Le directeur du Musée de Paris : «L’Algérie n’a pas demandé les crânes»

Pierre Dubreuil : "C’est à l’Etat algérien de demander à l’Etat français officiellement la restitution de ces crânes"
Pierre Dubreuil, directeur général délégué du Musée de l'Homme de Paris. D. R.

Par Houari Achouri – Le dossier des crânes de résistants algériens détenus au Musée de l’Homme de Paris connaît un rebondissement après la déclaration du directeur général délégué de cet établissement, Pierre Dubreuil, qui a été interrogé par le quotidien En Nahar. C’est à l’Etat algérien, dit-il, de demander à l’Etat français officiellement la restitution de ces crânes. Il affirme n’avoir reçu aucune demande dans ce sens. Ce responsable fait savoir que ces restes de chouhada algériens sont actuellement une propriété publique du peuple et de l’Etat français.

Il estime, par ailleurs, que l’opération de restitution est complexe et exige le changement de statut légal des crânes pour transférer leur propriété vers l’Etat algérien. Il y a une coopération algéro-française, ajoute-t-il, pour l’identification des crânes des martyrs de la bataille des Zaâtcha et déclare que le Musée de l’Homme de Paris est disponible à offrir toutes les facilités pour réaliser cette opération, dans le cas, insiste-t-il, où il reçoit une demande officielle de l’Etat algérien.

Le dossier des crânes de résistants algériens est un des éléments constitutifs de la question mémorielle en suspens entre la France et l’Algérie. On sait que le président français, Emmanuel Macron, lors de sa récente et brève visite à Alger, a fait part de l’accord favorable de l’Etat français pour restituer à l’Algérie les crânes des 36 résistants algériens.

C’est en mai 2011 que l’archéologue et historien Ali-Farid Belkadi a lancé une pétition pour le rapatriement des restes mortuaires conservés dans les musées français, en particulier les crânes de résistants algériens tués par le corps expéditionnaire français dans les années 1840 et 1850, qu’il venait de retrouver dans les réserves du Musée de l’Homme à Paris.

Plus tard, un groupe de ressortissants algériens a pris l’initiative de fonder une association appelé Anti-crime international ayant pour objectif le rapatriement des ossements des valeureux combattants algériens de la révolte des Zaâtcha de 1849. Cette association a inscrit dans son programme une action devant les juridictions internationales pour réclamer le rapatriement des crânes vers l’Algérie, au motif que leur séquestration dans un établissement français, où ils sont exposés au public, est «un crime de guerre».

Les historiens français rappellent que lors de la bataille des Zaâtcha en 1849, les résistants algériens ont été décapités et «leurs têtes, au bout de piques, furent emmenées jusqu’à Biskra et exposées sur la place du marché, afin d’augmenter l’effroi de la population». Les têtes détachées des corps furent transférées en France pour être d’abord exposées à la Société d’anthropologie de Paris, puis transférées au Musée de l’Homme, où elles se trouvent encore aujourd’hui.

Un collectif d’intellectuels établis en France, composé d’historiens, d’universitaires, d’éditeurs et de sociologues, a appelé à rapatrier ces dépouilles en Algérie pour leur donner une sépulture digne et contribuer ainsi à «sortir de l’oubli l’une des pages sombres de l’histoire de France».

H. A.

Comment (23)

    Anonyme
    24 décembre 2017 - 1 h 50 min

    L’article de Mr H.Achouri est incomplet… C’est vrai que l’archéologue et historien Ali-Farid Belkadi a lancé la pétition en 2011 pour la restitution des cranes en Algérie, une pétition qui n’as pas aboutie, mais c’est l’universitaire Brahim Senouci qui a initié une seconde pétition qui a eu un retentissement médiatique et politique.




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    bougamouss
    23 décembre 2017 - 9 h 12 min

    Les Chouhadas sont au Paradis, Inch’Allah. Mais les Français veulent toujours confiner notre histoire commune sur « nos cranes » chez eux ou chez nous,etc…Alors qu’avec le Maroc, la France parle d’investissement, de culture et de rayonnement.
    Nous, Algériens, avons tourné la page. Et nous voulons traiter d’égal à égal avec les Français. Et surtout avancer, sans rester otages du passé. Les officiels, quant à eux, doivent faire le nécessaire: Renvoyer les crânes, réécrire l’histoire,etc… Mais celà doit rester « dans le secret » .Surtout par respect pour les morts.




