’est la France, et la France, c’est l’Algérie !», Marianne, 6 décembre 2017, https://www.marianne.net/debattons/tribunes/boualem-sansal-l-algerie-c-est-la-france-et-la-france-c-est-l-algerie

[2] A la une d’El-Watan, on pouvait lire : «Je reviens dans l’état d’esprit d’un ami de l’Algérie». http://www.elwatan.com/actualite/emmanuel-macron-a-el-watan-je-reviens-dans-l-etat-d-esprit-d-un-ami-de-l-algerie-06-12-2017-358065_109.php

Dans celle d’El-Khabar : « Je suis en Algérie en ami, mais je ne suis pas l’otage du passé». http://www.elkhabar.com/press/article/129821/

[3] Vincy Thomas, «Emmanuel Macron admire Kamel Daoud», Livres Hebdo, 30 août 2017, http://www.livreshebdo.fr/article/emmanuel-macron-admire-kamel-daoud

[4] Le Figaro, «Kamel Daoud : ‘‘L’exploitation de la colonisation de l’Algérie doit cesser’’», 20 février 2017, http://www.lefigaro.fr/livres/2017/02/20/03005-20170220ARTFIG00133-kamel-daoud-l-exploitation-de-la-colonisation-de-l-algerie-doit-cesser.php

[5] Europe 1, «Kamel Daoud : ‘‘L’exploitation du fonds de commerce de la guerre d’Algérie doit cesser’’», 20 février 2017, http://www.europe1.fr/culture/kamel-daoud-lexploitation-du-fonds-de-commerce-de-la-guerre-dalgerie-doit-cesser-2982818

[6] Kamel Daoud, «Le postcolonial m’étouffe», Le Point, 24 octobre 2017, http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/kamel-daoud-le-postcolonial-m-etouffe-19-10-2017-2165644_1913.php

[7] Le Point, «Emmanuel Macron : ‘‘La colonisation est un crime contre l’humanité’’», 16 février 2017, http://www.lepoint.fr/presidentielle/emmanuel-macron-la-colonisation-est-un-crime-contre-l-humanite-15-02-2017-2105177_3121.php

[8] Yaël Goosz, «Visite d’Emmanuel Macron en Algérie : ‘‘Il n’a pas le même rapport de temporalité’’ avec l’histoire de la colonisation», France TV Info, 5 décembre 2017,https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/l-interview-J-1/visite-d-emmanuel-macron-en-algerie-il-n-a-pas-le-meme-rapport-de-temporalite-avec-l-histoire-de-la-colonisation_2477934.html

[9] Jannick Alimi, «Macron sur la colonisation : ‘‘Les historiens ont apporté la preuve de massacres’’, juge Stora», Le Parisien, 17 février 2017, http://www.leparisien.fr/politique/macron-sur-la-colonisation-les-historiens-ont-apporte-la-preuve-de-massacres-juge-stora-17-02-2017-6687714.php

[10] Voir réf. 8

[11] Site de l’Elysée, «Discours du président de la République française à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv», 17 juillet 2017, http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-du-president-de-la-republique/

[12] Thierry Oberlé, «A Alger, Macron veut ouvrir ‘‘une page d’avenir avec la jeunesse’’», Le Figaro, 6 décembre 2017, http://www.lefigaro.fr/international/2017/12/06/01003-20171206ARTFIG00199–alger-macron-veut-ouvrir-une-page-d-avenir-avec-cette-jeunesse.php

[13] Ibid.

[14] Les couffins étaient utilisés pour transporter les bombes artisanales.

[15] Crif, «Les 100 ans de la jeunesse militante», 10 juin 2013, http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/les-100-ans-de-la-jeunesse-militante/37386

[16] Studio Canal, «Voix Off», http://www.studiocanal.fr/imprimer_fiche_film.php?FILM=3260&LANGUE=1&LOGOIMAGE=/image/95/3/91953.jpg&CATCHLINE=

[17] Julia Ficatier, «Yasmina Khadra : ‘‘Mon pays, l’Algérie, est aussi le pays des pieds-noirs’’», La Croix, 17 mars 2010, https://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Yasmina-Khadra-Mon-pays-l-Algerie-est-aussi-le-pays-des-pieds-noirs-_NG_-2010-03-17-548496

[18] Adel Mehdi, «L’effet positif de la colonisation selon Arcady», L’Expression, 2 juillet 2012, http://www.lexpressiondz.com/article/0/0-0-0/156331.html

