Tamazight : élément fondateur et fédérateur de la nation que tous les Algériens doivent protéger

Kabylie solidarité
Tamazight a servi à cimenter l’unité de la nation algérienne. D. R.

Par Houria Aït-Kaci – Tamazight – pas seulement la langue, mais tout ce qu’elle véhicule comme éléments identitaires – a servi à cimenter l’unité de la Nation algérienne et sa résistance face aux différents envahisseurs, tout au long de son histoire, ancienne et contemporaine. Il appartient à l’Etat de la promouvoir, après l’avoir décrétée comme deuxième langue nationale et officielle aux côtés de l’arabe. Mais il revient aussi à tous les Algériens de se réapproprier, de se réconcilier avec cette identité et de la protéger. Il s’agit d’une question nationale et démocratique.

Cette question ne concerne pas seulement les berbérophones qui sont présents sur tout le territoire national, du nord au sud, de l’est à l’ouest du pays (Kabyles, Chaouias, Mozabites, Targuis, Chenouis), mais tous les Algériens, même arabophones. Ce n’est pas la seule affaire des Kabyles et la Constitution de 2016 a consacré l’Amazighité comme un des fondements essentiels de l’identité nationale.

Les pouvoirs politiques antidémocratiques successifs ont eu comme stratégie de «contenir», de circonscrire cette revendication à la seule Kabylie, quand ils ne l’ont pas réprimée. Tout comme certains militants extrémistes kabyles ont également entretenu cet état de fait et dirigé leur revendication «contre l’arabe». Or, on ne construit pas son identité contre l’Autre, mais dans le respect de l’Autre.

Durant la colonisation, les tentatives de diviser Kabyles et Arabes ont été mises en échec et la Kabylie a offert à la libération du pays de nombreux martyrs de la cause nationale. Les représailles de l’armée coloniale furent effroyables et la Kabylie a payé un lourd tribut pour avoir refusé d’être détachée du reste de l’Algérie et pour la défense de l’unité nationale. Certes, le colonialisme a été vaincu, mais les politiques néocolonialistes et impérialistes existent toujours et le vieux principe de «diviser pour régner» est encore valable.

Massinissa : «L’Afrique aux Africains» 

L’Algérie est formée par un seul peuple, d’origine berbère, comme en témoigne son histoire ancienne et contemporaine. Elle fait partie de la Numidie (Afrique du Nord) qui a été unifiée par le roi Massinissa (né vers 240 avant J.-C., mort en 148 avant J.-C.). Son royaume avait pour capitale Cirta (actuelle Constantine) où se trouve son mausolée. Il avait réussi à créer un Etat unifié de l’Afrique berbère, selon la célèbre devise «l’Afrique aux Africains». Il avait fondé un Etat «indépendant et prospère», convoité par «l’impérialisme romain».

Les noms de lieux (même à l’ouest du pays), la langue (avec la même matrice pour les différentes variantes parlées dans chaque région), les coutumes, les traditions comme la célébration de Yennayer (nouvel an berbère), les traditions culinaires (couscous), l’artisanat, la culture… tout rappelle la berbérité de l’Algérie. Celle-ci est restée intacte même après l’invasion arabe au VIIe siècle, puis l’occupation ottomane et la colonisation française.

La primauté de l’arabe, langue de l’islam auquel ont été convertis les Berbères, n’aurait pas été dictée par un choix ethnique étant donné que l’invasion arabe n’a pas été suivie d’une colonisation de peuplement, comme le soulignent plusieurs historiens. N’aurait-il pas été lié plutôt à des considérations politiques ? Les dirigeants de la lutte de libération de l’époque, qui étaient en relation étroite avec les pays arabes, comme l’Egypte, n’avaient-ils pas été influencés par le «panarabisme» dominant ? Ils ont déclaré l’Algérie «pays arabe» malgré l’opposition de militants berbéristes du Mouvement national.

Mais les éléments constitutifs d’une Nation ne résident pas seulement dans la langue, le territoire, la religion, mais aussi dans l’Histoire vécue ensemble, formant la mémoire collective et individuelle de chaque Algérien, qu’on ne peut effacer d’un trait de plume comme tentent de le faire les révisionnistes. Ils résident également dans les rêves et le projet de bâtir un avenir meilleur pour tous les Algériens, dans une société juste et égalitaire, où tamazight retrouvera sa place naturelle.

Le droit de parler, d’étudier et de communiquer dans sa langue maternelle – comme cela se pratique dans les pays qui veillent au respect et à la préservation des langues autochtones et à l’égalité entre toutes les langues et tous les dialectes – est une revendication légitime. Des pays plurilinguistiques n’hésitent pas à faire appel à l’émigration pour combler le déficit en locuteurs d’une langue pour éviter qu’elle soit défavorisée par rapport à une autre.

En Algérie, il faut reconnaître que des avancées ont été enregistrées ces dernières années, dont l’institutionnalisation de tamazight langue nationale et officielle, son enseignement dans 37 écoles publiques, sa diffusion sur des supports médiatiques de l’Etat, la création d’une Académie berbère.

Un professeur de tamazight se convertit en restaurateur

Mais ces avancées ne se reflètent pas sur le terrain du développement économique et social, puisque la Kabylie, par exemple, ne bénéficie plus, depuis la dernière décennie, de projets d’investissement structurants créateurs d’emplois. Pis, des projets sont gelés ou bloqués, comme ceux du groupe privé Cevital d’Issad Rebrab, dont celui du port de Cap Djinet qui n’a pas reçu l’aval du gouvernement et celui de l’usine de trituration des graines oléagineuses dans la wilaya de Béjaïa qui est bloqué depuis plusieurs mois. Cette situation est d’ailleurs dénoncée par le Comité de soutien aux travailleurs de Cevital et aux investissements dans la wilaya de Béjaïa, qui lutte depuis plusieurs mois pour obtenir la levée du blocage des équipements de cette usine par la direction du port de Béjaïa.

Mourad Bouzidi (vice-président et porte-parole de ce Comité) a déploré qu’«on puisse bloquer un projet vital qui va permettre d’arrêter l’importation des huiles brutes, de produire 2 à 2,5 millions de tonnes de tourteaux, aujourd’hui importés à 100% par l’Algérie» et de «créer un millier d’emplois directs et deux à trois mille emplois indirects en dynamisant une filière de producteurs agricoles». «La population de Béjaïa, qui a vu 3 000 milliards de centimes de projets structurants gelés ces dix dernières années, ne pardonnera pas un zèle criminel qui peut anéantir pour des années l’avenir économique et social de notre région», affirme M. Bouzidi. Il ajoute que «pas moins de 143 projets pour un montant de 30 milliards de dinars algériens (plus de 241 millions d’euros), dont le projet du complexe pétrochimique dont la mise en service était prévue en 2018, ont été bloqués. Sur les 1 182 projets d’investissement déposés en 2017, seuls quatre sont opérationnels, soit un taux de 0,33%».

«Les opérateurs économiques sont découragés par de multiples facteurs» et «encouragés à investir dans d’autres wilayas», déplore encore M. Bouzidi, au moment où le chômage et le sous-emploi touchent de plein fouet la jeunesse en Kabylie faute d’opportunités de travail (le chômage n’épargne pas d’autres régions puisqu’au niveau national, il y a 1,44 million de chômeurs en septembre 2017).

Même les diplômés en tamazight sont concernés. Des enseignants de cette langue ont dû abandonner leur métier en raison de leurs bas salaires et certains sont allés à Alger ou à Oran pour travailler dans le commerce, fast-food, comme ce professeur rencontré à Alger qui s’est converti dans la préparation de chawarma qui envahissent massivement les rues algériennes. D’autres jeunes se laissent carrément tenter par l’exil et l’émigration clandestine.

La généralisation et la promotion de tamazight résident non seulement dans les dispositions que doivent prendre les autorités aux niveaux politique, linguistique, juridique et culturel, mais aussi économique et social. La création d’emplois et de richesses – qui relève du secteur public et privé – doit permettre aux jeunes qui le souhaitent de pouvoir rester sur les terres de leurs ancêtres et apporter leur savoir et leur savoir-faire à leurs compatriotes.

Thajmaâth : un pour tous, tous pour un !

Le développement économique et social en Kabylie peut aussi s’appuyer sur l’entraide sociale (touiza) développée par l’organisation des comités de villages de Thajmaâth (assemblée de village) qui constituent des éléments identitaires, des valeurs ancestrales qui ont résisté à l’usure du temps et qu’il faut préserver et enrichir.

La touiza (solidarité) – qui concerne aussi bien l’entraide lors des travaux agricoles (au moment des récoltes), la construction de maisons, l’achat de matériels, l’aménagement d’espaces communs… – est organisée par le système de la démocratie villageoise, Thajmaâth, dont l’existence remonte au XVIIIe siècle. Elle est composée de représentants (mâles) élus de toutes les familles, qui paient une cotisation dont le montant est fixé par le comité du village pour le financement de ses actions. Elle gère de façon transparente le fonctionnement de la collectivité et les rapports et litiges entre ses membres.

La démocratie n’est donc pas quelque chose d’étranger à l’Algérie et qui aurait été apportée par les colonisateurs occidentaux dans leur «mission de civilisation» à cette «barbare» contrée. Bien au contraire, ce système de «démocratie directe» républicaine dans les villages kabyles, inconnu dans certains pays d’Europe, a suscité l’intérêt des chercheurs et observateurs de la puissance coloniale et européens.

«Avant même que l’occupation de cette région ne soit effective, les observateurs français sont attirés par ses formes d’organisation qui leur paraissent à la fois archaïques et, d’une certaine manière, idéales», relève un article intitulé «Communautés rurales et pouvoirs en Grande-Kabylie. Situation précoloniale et mutations de 1857 à 1871», signé par Alain Sainte-Marie et publié dans Cahiers de la Méditerranée en 1980.

