De la «démocratie» islamiste à la «démocratie» berbériste

manifestation démocratie
Manifestation à Paris pour l'indépendance de la Kabylie. D. R.

Par Youcef Benzatat – Nos errances se poursuivent et se répètent aveuglement sans en prendre conscience et sans que nous puissions réagir pour y mettre un terme. Les décennies 1980 et 1990 nous ont plongés dans l’obscurantisme du tout Coran et du tout Charia. La religion fut revendiquée en tant que religion et Etat (dine et dawla)Rien n’était concevable au-delà de cette injonction. Ni société, ni politique, ni culture, ni éducation, ni langue autre que celle du Coran n’étaient envisageables au-delà du champ religieux.

Les décennies 2000 et 2010 nous ramènent encore une fois vers une autre forme d’errance où l’identité se substitue à la religion et prend le relais d’une nouvelle injonction, en se concevant à son tour comme un tout, au-delà de laquelle rien n’est envisageable. Les mêmes rituels religieux d’autrefois semblent se répéter à l’identique avec la montée cette fois du phénomène identitaire.

Enseignement parallèle, manifestations de rue, organisations politiques et associatives radicales, prêches et déclarations pompeuses sont le lot commun de la manifestation de ces errances dangereuses, aussi bien pour la paix civile que pour l’édification du vivre ensemble sur la base d’une citoyenneté universalisable. Celle qui est désaliénée de tout adjectif qui lui est étranger, notamment religieux et identitaire. Comme du reste la démocratie qui devrait la structurer.

On venait à peine d’en finir avec l’aberration de la démocratie islamiste qu’une nouvelle forme d’aberration, la démocratie berbériste, tente de se dresser sur le chemin de la construction d’un champ politique démocratique et moderne, seul capable de nous projeter dans la contemporanéité du monde, où la citoyenneté se définit plutôt en termes de libertés individuelles, libertés politiques, libertés de conscience, libertés religieuses, libertés sexuelles, plutôt que d’être aliénée dans le religieux ou dans l’identitaire. Cette expression de démocratie berbériste connaît à son tour une irruption bruyante dans le champ sémantique politique, depuis que les théoriciens identitaires l’ont introduite sous l’identification d’un lieu commun, l’ijmaâ (consensus), et elle est en train de faire son petit chemin sournois dans le champ politique, comme l’avait fait auparavant la démocratie islamiste.

C’est ainsi qu’un groupe de militants de la cause identitaire vient d’emprunter le même chemin des militants religieux d’autrefois, en produisant une déclaration pompeuse, à l’identique dans la forme et dans ses termes politiques : «Tamazight dans toutes ses dimensions demeure et demeurera une cause commune, sans laquelle la grande famille Algérie ne peut se rassembler et s’unifier pour un destin commun et un avenir meilleur. Dans ce sens, il est important de rappeler à tout un chacun que le combat pour tamazight est intimement lié aux combats pour le pluralisme, la démocratie, les libertés et les droits humains. Tamazight n’est pas seulement une revendication identitaire et linguistique mais elle est également une revendication politique et démocratique… »

Ces mouvements religieux et identitaire se caractérisent essentiellement par l’intolérance, la construction idéologique totalitaire et la violence. Ils sont généralement imperméables au débat et ne sont capables d’opposer comme arguments que l’invective, la diffamation et l’affabulation. Ainsi, pour quiconque qui ne cautionne pas leur dérive est sitôt qualifié de raciste, voire de colonialiste pour les identitaires ou alors d’occidentalisé pour les religieux. Comme s’il y avait un dedans et un dehors dont il est soupçonneux ou sacrilège de franchir les limites. Comme s’ils avaient le monopole sur cet héritage commun, que sont l’identité amazighe et la religion musulmane et qu’ils voudraient ressusciter et figer à leur âge d’or, celui de la Numidie antique de Massinissa et de la civilisation moyenâgeuse. Déniant à la société toute évolution et toute acculturation, jusqu’à sa réduction à une pure expression essentialiste.