[19] La Depêche, «Alexandre Arcady : ‘‘Les Algérois vivent dans une ville française’’», 6 décembre 2017, https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/06/2699249-alexandre-arcady-les-algerois-vivent-dans-une-ville-francaise.html

[20] Voir réf. 12

[21] Farid Alilat, «Emmanuel Macron à Alger : ‘‘Votre génération doit regarder l’avenir’’», Jeune Afrique, 7 décembre 2017, http://www.jeuneafrique.com/500147/politique/emmanuel-macron-a-alger-votre-generation-doit-regarder-lavenir/

[22] Myriam Encaoua, «Macron est arrivé en Algérie pour une visite éclair», Le Parisien, 6 décembre 2017, http://www.leparisien.fr/politique/macron-est-arrive-en-algerie-pour-une-visite-eclair-06-12-2017-7435677.php

[23] Philippe Bonnichon et Pierre Gény, Présences françaises outre-mer, XVIe-XXIe siècles : science, religion et culture, Karthala Éditions, Paris (2012), p.549

[24] Kamel Daoud, «Une Algérie incroyablement sale : l’autre peuple plastic», Le Quotidien d’Oran, 18 août 2014, p.3

[25] Kamel Daoud, «Malheureusement, nous n’avons pas eu un Mandela en 62», Le Quotidien d’Oran, 7 décembre 2013, p.3

[26] Hamid Zanaz, «Camus n’a jamais dit ‘‘oui’’ à l’ordre colonial !», El-Watan, 10 août 2012, http://www.elwatan.com/-00-00-0000-181498_113.php

[27] Ahmed Bensaada.com, «Polémique Onfray-Camus-El-Watan », 16 août 2012, http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=192:polemique-onfray-camus-el-watan&catid=49:poesie-et-litterature&Itemid=135

[28] Kamel Daoud, «Ce pourquoi je ne suis pas ‘‘solidaire’’ de la Palestine», Le Quotidien d’Oran, 12 juillet 2014, p.3

[29] Le Matin, «Colonisation : ‘‘Le corps de mon père a été jeté aux chiens’’, confie Maïssa Bey à BRTV (Vidéo)», 26 février 2017, http://www.lematindz.net/news/23493-colonisation-le-corps-de-mon-pere-a-ete-jete-confie-maissa-bey-a-brtv-video.html

Comment (36)

    Anonyme
    12 décembre 2017 - 23 h 19 min

    La France n’acceptera jamais la colonisation et ses massacres car ELLE MEME EST COLONISÉ !

    5
    2
    Qui nous gouvernent réellement !
    12 décembre 2017 - 23 h 14 min

    En faite on cherche encore à recoloniser l’ALGERIE ( Si ce n’est pas déja refait) avec des traitres aux pouvoirs ! En nous forcant à oubliez le GÉNOCIDE ALGERIEN !!!!!! Demain on essaiera même de vous faire croire que la colonisation était bénéfique et positif voir sympatique pour les ALGERIENNES ET ALGERIENS. Pourtant une simple REPENTANCE aurait pu aboutir à tant de choses entre nous.

    4
    2
    lhadi
    12 décembre 2017 - 16 h 53 min

    Celui qui pense que la France, avec à sa tête son nouveau petit marquis de la république des lettres mortes, va renoncer à ses ambitions colonialistes en Afrique et ses régions d’influence, se trompe lourdement.

    La France ne renoncera jamais à la stratégie des intérêts en Afrique, en particulier en Afrique du Nord.

    A ce propos, son positionnement en faveur du Maroc coloniale, et cela au mépris de la Charte onusienne et au détriment du peuple Sahraoui, les guerres par procuration contre des pays souverains, son soutien aux Brutus algériens qui soufflent sur la braise de la division pour éparpiller les cendres de la jeune nation algérienne, est une preuve accablante contre cette France qui se targue d’une vision dominante et institutionnelle de la révolution française construite autour de l’icône Robespierre chantre de la terreur.

    Tous les clairvoyants en politique savent que dans le domaine de la politique, il n’y a pas d’amis : il y a que des intérêts.

    A cet égard, le peuple Algérien n’a pas besoin de postures de contritions de la part des héritiers d’un gouvernement qui a assassiné le dixième de la population Algérienne.

    Il importe donc de se focaliser sur la seule tache qui mérite adhésion et que l’urgence rend nécessaire : Désinfecter la nation algérienne de cette armée de blattes qui ronge les charpentes de la maison Algérie et en même temps oeuvrer, avec l’apport des élites algériennes modernisatrices ; celles qui s’identifient au progrès, à la science, aux forces productives et à la rationalité à construire un Etat fort, une république solide, une Algérie souveraine, apaisée moderne apte à faire face aux défis et aux enjeux qui l’assaillent ; une Algérie conquérante dans ce monde de globalisation politiquement et économiquement injuste.