«Au sein du village, chaque individu mâle, en état de porter les armes, est dépositaire d’une part du pouvoir : chacun est membre de l’assemblée souveraine du village (Thajmaâth ou djemaâ), chacun participe à ses décisions. On aurait donc une démocratie directe parfaite (…) Le plus misérable village berbère offre l’intéressant spectacle d’une vie politique réelle, active, toute démocratique et républicaine ; cette commune nomme ses magistrats, se taxe, répartit et lève l’impôt sur elle-même, faisant ainsi graviter dans son humble sphère des intérêts, des passions, des devoirs et des droits», peut-on lire sur cette revue.

Karl Marx s’était également intéressé à l’histoire de l’Algérie précoloniale et de la Kabylie, dont l’organisation villageoise, qu’il décrit comme «un exemple concret du socialisme» de ses rêves, dans les Lettres d’Alger et de la Côte d’Azur qu’il a rédigées en 1882, suite à son voyage à Alger (du 20 février au 2 mai). Il devait se rendre aussi en Kabylie mais la maladie l’en empêcha.

René Gallissot, historien français, a publié un livre, Marx et l’Algérie, qui dit-il, contient «des notes de Marx sur la Kabylie où il commente les formes de démocratie rurale qui avaient été mises en relief par un grand chercheur de Russie qui s’appelait Kovaleski».

Thajmaâth existe encore de nos jours dans pratiquement tous les villages de Kabylie, à travers les comités de village, sous forme d’associations, dont certaines travaillent en bonne intelligence avec les structures administratives locales. Certaines de leurs initiatives ont été médiatisées comme «le concours du village le plus propre», la construction d’un village à Tafilelt, à Beni Izgen (Ghardaïa) avec un financement basé sur un apport solidaire et respectant l’architecture traditionnelle et l’environnement.

Les caisses de solidarité qui permettent le financement de travaux au profit de la collectivité et des personnes démunies existent depuis longtemps. Le professeur Achir Mohamed, de l’université de Tizi Ouzou, leur a consacré une étude : «Les caisses villageoises contribuent efficacement au développement social et économique des villages en Kabylie». Il explique qu’elles sont «gouvernées de façon participative», fonctionnent par «délibération démocratique» et selon un code d’éthique adopté par le comité de village (Thajmaâth). Ce code est basé sur le principe «un pour tous et tous pour un», dont «un exemplaire du village Ifgha (wilaya de Tizi-Ouzou), datant de début du XVIIIe siècle, a été retrouvé».

Selon le professeur Achir, «la finance solidaire et la finance éthique ou socialement responsable visent la maximisation avant tout de l’utilité sociale en considérant que le fait économique est avant tout un fait social». Il ajoute : «Des pratiques financières sous des formes alternatives se sont développées (…) à travers des institutions de micro finance, des banques coopératives fédératives et des mutuelles financières.» Selon lui, cette «finance non conventionnelle» constitue en fait «la résurgence d’une finance sociale, solidaire et éthique longtemps dissimulée par le capitalisme financier et marginalisé par l’Etat-providence».

La finance solidaire et la démocratie directe, éléments identitaires, source de fierté pour tous les Algériens, peuvent servir d’inspiration à tous ceux qui cherchent de nouvelles voies pour trouver des solutions aux problèmes des citoyens en cette période de crise pétrolière en Algérie, au lieu de reconduire les vieilles recettes du capitalisme dominant qui n’ont pas réussi à sortir du sous-développement les anciennes colonies africaines.

(A suivre)

H. A.-A.

Comment (49)

    Abdelrahmane
    26 décembre 2017 - 21 h 10 min

    @ droit de réponse à anonyme, 26/12, 17:24.
    Avec votre esprit tribaliste et sectaire d’accaparement et d’appropriation, dans 30 ans vous allez nous dire que c’est la kabylie qui a remporté la coupe du monde de football en 1998 et pas la france, puisque l’artisan de la victoire est un certain kabyle du nom de zinedine zidane. les français klahem bouby. les français, s’ils vous imitaient dans votre indu accaparement ils vont nous présenter les 600 mots d’origine FRANÇAISE empruntés par la langue arabe. Ainsi kahwa en arabe viendrait du français café, sokor en arabe viendrait de sucre, (السمت) el-semt viendrait d’azimut en français, ko7owl (كحول) en arabe viendrait d’alcool en français , ainsi de suite avec les 600 mots arabes d’origine française. Comme toi ici : cha7 ( الشّحّ: البخل) qui vient du berbere amechhah= avare, asala = authenticité qui aurait donné à l’arabe (أصالة), (ارجأ , أَرْجَأَ الأَمرَ : أَخَّرَهُ ) en arabe qui viendrait du berbere attendre,= rdju, (سقف toit en arabe) viendrait de asqif abri en berbere, (accrocher, علق ) en arabe qui viendrait de aaleq= accrocher en berbere, alumette = luqid en berbere qui a donné à l’arabe ( أوقد =allumer), ambre, aamber en berbere qui a donné à l’arabe ( العمبر = ambre), amuser, azhu qui donna en arabe (زهو comme dans l’expression : زها الدنيا= زينتها وزخرفها ). si on va continuer ainsi, vous allez inverser tous les mots empruntés à l’arabe par les dialectes berberes et vous allez les faire passer du berbere à l’arabe. avec votre esprit d’accaparement tout est possible. signé en droit de réponse: Abdelrahmane

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    Abdelrahmane
    26 décembre 2017 - 11 h 50 min

    @ réponse à anonyme 24/12, 2h04. ton glossaire de 63 mots supposément empruntés par l’arabe algérien aux dialectes berberes et qui, à votre avis, font de l’arabe algérien un dérivé des dialectes berberes (?) est discutable. la langue française emprunte à l’arabe classique, au moins 500 à 600 mots: cela fait-il de la langue française un dérivé de la langue Arabe ?! La langue espagnole utilise au moins 3000 termes d’origine arabe ou même d’origine non-arabe (perse, urdu, sindhi..) mais adoptés via la langue Arabe. Cela fait-il de l’espagnol un dérivé de l’arabe ?! De plus, la langue est un organe animé (pour ne pas dire vivant), évolutif et dynamique : des termes sont adoptés, d’autres tombent en désuétude, d’autres sont empruntés à d’autres langues..votre méthode de jugement du sujet part d’un postulat faux et léger, « tous ce qui n’est pas avéré d’origine arabe est forcément emprunté aux dialectes berberes ». NON, c’est faux. déjà sur la soixantaine de mots, ceux-là sont de façon avérée et sûre d’origine arabe 100% arabica (puisque figurant sur un dictionnaire arabe) : chereg (شرخ ), demar, colère ( ذمار ، تَذَمُّرْ ), naqous = tocsin, cloche, (ناقوس ,ناقوس الخطر ), barra= dehors (أطلع بَرَّ ، بْلاد بَرَّ ), marqa= sauce, ( مرق التوابل ) 100% arabica. broche = bzima- (إبزيمة)= boucle. tablat = dalle (بلاط = dalle, pavé, cour royale, palais) 100% arabica. zzerb= cloture, زريبة سياج ، رحبة حظيرة ،حظيرة الماشية ،زرب الرجل الحظيرة = سيجها ) وسورها .
    Pour d’autres ils ne sont pas avérés provenir des dialectes berberes, ils peuvent provenir d’autres langues étrangères tel le mot tebsi, assiette qui de façon avérée est turc, tels hidoura, chleghem, garwadj et djoghlal. d’autres peuvent même provenir de la langue arabe algérienne conçus et adoptés chez nous, nous avons dans ce genre (festi, goumane, hozy, chkoupi, ma t’partalich, mamaï, loubya, e’tamara, et d’autres nombreux termes nés de l’arabe algérien chez nous et qui sont tombés en désuétude. il y a d’autres mots que tu as cités mais qui ne sont pas utilisés dans toutes les variantes de derja, qui sont limités à quelques régions, tels bakhnouq, belyoune, deynine, amrar, bligha, srima,non usités chez nous d ans l’arabe algérien de l’Est.
    de toute façon ta liste est à revoir à la baisse et ton argumentation n’est pas convaincante. la langue arabe algérienne provient de l’arabe. trouve mieux et plus convaincant. signé: Abdelrahmane.

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      Anonyme
      26 décembre 2017 - 17 h 23 min

      Mots algériens d’origine berbère

      fermach (édenté)
      fekroun (tortue)
      loussa (sœur du mari)
      εaggoun (muet / bègue)
      gnin (lapin)
      tgerraε (roter)
      chlaghem (moustache)
      fertass (chauve)
      hidoura (peau de bête)
      ghoufala (chevelure abondante)
      mkechrad (frise)
      taghyoulit (bêtise humaine)
      lalla (Madame)
      dadda (Monsieur)
      didi (tonton)
      khachkhach (boite crânienne)
      zellif (crâne)
      dmer (pousser)
      arzouzi (frelon)
      tareghla (champignon (poussière en jijelien))
      nezgoum (L’ennui)
      mazouzi (le dernier enfant de la famille)
      mezouar (premier enfant de la famille)
      dadda (grand frère)
      nanna (grande sœur)
      tebrouri, tebrelo (la grèle)
      gelmouna (capuche )
      yechir (bébé)
      chira (fille)
      lassafi (niège fine)
      grelou (cafard)
      gourbi (maison)
      boufertetou (papillon)
      jrana (grenouille)
      bouzenzel (La guêpe)
      nannaj (la grand-mère)
      tattaj (le grand-père)
      sasnus (baie sauvages ou arbousier)
      garzuma (la gorge)
      zermumiya (le lézard)
      agholal, boudjeghlellou (l’escargot)
      ajjedou (la jarre)
      tifflilas (l’hirondelle)
      twiza, twizi (l’entre-aide)
      zerdi (le renard)
      khenchouch (museau)
      zayla (animal)
      ligia (énervant)
      taghennant (entêtement)