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      Brahim
      23 décembre 2017 - 12 h 34 min

      @bougamouss , et surtout surtout il ne faut plus supplier à genou Madame la France de se repentir sur ce qu’elle a fait ! Il y a en marre des suppliques, de la s’matta , de la h’chouma ! Nous, et le reste du monde, savons ce que la France a fait subir au peuple algérien, donc la France ne devrait être considérée que comme un pays comme les autres avec lequel on entretient des relations commerciales pas plus ni moins ! Il n’y a plus rien à attendre de la France sur la question de la mémoire. Le partenariat stratégique, çà devrait être avec la Russie et la Chine.




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    Vangelis
    23 décembre 2017 - 9 h 01 min

    Tayeb Zitouni, ministre des moudjahidines, utilise le double langage. En Algérie, il proclame à qui veut l’entendre que la France doit faire ceci ou cela et par exemple à remettre ces crânes illico presto. Mais en France, par exemple lors de sa dernière visite, il n’y fait aucune mention sur lesdits crânes et encore moins les excuses de l’ancien colon. comme quoi, le régime fanfaronne en Algérie à l’usage de la plèbe et fait le dos rond lorsque l’un de ses représentants est en séjour à l’étranger.




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    BEKADDOUR MOHAMMED
    23 décembre 2017 - 6 h 42 min

    Heureusement pour nombre d’Algériens argentés que ces crânes soient silencieux, ces Algériens argentés qui vous disent sur un ton « raffiné » (Ils sont raffinés, comme le pétrole, ils roulent au sans plomb !), « Je vais passer en famille les fêtes de fin d’année à… Paris ». L’air candide sur les Champs Elysées, Monsieur tient Madame qui porte Le Manteau de Fourrure, et tient à l’oeil sa progéniture : Vivre à l’oeil…




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    Anonyme utile
    23 décembre 2017 - 1 h 39 min

    Les fançais auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qu’ils ont commis durant l’occupation et la guerre d’Algérie ont beaucoup de sang sur les mains de notre peuple, qui était sans défense. Ces criminels français n’ont jamais été jugés, comme oussaress le pen bigeard …..Ces auteurs de crimes contre l’humanité ont été même autorisés à créer un parti politique nazifié et ultra raciste destiné à distiler la haine contre l’Algérie , les Algériens et les Français d’origine Algérienne et de parents Algériens et ceci afin de disssimuler tout ce qu’ils ont fait durant la guerre d’Algérie. Ces monstres savaient qu’ils seraient rejetés par leur propre peuple, si ce dernier découvrait la vérité sur eux. Ces monstres ont même transféré leur « savoir faire » en matière de torture animale et génocides contre les peuples sans défense, en Amérique latine ( Brésil, Argentine, Chili … ).
    La France a toujours pratiqué le génocide et l’horreur contre les peuples sans défenses, à ce jour, comme le prouve les génocides au Rwanda, en centre afrique, Libye …. auxquels elle a activement participé, preuve à l’appui.
    C’est pour cela que la culture raciste est une première nature en france, comme le montre la réalité et la vie de tous les jours et maintenant le cas de ce petit fonctionnaire directeur du musée de l’homme de paris, bassement et sournoisement vicieux et ultra raciste.




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      Adrien C.
      23 décembre 2017 - 13 h 08 min

      Le racisme comme nature première des français ?
      Comment vous prendre au sérieux comme militant anti raciste si en réponse à une injustice vous faites vous même des amalgames en mettant tous les français dans le même panier. Vous nous faites une démonstration de « logique » imparable du même ordre que : « tout ce qui flotte est en bois. Si un canard flotte c’est qu’il est en bois. Si il est en bois c’est qu’il brûle et s’il brûle c’est une sorcière. Au bûcher ! »




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        Anonyme utile
        23 décembre 2017 - 16 h 13 min