Du déni au refoulé, du refoulé au tabou et du tabou à la prise d’otage de l’ouverture vers le monde et le contemporain, vers la modernité et la citoyenneté, vers la démocratie et la liberté. C’est ainsi que la société se trouve piégée par d’innombrables tabous qui obstruent ses horizons. A commencer par le tabou des tabous, qu’aucun intellectuel n’ait pu avoir le courage de l’affronter ouvertement et de médiatiser volontairement sa pensée, l’athéisme en tant que tabou ancré profondément dans l’imaginaire mythologique religieux. Pourtant, en privé, nombre d’intellectuels hypocrites ne se privent pas de s’affirmer en tant que tel. Vient ensuite le tabou du bâtard. Notion attribuée à tout métissage humain, par opposition à la pureté ethnique, un tabou propre aux identitaires. L’avortement, noyau vers lequel convergent tous les blocages vers une libération sexuelle de la société, de la liberté souveraine sur le corps, aussi bien de l’homme que de la femme, à la suppression de la soumission de la consommation du rapport sexuel au contrat de mariage dans un cadre d’hétérosexualité. Un tabou alimenté pour l’essentiel par les structures mentales patriarcales de la société dans son intégralité et le fantasme de virilité qui la soutient. Bien que l’athéisme et la bâtardise de la population soient considérés réciproquement comme les tabous des tabous par les religieux et les identitaires, l’homosexualité est perçue de façon plus déviante encore par l’ensemble de la société.

Nos tabous sont des couvercles qui cachent nos gangrènes les plus puantes. Nos intellectuels qui se disent modernistes se complaisent à critiquer ouvertement la religion, nos structures mentales patriarcales et toute autre forme de conservatisme, mais n’osent pas s’attaquer ouvertement à ces tabous. Combien même s’y attaquer représenterait le véritable combat pour la cause nationale, celui de rétablir le citoyen dans sa liberté individuelle fondamentale, seul garant de toute projection vers l’édification d’une société libre et démocratique, et ce n’est certainement pas dans le repli identitaire et religieux que l’on y parviendra.

Y. B.

Comment (28)

    Nasser Chali
    1 janvier 2018 - 4 h 55 min

    En filigrane, tes dernieres contributions sur l’identite et l’Amazighite sont tristes . On ressent une profonde amertume dans tes ecrits sur les derniers evenements en Algerie. Pathetique! Tu traites de berberistes , les militants de la cause Amazigh qui ont sacrifie leurs vies pour voir enfin leurs revendications acceptees a juste titre par l’Etat algerien. Sans qu’il ait encore rien de concret, tu insinues que l’amazighite est ou sera un extremisme. D’ou tenez vous ça ? C’est comme ceux qui voulaient critiquer Madjer , avant meme qu’il ne commence son travail.
    Dans une autre contibution, tu faisais l’apologie a juste titre de la derja , j’y adhere pleinement. Cette langue fait partie de notre vecu et de notre ame. Mais sans peut etre vous en apercevoir, vous faites vous aussi l’apologie de votre identite. Comment denier a vos compatriotes, ce que vous clamez comme un poeme pour vous-meme en l’occurence un amour fou de la derja!
    Vous essayez de parler des extremistes pour trouver un pretexte et vous defouler sur le rejet de ce que vous concitoyens reclament a cor et a cris des annees! Dans d’autres contributions vous pourfendez une region en l’accusant entre les lignes de separatisme. Sans pouvoir clairement faire la distinction entre les separatistes et la region en question. Quand on parle de questions importantes le choix des mots doit etre primordial parce que des fautes liees a la passion peuvent s’averer devastatrices par « l’effet multiplicateur. »
    Vous etes alles jusqu’a dire qu’il y a des brassages en Algerie donc on ne peut parler d’identite! Une enormite contemporaine. Avez-vous rencontre en Algerie des gens qui se reclament des pheniciens, des romains, des vandales, des byzantins ou des turcs? Une bonne fois pour toutes, Les envahisseurs etaient en petit nombre par rapport aux populations locales et cela tous les historiens le soulignent. A titre d’exemple, les français etaient juste 10% de la population algerienne en 1962 et ce malgre leur politique de peuplement. Dire que le peuple algerien est venu d’ailleurs est un moyen de falsifier son Histoire, de diminuer de sa valeur et de de le soumettre a un pouvoir exterieur. Notre Histoire qui est notre roman national tire ses sources de la nuit des temps. Il est temps de le restituer a son peuple et la reconnaissance de la langue Amazigh et de Yennayer est un enorme pas en avant dans le recuperation de notre etre national et surtout de l’unite de notre peuple. On se debarassera definitivement de cette maladie  » Kabyles et Arabes » lorsqu’on saura que nous avons tous un socle berbere commun. Il n y a pas d’Algeriens plus « souchiens » que les autres. Que ce qui ne sont pas d’accord, ne s’enervent pas comme notre cher auteur , mais lisent des livres d’Histoire.
    J’avais aussi remarque que certaines plumes , vilipendent la langue arabe. Selon Bernard Lewis » Les Arabes etaient les plus forts du monde dans tous les domaines du 9eme au 14eme siecle  » . Leur langue etait l’arabe que je sache. Certains vont meme jusque’a dire que c’est une langue morte alors qu’elle est parlee et ecrite par plus de 200 millions de personnes dans le monde et elle est langue officielle a l’ONU.
    Pour ces gens la , Ils pensent que la faillite des regimes arabes est due a la langue arabe. Excellente maniere de legitimer l’oeuvre destructrice des dictateurs d’un autre temps. Les Chinois , les Coreens , les bresiliens ont utilise leurs langues a bon escient et ont construit leur developpement. Ils n’ont pas dit que nous etudierons l’anglais et le français pour participer a la marche du monde. Les langues et les identites de sont pas des fins en soi comme je l’avais deja souligne dans ce journal. Ce qui importe c’est ce qu’on en fait !