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      Anonyme
      26 décembre 2017 - 17 h 24 min

      Le fond berbère est présent quasiment dans tous les dialectes de l’Algérie et forme un substrat ancré au travers d’un patrimoine culturel commun

      abri ========== asqif ========== سقف
      accident ========== asehwa ========== سهوة
      adjectif ========== arbib ========== ربيب
      air ========== abehri ========== نسيم بحري
      accrocher ========== aalleq ========== علق
      acide ========== asemmam ========== سم
      allumette ========== luqid ========== وقيد
      amateur ========== abujad ========== أبجدي
      ambre ========== leembar ========== عمبر
      amuser ========== ezhu ========== زهو
      annonce ========== abrih ========== تبريح أو اشهار
      apparaître ========== ban ========== بان
      archivage ========== aghbar ========== غبر
      attendre ========== rdju ========== ارجأ
      ausitôt ========== bihfih ========== به و فيه
      authenticité========== asala ========== أصالة

      avare ========== amechah========= شح

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      Zombretto
      26 décembre 2017 - 19 h 39 min

      @Abderrahmane et @anonyme : le vocabulaire n’est qu’une des facettes de la langue. Ce n’est pas seulement le vocabulaire qui caractérise la langue. Si on dit en Algérie, « siyya yetraversi lotoroute crazatou tomobile » c’est quoi, du français ? Tous les mots de vocabulaire dans cette phrase viennent du français, mais ça n’empêche que c’est de l’arabe algérien. Ça s’applique au kabyle aussi : « isseyyi ad-itravirsi lotoroute thekrazith tomobil ».
      Là où le berbère a très largement influencé l’arabe algérien, ce n’est pas le vocabulaire, car le vocabulaire derdja provient largement de l’arabe classique et quelque peu du punique. Il contient bien du berbère, mais pas trop, un peu d’espagnol, de turc, d’italien, et surtout beaucoup de français.
      L’influence du berbère est surtout dans la prononciation, la grammaire, la syntaxe et la sémantique. Là, c’est carrément du berbère traduit mot à mot vers l’arabe et prononcé de façon berbère. Par exemple, tous les moyen-orientaux disent “djabal” (montagne) tandis que les maghrébins disent “djbel”, ce qui est la prononciation berbère. L’ordre des mots dans les phrases est aussi influencé par le berbère, et surtout le sens des mots d’origine arabe est souvent différent de l’arabe original. Par exemple, “hout” veut dire poisson au Maghreb alors qu’il veut dire “baleine” en arabe, “ch’hal” veut dire combien au Maghreb et “quelle est la situation” en arabe. C’est là et non dans le vocabulaire qu’il devient clair que l’arabe maghrébin est du berbère traduit mot à mot vers l’arabe. Rien de mal à ça d’ailleurs, pas de quoi se sentir inférieur ou supérieur, c’est comme ça que toutes les langues du monde ont évolué. L’anglais contient 80% de mots de vocabulaire étrangers, mais ils les revendiquent avec fierté. Ils sont fiers que leur langue soit si flexible, ils s’en vantent ! Pourquoi pas nous autres algériens ?

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    Anonyme
    25 décembre 2017 - 9 h 14 min

    @ réponse à anonyme, 24/12, 22:12. Et qu’est ce que tu fais de tous le patrimoine linguistique, culturel, artistique, musical, littéraire, poétique, mythologique (contes, humour et sagesse), intellectuel et civilisationnel arabe, riche, fécond, dense et dominant, prévalent et dominateur, visible et de haut-profil en Afrique du nord, dans notre pays, en tunisie, en libye et au maroc et mauritanie depuis ces 14 derniers siècles et 60 générations ? produit, production et inspiration du génie et de la verve et la créativité de nos ancêtres. patrimoine enraciné et implanté profondément (comme un baobab millénaire) dans nos mœurs, nos cœurs et nos âmes.
    Si tu doutes de cette réalité, tu n’as qu’à écouter les paroles des chansons de dahmane benachour, nouri koufi, cheikh ghafour, les chants andalous de tlemcen, koléa, alger, constantine (fergani, benzina, abdelhakim bouaziz), de annaba (hamdi bennani, cheikh hassan el-annabi) et des dizaines de chanteurs du malouf, du haouzi et du chaabi et tu seras bien édifié.
    ce patrimoine est plus pur, plus limpide et plus transparent en libye, en tunisie et en mauritanie qui contrairement à note pays, n’ont pas subi de colonisation et d’occupation culturelle et linguistique. dans notre pays la colonisation française de 132 ans et le néo-colonialisme culturel depuis 55 ans ont détruit et dépersonnalisé notre personnalité nationale, malgré cela nous recouvrons progressivement et même (si) lentement notre personnalité nationale arabe musulmane d’avant 1830. moi quand j’entends des libyens ou des tunisiens parler arabe, j’ai l’impression d’entendre un compatriote de annaba, souk-ahras, tebessa ou guelma ou même ouargla. ce qui a détruit et fait déperir notre culture et notre langue arabe locale, c’est la colonisation française.

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      Anonyme
      25 décembre 2017 - 16 h 27 min

      Les arabes n’ont rien apporter à l’Algérie sur le plan civilisationnel, l’Algérie a sa propre identité millénaires, ses propres cultures très riches d’une région à l’autre, l’Algérie c’est aussi les royaume Numides, El Andalus, c’est celle qui a donné les dynasties amazighes musulmanes qui ont régné sur toute l’Afrique du Nord, qui ont apporté énormément à la civilisation humaine, l’Algérie est amazighe, elle a sa propre histoire, sa propre civilisation, sa propre identité, Il n’y a pas eu d’apport civilisationnel arabe, bien au contre, les arabes ont dévasté l’Afrique du Nord comme des sauterelles affamées sur un champ de blé. Les chanteurs algériens dont tu parles sont amazighes, tel Dahmane El harrachi, El Anka et bien d’autres artistes purement algérien amazighe qui chantent des chansons populaires algériennes en daridja ou en amazighe, et non pas en arabe du Moyen Orient, les artistes algériens sont la vitrine de notre propre civilisation, notre propre identité, nos propres cultures, ils n’ont jamais rien emprunté ou volé ce qui appartient à d’autres cultures et encore moins aux arabes du Moyen Orient. L’Algérie a sa propre identité, sa propre culture, sa propre civilisation elle n’a rien pris des autres, et encore moins des arabes. L’Algérie très riche de son identité de ses richesses cultures immenses, de son histoire n’a rien à envier ou à emprunter surtout pas aux arabes quoique ce soit. Tu confonds comme les autres incultes et ignorants de l’histoire et de l’identité algérienne authentique : être arabophone, ou être francophone, c’est être arabe ethniquement parlant ou français, c’est cette confusion mentale très grave sur l’identité authentique du peuple algérien que beaucoup d’algériens ont malheureusement. Tout ce qui appartient à l’Algérie : sa culture, son identité, son histoire etc…. diffèrent de celles des arabes authentiques qui ne savent même pas que le couscous existe, parce qu’ils sont asiatiques leurs plats principaux, c’est le riz, l’Algérie est africaine méditerranéenne et amazighe, c’est cela qu’il faut se mettre en tête. Tu prétends que les amazighes n’étaient rien, ils n’ont jamais eu d’histoire, ni de culture propre, ni d’identité ils sortent de nulle part selon toi, et ce sont les arabes qui les ont civilisés, c’est exactement ce que disent aussi les envahisseurs français sur l’Algérie, et c’est aussi ce que disent les sionistes en Palestine qu’ils occupent, les occupants ont le beau rôle n’est-ce pas? L’histoire de l’Algérie amazighe, c’est 10 000 ans d’histoire, que représentent les 14 siècles d’islamisation et certainement pas d’arabisation de l’Algérie, comme le prétendent certains ignorants, l’islam n’est pas une religion impérialiste pour ôter les identités propres aux peuples, au contraire il interdit la discrimination et le racisme envers les peuples non arabes, ils sacralise cette interdiction. N’osez pas dire que c’est l’islam qui a arabise, parce que l’islam n’a pas d’identité il est universel.

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    Abdelrahmane
    25 décembre 2017 - 7 h 45 min

    @ réponse à chelieth, 25/12, 01:45. ce n’est pas vrai, ce que tu racontes, vous recourez aux mensonges et mystifications pour tromper les nouvelles générations : il n y avait pas de chantage sur les chanteurs chaouis pour chanter en arabe. il n y avait de censure que contre ceux qui faisaient de la politique et de la subversion. déjà dans les années 40s aïssa el-jermouni chantait en arabe (et en chaoui), il a chanté en arabe à l’olympia, ali el-khencheli, el-bara amor, chouaï brahim chantaient en arabe et en chaoui et passaient tous régulièrement à la station régionale télévision de constantine. ces chanteurs chaouis chantaient en arabe pour avoir accès au large public arabophone qui se comptait par dizaines de millions. dans l’algérois, el-anka, hassan el-said, boudjemaa el-ankiss, el-ghazi, et une pléiade de chanteurs kabyles chantaient en arabe et en kabyle et passaient régulièrement à la télé nationale. bien sûr ceux qui utilisaient des mots et thèmes vulgaires et ceux qui utilisaient la politique et la subversion étaient censurés comme c’était le cas de mazouni, driassa, ait m’guelati azem et c’était normale dans le contexte de l’époque. arrêtez d’user de mensonges et de contrevérités. votre objectif est de couper l’Algérie et le peuple algérien du monde arabe, et c’est impossible de mettre fin ou ignorer 14 siècles, 60 générations de liens, d’échanges, d’interactions, de métissages et de fusions avec le monde arabe au mashrek et de l’arabité au magreb. c’est aussi possible que les prétentions de satan d’entrer au paradis, « doukhouwl ibliss ila el-jenna »..