    L »idéologie de de cette gérontocratie qui tient fermement les rênes du pays et in fine résiste aux changements menaçants son équilibre, ses traditions et ses intérêts, n’a pas changé d’un iota alors que le monde se mue, avance, bouge.

    Il est venu le temps d’intérioriser le changement, en faire une valeur, un mode de réalisation de soi et le produit d’une action volontaire. Le moment est venu d’oeuvrer pour une vision politique qui engagera le pays dans la voie d’une transformation sociale profonde permettant l’essor national et fera du bonheur une idée neuve.

    Cette vision politique ne peut naître que par l’intégration d’un triple héritage :
    
1/ Celui du libéralisme politique – protection de la liberté individuelle, tolérance, distinction entre société civile et Etat, place du marché, etc.

    2/ Celui du républicanisme – recherche du « bien commun » , rôle clé du civisme, complémentarité entre liberté et égalité.
    
3/ Et enfin, indissociable du mouvement ouvrier, celui du socialisme – exigence de dépasser du moins de réguler collectivement le capitalisme selon un idéal de justice.

    
Renouant avec la tradition socialiste et républicaine, le socialisme libéral qui désigne souvent un libéralisme économique à sensibilité sociale adapté au capitalisme actuel, vise à rendre effectives la citoyenneté et la solidarité, dans une relation critique aux principes du libéralisme économique.

    À partir de cette vision naîtra le programme qui offrira la perspective claire et cohérente d’un changement profond, correspondant aux intérêts et aux aspirations des travailleurs, des démocrates, de l’ensemble du peuple algérien.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

    7
    3
    nectar
    12 décembre 2017 - 16 h 20 min

    C’est vouloir cacher le soleil avec un tamis..Il n’ y a aucun doute que Macron ou ses prédécesseurs se sentent à l’aise dans leur département d’outre mer..La vérité est tellement amère qu’on accepte pas que cela soit ainsi. Grâce aux hommes du pouvoir, qui ont semé la graine de la discorde, en s’imposant par la force et en transférant le maximum de la rente pour acquérir des biens en France, qui profitent à leurs progénitures et à eux pour se soigner chez Fafa et laisser les mouroirs aux algériens lambda…Si Macron veut tourner la page, il a pas tort, du fait que nos responsables font tout pour la lui ouvrir le peuple algérien sur un plateau en or massif…A-t-on vu des français faire la chaîne et attendre jusqu’à six mois pour avoir un visa, auprès de nos consulats en France? Il me semble que c’est l’inverse qui se passe.Le pouvoir ne fait rien et même accule ceux qui ont un minimum de savoir faire et être, pour fuir le pays et laisser les dictateurs et leurs larbins évoluer à l’aise…

    9
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      nectar
      12 décembre 2017 - 17 h 47 min

      Oups! lire, pour le lui offrir et non la lui ouvrir, toutes mes excuses aux lecteurs..

    lhadi
    12 décembre 2017 - 14 h 31 min

    Celui qui pense que la France, avec à sa tête son nouveau petit marquis de la république des lettres mortes, va renoncer à ses ambitions colonialistes en Afrique et ses régions d’influence, se trompe lourdement.

    La France ne renoncera jamais à la stratégie des intérêts en Afrique, en particulier en Afrique du Nord.

    A ce propos, son positionnement en faveur du Maroc coloniale, et cela au mépris de la Charte onusienne et au détriment du peuple Sahraoui, les guerres par procuration contre des pays souverains, son soutien aux Brutus algériens qui soufflent sur la braise de la division pour éparpiller les cendres de la jeune nation algérienne, est une preuve accablante contre cette France qui se targue d’une vision dominante et institutionnelle de la révolution française construite autour de l’icône Robespierre chantre de la terreur.

    Tous les clairvoyants en politique savent que dans le domaine de la politique, il n’y a pas d’amis : il y a que des intérêts.

    A cet égard, le peuple Algérien n’a pas besoin de postures de contritions de la part des héritiers d’un gouvernement qui a assassiné le dixième de la population Algérienne.

    Il importe de se focaliser sur la seule tache qui mérite adhésion et que l’urgence rend nécessaire : Désinfecter la nation algérienne de cette armée de blattes qui ronge les charpentes de la maison Algérie Celui qui pense que la France, avec à sa tête son nouveau petit marquis de la république des lettres mortes, va renoncer à ses ambitions colonialistes en Afrique et ses régions d’influence, se trompe lourdement.

