Crise libyenne : la Russie rassure le GNA

Salamé estime que la meilleure solution pour départager les groupes rivaux étaient les élections
Pour Lavrov, la Russie fera tout pour sortir la Libye du chaos. D. R.

Par Sadek S. – La Russie «fera tout» en faveur d’une entente entre camps rivaux en Libye pour tenter de sortir ce pays du chaos et d’une grave crise politique, a assuré ce mardi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. «Nous allons coopérer en faveur de la résolution de toutes les questions aux pourparlers entre Tobrouk et Tripoli, avec qui nous avons des contacts réguliers», a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse à Moscou, aux côtés de son homologue libyen Mohammed Taha Siala. M. Lavrov a poursuivi que «la Russie fera tout ce qu’il faut pour une normalisation complète de la situation en Libye et en ce qui concerne les aspects internationaux du rétablissement des droits du gouvernement libyen».

La Libye a lancé mercredi dernier une campagne d’inscription des électeurs pour des scrutins dont la nature et la date sont encore à fixer, dans le cadre d’un plan parrainé par l’ONU, pour sortir le pays de la crise. L’annonce du lancement de la campagne a été faite par Imed al-Sayeh, chef de la Commission électorale libyenne (HNEC), en présence de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé. Selon M. Sayeh, l’objectif est d’inscrire au moins un million de nouveaux électeurs qui viendront s’ajouter au 1,5 million de Libyens qui s’étaient inscrits pour les législatives de 2014.

La Libye compte 3,4 millions d’électeurs potentiels sur une population de six millions d’habitants. La persistance de la rivalité entre Tripoli et Tobrouk laisse perplexes les observateurs quant à la possibilité de réussir une élection en Libye.

La Libye a sombré dans le chaos après le renversement par la France et l’Angleterre en 2011 de Mouammar Kadhafi. Des autorités rivales, à Tripoli et dans l’est du pays, et de nombreuses milices s’y disputent actuellement le pouvoir. M. Salamé a estimé que «la meilleure solution pour départager les (groupes) rivaux en Libye étaient les élections», dont la nature – présidentielle ou législatives – étaient encore à définir. «Il n’y pas d’alternative» aux élections, a-t-il insisté, espérant la tenue du scrutin en 2018, conformément au plan d’action qu’il a présenté en septembre devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

Une loi électorale doit être également rédigée et adoptée en préalable aux élections, a ajouté M. Salamé, précisant que la mission de l’ONU en Libye travaille sur plusieurs axes pour aider à préparer les élections. Mais avant tout, «les Libyens, les chefs et les groupes libyens doivent accepter au préalable les résultats des élections», a-t-il dit, affirmant que tous les acteurs politiques s’étaient prononcés en faveur de ces élections. Le problème justement, c’est que pour le moment aucune assurance n’a été donnée.

S. S.

Commentaires

    Les Égarés.
    13 décembre 2017 - 1 h 55 min

    L’ex Président Français Sarkosy , Jupe , Fillon..le chef d’État Major.. Doivent être jugé pour Crimes de Guerres en Libye..de même que le Gouvernement Anglais de Cameron.. Ce sont des Criminels qui ont détruit un pays…de même que Obama..Qatar..Erdogan..et Alkaida Freres dit Musulman mais Terroristes..Toute une bande de Criminels.

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