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      Algerien pur et dure
      25 décembre 2017 - 17 h 51 min

      Je parlai d’une station regional qui filtrait les programes allant a la RTA. Je parlai aussi d’apres 62 pas avant. Quant au reste de ta replique, la parole est bien sur gratuite…

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        Abdelrahmane
        25 décembre 2017 - 18 h 49 min

        Tu parlais de la station de télévision régionale de constantine à la fin des années 60s et le début des années 70s, avant la réunification, et je t’ai damé le pion par des arguments et des exemples avérés et vérifiables. quant à ton premier discours et ta réponse à mon post, ta parole aussi est gratuite, la mienne est un démenti à un mensonge honteux et indéfendable, et çà méritait la mise en pièces.
        signé : Abdelrahmane
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    Hydro
    25 décembre 2017 - 0 h 22 min

    Article de très haute tenue que j’ai apprécié. Par contre, j’ai des doutes quant au mythe de ce que l’on appelle l’amazighité ou l’arabité qui demeurent tous les deux des mythes à usage essentiellement politique.

    Le seul élément fédérateur en Afrique du Nord et les territoires appartenant actuellement à l’Algérie a toujours été l’Islam et avant l’Islam, le Donatisme, l’Arianisme, le culte de Mithra, celui de Saturne et la lune et le bélier. Donc toujours rebelles et épris d’égalitarisme. Quand les français ont été invités à débarquer à Sidi Fredj, il n’y avait pas de sentiment national, la contrée était en plein guerre « civile » et en dissidence. Par contre le pouvoir des puissantes Zaouias fut un obstacle de taille.

    Pour revenir à la Darja (appelée Darija au Maroc), il ne fait aucun doute qu’elle a subi diverses influences. C’est du bas-Arabe où se mèlent des mots berbères, turcs, persans, latins, romans avec un substrat syntaxique et une intonation hérités du bas-latin romain mais surtout du punique tardif et la variante berbère grécisé parlé du temps des Royaumes (CF. le parler bônois et tunisien et ceux des villes de l’ancienne proconsulaire, un accent chantant à l’italienne). L’Arabe fut un élément déterminant mais pas celui de l’Arabie, incrusté dans certains centres urbains côtiers mais bédouins de la Haute Egypte apporté par les Banu Hilel et Sulaym au 11e siècle (la prononciation du Kaf fortement altéré)

    Y a t-il un problème d’identité en Algérie? En réalité c’est un problème inexistant. C’est le résultat d’un excès de zèle des pouvoirs successifs depuis l’indépendance qui voulaient à tout prix ressembler au Coptes et autres orientaux en ignorant les parlers locaux et en idéalisant une langue Arabe moderne qui n’a rien à voir avec la véritable langue Arabe.

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      Algerien pur et dur
      25 décembre 2017 - 1 h 27 min

      « Quand les français ont été invités à débarquer à Sidi Fredj… Invites???? Pour qui tu roules toi? J’espere que c’est seulement un mauvais choix de mots.

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        Hydro
        26 décembre 2017 - 1 h 38 min

        Invités. Les français n’étaient pqs fous pour s’aventurer avec une flotte et un corps d’armée en terre barbaresque sans y avoir au préalable des alliés. L’histoire secrète de l’occupation d’Alger n’est pas enseignée en Algerie.

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    ZORO
    24 décembre 2017 - 23 h 30 min

    Monsieur BENZAATAT a raison de vanter de toutes ses forces notre DARIJA , J approuve tout ce qu il a dit sur cette langue et je peux l aider a en rajouter, c est cette langue qui me permettait de comprendre ce que racontait el goual fel halka,quand, enfant ,je sortais de l ecole pour me diriger vers notre TAHTAHA ,je m infiltrais entre les jambes des adultes pour me mettre en assis tailleur ,au premier rang.Moi enfant de l ouest , j ecoutais pour connaitre l histoire de Hizia et Ras bnadem ces gens de l Est algerien. Ces merveilleuses histoires et beaucoup d autres se raconter au son du bendir ,du gallal et de la gasba.C est encore cette darija que notre prof d histoire, Espagnol d origine, natif de notre ville,utilisait pour debloquer les impasses de ses cours.c est ausi notre darija qui me permit de gouter et apprecier les chansons du terroir ,moi qui adorait la musique. C est en darija que j allais achete le pain de chez Simon le juif boulanger ou Martinez le boulanger espagnol.Tous les jours en darija , je disais sbah el kheir a mes voisins kabyles si Rezki et si Chaabane et a si Bakir el mzabi ils n exigeaient pas de moi azoul fellawen qu eux memes ne connaissaient pas.This is on one hand comme dirait l anglais but on the other hand ,je ne serais jamais ingrat pour passer sous silence ou renier les bienfaits de ma fosha .Grace a elle j ai appris a lire et a ecrire fel djamaa a l age de 5ans.c est a travers elle que mon pere nous racontait les histoires des milles et nuits qu il lisait de ce gros livre qu il gardait soigneusement.Si ce netait elle je n aurai jamais aprecier el borda’ el atlal ‘et tous ces bouqets d oum keltoum,abdelwahab ,abdelhalim , fairuz et meme belkhayat et son immortel el kamar el ahmar..c est ma fohsa qui m a ouvert les jardins envoutants des poetes zoheir ,antar, el moutanabi jusqu a eli abou mad ,kebani,et l emir echou3araa Chawki. Enfin!Comment pourrais moi le profane décrire une langue qui eut l honneur d etre porteuse du message de Dieu pour definir ses lois ?je prefere m arreter là ! !!
    SigneZORO. ….Z….

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    Abdelrahmane
    24 décembre 2017 - 18 h 29 min

    @ Réponse à anonyme, 23/12 17:52, qui dit : »c’est pour cela que les berbérophones la comprennent et la parlent très bien, parce qu’ils sont familiers à ce daridja ….. ».
    réponse : et pourquoi les algériens arabophones, donc arabes, ne parlent, ni ne comprennent, ni n’utilisent dans leur derja aucun mot des dialectes berberes ? quant aux arabes à travers le monde, chaque groupe dans sa contrée, sa région ou son pays, parle son parler particulier, qui diffère plus ou moins des autres groupes, pour des raisons sociologiques et historiques (qu’il n y a pas lieu d’évoquer ici) mais TOUS, tous sans exception (sauf nous, si par malheur, votre plan machiavélique de couper notre pays du monde arabe réussit), tous se référent, se ressourcent et s’identifient à la langue Arabe classique, fos7a qui est LEUR dénominateur commun et LEUR langue véhiculaire.

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      Anonyme
      24 décembre 2017 - 22 h 12 min

      Les arabes sont arabes et ont leur propres dialectes, tandis que les algériens sont amazighes, ils constituent l’écrasante majorité entre ceux qui s’expriment en daridja et ceux qui s’expriment en tamazighte. La langue arabe appartient aux arabes du Moyent Orient, elle est issue de l’araméen très ancienne langue parlée dans la région du Moyen Orient ,durant des millénaires. L’Algérie et son peuple se trouvent en Afrique du Nord et non pas au Moyen Orient, alors pourquoi comparer ce qui n’est aucunement comparable, ce sont des peuples différents, et qui vivent dans des continents différents, avec des langues, des cultures, des identités différentes, pour les uns (arabes) en Asie, et pour les autres Amazighe en Afrique. À partir de cette réalité tes questions n’ont pas de fondements. Tu vas peut être me dire que l’arabe est associée à l’islam Faux, parce que les arabes ne sont pas seulement musulmans, ils ne sont qu’une minorité de musulmans arabes en comparaison à l’écrasante majorité de musulmans non arabes qui représentent 99% et qui ne parlent pas un seul mot d’arabe, ce qui prouve que l’islam et la langue arabe sont deux choses différentes, même si le Coran est transcrit en langue araméenne dite langue arabe, elle n’a constitué qu’un simple véhicule pour comprendre les versets coraniques et non pas pour propager l’islam à travers le monde non musulman.

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    Anonyme
    24 décembre 2017 - 16 h 40 min

    @ Anonyme Arrête SVP de vouloir tout falsifier après l histoire de la Révolution dont vous revendiquer l exclusivité vous vous attaquez désormais à tout y compris la langue Arabe ( langue très riche et variée, 4 eme langue de l ONU ) vous osez maintenant dire que les mots Arabes sont d origines Berbères, moi je vais vous citer un petit exemple comme « trouh » raditouha « Atrouh » « logherba » raditouha  » loghorva » mais les nouvelles appellations comme Darak que n osez emprunter vous le prononcez carrément  » dha djadarmienne » certes, y a un dialecte Berbère mais ce dialecte largement dépassé ne peut en cas avoir cours dans le monde contemporain actuel.

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    Abdelrahmane
    24 décembre 2017 - 15 h 18 min

    @ anonyme 24/12, 02:04. Et maintenant donne nous la listes des mots utilisés dans les vocabulaires des dialectes berberes empruntés à l’arabe. toute la page virtuelle ne te suffira pas, il t’en faudra deux autres.
    signé : Abdelrahmane

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      Anonyme
      24 décembre 2017 - 15 h 40 min

      C’est pour cela que les vrais arabes ne comprennent pas un mot du dialecte algérien, le dialecte algérien est issu de la langue tamazighte ne t’en déplaise, c’est pour cela que les berbérophones la comprennent et la parlent très bien, parce qu’ils sont familiers à ce daridja qui s’écrit très bien, il y a même des dictionnaires sur les différents dialectes de la région, qui sont issus de tamazighte, … Que reste t-il aux individus de ton acabit qui renient leurs origines et font dans le négationnisme de l’identité authentique amazighe du peuple algérien, alors que les vrais arabes la reconnaissent très bien et la respectent et surtout savent très bien que l’Algérie n’est pas arabe, même si une partie de son peuple s’exprime en dialecte algérien que des individus … associent à l’araméen langue qu’on appelle l’arabe aujourd’hui.
      Tamazighte est une langue unique elle n’appartient ni au punique, ni à aucune autre langue dit sémites, tamazighte est propre au peuple millénaires Numide algérien ne t’en déplaise, qu’aucun autre peuple ne comprend ni ne parle, et aucune langue y compris l’araméen dit arabe ne pourrait se substituer à nos langues populaires locales, ne t’en déplaise, aucun arabe ne comprend tamazighte y compris nos « arabophones » qui parlent daridja qui n’est qu’un dérivé de tamazighte.