    La France ne renoncera jamais à la stratégie des intérêts en Afrique, en particulier en Afrique du Nord.

    A ce propos, son positionnement en faveur du Maroc coloniale, et cela au mépris de la Charte onusienne et au détriment du peuple Sahraoui, les guerres par procuration contre des pays souverains, son soutien aux Brutus algériens qui soufflent sur la braise de la division pour éparpiller les cendres de la jeune nation algérienne, est une preuve accablante contre cette France qui se targue d’une vision dominante et institutionnelle de la révolution française construite autour de l’icône Robespierre chantre de la terreur.

    Tous les clairvoyants en politique savent que dans le domaine de la politique, il n’y a pas d’amis : il y a que des intérêts.

    A cet égard, le peuple Algérien n’a pas besoin de postures de contritions de la part des héritiers d’un gouvernement qui a assassiné le dixième de la population Algérienne.

    Il importe de se focaliser sur la seule tache qui mérite adhésion et que l’urgence rend nécessaire : Désinfecter la nation algérienne de cette armée de blattes qui ronge les charpentes de la maison Algérie et oeuvrer, avec l’apport des élites algériennes modernisatrices ; celles qui s’identifient au progrès, à la science, aux forces productives et à la rationalité, à l’architecture d’un Etat fort, d’une république solide, d’une Algérie souveraine, apaisée, moderne ; une Algérie apte à faire face aux défis et aux enjeux qui l’assaillent ; une Algérie conquérante dans ce monde de globalisation politiquement et économiquement injuste.

    A ce propos, l’idéologie de cette gérontocratie qui tient fermement les renes du pays et in fine résiste aux changements menaçants son équilibre, ses traditions et ses intérêts, n’a pas changé d’un iota alors que le monde se mue, avance, bouge.

    Il est venu le temps d’intérioriser le changement, en faire une valeur, un mode de réalisation de soi et le produit d’une action volontaire. Le moment est venu d’oeuvrer pour une vision politique qui engagera le pays dans la voie d’une transformation sociale profonde permettant l’essor national et fera du bonheur une idée neuve.

    Cette vision politique ne peut naître que par l’intégration d’un triple héritage :
    
1/ Celui du libéralisme politique – protection de la liberté individuelle, tolérance, distinction entre société civile et Etat, place du marché, etc.

    2/ Celui du républicanisme – recherche du « bien commun » , rôle clé du civisme, complémentarité entre liberté et égalité.

    3/ Et enfin, indissociable du mouvement ouvrier, celui du socialisme – exigence de dépasser du moins de réguler collectivement le capitalisme selon un idéal de justice.

    
Renouant avec la tradition socialiste et républicaine, le socialisme libéral qui désigne souvent un libéralisme économique à sensibilité sociale adapté au capitalisme actuel, vise à rendre effectives la citoyenneté et la solidarité, dans une relation critique aux principes du libéralisme économique.

    À partir de cette vision naîtra le programme qui offrira la perspective claire et cohérente d’un changement profond, correspondant aux intérêts et aux aspirations des travailleurs, des démocrates, de l’ensemble du peuple algérien.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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    Karamazov
    12 décembre 2017 - 14 h 07 min

    Macron devrait rouler pour l’Algérie et ne pas défendre les intérêts de son pays. Idji yendeb m3akoum, sinon ma i3emrlkoumch 3iynikoum.
    Houlala qu’est-ce que vous n’êtes pas lumineux de nous découvrir tout ça ! Feqtoulou, waawouw!
    (…)
    Des visas Monsieur Macron, des visas, pour tous les algériens et vous verrez combien tourneront la page et même la déchireront. Nous autres nous vivons parmi eux et pas parmi ceux qui ont la chance de regarder l’Algérie de loin.
    Regardez donc sur la photo les yeux de toutes les Chimène qui regardent Macron et arrêtez de nous bassiner avec vos rengaines.
    Macron est vraiment poli de ne suggérer que de tourner la page, je ne vous dis pas ce que certains ont fait de cette page et ce que d’autres sont prêts à faire pour une place même au froid chez Fafa !