        Je ne généralise jamais. Je ne dirai jamais que tous les Français sont racistes. Mais il faut le reconnaitre, qu’une très grande majorité de Français le reconnait. Il suffit de voir vos propres sondages dans les médias sérieux, pour se rendre à l’évidence. Le parti ultra raciste le FN était crédité de 43% des intentions de votes et de 47% selon d’autres médias. Il était sur le point de prendre la majorité à l’assemblée. Je vous laisse deviner le reste. Le FN a échoué grâce à l’Europe et surtout à cause de la monnaie qu’il voulait adopter. J’ai dit que le racisme en France est une première nature, à juste titre. Il suffit de voir comment l’élite Algérienne ou d’origine Algérienne est espionnée et bloquée y compris les chercheurs de renommée internationale. Je cite un seul exemple. Les projets d’un chercheur de génie d’origine Algérienne ont été bloqués pour le ruiner sur le plan bancaire, notamment. Son appartement et ses ordinateurs ont été infiltrés et ses bases de données, fruits de sa recherche scientifique de plusieurs années ont été volées. Plus grave encore, il a été victime d’un complot cousu main. On a tout fait pour l’assassiner en utilisant son propre médecin traitant. Je vous laisse deviner qui est capable de faire cela en faisant participer un médecin traitant. Notre compatriote l’a échappé belle, grâce à un de ses amis qui est lui-même médecin. Ainsi notre compatriote chercheur a déjoué le complot criminel dirigé contre lui et a annulé l’intervention chirurgicale qui a été imaginée pour l’assassiner alors que son bilan sanguin, que son propre médecin traitant lui a caché, ne révelle aucune anomalie. L’ordre des médecins a été saisi.
        Même des sportifs de haut niveau comme Benzema, Nasri ….et des artistes d’origine Algérienne sont ciblés d’une manière sioniste dans les médias et discrédités gratuitement, par les politiques, comme le sioniste valls, notamment, à des fins politiques nauséabondes. Depuis que la France a intégré l’otan, elle a perdu sa souveraineté. Plusieurs politiques Français l’ont dit publiquement.
        Et depuis l’intégration à l’otan en 2007, un climat artificiel anti-Algérien est imposé de l’extérieur.
        On se demande si la France, qui se proclame pays des droits de l’homme, est une démocratie.
        La démocratie n’existe pas non plus dans toute l’Afrique et ailleurs aux Etats-Unis, notamment.




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    Anonyme
    22 décembre 2017 - 21 h 02 min

    Bizarre, qu’est-ce qu’ils font avec? Des crânes d’Aliens?




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      Anonyme utile
      23 décembre 2017 - 4 h 57 min

      C’est toi qui est complétement bizarre. Tu n’as rien à faire sur notre site. Tu n’es qu’un troll en service commandé. Alors un conseil, casses-toi.




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    derbal
    22 décembre 2017 - 19 h 59 min

    il est bien possible q ils int oublier d en faire la demande puisque ce n est pas leurs propres cranes




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    karimdz
    22 décembre 2017 - 19 h 32 min

    Ces têtes détenues par la France illustrent toute la barbarie de la France occupante en Algérie : des milliers si ce n est des dizaines de milliers d algériens ont été décapités. Avant le daech, il y avait la France…

    Je trouve assez déplacé et horrible, les propos de ce directeur, qui déclare que ces crânes sont la propriété du peuple français, les os des juifs brulés dans les fours crématoires, étaient ils également la propriété des allemands ?

    Ces crânes doivent rapidement regagner le pays pour y reposer en toute dignité, Allah yarham ces chouhadas.




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    Anonyme utile
    22 décembre 2017 - 17 h 49 min

    TRES BREF RAPPEL
    Je tiens à rendre un vibrant hommage à notre DIGNE compatriote archéologue et historien Ali Farid Belkadi, qui se bat depuis des années, pour le rapatriment des restes mortuaires Algériens conservés dans les musées français en particulier les crânes de résistants algériens tués par le corps expéditionnaire français dans les années 1840 et 1850, qu’il avait retrouver dans les réserves du Musée de l’homme à paris.Ces crânes n’ont rien à faire au Musée de l’homme à paris..
    Je dis à Ali Farid Belkadi : vous avez rendu un très grand service au peuple Algérien et aux générations futures. Ainsi, nous pouvons commencer à écrire notre véritable histoire avec ses côtés sombres et éclairés et retrouver notre véritable mémoire.

    LE RAPATRIMENT DES CRÂNES DES RESISTANTS ALGERIENS
    Le président Français E. Macon a déclaré officiellement le 06 décembre 2017, à Alger, lors de sa visite officielle, je le cite : « la France a décidé le rapatriement des crânes des résistants Algériens, en Algérie ».