    Bonne annee a tous et a toutes.
    Nasser Chali,
    Enseignant, Toronto.




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    Chaoui Ou Zien
    31 décembre 2017 - 16 h 56 min

    Mr Benzaatat, la question qui se pose: peut on appliquer toutes ces belle idees que vous avez develope dans votre commentaire alors que le pays a belle et bien remplace « nos ancetres les gaulois » par « nos ancetres les arabes; » l’une aussi fausse que l’autre. Comme mon pere avait l’habitude de dire: Mon fils on ne peut construire des gratte-ciels sur des fondations chaleuses. Ce qui explique pourquoi on n’a pas avance d’ un iota depuis l’ independance.




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    MELLO
    30 décembre 2017 - 11 h 52 min

    La politique linguistique d’arabisation est l’une des plus absurdes et destructrices menées par un gouvernement dans le monde. On la voulait comme une opération magique. Du jour au lendemain, on voulait que tout le monde, y compris les analphabètes, parle l’arabe scolaire ! On se rappelle les débats sur «l’arabisation progressive et progressiste» pour les uns et «l’arabisation totale et immédiate» des autres. Pour couronner le tout, cette politique n’a pas permis une meilleure maîtrise de la langue arabe scolaire, loin s’en faut, car elle a consisté essentiellement à inculquer et diffuser de manière cellulaire le conservatisme religieux et l’irrationalisme dans toutes ses formes y compris celui du style des zaouïas combattues naguère par l’association des oulémas musulmans algériens. Tant que les lycées étaient bilingues, on continuait à enseigner les idées fondatrices du mouvement du siècle des lumières et de la raison universelle, mais la politique d’arabisation précipita la fermeture de tout accès à ces enseignements dont la mentalité algérienne avait besoin et replongea celle-ci dans la tradition archaïque et le fatalisme.
    On le sait maintenant, la politique d’arabisation a réussi à rendre l’esprit de nos enfants sensible à l’islamisme – idéologie la plus rétrograde de nos jours – au point de se constituer chair à canon (kamikazes) pour la défendre. Cette politique linguistique a inculqué, y compris à l’élite au pouvoir, fabriquée par le parti unique, la haine de soi qui les pousse jusqu’à se fabriquer des ancêtres en Arabie ou au Yémen. Comme si les gens pouvaient choisir leurs parents et leur lieu de naissance !




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    Samy
    30 décembre 2017 - 8 h 30 min

    M.Benzetat,on ne compare pas l’incomparable. vous venez nous dire que le « berbérisme » est aussi nuisible que l’islamisme.Votre raccourcis de comparer des tueurs sanguinaires au service d’un totalitarisme religieux et pas seulement et des adeptes de revendications identitaires pacifiques dénuées de tout projet totalitaire est insensé.On ne compare pas le jour et la nuit ni l’eau et le feu,ni la lutte pacifique et la violence aveugle et…Mais il est vrai qu’on ne peut cacher le soleil avec un tamis ni nous faire passer le loup pour un agneau et vice-versa …Mais il faut dire la vérité même si elle est amère comme disait l’autre.