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    Felfel Har
    12 décembre 2017 - 13 h 28 min

    Comme tous les autres présidents français, Macron est venu débiter sa litanie de préjugés sur les relations algéro françaises. Comme le renard de la fable, il a utilisé son baratin pour s’approrier un bon fromage que le corbeau algérien a bien voulu lui donner pour s’assurer de la neutralité de la France pour un 5ème mandat. Les déclarations de Ouyahia et de Le Truand sur l’état de santé de Bouteflika sont trés révélatrices. Toute honte bue, Macron interpelle un jeune pour lui clouer le bec « Qu’est que vous venez m’embrouiller avec ça? ». Retournons-lui cet argument: Et lui, a-t-il vécu l’holocauste? Pourquoi vole-t-il au secours de Netanyahou en développant la pire des saloperies: assimiler antisémitisme et antisionisme? Qui cherchait-il à embrouiller? Mieux encore, a-t-il vécu le génocide arménien? Pourquoi alors interpelle-t-il la Turquie pour le reconnaître alors que son pays refuse de le faire avec l’Algérie? Toute nation qui ne reconnaît pas ses erreurs, ne s’excuse pas, ne dédommage pas les victimes de la guerre qu’elle a menée, est condamnée à vivre dans l’opprobre. Elle s’avilit et perd son honneur et le respect des autres. La France ne veut pas se repentir uniquement parce qu’elle ne veut payer aucun dédommagement, contrairement à l’Allemagne qui a mis la main à la poche pour sauver son honneur. Générosité et grandeur d’âme! Faire son Mea Culpa, c’est se prémunir de la colère divine et sauver son âme de la damnation.

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    AL HMEMDJI
    12 décembre 2017 - 13 h 14 min

    A-t-on déjà vu un président algérien paradant sur les Champs-Elysées, acclamé par une foule française lui souhaitant la bienvenue ?
    Macron prône l’amnésie volontaire de plus d’un siècle de colonisation. (…)

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    Abou Mrang
    12 décembre 2017 - 12 h 14 min

    Il n’y pire que ce qui ont une ouïe sélective. Vous n’aviez entendu que ce jeune qui rappelait à Macron 3ahd el kouloun. Tous ceux qui lui chuchotaient des faveurs à l’oreille ou ceux qui scandaient à tue-tête donnez-nous des visas ne sont à vos yeux pas recevables. Et c’était pareil fi 3ahd lkouloun. La majorité des héros de la « révolution » étaient assimilationnistes. Rien que les mots de Ferhat Abbas sont là pour donner raison à Sansal, KD, Arcady et à tous ceux que vous pourfendez ici. Mais, pour vous, il n’y avait pas de relations pendant la colonisation, c’était la distorsion intégrale.

    Un vrai dialogue de sourd nom de Dieu ! Mais Macron a dit que le colonialisme est un crime contre l’humanité, non
    ?
    Alors qu’est-ce que vous nous embrouillez en essayant de faire croire le contraire ?
    Entre ceux qui présentent la colonisation comme une idylle amoureuse une fertilisation d’un désert une osmose ou je ne si quelle ineptie et ceux qui ne voudrait montrer que leur ressentiment il y a les autres.
    Macron ne dit pas oublions ou faisons table rase du passé. Il dit ce qui est fait est fait, il ne faut pas que l’histoire nous entrave : passons à autre chose.

    Mais vous qu’est-ce que vous nous proposez ?

    – Ressassez à longueur de temps l’histoire en attendant que ça nous passe en pourrissant au maximum la relation algéro-française en forçant tout visiteur français à écouter votre dars et vos rancœurs sur la colonisation.
    – Rompre toutes relations avec la France ?
    – Ou faire avec ?

    Entre nous : qui profite aujourd’hui de cette histoire ? Toutes versions confondues ? Il y’en a pour qui c’est une rente : les héritiers les fils de fils et les faux fils ainsi que tous les exploiteurs du fonds.
    Combien de moudjahids il y avait dans les maquis avant le 3 juillet 62 y compris s’hab 19 maghrès ? Combien d’anciens moudjahids inscrits au registre aujourd’hui ?

    Accepteriez-vous d’être accusé pour ce qu’a fait votre frère, votre père ?

    Macron ne dit pas : effaçons cette page, oublions-là, et encore moins déchirons-là ! Il dit essayons de tirer ce qu’il y a de mieux dans nos relations.

    Maintenant, si vous vous aviez besoin de votre fixation sur l’histoire n’empêchez pas ce qu’ils voudraient s’en affranchir et construire une meilleure relation avec Fafa !

    Oui, arrêtez donc de nous embrouiller avec l’histoire !