    Ce directeur du musée de paris, qui n’est qu’un petit fonctionnaire, n’a rien à dire, à ce sujet qui le dépasse. En agissant ainsi d’une manière ultra viscieuse, il se met de facto au-dessus de tout.
    La déclaration de ce petit fonctionnaire et son timing, ne sont pas innocents. La déclaration de directeur de musée de paris réveille sournoisement et d’une manière voulue, la spécuculation et le révisionnisme l’ultra racisme anti Algérien et le néocolonialisme abjecte. Ce qui prouve que ce petit fonctionnaire, directeur du musée de l’homme est une voix de ses maîtres gardiens du temple de la haine anti-Algérienne, qui ont beaucoup de sang de notre peuple sur les mains et qui tirent les ficelles du véritable pouvoir sournoi en France.
    Que cela plaise ou pas à ce petit fonctionnaire, directeur du musée de l’homme de paris, les crânes des résistants Algériens, seront rapatriés en Algérie.

    DEUXIEME CAS DE FIGURE POSSIBLE

    Si vraiment il y a un refus du côté Algérien de rapatrier les crânes de nos martyres, cela voudrait dire qu’il y a encore, à ce jour des véritables harkis, pires ennemis de notre peuple, au sommet de l’état Algérien.Ces harkis sont toujours au service de la France et ce sont eux qui boquent notre pays. Et dans ce cas, il faut les démasquer, les écarter du pouvoir et les juger pour cet acte ignoble et inqualifiable.

    Il RESTE LE GROS PROBLEME DES ARCHIVES, ON EN PARLERA ULTERIEUREMENT.




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    MELLO
    22 décembre 2017 - 17 h 34 min

    Pourquoi la dissimulation de tous ces cranes ? Henri Alleg Directeur d’Alger Républicain durant la guerre d’Algérie nous révèle un pan.
    – Pourquoi la France peine-t-elle toujours à regarder son passé colonial en face  ?

    Henri Alleg. Ceux qui ont mené la guerre d’Algérie, les gouvernants à Paris comme les dirigeants colonialistes en pied en Algérie, ont tout fait pour dissimuler au peuple français la vérité de la colonisation et des horreurs commises pendant la guerre. Ils ont sciemment caché cette vérité, derrière le paravent des droits de l’homme, du respect des individus, pour des raisons politiques. Pas seulement à l’égard de la guerre elle-même  : la vie des Algériens sous le régime colonial était une insulte quotidienne aux valeurs dont se réclame la France. Il serait d’ailleurs faux de penser que la torture a été importée en Algérie au moment de la guerre. À Alger républicain, nous recevions régulièrement des Algériens qui, sortant de prison, venaient au journal témoigner des traitements qu’ils avaient subis. Personne ne pouvait ignorer ces faits. Malheureusement, si nous donnions la parole à ces hommes torturés, le journal était immédiatement saisi et l’auteur de l’article, poursuivi et condamné. Dans ces conditions, lorsque la guerre a commencé, ce qui était pratiqué à petite échelle a pris des dimensions considérables. Il reste que la torture, en Algérie, avait toujours été pratiquée, depuis les débuts de la colonisation, de manière « artisanale ». Des officiers faisaient mettre le feu devant des grottes où étaient réfugiés des Algériens pour que la fumée s’engouffre et les asphyxie. Ils entraient, ensuite, compter les cadavres. Des gens comme Bugeaud se sont vantés de telles atrocités.
    Voila pourquoi ces cranes ne sont pas exigés par nos gouvernants , de peur de « froisser » les autorités Françaises.




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    jaber
    22 décembre 2017 - 16 h 37 min

    Ces crânes détenus comme « trophées de guerre », ainsi que beaucoup d’autres actes, font partie des « bienfaits » de la colonisation française en Algérie dont se vantent les nostalgiques de l’Algérie « française » :

    « Des tas de cadavres pressés les uns contre les autres et morts gelés pendant la nuit ! C’était la malheureuse population des Beni-Naâsseur, c’était ceux dont je brûlais les villages, les gourbis et que je chassais devant moi (région de Miliana, 1843 – Maréchal Saint-Arnaud)).

    – « J’ai laissé sur mon passage un vaste incendie. Tous les villages, environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins saccagés, les oliviers coupés (Petite Kabylie, mai 1851 – (Maréchal Saint-Arnaud) ».