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        précision
        24 décembre 2017 - 17 h 25 min

        Lire mon poste de 15h40

        aucun arabe ne comprend tamazighte y compris nos « arabophones » qui parlent daridja qui n’est qu’un dérivé de tamazighte, pour la simple raison qu’il y a des nuances dans la prononciation. Tamazighte, qui a donné naissance au daridja, cette dernière est beaucoup plus facile à apprendre, à comprendre et à prononcer, tandis que Tamazighte est facile pour ceux qui l’ont comme langue maternelle.

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    Anonyme
    24 décembre 2017 - 15 h 16 min

    @ anonyme 24/12, 02:04. Et maintenant donne nous la listes des mots utilisés dans les vocabulaires des dialectes berberes empruntés à l’arabe. toute la page virtuelle ne te suffira pas, il t’en faudra deux autres.
    signé : Abdelrahmane

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    Tangoweb 54
    24 décembre 2017 - 15 h 01 min

    Madame Ait Kaci vous dites dans votre article que l Amazighite est un élément fondateur et fédérateur du peuple Algerien mais ce n est qu’ un slogan creux, car les extrémistes, racistes Kabyles ne partagent pas ce beau projet pour l unité du peuple Algerien, bien au contraire ils denient cela aux autres, seule l existence de la Kabylie et rien que la Kabylie compte pour eux les Algeriens de l Est, de l Ouest, du Nord et du Sud n existent pas, donc pour ces gens la qui se considerent comme les seuls et véritables Algériens, les autres tous les autres ne doivent pas exister comme le claironne d ailleurs leur mentor Mhenni.

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    Abdelrahmane
    24 décembre 2017 - 14 h 58 min

    Deux linguistes et chercheurs universitaires algériens, abdou elimam de l’université d’oran et fatima louati de l’université abou bakar belkaid de tlemcen prétendent dans leurs thèses que le parler arabe derja algérien qu’ils appellent le magrebi, est un dérivé de la langue PUNIQUE et ils fournissent des arguments, des exemples et des démonstrations qui mettent en pièces le prétentions risibles et ridicules des berberistes, bien que moi je ne suis pas d ‘accord et suis persuadé que notre parler arabe populaire 3amya est un dérivé de la langue arabe classique, fos7a.

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    Zombretto
    24 décembre 2017 - 11 h 19 min

    @Zoro : Tu ne fais que confirmer ce que je dis: les mots en arabe algérien et berbère ont le même sens, dans tous les contextes alors qu’ailleurs, que ce soit en français, ou en égyptien ou en yéméni ils n’ont pas le même sens. Le mot “nez” a bien évidemment différents usages parmi les arabes comme parmi les autres, mais ces sens sont différents de ceux qu’ils ont en Algérie. Tu le dis bien, « chez les arabes » “anfou el-kabila” veut dire chef de tribu, tandis qu’en Algérie il voudrait plutôt dire l’honneur de la tribu, et c’est ce que je dis, tu ne fais que le confirmer. Le même mot ne veut pas dire exactement la même chose selon le contexte, tandis qu’entre l’arabe maghrébin et le berbère, si.
    Quant à la richesse de l’arabe classique, ça n’a rien à voir avec le sujet. Qu’il soit riche en vocabulaire, avec de nombreux synonymes pour le même mot, je veux bien, et alors ? Ça ne change pas le fait qu’il est structuré de façon différente de l’arabe maghrébin. La « matrice » de l’arabe maghrébin est le berbère, parce qu’il provient d’anciens locuteurs berbères qui n’ont fait que traduire quasiment mot à mot de leur berbère natif vers l’arabe.

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      Zoro
      24 décembre 2017 - 11 h 44 min

      @ ZOMBRETTO Je voudrais bien te croire quand tu dis que la 《matrice》de L ARABE MAGHREBIN(c est toi qui le dit), cette matrice est berbere, cependant il faut en fournir la preuve. Pour cela je t invite a me citer ne serait ce qu un seul poeme ou kacida qu ont chanté nos chanteurs d est en ouest et du nord au sud depuis que l enregistrement existe à ce jour et on fera la comparaison pour voir si son vocabulaire est arabe ou berbere.

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        Zombretto
        24 décembre 2017 - 14 h 01 min

        @Zoro : Je répète : je ne dis pas que les mots de vocabulaire de l’arabe algérien viennent du berbère, bien qu’il y en ait, je ne sais pas combien. La grande majorité des mots de vocabulaire maghrébin viennent bien de l’arabe, pas de question là-dessus. Mais le vocabulaire ne fait qu’une partie de la langue. il y a tout le reste : la grammaire, la conjugaison, et surtout le « contenu » des mots, les impressions qu’ils suscitent chez le locuteur quand il les utilise. Par exemple, le mot « harrag » et « harrag ». Ils proviennent bien de l’arabe 7araqa, d’accord, mais en Algérie ils ont un sens tout special qu’ils n’ont nulle part ailleurs. Quand un algérien entend ces mots, ça évoque exactement la même chose chez lui, qu’il soit kabyle ou arabophone, tandis que pour un moyen-roiental il faudrait que tu expliques ce que c’est et il ne comprendra jamais à 100% ce que c’est que d’être un harrag. C’est de ça qu’il s’agit quend je parle de l’esprit de la langue.

        Prends la chanson d’El Harrachi, ya rayah par exemple:

        Ya rayeh win etsafer trouh ta3ya w twelli
        Ch’hal nedmou le3bad elghaflin qeblek ou qebli

        Le mot “rayah” peut signifier la même chose au moyen-orient, le partant, mais pour l’algérien il évoque dans son âme des sentiments particuliers: l’exil, l’espoir et desepoir de devoir quitter son pays, la nostalgie du pays, etc. Pour le moyen-oriental par contre, tout ce qu’il veut dire est celui qui se prépare à partir.
        les mots “t’rouh” “te3ya” et “twelli” s’ils existent (tu iras, tu te fatigueras, et tu reviendras) ne sont pas du tout utilisés de la même manière au moyen-orient ou en fus’ha. Le mot “ch’hal” (combien) veut dire “comment va ?” et le mot “kam” n’aurait pas ce même sens de longue période de souffrance que lui donne El Harrachi dans la chanson.
        Et puis amuse-toi toi-même à traduire cette chanson mot à mot en arabe classique pour voir. Pour traduire mot à mot en kabyle, presque pas de problèmes du tout. Il est rare que la traduction mot à mot ne soit pas correcte.

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          ZORO
          24 décembre 2017 - 16 h 32 min

          @ZOMBRETTO : j ai bien recu ton message mais je voudrais que tu me traduises en kabyle les paroles de Dahmane et je souhaiterais aussi que. d autres compatriotes chaoui, mzabi et anti khafafich l ‘amazigh de la region d oran, nous traduisent ses paroles dans leur propres parler,pourqu on puisse avoir une idee concrete sur ce sujet.
          SIGNE.ZORO. ….Z……

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        Chelieth
        25 décembre 2017 - 1 h 45 min

        Ya zorro, puisque tu invites les chaouis a s’y mettre aussi, laisse moi partager ce triste fait avec toi. Jusqu’a la fin des annees 70 la seule station regional TV de l’est etait localisee a Constantine. Aucun chanteur des Aures ne pouvait s’y exhiber s’il ne chantait pas en arabe. Plusieurs chanteurs chaouis se sont soumis a ce chantage. Ceux qui ne s’y sont pas soumis sont tout simplement tombe dans l’oubli. C’est une des manieres sordides et laches qui ont permi d’arabiser l’Algerie d’est en ouest permettant ainsi a des berberes arabises comme toi de devenir plus royalistes que les chameliers du golfe.

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    Syphax
    24 décembre 2017 - 3 h 36 min

    Merci pour cet article qui conforte le sentiment algérianiste, mais certaines vérités doivent être rétablies sur Massinissa. en effet, c’est le roi Syphax qui unifié la Numide bien avant lui puisqu’il avait 2 capitales : Siga (actuelle Oulhaça) et Cirta. aussi, ce n’est pas Massinissa qui a dit « l’Afrique aux Africains » mais Syphax encore une fois et les fait le prouvent, car Syphax a refusé de s’allier aux romains et leur préféré les carthaginois, contrairement a Massinissa qui a ramené les romains en Afrique en s’alliant avec eux contre Syphax en vengeance pour son père défait par Syphax ret qu iavat par conséquence 2 capitales comme précédemment dit.

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    Anonyme
    23 décembre 2017 - 21 h 54 min

    @ Réponse à anonyme 23/12/, 17:52. C’est pas vrai, le parler arabe populaire algérien appelé derja ou 3amya, n’est pas un dérivé du berbère ? D’ailleurs, il n y a pas de langue berbere unique véhiculaire (il n’y a jamais eu), il y a des dialectes éparpillés, divers et séparés. Comment, dans ce cas, pourraient-ils, ces dialectes, servir de noyau originel pour notre Arabe populaire qui est plus riche, plus élaboré, plus étoffé et qui les a d’ailleurs enrichi et leur a fourni une grande partie de leur vocabulaire à ces dialectes berberes. Notre arabe algérien populaire est un dérivé de la langue arabe classique dite fos7a. Dans le monde arabe, presque chaque grande contrée, chaque région, chaque pays a son propre dialecte arabe populaire (vernaculaire) propre. et la langue arabe classique fos7a constitue la langue véhiculaire, unificatrice, rassembleuse, le dénominateur commun pour tous les Arabes à travers le monde. Les dialectes régionaux populaires constituent chacun, la langue maternelle pour ses locuteurs locaux. La langue arabe classique fos7a, langue véhiculaire, langue formelle, langue des lettrés, langue du savoir, langue de la religion et du Coran, langue universelle, ne peut pas être la langue maternelle mais est une référence, un bien commun à tous les arabes à travers le monde.