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      DZ_HORR
      12 décembre 2017 - 17 h 59 min

      @ Abu Mrang, il faut aussi que les francais arretent de s’embrouiller avec l’histoire du holocauste et de leur active participation a celui-ci. Au fait le pere de macron n’etait pas encore ne encore moins macron lui meme, mais il participent bien au commerce de l’holocauste n’est-ce-pas. Pourquoi devrions-nous oublier et non pas eux.
      Je vous conseille de lire le livre de Norman G. Finkelstein, un descendant de victime des nazis.
      The Holocaust Industry: Reflections on the Exploitation of Jewish Suffering is a 2000 book by Norman G. Finkelstein.

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        Abou Mrang
        12 décembre 2017 - 18 h 47 min

        Ok, bon deal, Monsieur ! Je n’ai pas d’ornières je vois aussi ça ! Sauf que ce n’est pas le sujet. Et que chacun balaie devant chez soi !

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      Point de vue
      12 décembre 2017 - 18 h 59 min

      J’approuve totalement vos propos Abou Mrang !!!
      Le Pr Macron a bien dit, il y a quelque temps que la colonisation était un crime contre l’humanité, mais certains pour minimiser son propos lui reproche de l’avoir dit quand il n’était pas Président !!!
      Le Pr. Macron en disant de tourner la page de notre histoire commune n’a pas dit d’oublier cette histoire, il n’a pas dit non plus qu’il voulait recoloniser l’Algérie, il a voulu dire construisons un avenir ensemble dans le respect les uns et des autres !!!

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    moms
    12 décembre 2017 - 11 h 37 min

    salam! C est vicieux! mais comme ses predecesseurs il aime entendre « visa, visa, svp » et c est exactement ce qui se passe!!

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    Abou Stroff
    12 décembre 2017 - 11 h 02 min

    Quelle page voulez-vous donc tourner, Monsieur Macron ? s’interroge l’auteur.
    la réponse me semble d’une évidence évidente! macron veut tourner la page qui freine la puissance impérialiste qu’il représente, dans sa dynamique d’asservissement total de la formation sociale algérienne.
    en effet, quoi qu’on puisse dire de certains membres* de la marabunta qui nous gouverne, la marabunta en tant que telle continue à glorifier la lutte du peuple algérien qui s’est étalé sur 132 ans et à ne pas oublier ses sacrifices face à la barbarie coloniale.
    d’ailleurs, rappelons nous le fameux « il faut que le processus électoral se poursuive » de mitterand qui entrevoyait déjà la possibilité pour la france de nous asservir totalement grâce à la vermine islamiste qui lui aurait ouvert, en tant que remplaçant de la marabunta, toutes les portes (…)
    moralité de l’histoire: fafa tient compte du lobby sioniste parce que ce dernier est puissant et impose son agenda à tout le monde, sans exception. fafa se fiche royalement de nos voeux (pieux?) pour la simple raison que nos dirigeants sont en majorité ses clients et qu’à ce titre, ils ne peuvent que se mettre à plat ventre face au « rouleau compresseur » impérialiste.
    *lorsque d’augustes dirigeants algériens vivent et se soignent chez fafa, croyez vous qu’il puissent avoir le toupet d' »embêter » fafa?
    PS: quand on est citoyen canadien et qu’on vit loin de la m…. dans laquelle baigne l’algérien lambda, on peut se permettre de montrer ses muscles, de fanfaronner et de la jouer plus patriote que moi, tu crèves.

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      Krimo
      12 décembre 2017 - 12 h 39 min

      Monsieur,
      Je tiens à vous signaler que le patriotisme ne se limite pas à un endroit géographique. Ce n’est pas parceque vous vivez en Algérie que vous êtes plus patriote que les autres et que vous aimez l’Algérie plus que nous. C’est typiquement un raisonnement de division. Je tiens juste à vous rappeler que les parcours des Algériens qui se trouvent à l’étranger sont divers et multiples. Certains sont venus pour étudier, d’autres pour fuir une situation, etc…
      Vous en connaissez beaucoup d’Algériens à qui on propose de quitter l’Algérie et vous répondent non merci (je parle des enfants du peuple, pas de ceux qui vivent gracieusement des richesses du pays).