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    Mouloud
    28 décembre 2017 - 20 h 59 min

    Les 3 dangers de l’Algérie sont l’Islamisme Religieux, l’Extrême Gauche et le Régionalisme Séparisme qui sont d’obédiences fascisantes. Pour mieux mettre une nom sur ces extrêmes: Le Salafisme, Le Wahabisme, le PT à sa tête Louisa Hanoune et le MAK. Ils les freins à l’unit nationale et la modernité de notre pays.




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    timour
    27 décembre 2017 - 22 h 44 min

    Attention aux contre vérités et à l’approximation. Il n’existe aucune langue officielle aux USA, l’anglais/américain est certes parlé par une majorité d’habitants mais une multitude d’autres langues ont le droit de citer comme l’espagnol, qui dans quelques décennies, dépassera l’anglais.
    La France a effectivement imposé le français dans ses provinces mais c’était au XIX° siècle. A l’heure actuelle, le breton (écoles diwan), le corse, l’alsacien… sont enseignés avec le soutien de l’Etat. Ces langues provinciales ont un certain succès.
    Je crois qu’il ne faut pas confondre « langue » et « nation ». Et c’est ce qu’on a trop tendance à faire. La langue ne définit pas la nation. Elle est avant tout un bien commun et un outil de communication appartenant à un groupe humain homogène ou non. C’est ce dispositif qui leur permet de coexister harmonieusement. Une langue peut être commune à plusieurs nations : l’arabe, l’espagnol, l’anglais et le français en sont les exemples actuels. Et cela est dû au hasard de l’histoire et non à la volonté des peuples qui en sont les utilisateurs.
    Mais il est à souligner que maintes nations de par le monde possèdent une ou plusieurs langues nationales sans que cela suscite des antagonismes violents comme ici. La Chine, la Russie, la Suisse en sont des exemples parfaits. Ces états-nations ne sont pas passés par une uniformisation linguistique pour affirmer leur personnalité en tant qu’état. Par exemple la Constitution suisse garantit quatre grands principes :
    Egalité des langues
    Liberté des citoyens en matière de langue
    Le principe de la territorialité des langues
    La protection des langues minoritaires
    Je trouve que ces principes, d’une très grande sagesse de démocratie linguistique, permettraient de résoudre pacifiquement notre querelle linguistique. D’autant plus que nous possédons déjà une belle langue vivante et commune : le maghribi (darija). Langue véhiculaire par excellence dans notre pays, et, notre langue maternelle, qui est à la base de notre imaginaire. Langue que l’on devrait enseigner durant les premières années scolaires à nos enfants afin qu’il ne soit pas étrangers à leur personnalité, à leur pays. Cette importante langue— maternelle — prépare le cerveau de l’enfant à l’élaboration et au développement cognitifs. Et ces procédures, une fois acquises et mécanisées, lui permettront d’acquérir facilement une autre langue et d’élaborer et d’enrichir ses connaissances en tenant compte des principes cognitifs et psycholinguistiques.
    C’est là un point clé de la réforme de notre enseignement qui éviterait le parcœurisme, conduisant des cohortes d’élèves vers l’échec. Il est à noter que ce problème linguistique concerne le devenir politique et culturel de ce pays au même titre que les questions liées à l’économie. Malheureusement, les responsables de notre pays semblent vivre dans une autre époque. 1962, peut-être, ou 1830 ?




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    ZORO
    27 décembre 2017 - 17 h 11 min

    La vision d un «  »VIVRE ENSEMBLE «  »en Algerie ne cesse de se multiplier , par mepris des  » URNES »
    on s entête a faire valoir sa FOI LOI.
    SIGNEZORO. ….Z……




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    Anonyme
    27 décembre 2017 - 14 h 14 min

    Je ne comprends pasce que veulent le kabyles. La langue amazigh est actuellement enseignée dans les écoles. Pourquoi ces manifestations qui menacent l’unité du pays. Vous êtes entrain de courir à votre perte, BHL c’est tout ce qu’il attend pour mettre le pays a feu et à sang. Toutes vos revendications ont été exaucées. Que voulez vous de plus, à moins que vous ne voulez le chaos pour notre beau pays.