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      Anonyme
      24 décembre 2017 - 2 h 04 min

      OICI QUELQUES MOTS DU PARLER ALGÉRIEN QUI SONT DES
      MOTS D’ORIGINE AMAZIGH.

      SVP veuillez ajouter à ma liste d’autre mots d’Arabe (DARIDJA) mais d’origine Amazigh, afin de pouvoir comprendre le sens des mots.

      1.`Aggoun (muet) = `Aggoun
      2.Aaejmi (Bœuf) = Aaejmi
      3.Abaauch (Bestiole) = Baâouche
      4.Abehnuq (Chiffon, Foulard) = Bekhnouq
      5.Abelyun (Bidon) = Belyoune
      6.Abzim (Broche) = Bzima
      7.Acherchur (Cascade) = Cherchar
      8.Adeinine (Espace réservé aux animaux domestiques au dessus duquel se trouve une mezzanine) = Deynine
      9.Agnin ( le lapin) = Gnine
      10.Akerruch (Bois de Chêne) = Kerrouche
      11.Allous (Beau-frère) = Allous
      12.Allousa (Belle-sœur) = Alloussa
      14.Amrar (Corde) = Mrar
      15.Aqelmun (Capuchon) = Guelmouna
      16.Berra (dehors) = Berra
      17.Berreh (Déclarer) = Berreh
      18.Cherreg (Déchirer) = Cherreq
      19.Chlaghem (moustache) = Chlaghem
      20.Chmata (Chenapan) = Chmata
      21.Dduh (Berceau) = Douh
      22.Demmar (Colère) = Demmar
      23.Fakroun ( la tortue) = Fakroune
      24.Farmach (édente) = Farmach
      25.Garwadja (jouet) = Gurawadj
      26.Ghoufala (chevelure abondante) = Ghoufala
      27.Grallou (cafard) = Grallou
      28.Hidoura (peau de bête) = Hidoura
      29.Hudd (Défendre) = Hadd
      30.Ibelghat (Babouche) = Bligha
      38.Ibelliredj (Cigogne) = Bellaredj
      39.Imerghan (Bouillon) = Merqa (sauce)
      40.Imus (Couteau) = Mousse
      41.Joghlal (Coquillage) = Joghlal
      42.Karmous (figue) = Karmous
      43.Khachkhach (crane) = Khachkhache (Crack)
      44.Mkachrad (frisé) = Mkachrad
      45.Nnaqous (Cloche, Sonnette) = Naqousse
      46.Qelleb (Chercher) = Qallab
      47.Qerdech (Carder) = Qerdech
      48.Qesser (Bavarder) = Qesser
      49.Seggem (Arranger) = Seggem
      50.Srima (Bride) = Srima
      51.Taarurt (Bosse) = ‘Aarroura
      52.Tablatt (Dalle) = Tablat (ville d’Algérie)
      53.Tajagagalt (balançoire) = Jaâlloula)
      54.Tata (Caméléon) = Tata
      55.Tchaqlala (Vacarme) = Tchaqlala)
      56.Tewtew (Bégayer) = Tawtaw
      57.Tgarra` (roter) = Tgarra’
      58.Tibhirt (Jardin) = B’hayra
      59.Tthara (Circoncision) = Tthara
      60.Zaaff (Colère) = Zaaff
      61.Zhar (Chance) = Zhar
      62.Zrudya (Carotte) = Zroudiya
      63.Zzerb (Clôture) = Zzerb

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        Anti Khafafich ⴰⵎⴳⵉⵍⵍ ⵜⵉⵢⵉⵍⵍⵉ
        24 décembre 2017 - 10 h 07 min

        rapidement, voici quelques mots qui me sont venus a l’esprit utilisés a l’ouest du pays:
        magraman (plante)
        fliyou (plante)
        berouag (plante)
        timersat (plante)
        tifliles (irondelle)
        mriqam (oiseau)
        qarqra (grenouille)
        twiza (entr-aide)
        elgha (appeler)
        khlat pas lire خلات mais خلط (vient d’arriver)
        tobsi (assiete)
        terchta (plat culinaire)
        taqneta (je crois qu’on l’appele tamina au centre et a l’est du pays)
        tchina (orange)
        bakor (figues noires)
        taghenanet (polémiquer)
        mardedou (larves de moustiques se développant dans l’eau)

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          Anonyme
          24 décembre 2017 - 14 h 28 min

          Mille merci pour ces autres mots des vraies langues algériennes, c’est exactement ces mots utilisés aussi en Kabylie et d’autres régions berbérophones du pays. Vive daridja, vive sa mère et sa source millénaires tamazight, ce sont les langues du peuple algérien, les langues de nos ancêtres, de nos parents, de nos riches cultures, de notre histoire millénaire.
          La langue araméenne dite arabe ne pourra jamais se substituer à nos langues ancestrales dont tous les algériens devraient être très fiers. Les kabyles et leurs frères et sœurs des autres régions berbérophones maitrisent parfaitement le daridja et n’ont aucune difficulté à la parler dans toutes les occasions. Personnellement je suis d’un certain âge, je ne comprends rien aux infos distillées en arabe classique par nos médias, pour moi c’est une langue étrangère que personne de ma génération ne comprend. Il faut faire échec aux islamistes obscurantistes et au pouvoir en place destructeurs de l’identité algérienne, qui tentent vainement de nous ôter notre âme et de détruire l’identité algérienne en imposant la langue araméenne dite arabe du Moyen Orient qui n’est pas la mienne ni celle de mon peuple.
          Ceci dit je n’ai rien contre toutes les langues étrangères, y compris l’araméen dit arabe, mais de grâce qu’on ne viennent pas me dire que c’est ma langue et celle de mes ancêtres et de ma descendance!!! La rue algérienne, tous les foyers algériens, au travail, dans la vie des algériens ce sont seules les deux langues algériennes – tamazight et sa petite fille daridja – qui s’expriment partout en Algérie. Malgré les moyens financiers énormes, malgré l’arabisation sauvage de nos écoles, de nos universités, malgré la propagande en faveur de la langue araméenne dite arabe par les islamistes, et le pouvoir en place depuis l’indépendance, l’arabe du Moyen Orient n’a jamais pu s’imposer dans la société algérienne!

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      Anonyme
      24 décembre 2017 - 2 h 23 min

      L’arabe langue de la science? quand on voit que les arabes eux mêmes font leurs études supérieurs en anglais, parce que l’arabe n’est pas une langue de science, il n’y a qu’à voir comment le monde arabe est sous développé par rapport aux monde non arabe, aussi l’arabe n’est pas langue sacrée ni de la science, ni celle du Coran, elle a servi à sa transcription, à une certaine époque lointaine. Le Coran se traduit dans toutes les langues, le Coran a été transcrit en langue araméenne, langue très ancienne du Moyen Orient ou l’islam fut révélé, sans être pour autant la langue sacrée des musulmans qui sont à 99% non arabes, et qui ne parlent pas un seul mot d’arabe, par contre il y a même une grande partie des arabes qui sont juifs et chrétiens, ils s’expriment en arabe, alors qu’ils ne sont pas musulmans, voilà la preuve que l’arabe n’est pas sacrée, elle n’appartient pas exclusivement aux musulmans,. Une langue n’est qu’un véhicule de communication.

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    ZORO
    23 décembre 2017 - 21 h 31 min

    @ ZOMBRETTO :Nizar kebani le grand poete arabe chretien disait dans ‘son «  »livret d amour » (كتاب الحب ) que j ai lu il y a 40 ans, » » si on faisait de la langue arabe un tissu on pourrait vetir toute la chine. «  »L exemple que tu donnes a partir du terme homme ,il faut que tu saches que dans sa richesse l arabe contrairement au francais et a l anglais,donne a ce terme plusieurs synonymes qui peuvent êtres utilises dans differents contexte’ (rajoul,bnou Adam,insane, ins, etc ) le coran demeure le meilleur revelateur des sens de ces termes.
    Pour Le deuxieme exemple que tu cites (le nif) je te pose la question:Que pourrez signifier « LE NEZ DE LA TRIBU  » en francais??? aucun sens c est meme ridicule moi je vois Pinocchio en le disant. Cependant chez les arabes » anfou el kabila  » ce n est autre que son chef. Les egyptien et les orientaux utilisent l expression « raghma enfik » qui signifie malgres toi , malgres ta roujla comme ondit chez ,toutes ces expressions decoulent de cette langue arabe que les gens negligent ,accusent de tous les maux en ne faisant aucun effort pour la comprendre.
    SIGNE ZORO. …Z…..