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        Abou Stroff
        13 décembre 2017 - 13 h 57 min

        monsieur, relisez bien ce que j’ai écrit. j’ai simplement souligné que quand on a opté pour la nationalité canadienne après avoir été « algérien », et que l’on vit au canada, on peut facilement bomber le torse et fustiger fafa et son comportement vis à vis des bougnoules. car, nous pouvons, avec un passeport canadien, narguer fafa, ce que ne peuvent guère faire les algériens vivant en algérie pour diverses raisons.
        ceci dit, je pense que le patriotisme se mesure non pas aux discours creux qui ne coûtent rien, mais à la contribution palpable et quantifiable au progrès, au sens large, de son pays.
        il me semble que ce n’est point le cas pour ceux qui ont choisi de faire leur vie « ailleurs » et qui ont le culot de nous donner des leçons de patriotisme.

    benchikh
    12 décembre 2017 - 10 h 19 min

    comme a dit Winston Churchill « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. »

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    moms
    12 décembre 2017 - 10 h 11 min

    salam! Parce que ils savent que les 3 quarts des Algeriens sinon plus adorent la France et ne peuvent s endormir la nuit sans y penser ne serais qu une minute voila la raison ils le savent bien!!

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      DZ_HORR
      12 décembre 2017 - 17 h 41 min

      Alors compte moi parmi le quart des Algeriens qui n’adorent pas la france. Je suis sur et certain que tu es parmi les 3 quarts dont tu parles.

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    صالح/الجزائر
    12 décembre 2017 - 7 h 50 min

    Respecte toi on te respecte .

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    Anonyme
    12 décembre 2017 - 7 h 30 min

    Excellent article ,il faut toujours se rappeler de cette declaration du grand Nelson Mandela aux journalistes qui lui demandaient les raison de sa visite a Gaddafi en Lybie .

    Je suis le maitre de mon destin ,je suis le capitaine de mon ame

    Puis une question sur sa rencontre avec Arafat il a dit:

    L independance de notre pays ne sera complete que lorsque la Palestine retrouvera son independance ,et le peuple Palestinien se liberera du colonialisme israelien.

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    karimdz
    12 décembre 2017 - 7 h 01 min

    Monsieur macron voudrait tourner la page de la négation, premier à donner des leçons mais premier aussi à ne pas les respecter, écoutez ce que je dis, pas ce que je fais… foutue hypocrisie !

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    M'HEND
    12 décembre 2017 - 4 h 00 min

    Mais Monsieur BENSAÁDA, ce macron veut tout simplement tourner la page du DÉSHONNEUR qui a sali la france. On ne le laissera pas faire car pour nous, cette page est celle de l’HONNEUR et de la DIGNITÉ. Celle pour laquelle UN MILLION et DEMIE de CHOUHADAS SONT MORTS POUR QUE NOUS SOYONS LIBRES ET INDÉPENDANTS AUJOURD’HUI.
    Quand à Stora et Arcady, il faut convenir que ces juifs d’Algérie ne sont pas pieds-noir, ne l’ont jamais été et NE LE SERONT JAMAIS… Puisque les juifs d’Algérie vivaient déjà en Algérie avant 1830 depuis près de DEUX MILLE ANS…!!! AVANT l’arrivée des pieds-noirs en 1830. Donc, un peu de retenue et de discernement Monsieur BENSAÂDA ! Connaissez-vous bien l’Histoire de votre pays, cher monsieur ? C’est révoltant d’écrire de pareilles sotises de votre part, surtout ! Que faites-vous du Decret CREMIEUX ? Que pensez-vous quand les PIEDS-NOIRS, les VRAIS ! Pas ceux au rabais. Vous n’avez JAMAIS assisté à la scène à Alger où de VRAIS PIEDS-NOIRS, justement, FRAPPAIENT et INSULTAIENT les juifs d’Alger en les traitant de SALES YOUPINS…!!! Et de DÉGAGE D’ICI SALE YOUPIN…!!! Et j’en passe… Et le comble dans cette triste histoire c’est que c’étaient nous : les ARABES qui défendions les juifs algérois en nous battant à mort avec les pieds-noirs. C’était le temps de LA CASTAGNE !!! Oui, cher monsieur BENSAÂDA, j’ai assisté à tout cela et j’ai défendu les juifs ALGÉRIENS de mon quartier… alors que ces mêmes juifs, aujourd’hui, nous le rendent mal, très mal en s’attaquant aux ALGÉRIENS partout en france et en Europe ! Honte à eux… HONTE A CEUX QUI N’ONT PLUS DE DIGNITÉ !!! HONTE A CEUX QUI N’ONT AUCUNE DIGNITÉ !!! Demandez, pour voir, aux juifs ALGERIENS, s’ils se souviennent du NUMERUS CLAUSUS que leur appliquaient PARTOUT en Algérie les Pétainistes – Vychistes !!! Méthode raciste que les juifs algériens présentement en france appliquent sans pitié et avec RAGE contre les beurs d’origine Algérienne, aujourd’hui. Les juifs d’Algérie ONT TOUT OUBLIÉ ! Même leur âme et leur conscience qu’ils ont vendu à la droite et à l’extrême droite française pour casser du Beur… Mais les juifs d’Algérie qui étaient nos frères OUBLIENT une règle fondamentale de l’Histoire de l’Humanité : LA ROUE DE L’HISTOIRE TOURNE CONTINUELLEMENT VOIRE PERPÉTUELLEMENT….. Et je vous fait une confidence : NE CROYEZ JAMAIS ce faux de benyamine stora…!!! Et encore moins arcady… que tous ces faux-culs d’Alger continuent d’accueillir à Alger et en ALGÉRIE deux grands agents du mossad ! INCROYABLE…!!!!!! Mais vrai…. J’en ai PLEIN LE COEUR que celui-ci va finir par ÉCLATER de…. RAGE !!!! YA DINE ERRAB…..!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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      alger laziza
      12 décembre 2017 - 9 h 07 min

