Louh appelle à «s’éloigner des slogans politiciens qui critiquent la performance de la justice»

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, a appelé, jeudi à Alger, à «s’éloigner des slogans politiciens qui critiquent la performance de la justice», soulignant que les réformes opérées dans le secteur «sont profondes et ciblées». Dans une déclaration à la presse en marge d’une séance plénière au Conseil de la nation consacrée aux questions orales, le ministre a indiqué que «les slogans politiciens qui critiquent la performance de la justice n’ont pas d’impact sur l’orientation des réformes», appelant la famille médiatique à «accompagner les réformes profondes dans le secteur de la justice exécutées sous la supervision directe du président de la République qui a souligné la nécessité de garantir les libertés, de respecter la dignité du citoyen et de rétablir la confiance en l’institution judiciaire».

«Nous avançons dans le cadre de l’Etat de droit sur des bases saines que tout un chacun doit adopter dans le cadre d’une vision globale éloignée des calculs étroits», a-t-il ajouté. Le ministre a cité les principales réformes introduites actuellement concernant l’amendement du code de procédure pénale, le projet de loi récemment adopté par le Conseil des ministres, qui prévoit de nouvelles dispositions favorisant l’accès des personnes, en dépit des peines inscrites sur leurs casiers judiciaires, au travail au sein d’établissements publics ou privés, tant que la peine prononcée n’est pas incompatible avec la nature du travail dont elles sont investies, ainsi que le projet de loi relatif à la protection des données à caractère personnel.

Louh a plaidé pour «l’adoption d’une politique pénale basée sur la prévention en matière de lutte contre la criminalité et les valeurs morales», relevant un «accroissement des crimes de mœurs, tels que la diffamation, avec près de 4 000 crimes». S’agissant des affaires liées à l’évasion fiscale, le ministre a fait savoir que les juridictions «traitent quotidiennement les affaires soumises par les services des douanes, des impôts et autres». Pour ce qui est des actions en justice que les médecins-résidents pourraient avoir introduites contre les forces de l’ordre à la suite des affrontements survenus lors du sit-in mercredi à l’hôpital Mustapha-Pacha, M. Louh a affirmé n’avoir pas connaissance des faits, soulignant que «le respect des droits de l’Homme forme un tout indissociable. S’il y a une affaire, elle sera traitée conformément à la loi».

R. N.

Comment (7)

    PREDATOR
    5 janvier 2018 - 13 h 34 min

    LA CORRUPTION A PRIS DES PROPORTIONS PLUS QU’ALARMANTES A TOUS LES NIVEAUX

    hrire
    5 janvier 2018 - 7 h 51 min

    La seule performancerealisee est la generalisation de la corruption.Les signes exterieurs de richesse sont visibles a l’oeil nu chez les magistrats.

    6
    1
    Anonyme
    4 janvier 2018 - 22 h 06 min

    M. le ministre de la justice (…),

    J’ai eu les larmes aux yeux quand j’ai vu (les) forces de l’ordre tabasser nos médecins.
    De quelle justice et de quelle performance parlez vous, allah yahdikoum.

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    1
    Anonyme
    4 janvier 2018 - 17 h 47 min

    À mon avis, la performance a disparu du dictionnaire Algérien. Elle a été remplacée par la promotion de l’incompétence. La preuve, vous agressez les médecins.

    21
    1
    Anonyme
    4 janvier 2018 - 17 h 38 min

    Les médecins sont matraqués
    Les voleurs sont bénis dans les zaouïas

    c’est ça la performance de votre justice.

    23
    Citoyens-DZ
    4 janvier 2018 - 17 h 35 min

    M. Louh,

    Les critiques émanent des citoyens qui subissent l’injustice à tous les niveaux et n’ont trouvé aucune justice pour les protéger.
    Nos critiques n’ont aucune coloration politique. La coloration de nos critiques est une injustice qui ronge le simple citoyen dans son quotidien.

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    Kahina-Dz
    4 janvier 2018 - 17 h 24 min

     »soulignant que les réformes opérées dans le secteur «sont profondes et ciblées» »

    Elles sont tellement profondes qu’on les voit pas à l’œil nu.
    Il nous faut un microscope électronique pour voir vos fameuses réformes qui ne veulent pas sortir de vos bureaux.

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