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      Anonyme
      27 décembre 2017 - 15 h 47 min

      @Anonyme , il ne faut pas inverser les rôles ya kho : ce ne sont pas les kabyles qui menacent l’unité du pays , mais c’est bien le pouvoir politique algérien de 1962 qui en refusant dès le départ de reconnaître l’identité berbère (surtout kabyle) dans l’identité nationale algérienne.
      Jusqu’à très récemment, y compris en 1963 avec l’affaire du FFS, les berbères kabyles n’ont jamais inscrits dans leurs revendications ni l’indépendance ou ni l’autonomie de la Kabylie ou remis en question l’unité Algérienne.
      C’est l’exaspération qui a fait qu’une partie des kabyles a basculé dans indépendantisme qui d’ailleurs est très minoritaire !
      Donc, tonton @Anonyme , il ne faut pas essayer de noyer le poisson, tu n’y arrivera jamais !




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        Anonyme
        27 décembre 2017 - 18 h 01 min

        Le vrai probleme est que les kabyles ont ete pris au piege. Bien avant la Liberation il y avait le projet d’ arabisation en cachette. Meme le congres de la Soummam a ete deconstruit au caire. Abane a paye’ de sa vie. Quand est ce qu’ on a opte’ pour l’ arabe langue officielle?! C’ est par la force qu’ on a impose’ tous les choix, on a pas a’ faire de compromis sur l’ identite’./




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      Anumidi
      27 décembre 2017 - 19 h 59 min

      Il n’y pas pire sourd que celui qui ne veut rien entendre.Nous voulons que l’enseignement de thamazight devienne progressivement obligatoire dans toutes les régions du pays,en commençant par les régions berbérophones.Si les arabophones refusent d’apprendre thamazight ,qu’on nous octroie le droit de refuser l’apprentissage de la langue arabe.C’est simple,non !




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      Aa
      29 décembre 2017 - 18 h 08 min

      Bien raisonné




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      Samy
      30 décembre 2017 - 13 h 11 min

      @Anonyme,tu ne « comprends pas ce que veulent les Kabyles » et les Amazighs dignes de ce nom en général.Tu ne sais pas encore que c’est grâce à cette lignée d’hommes libres que tu as obtenu l’indépendance pendant que tes semblables disaient « ouach bihoum zouawas ma3a frança ».Il est vrai que l’Histoire est un éternel recommencement et ça ne s’invente pas.Il y a ceux qui font l’Histoire et ceux qui la subissent et tu fais partie incontestablement de la 2°catégorie.Atass,atass mazal l’hal.




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    anonyme
    27 décembre 2017 - 11 h 55 min

    Vous mélangez tout, et on ne comprend pas où vous voulez en venir. En Tamazgha, c’est le Coran qui a empêché les Imazighen de massacrer les ilôts d’Arabes (chorfa) qui essaiment encore l’Afrique du Nord. Ce sont les Imazighen qui ont porté l’islam pendant 9 siècles en Europe. Vous dites maintenant que Tamazight est aussi perverse que l’islam ? Vous avez peut être raison : nous devrions essayer de construire une Tamazghra 100 % amazigh et chasser tous les arabophones !!!




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    anonyme
    27 décembre 2017 - 11 h 43 min

    Les musulmans doivent se réapproprier l’islam véridique, celui du Coran, et se départir définitivement de l’exégèse wahabite. Je dis toujours que Dieu envoie Ses messagers chez les peuples les plus impies. Le Coran est descendu chez des moins que rien que Dieu voulait redresser. Je crois, quelque part, que les musulmans ont donné une confiance aveugle aux Arabes du Hijaz, de cette péninsule où notre Prophète est venu au monde. Nous avons au fil du temps établi une synonymie entre Arabie et Islam. Il est temps de séparer définitivement ces deux réalités bien distinctes pourtant. L’islam, c’est le Coran et rien d’autre. Il existe depuis Adam. Il transcende la géographie, l’histoire et les peuples. Mais attention : le Coran que nous récitons et que nous suivons n’est qu’une copie – la dernière – de tous les Corans que Dieu a envoyés à Ses créatures (cf. l’Evangile, la Torah, le Zabour et mille autres corans non cités). Mohamed est également le dernier messager, le dernier sauveur de cette humanité qui court à une perte plus rapide encore si Satan et ses suppôts nous entraînent dans leurs libertés et droits de l’homme !
    La séparation de l’Etat et de la Foi, c’est le mariage de l’Etat et de la Mécréance. Les valeurs et les principes ne sont pas scalaires. Ils sont nécessairement polaires. Le flou n’existe que chez les égarés !