    – « J’entrerai dans vos montagnes ; je brûlerai vos villages et vos moissons ; je couperai vos arbres fruitiers, et alors ne vous en prenez qu’à vous seuls »(Général Bugeaud – 24 janvier 1845).

    -« Nous sommes dans le centre des montagnes entre Miliana et Cherchell. Nous tirons peu de coups de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes. L’ennemi fuit partout en emmenant ses troupeaux » (Maréchal Saint-Arnaud).

    « Mascara, ainsi que je te l’ai dit, a dû être une ville belle et importante. Brûlée en partie et saccagée par le Maréchal Chauzel en 1855 » (Maréchal Saint-Arnaud).

    « Nous sommes dans le centre des montagnes entre Miliana et Cherchell. Nous tirons peu de coups de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes. L’ennemi fuit partout en emmenant ses troupeaux » (Maréchal Saint-Arnaud).

    – « Plus d’indulgence, plus de crédulité dans les promesses. Dévastations, poursuite acharnée jusqu’à ce qu’on me livre les arsenaux, les chevaux et même quelques otages de marque… Les otages sont un moyen de plus, nous l’emploierons, mais je compte avant tout sur la guerre active et la destruction des récoltes et des vergers » (Général Bugeaud – 18 janvier 1843)

    – « Nous resterons jusqu’à la fin juin nous battre dans la province d’Oran, et à y ruiner toutes les villes, toutes les possessions de l’émir. Partout il trouvera l’armée française, la flamme à la main (mai 1841 – (Maréchal Saint-Arnaud) ».

    – « Mascara, ainsi que je te l’ai dit, a dû être une ville belle et importante. Brûlée en partie et saccagée par le Maréchal Chauzel en 1855 » (Maréchal Saint-Arnaud).

    – « Entouré d’un horizon de flammes et de fumée qui me rappelle une petit Palatinat en miniature, je pense à vous tous et je t’écris. Tu m’a laissé chez les Brazes, je les ai brûlés et dévastés. Me voici chez les Sindgads, même répétition en grand, c’est un vrai grenier d’abondance… Quelques-uns sont venus pour m’amener le cheval de soumission. Je l’ai refusé parce que je voulais une soumission générale, et j’ai commencé à brûler (Ouarsenis, octobre 1842 – (Maréchal Saint-Arnaud) ».

    – « Le 18 juin 1845, le colonel Pélissier n’hésite pas à asphyxier plus de 1 000 personnes, hommes, femmes et enfants, des Ouled Riah, qui s’étaient réfugiées dans la grotte de Ghar-El-Frachih dans le Dahra » . »La peau d’un seul de mes tambours avait plus de prix que la vie de tous ces misérables » (Colonel Pélissier).

    – Les enfumades du 18 juin 1845 n’étaient pas les premières, pour ne pas oublier de citer, celles du 11 juin 1845 à Orléanville, où le général Bugeaud, commandant en chef, avait conseillé à ses subordonnés d’enfumer les partisans de l’émir Abd El Kader peuplant la région du Chélif : « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Enfumez-les à outrance comme des renards ». D’autres enfumades avaient été perpétrées, telles que celles des Sbéhas le 11 juin 1844. Le Dahra, n’en continuera pas moins de payer un lourd tribu, après les enfumades de Ghar el Frachih, avec les emmurades des Sbehas (Ouled Sbih) d’Ain-Merane du 8 au 12 août 1845 par Saint-Arnaud qui le 8 août 1845 ordonnera à ses soldats d’emmurer vivants 500 Algériens qui s’abritaient dans une grotte entre Ténès et Mostaganem (Ain-Merane) et qui refusèrent de se rendre ».

    Bonne soirée.




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    Anti Khafafich ⴰⵎⴳⵉⵍⵍ ⵜⵉⵢⵉⵍⵍⵉ
    22 décembre 2017 - 15 h 06 min

    ah la france des droits de l’homme….mort à l’humiliation. quelle Hypocrisie et quelle Lâcheté. soyez maudits tous bande de rat d’égouts




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    co5
    22 décembre 2017 - 14 h 43 min

    il n’est pas concerné, un texte de loi existe et passera à l’assemblée selon son président .