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    youcef Benzatat
    23 décembre 2017 - 20 h 27 min

    N’en déplaise aux nostalgiques qui sont obsédés par la quête de la pureté linguistique. La langue Amazighe est la langue ancestrale des origines algériennes qui n’a cessé de s’enrichir le long des contactes avec d’autres langues et par sa propre transformation intrinsèque au fil des époques et du processus naturel d’acculturation depuis des millénaires pour donner la derja que pratiquent les habitants de la rive sud de la méditéranée du Maroc à l’Egypte avec ses variantes locales. !
    La derja est avant tout la langue de mes rêves.
    Toute l’affection que je recevais de ma mère m’était donnée en derja. Les contes, les histoires et les berceuses qu’elle me narrait pour m’endormir, c’était en derja.
    Lorsque ma curiosité excessive d’enfant avide de savoir agaçait mon père, c’est en derja qu’il me grondait. C’est en derja aussi qu’il s’efforçait de m’expliquer les raisons de son emportement.
    A l’école, au lycée, à l’université, ensuite sur mon lieu de travail, c’est toujours en derja que je répliquais aux provocations et aux vexations de mes camarades. Lorsque l’instituteur, l’enseignant et le professeur, qui m’enseignaient l’arabe et les autres langues étrangères, butaient sur une explication, c’est en derja qu’ils parvenaient à dénouer le galimatias dans lequel nous étions embourbés.
    C’est en derja que les élus de ma nation s’efforcent de s’expliquer, lorsqu’ils sont à cours d’arguments, pour dissimuler leurs mensonges et leurs tartufferies.
    C’est en derja qu’on se consolaient ma bien aimée et moi lorsque nous doutions de notre amour. C’est aussi en derja que nous évoquions nos ébats, nos extases et les échanges intenses de notre affection.
    C’est en derja que je supportais mon équipe préférée de football, commentais les œuvres d’art dans les musées, les films à la sortie des salles de cinéma, lorsqu’il y en avait et marchandait le prix des livres d’occasion, que je chinais dans les rares librairies de la ville, qui ont su résister à la sècheresse qui s’est abattue sur mon pays.
    C’est en derja que je découvris l’immensité du possible, lorsque j’entendais les parlés des habitants de régions lointaines et tous autres habitants entre l’océan et le pays des pharaons. Lorsque je découvris que ma langue avait d’autres sonorités, d’autres musicalités insoupçonnées, qui l’enrichissaient et lui ouvraient le chemin de la démultiplication et de la variation. De Sétif à Guelma, d’Oran à Constantine, de Annaba à Ouargla, de Bechar à Bouira, de Casablanca à Sfax, de Benghazi à Maghnia, d’Est en Ouest, du Nord au Sud, ses couleurs arc-en-ciel et sa poésie en polysémie m’énivrait jusqu’à l’extase et brisait le cercle étroit de mon parlé dans lequel je me sentais enfermé.
    C’est en derja que je découvris que toutes les langues que parlent les hommes convergeaient. Le tamazight, l’arabe, le turc, l’espagnole, l’italien, le français, les langues mortes et celles qui sont encore vivantes paraissent familières à ma derja lorsque je les entendais, a ce point, qu’elle me paraissait toutes les contenir.
    Mes souvenirs, tous mes souvenirs, ceux de mon enfance jusqu’à l’âge adulte, remontent à ma conscience, malgré moi, en derja.
    Je continu à rêver, à faire mes cauchemars, à pleurer et rire en derja. Mes espoirs et mes résignations, mes joies et mes déceptions, m’envahissent aux moments les plus lucides en derja.
    La derja est mon outil ultime de réconciliation avec les autres, avec le monde et avec moi-même.
    Je n’ai rien à lui envier pour me détourner à la transmettre à mes enfants et aux enfants de mes enfants et à toute ma descendance jusqu’à la fin des temps. Car elle est vivante et créative à l’infini, elle est mon souffle et ma voix envers les autres et la voie qui me mène au monde et à l’absolu.
    N’en déplaise aux nostalgiques ! la derja demeurera la langue de mes rêves jusqu’à l’éternité.

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      Zombretto
      24 décembre 2017 - 11 h 38 min

      Ça a été fait avec succès à Malte, cette île petite par la superficie, mais immense par son prestige: leur langue est un mélange d’arabe maltais, presque maghrébin, d’anglais, d’italien et de français. Pas de complexes ! Si le pouvoir ignarissime algérien avait opté pour l’encouragement et le développement de la dardja algérienne comme langue nationale au lieu de l’arabe classique, tout en gardant le français comme langue de travail, ou simplement en l’intégrant à la derdja, je suis sûr que 99% des arabophones et des kabyles et autres berbères auraient accepté ça sans problèmes, à condition de laisser les berbères aussi libres d’utiliser leur langue chez eux, de façon officielle. L’unité de la nation algérienne serait beaucoup plus solide aujourd’hui. Malheureusement, on trouve beaucoup plus de kabyles que d’arabophones qui défendent l’arabe maghrébin. L’arabophone typique a subi un lavage de cerveau qui lui fait renier et mépriser sa propre langue maternelle alors qu’elle est aussi belle que n’importe quelle autre. Il est aussi facile de constater qu’elle est infiniment plus agile et vivante que l’arabe classique. Pourquoi renier sa propre mère ?
      Mais qui dit que ce pouvoir ait jamais vraiment voulu l’unité du pays ? Tout indique le contraire, car il redoute par dessus tout l’unité du peuple. Ça l’arrange bien d’avoir un peuple juste assez uni et juste assez désuni pour lui permettre de rester au pouvoir. On l’a vu avec l’islamisme : alors qu’il était totalement vaincu et prêt à être éradiqué une bonne fois pour toutes, le pouvoir a paniqué à l’idée d’un changement si radical et a ravivé l’slamisme, seulement un islamisme qu’il veut être sous son contrôle. Comme il veut aujourd’hui que la culture amazighe soit sous son contrôle. Il est obsédé par le contrôle de tout.

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    Anonyme
    23 décembre 2017 - 17 h 47 min

    il n y a pas d’ostracisme contre la kabylie, c’est de la victimisation et des jérémiades puériles. les investissements supposés inexistants en kabylie ne sont pas dus à l’état, c’est les entrepreneurs et les gens riches kabyles (n’oublions pas que les grosses fortunes en l’Algérie sont en majorité entre mains de kabyles. la cause ? C’est un autre problème ), donc les riches entrepreneurs kabyles refusent d’investir en kabylie à cause de l’insécurité, le racket, les kidnappings presque endémiques dans la région. les riches kabyles préfèrent investir dans les grandes villes du nord et les régions arabes.

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    ZORO
    23 décembre 2017 - 17 h 22 min

    Au lieu de jouer au prestidigitateur des langues ,tu aurais du constate que tous les mots de l exemple que tu cites en arabe dialectal sont issus de la fohsa qui est leur mere ,on ne les retrouve nullement dans la traduction kabyle que tu donnes. Cette traduction kabyle a son tour contient le mot «  »sidi » » issu de la fohsa qui na nullement besoin de prouver sa suprématie par des exemples ridicules. Ton histoire est aussi drole que celle de ce fassi qui viennent travailler en Algerie , un jour il me posa une devinette :quel est d après toi me dit il le mot que j utilise aussi bien au masculin qu au feminin n’ayant pu le trouver il me donna la reponse.
    Le mot c est KAMEL puisque nous les fassi on prononce le K (A) Quand j appelle Kamel je dis AMEL et quand j appelle Amel ca reste inchangé. Dans ce cas precis, si on ignorait la signification des mots kamel et amel dans leur langue d origine on serait amene a pense que les fassi attribuent un prenom unique pour 2 genres differents n est ce pas ridicule ?? Enfin le plus important a retenir de mon histoire c est que ce jeune fassi n a pas eu d interprete pour gagner sa croute partout en algerie , son langage en peu de temps il a pu l adapte au milieu dans lequel il evolue (oranie, algerois…) grace a cette langue arabe qui fait de son mieux pour nous unir et a laqquelle s attaquent les prestidigitateurs par leurs tours de passe passe pour nous disperser nous affaiblir et nous rendre une proie facile a tout envahisseur
    SIGNE ZORO. …Z….

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      Anonyme
      23 décembre 2017 - 17 h 52 min

      C’est pour cela que les vrais arabes ne comprennent pas un mot du dialecte algérien, le dialecte algérien est issu de la langue tamazighte ne t’en déplaise, c’est pour cela que les berbérophones la comprennent et la parlent très bien, parce qu’ils sont familiers à ce daridja qui s’écrit très bien, il y a même des dictionnaires sur les différents dialectes de la région, qui sont issus de tamazighte, … Que reste t-il aux individus comme qui renient leurs origines et font dans le négationnisme de l’identité authentique amazighe du peuple algérien, alors que les vrais arabes reconnaissent très bien et la respectent et surtout savent très bien que l’Algérie n’est pas arabe, même si une partie de son peuple s’exprime en dialecte algérien que des individus … associent à l’araméen langue qu’on appelle l’arabe aujourd’hui.

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        Anonyme
        23 décembre 2017 - 18 h 19 min

        ..cette phrase est incomplète.

        « même si une partie de son peuple s’exprime en dialecte algérien que des individus » phrase censurée.

        Je disais donc que même si une partie du peuple algérien s’exprime en dialecte algérien issu de tamazighte, il y a et aura toujours des individus zélés arabes qui font dans le mensonge et la désinformation pour faire croire que le dialecte algérien est issu de l’arabe classique, qui soit dit en passant, cette dernière est issu de l’araméen ancienne langue parlée au Moyen Orient, mais jamais en Afrique du Nord, ce qui lui ôte tout caractère sacrée comme le prétendent les ignorants, cette langue très ancienne : l’araméen a servi seulement d’outil de transcription du Coran, parce que l’islam fut révélé dans la région du Moyen Orient.

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      Zombretto
      23 décembre 2017 - 18 h 46 min

      @Zoro : Ne joue pas les apprentis linguistes. Je n’ai jamais dit que le vocabulaire arabe algérien est d’origine berbère. J’ai dit la grammaire, la syntaxe et la sémiologie. Le « contenu » des mots n’est presque jamais le même quand on traduit d’une langue à une autre, mais entre kabyle et arabe algérien, si. Par exemple, quand on dit, “ana radjel” “nekk d’argaz” en algérien, on peut le traduire par “homme” en français ou “man” en anglais, et ça veut dire “je suis un homme” d’accord, mais quand on dit en français “l’homme est un animal intelligent” par exemple, ça ne peut pas se traduire par “radjel”. Il n’a pas ce sens de “l’espèce humaine” en arabe ou en kabyle. De même, les mots arabes maghrébins n’ont très souvent pas le même contenu qu’avec les dialectes moyen-orientaux ou le fus’ha. Essaye de dire “ana 3andi nnif” (j’ai un nez, j’ai de l’honneur) à un égyptien ou un yémeni pour voir ce qu’ils comprendront, tandis qu’un kabyle dit exactement la même chose.