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    anonyme
    27 décembre 2017 - 11 h 30 min

    L’image de l’article parle d’elle même, ils sont chez fafa pour demander aide et protection
    Ces énergumènes traîtres sont une véritable poudrière




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      Anonyme
      27 décembre 2017 - 11 h 42 min

      Sauf que Mehri secretaire du baath fln, donc – plus arabisé que toi- a dit ceci: »c’est De Gaulle qui avait imposé l’arabisation ».




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    Nos ancêtres les Gaulois
    27 décembre 2017 - 11 h 13 min

    Merci Mr Youcef Benzetat pour cette analyse et surtout pour ce parallèle entre les deux intégrismes. En lisant les articles de Presse durant les quelques semaines passées durant les « marches pour Tamazigh » ,j’ai remarque qu’il y avait une différence importante entre les deux épiphénomènes: la couverture médiatique des événements (la Presse en particulier). J’ai lue des lignes décrivant des scènes a Bouira comme étant des batailles entre les anges pacifiques (kabylophones) d’un cote et les méchants repris de justices (Arabophones) et l’appareille répressif du « régime colonialiste algérien », de l’autre cote. Je me suis poser la question: ces extrémistes du MAK et consort ont-ils réussi a s’infiltrer aussi profondément dans les médias algériens a l’image des sioniste en France. Alors que l’Etat est préoccupe par d’autre choses plus urgentes et vitales pour le pays, certains profitent pour avancer leur agenda idéologique basé sur des mythes copie-colles du livre « les mythes créateurs de l’Etat d’Israël ».




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      anonyme
      27 décembre 2017 - 11 h 27 min

      Alors que l’Etat est préoccupe par d’autre choses plus urgentes et vitales pour le pays, certains profitent pour avancer leur agenda idéologique basé sur des mythes copie-colles du livre « les mythes créateurs de l’Etat d’Israël ». En effet ils ont choisi le moment opportun pour accélérer leurs revendications farfelues, ils veulent mettre une fois pour toute main basse sur le pays voilà leur véritable but
      La majorité silencieuse a encore son mot à dire




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    Anonyme
    27 décembre 2017 - 9 h 44 min

    Intimer une identité tout en passant pour democrates. La caste au pouvoir veut le beurre et l’argent du beurre




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    une seule solution
    27 décembre 2017 - 9 h 30 min

    aprés lecture il s’avére que la seule solution qu’il fallait adopter depuis des lustres , c’est de séparer la religion de l’état , on appelle cela la Laïcité . ( lakoum dinoukoum wa liya dini .) .
    autrement tout cette enfumade et bourrage volontaire de tonnes de récits religieux (autres que le Noble et Pur Coran ) , des bourrages et manipulations bien calculés à des fins machistes , qui ont conduit à une situation de blocage que nous vivons actuellement dans les pays qui ont mêlé la religion dans les affaires de l’état !
    la volonté du fils du roi selmane de nettoyer les récits de beaucoup de mensonges ,n’est pas une initiative ridicule , loin de là , elle fera découvrir aux salafistes leurs mensonges depuis que le début de l’écriture des récits , le mensonge et la manipulation a depuis pris le dessus à aujourd’hui ….
    pour finir : la religion c’est bien , mais que chacun la pratique chez lui en toute libérté , il appartiendra à chacun de teindre sa barbe à la couleur qui lui sied le mieux …




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      Anonyme
      27 décembre 2017 - 13 h 18 min

      la laïcité avec un verset coranique ….. comme disait said saadi ; on va instaurer la laïcité inchalah. commences d’abord par arrêter de parler religion , ensuite parles de laïcité




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      Genséric
      28 décembre 2017 - 19 h 39 min

      Pauvre idiot !
      La laïcité !? Qu’est-ce que tu y connait à la laïcité ?
      Tu cites un verset Coranique, dont le nom est justement  » Al KAFIROUN = Les MECREANTS !!! », c’est ainsi que l’on voit toute l’ignorance ou la manipulation !