      monsieur nous sommes d’abord victimes de nos propres comportements

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        M'HEND
        12 décembre 2017 - 10 h 51 min

        Peut-être bien que OUI… Peut-être bien que NON ! Mais avec feu Houari BOUMEDIENE (Allah Yerrahmou !) ça ne se serait JAMAIS passé ainsi et de la sorte, croyez-moi, madame…..

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        M'HEND
        12 décembre 2017 - 11 h 06 min

        NON madame ! On n’est pas victime de notre propre comportement mais plutôt victime du comportement des autres qui nous appliquent la politique de guethoïsation quand on nous parquent dans des cités devenues des nomanslands… Quand on nous force à changer nos noms et nos prénoms musulmans en noms et prénoms français. Quand on nous refuse un emploi parce que nous portons un nom… ARABE !!! Quand on nous applique délibérément la politique du NUMERUS CLAUSUS autrefois appliquée aux juifs sous le régime de Vichy. Alors, madame revoyez vos bouquins d’Histoire, svp… avant d’émettre un avis. Pas d’embrouille, svp.

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          alger laziza
          12 décembre 2017 - 18 h 29 min

          de nos différences que l’humanité est riche

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          M'HEND
          12 décembre 2017 - 20 h 39 min

          @Alger Laziza. 12 décembre 2017 – 18 h 29 min. Encore une fois : NON ! Vous faites fausse route avec de faux arguments qui travestissent les moments forts de notre Histoire. Ce n’est pas de nos « différences » que l’Humanité est riche mais de notre INTERDÉPENDANCE MUTUELLE et de notre SOLIDARITÉ HUMAINE NATURELLE les uns envers les autres que notre Humanité est riche… pas le contraire. Laziza n’est-ce pas là le titre d’une chanson de BELAVOINE…??? Alors, je vous dis tout simplement : SHALOM et MAZEL TOV ! Je pense que vous m’avez compris…..

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      Algerien revolté
      12 décembre 2017 - 10 h 47 min

      M’hend -j’ai eu plaisir a lire votre post remarquable de vérité -salut a vous .

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        M'HEND
        12 décembre 2017 - 10 h 55 min

        SAHA G’MA !!! AKENI… A NARAZ WALA NAKHNOU !!! J’ai eu également tout le plaisir de lire tes commentaires. SUPERBES ! Salut et toutes mes amitiés.

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    AZZI
    12 décembre 2017 - 2 h 57 min

    Analyse logique et rationnelle, rien à redire Si Ahmed Bensaada. Seulement, il y a une chose qui me semble ne pas avoir attiré votre attention , ni celle des journalistes chroniqueurs, c’est celle où Macron déclare dés son retour en France , qu’il y a eu « des crimes contre l’humain » (et non plus contre l’humanité) commis durant la guerre d’ Algérie et que les deux parties doivent reconnaître les avoir commis mutuellement. Par ailleurs ,il exige la réhabilitation et du retour des harkis et de leurs enfants ainsi que ceux des pieds-noirs à « la terre qui a vu naître leurs parents » qui d’après lui, est une condition sine qua non, pour établir des relations normales entre les deux pays.

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    Moh
    12 décembre 2017 - 1 h 24 min

    Maïssa Bey avait refusé de boycotter le salon du livre se Paris en 2008 où Israël était l’invité d’honneur.

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    Chaoui
    12 décembre 2017 - 0 h 34 min

    Très bon commentaire.

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    nonews
    12 décembre 2017 - 0 h 28 min

    Le constant n’a jamais change. Ce qui nous interesse est de savoir qu’elle la voie que l’Algerie doit suivre pour sauvegarder son nif et arreter l’humiliation continue.

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