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    MELLO
    22 décembre 2017 - 14 h 43 min

    Un peu de recherche , nous éclaire sur la situation de ce dossier au niveau des autorités Algériennes. Une pétition demande la restitution à Alger des crânes des insurgés de Zaatcha, entreposés dans les sous-sols du musée de l’Homme, à Paris.Ces cranes sont numérotés, entreposés dans des boîtes, dans les armoires métalliques de quelque obscur sous-sol du musée de l’Homme, à Paris. Les crânes des résistants algériens tués, puis décapités en 1849, lors de la célèbre bataille de Zaatcha, furent longtemps exposés comme des trophées de guerre, avant d’être remisés dans les collections du Muséum d’histoire naturelle. L’historien et anthropologue Ali Belkadi a retrouvé la trace de ces restes mortuaires en 2011. Aussitôt, le chercheur alertait les autorités algériennes. Une première pétition était lancée pour demander la restitution de ces têtes, dont celles des chefs de l’insurrection des Zibans. Bou Amar Ben Kedida, crâne n° 5943 dans les registres du Muséum. Boubaghla, crâne n° 5940. Mokhtar Al Titraoui, crâne n° 5944. Cheikh Bouziane, crâne n° 5941. Si Moussa Al Darkaoui, crâne n° 5942. Aïssa Al Hamadi, lieutenant de Boubaghla, tête momifiée n° 5939. D’Alger, aucune réponse n’est venue. Quant à la pétition, elle n’a reçu, à l’époque, que peu d’écho. « Personne ne s’en est vraiment préoccupé. S’agissant de l’histoire coloniale, l’oubli est une caractéristique partagée, des deux côtés de la Méditerranée. Mais, depuis, cette histoire nous hante. C’est la raison pour laquelle nous avons relancé une pétition en ligne , qui compte aujourd’hui 1 650 signataires », relate l’écrivain et journaliste Brahim Senouci, à l’origine de l’initiative.




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    lyes Oukane
    22 décembre 2017 - 13 h 37 min

    Bonjour à toutes et tous . Voilà comment je vois cette annonce faite par Mr Dubreuil . D’abord ,il ne se serait jamais amusé à faire une telle remarque si on ne lui avait pas demandée de la faire . C’est un sujet beaucoup trop sensible ( ni de son ressort ,ni de sa compétence ) pour que ce monsieur donne son avis . C’est un messager de l’Elysée qui obéit aux ordres sinon ,il prend la porte . Ensuite , il ne faut pas oublier que Macron viendra en visite officielle de trois jours ,en Algérie ,le 3 février prochain . Il a besoin de cartes maîtresses ( joker ) en main pour nous plumer ,un maximum , en 72 heures . » … vous voulez les cranes pour bien vous faire mousser auprès de vos concitoyens et je vous comprends .Vos élections présidentielles approchent ( 2019 )… Alors ,il va falloir y mettre le paquet et le deal entre nous sera parfait …  » . Les cranes de nos aïeux ,nous les récupérerons , mais nous ne saurons jamais vraiment à quel prix .




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    Salah
    22 décembre 2017 - 13 h 11 min

    Mais les BARBARES son bien les occidentaux comment peut-on exposé des têtes de chouhadas dans un musée!?
    C’est ça les siècles des lumières que nous sort la France!?




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    LOUCIF
    22 décembre 2017 - 12 h 51 min

    Qu’est-ce que c’est que cette histoire encore ? Voilà des fois et des fois que je lis dans la presse algérienne que les autorités algériennes sont fâchées parce que Madame la France refuse de nous restituer les « cranes » , alors qu’on apprend ici que notre sacré pays n’en a jamais fait la demande !!!!! Quelle marmelade , mon Dieu !!!




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    Tin-Hinane
    22 décembre 2017 - 12 h 13 min

    Il semblerait que la demande de restitution des crânes des chouhadas algériens a également été fait par l’Etat algérien, en dehors des différentes personnalités et associations, c’est du vice de la part de ce Pierre Dubreuil. Ils n’ont pas honte d’exposer des cranes dans un musée et ils l’appellent le musée de l’Homme quelle perversion! quand je vous dis que ce sont des barbares pervers !




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    ALGERINO
    22 décembre 2017 - 11 h 39 min

    Qui est celui-là ? l’Algérie n’a pas à demander les cranes de ses Chouhada au directeur du musée de Paris mais plutôt à l’Etat français et à lui seul




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