      Cette sourate a justement été révélée dans des circonstances particulières, bien précises. Elle n’appelait pas à la tolérance, mais au contraire, Dieu ordonnait au prophète de ne pas transiger avec les idolâtres et les autres cultes !

      Parce que les polythéistes étaient venus le voir pour lui proposer qu’ils mêlent tous les cultes ensembles que les polythéistes vénèrent Dieu et que les musulmans en fasse autant avec les idoles !
      C’est après cela que fut révélée cette sourate!

      PAS de COMPROMIS POSSIBLE !
      A vous votre religion laïque, à nous l’Islam !




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      Genséric
      29 décembre 2017 - 17 h 30 min
    anonyme
    27 décembre 2017 - 9 h 15 min

    Merci Mr Youcef Benzetat, toujours du plaisir à vous lire
    l’avenir semble sombre en raison d’une gouvernance faible et d’un président abvsent de la scène depuis de longues années
    Terrible l’avenir sincèrement




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    ANONYME
    27 décembre 2017 - 9 h 09 min

    LES IDENTITES SONT TOUJOURS PLURIELLES

    Corseter l’identité et la définir de manière unidimensionnelle sont des réflexes qui font le lit d’idéologies néo-fondamentalistes qui se sont réfugiées dans la mythe de la supériorité religieuse.
    Cette idéologie, qui surfe sur l’instrumentalisation de la religion ne peut dédouaner d’un fait colonial qui a duré 132 ans, ni guérir une blessure narcissique qui a posé pour certains , le diagnostic que seul revenir au salaf qui aurait été perverti par les valeurs occidentales, sauverait l’âme algérienne.
    Le Parti Unique, porte-voix d’une Pensée Unique, rallié majoritairement pendant la lutte de libération, deviendra progressivement coquille vide et point de chute d’opportunistes. Il ne sera jamais le soutien logistique naturel des ces milliers d’étudiants et étudiantes acquis à la Révolution agraire qui sacrifieront leurs congés scolaires pour gagner les campagnes et expliquer la matérialité de cette promesse: » La terre à ceux qui la travaillent », promesse faite au nom de la justice sociale et des chouhadas.
    Quelle est loin cette Algérie là, comparée à celle des Chemsou, du prosélytisme archaïque de Ennahar et autres supports, de la saleté des villes et des cervelles.
    Le risque pour nos frères de culture amazigh serait de se réfugier dans une supériorité culturelle et linguistique fantasmée et instrumentalisée, car ce risque existe.
    Une ‘idéologie’ dévoyée de la fierté amazigh qui confondrait revendication culturelle et linguistique avec ‘supériorité raciale’ ( discours souvent entendu) aliénerait toute sympathie aux tenants de cette vision du monde.
    L’idée d’un Islam social, conforme aux pratiques séculaires, et d’une langue arabe comme langue officielle, ainsi que la dénonciation du colonialisme et de l’impérialisme ne sont pas hors sol ,et participent d’un aspect important de l’ identité algérienne.
    La France que beaucoup prennent en exemple , état jacobin et centralisateur par excellence, a férocement lutté contre les parlers et cultures régionales pour imposer la langue française. Allant jusqu’à interdire de parler corse et breton dans les cours de récréation.
    Toute construction d’un Etat-Nation passe par une phase d’uniformisation linguistique. Après consolidation de cette dernière, toute revendication, sous réserve qu’elle soit uniquement linguistique et culturelle est légitime et recevable.
    Les US, melting-pot et nation d’émigrés n’utilise officiellement aucune des langues de ces émigrés et l’américain est devenu outil de rayonnement et arme culturelle.
    Tout est dans l’usage et le dosage.




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      Anonyme
      27 décembre 2017 - 10 h 33 min

      Les identités sont toujours dans l’autonomie de la volonté. Vous inventez la pluralité juste pour diluer les indigènes qui se sont reveillés.




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      Anonyme
      27 décembre 2017 - 11 h 49 min

      L’anglais est la langue des colons WASP (white anglo saxon and protestants) qui se sont imposés à tous les autres peuples en massacrant au passage les Indigènes. Pour que nous parlions tous arabe, il aurait fallu que vous exterminiez les Imazighen. Malheureusement, ce sont nous qui sommes majoritaires, et on a eu la bonté de vous laisser vivre … grâce à notre foi dans le Coran !!!




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