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    lhadi
    23 décembre 2017 - 16 h 22 min

    L’élément fédérateur de la nation algérienne a été l’islam. Ayant compris la dureté de ce ciment, la France coloniale à créé un mythe, un fantasme historique pour ne pas dire un poison afin que le pays des héros ne puisse trouver la pleine et entière indépendance.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])

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      Anonyme
      23 décembre 2017 - 17 h 31 min

      Non ça n’a jamais été l’islam, au contraire les religieux algériens se sont inféodés aux maitres colonialistes qui leur ont ouvert les écoles coraniques afin que les enfants du peuple algérien ne connaisse jamais la science. C’est plutôt le courage, la détermination, la dignité du peuple algérien qui furent le ciment de l’unité du pays, et qui sont venus à bout du colonialisme. Les plus grands révolutionnaires algériens ne se sont jamais appuyés sur l’islam comme ciment, ils se sont appuyés sur des idéaux ancestraux de liberté, de fierté, de dignité de courage etc… qui furent le ciment pour mener le combat libérateur de l’Algérie.
      Quand on regarde le passé, particulièrement l’époque antique, la religion n’existait pas, mais la dignité, la fierté, le courage, du peuple numide furent aussi le ciment pour combattre le colonialisme. N’ajoutez pas l’islam à toutes les sauces comme le font si bien les intégristes islamistes qui sont pourtant les pires ennemis de l’unité du peuple algérien et son développement. Laissez l’islam dans la sphère privée et cessez svp de jouer le jeu des islamistes qui en son nom a détruit le monde musulman et a fait régressé les société musulman dans le moyen âge.

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    Zombretto
    23 décembre 2017 - 14 h 12 min

    Prenez un texte en arabe algérien (ou marocain) et traduisez-le mot à mot en kabyle, et vice-versa et vous verrez que ça sonne naturel à 99%. La grammaire (seuls les imbéciles croient que les langues populaires n’ont pas de grammaire,) l’ordre des mots, le contenu des mots, etc., tout “clique” ensemble de façon naturelle. Maintenant prenez ce même texte et traduisez-le mot à mot en arabe classique, « fus’ha » (ou toute autre langue,) et voyez un peu le résultat : ça sera le plus souvent un charabia ridicule et à peine compréhensible.
    Par exemple, quand on raconte une histoire en arabe maghrébin, on commence :
    « Gal-lek ya sidi, wahed ennhar kan wahed… » en kablye mot à mot « Yennayak a sidhi, yiwen was yella yiwen… » sonne tout à fait naturel dans les deux dialectes, mais en fus’ha ça donnerait : « Qala laka ayyouha sayyidi, wahidoun naharoun kana wahidoun… » totalement incompréhensible pour quelqu’un qui ne connaît pas l’arabe algérien.
    C’est parce que l’arabe algérien est du berbère calqué presque 100% fidélement. « L’esprit » des deux langues est le même. Normal, parce que les locuteurs arabophones descendent tous de locuteurs berbérophones, et ça ne fait pas tellement longtemps. Dans certaines régions, comme Médéa, Blida, et tout autour d’Alger, les plus vieux parlent encore un dialecte très proche du kabyle tandis que les jeunes ne parlent plus que l’arabe algérien.
    On est le même peuple. Il s’agit de le reconnaître et de promouvoir cette idée. Mais le pouvoir veut tout contrôler, jusqu’aux noms que tu peux donner à tes enfants. Il ne tolère rien qui n’émane de lui. Il ne consent à concéder que le minimum auquel il est poussé par la force. Il veut dicter qui tu es, ce que tu peux ou ne peux pas bouffer, dire ou penser.

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    Sidi Ghiles
    23 décembre 2017 - 13 h 13 min

    Chère Mme Ait Kaci,
    Je ne peux m’empêcher de penser que votre plaidoyer ait une légère nuance régionaliste, je m’en excuse je ne doute pas un instant de votre sincérité.
    Une de mes grand-mère n’a jamais prononcé un mot d’arabe, mon père et mon grand père ne m’ont jamais soufflé un mot en kabyle ,à leur époque à Alger peut-être que c’était mal vu de se montrer ainsi, j’en suis déçu à mon âge encore et le reste de ma vie sûrement.
    Sur le sacrifice et le lourd tribut pendant la colonisation je dirai juste,un seul héros le peuple, de massinissa à Boudiaf en passant par Abdelkader , Ahmed Bey Mokrani et tant d’autres. Un ami de Ain El Hamam me disait que c’était les kabyles qui avaient le plus contribué à la libération ce qui m’a fait sourire en lui rappelant que si c’était le cas Mitterrand et consorts auraient vite fait d encercler la région de façon hermétique et régler ainsi la question. Un autre ami chaoui lui rappelant que chez eux on mangeait de l’herbe à cette époque et que la région 3 était destinataire de combattants de toutes les régions du pays. La population civile a bien-sûr beaucoup souffert.
    S’il vous plait donc en parlant de sacrifice parlez de peuple algérien jamais de région car c’est un sujet qui peut irrité certains entre amis.
    Sur le sujet de la marginalisation économique que Mr Rebrab et autres sachent que le peuple algérien est derrière eux et que c’est juste une conjoncture difficile à surmonter.
    Pour ma part l amazighite est un socle fédérateur qui doit nous unir quand l’effet de la libération nationale s’estompera dans quelques générations ,ne pas parler amazigh ne veut pas dire originaire d arabie. Promouvoir l amazighite est une nécessité vitale pour notre cohésion l’imposer de façon maladroite et brutale peut être sujet à friction et séparation comme c’est le cas pour la langue ‘arabe actuellement.
    L’anglais aussi est une langue à promouvoir absolument car notre problème actuellement est économique avant tout car pauvreté rime avec révolte et soulèvement.
    A un parent de Cherchell qui me rappelait que les berberophones de Tipasa allaient de Fouka à Tenes et à qui j’avais prononcé le mot Ichenouiyen il me corrigea en m’informant que chez eux on s’appelait kabyle et qu’ ichenouiyen se limitait à la région du Chenoua quand à la population de « Kabylie » on l’appelait chez eux et ailleurs « Zouaouas » comme quoi tout est relatif.
    Un seul héros le peuple algérien.
    Vive l’Algérie prospère et éternelle.

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      Anonyme
      23 décembre 2017 - 17 h 21 min

      Il n’est pas question de régionalisme dans cet article excellent, mais des spécificités bien amazighes qui datent depuis des millénaires du peuple algérien, conservées jalousement à petites échelles dans les régions fortement berbérophones, particulièrement en Kabylie. Aussi le texte ne dit pas que le combat révolutionnaire contre le colonialisme était limité à la Kabylie, bien que cette dernière ainsi que la région des Aurès furent le fer de lance de la révolution algérienne, et ont été les plus touchées par les massacres, et furent les plus acharnées contre le colonialisme, c’est l’histoire que le révèle et non pas moi, les héros de ces régions sont bien connus pour en faire la preuver. Cet article est pour moi édifiant riche en enseignements forts intéressants inconnus malheureusement des régions arabophones du pays. L’ex Numidie fut parmi les plus grandes démocratie de l’humanité, c’est pour cela que le terme amazighe qui veut dire homme libre fait peur. C’est de cette démocratie amazighe que le régime arabo islamo baathiste, a peur, ce même régime autoproclamée d’Alger qui a décrété, en 1962, que l’Algérie est « arabe » tout en se servant de l’islam, et ce, dans le but de réduire le peuple algérien à l’image des bédouins d’Arabie et pour tuer l’âme amazighe insoumise de l’Algérie et l’empêcher de se développer dans son identité propre pour rejoindre les grandes nations. L’Algérie est trop riche de son histoire, de son identité millénaires amazighe, de ses très riches cultures différentes d’une région à l’autre, de ses traditions démocratiques millénaires, de ses ressources naturelles, il fallait donc l’abattre pour la cantonner auprès des entités primitives féodales soumises de la Péninsule arabique au sionisme, au capital, à l’impérialisme. L’Algérie a été associée de force au Moyen Orient, afin qu’elle ne se relève jamais et ne s’approprie jamais ses richesses tant convoitées par les prédateurs de la planète, il fallait aussi abattre l’Algérie chantre des libertés ancestrales de la révolution, cela a commencé à son indépendance en la livrant à une clique venu d’Oujda qui s’est autoproclamée maitre du pays cette dernière s’est arrimée automatiquement sur le Moyen Orient arabe, pour que plus jamais l’Algérie ne se relève de la longue nuit coloniale, qu’elle perde son identité, sa culture ancestrale démocratique, son élan révolutionnaire millénaires, afin de pas être un exemple pour les autres peuples soumis qui auraient l’idée de s’affranchir du joug impérialo sioniste. L’Algérie, depuis son indépendance, est un pays à abattre, il fallait toucher à son identité millénaires pour ne pas qu’elle se distingue des entités moyen orientales arabes féodales soumises au capital, à l’impérialisme occidental et au sionisme..

      Un grand bravo pour cet article édifiant.

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    Mas umeri
    23 décembre 2017 - 11 h 47 min

    Très bonne analyse, chacun et chacune, devrait s’en inspirer,pour faire avancer, si tel est le cas, de la volonté des pouvoirs publics, pour dépassionner les débats, autour de la place et de la promotion des langues Arabe et Amazighe.
    A l’attention De madame H.A.A: lorsque vous écrivez langue arabe, il faut également écrire langue amazighe. Le « ta » est l’article.

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    Mourad
    23 décembre 2017 - 11 h 14 min

    Article très intéressant , simple et plein de bons sens. Les faits sont rapportés fidelement’, sans passoion . J’espere que les commentaires seront à la hauteur.

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