Appel aux médecins résidents pour éviter la confrontation violente

médecins résidents
Manifestation de soutien aux médecins résidents en grève (Oran le 9 janvier). New Press

Par Hani Abdi – L’élan de solidarité avec les médecins résidents, en grève depuis quelques jours, se poursuit. Après l’indignation des syndicats du secteur et la dénonciation des certains partis de l’opposition, c’est au tour des organisations de défense des droits de l’Homme d’apporter leur soutien à ce corps médical qui se bat pour l’amélioration des conditions de travail et pour la révision de la forme actuelle du service civil.

Ainsi, des acteurs de la société civile, des militants de Laddh et des collectifs culturels s’élèvent contre la répression du mouvement de protestation au CHU Mustapha la semaine dernière et expriment leur «solidarité pleine et entière avec le corps médical qu’on a visiblement voulu humilier». Ce Forum regrette ainsi qu’en réponse aux revendications légitimes des médecins résidents, «le pouvoir a instruit la police ‘républicaine’ pour réagir violement en tabassant les blouses blanches».

Ce Forum – dans lequel siègent notamment la Laddh, le CDDH, le Café littéraire d’Aokas, le Café littéraire de Béjaïa, le parti non agréé de Karim Tabou UDS, le Comité citoyen de Béjaïa et Radio Gouraya – considère que la répression de la protestation des médecins résidents met à nu «une fois de plus la nature abjecte du système de gouvernance imposé aux Algériens».

«Nous, militants de la démocratie, serons toujours présents au côté de tous les opprimés et les laissés-pour-compte. Nous défendrons sans relâche tous les droits à la libre expression, quel que soit le prix à payer pour que nos enfants retrouvent l’honneur et la dignité qu’ils n’ont pas perdus mais qui leur ont été retirés par la violence, l’arme redoutable des ignares de tout bord», écrit ce Forum pour les droits de l’Homme dans une déclaration. Et d’exprimer sa disposition à «accompagner le mouvement de revendication des médecins résidents et de toute autre corporation pour arriver à une solution juste et durable des problèmes qui seront soulevés».

Le Forum des droits de l’Homme estime que «le dialogue et la concertation sont les moyens civilisés et incontournables pour éviter les conflits, Messieurs et Mesdames du pouvoir». Il invite ainsi les coordinateurs du mouvement des médecins résidents à aller sur «cette voie et uniquement sur cette voie car à terme, la violence ne pourra qu’engendrer la violence puis le chaos».

H. A.

Comment (9)

    Pragmatisme
    10 janvier 2018 - 20 h 10 min

    Au risque d’étonner tout le monde le salaire d’un médecin nouveau ne dépasse pas 60000 DA/mois y compris les gardes payantes celui d’un infirmier nouveau également ne dépasse pas 40000/mois gardes payantes comprises je vous jure que c’est en connaissance de cause que je l’affirme.j’ai vu leur fiches de paies .Ajouter à cela l’insécurité dans leurs lieux de travail.

    elgat
    10 janvier 2018 - 19 h 06 min

    le service civil tel qu’il est pratiqué pour les seuls médecins est inconstitutionnel.Les médecins doivent saisir le conseil constitutionnel pour éclaircir les choses. Si le service civil est maintenue, il doit être généralisé a tous ceux qui font des études post graduation. Par exemple ,les avocat doivent travaillé 4 ans en defendant gratuitement les gens etc..

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    Anonyme
    10 janvier 2018 - 16 h 30 min

    AH ILS ONT PEUR DE LA CONTAGION .ILS LACHENT DU LESTE ! voila le rapport de force qui force le pouvoir et ouyahia a se rabaisser afin de calmer la rue ! ya ouyahia il est temps de partir toi et imposteurs le plus loin de l algerie ! c est la fin !et il n y a pas d autres issues pour le bien du peuple algerien !

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    co5
    10 janvier 2018 - 16 h 27 min

    « l’amélioration des conditions de travail et pour la révision de la forme actuelle du service civil » on est pour.
    « la violence ne pourra qu’engendrer la violence puis le chaos». » on est contre.

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    Algérien Nationaliste
    10 janvier 2018 - 16 h 22 min

    Ils ont raisons de manifester, c’est tout à fait légitime, que le gouvernement leur donne les moyens d’exercer dans de bonnes conditions et avec du matériel adéquate de qualité puis ils reprendront le travail et qu’on augmente leur salaire, il est anormal qu’un médecin ne touche pas autant qu’un politique. Ils ont dix années d’études il leur faut un bon salaire au moins 200.000 DA mensuel.

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    Kahina
    10 janvier 2018 - 15 h 52 min

    C’est honteux de voir les chaines de tous les coins du monde parler de nos médecins tabassés.
    C’est un sujet à la une sur les réseaux sociaux.
    On ne règle pas les problèmes avec la matraque.

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    Anonyme
    10 janvier 2018 - 14 h 35 min

    Les lois internationales interdisent à tout le monde et même aux ennemis en temps de guerre de porter la main sur les médecins.
    Les policiers (enfants du peuple) qui ont bastonné leurs compatriotes médecins (enfants du peuple eux aussi) ignoraient sûrement ces lois. Prompt rétablissement à ces médecins blessés et espérons qu’à l’avenir nous ne vivrons plus jamais ça.

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      mouatène
      10 janvier 2018 - 17 h 20 min

      est ce que les lois internationales autorise les médecins DE CHEZ NOUS à escroquer le citoyen (enfant du peuple) en percevant 700 da pour une simple consultation par le généraliste et plus de 1500 da par le spécialiste ? et la meilleure, c’est qu’ils ne sont pas controlés, ni par le fisc ni aammar bou ezzouar. qu’est ce que tu en dis là ?

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        Anonyme
        11 janvier 2018 - 14 h 57 min

        Oui tu as raison Mouatène, quand on se dit enfant du peuple, nourri avec l’argent du peuple, instruit avec l’argent du peuple, diplômé avec l’argent du peuple, on doit rester avec son peuple, l’assister, ne pas le saigner aux 4 veines et au minimum mettre le montant de la consultation sur la feuille de maladie au lieu de la misérable mention :  » CS  » , que la caisse de sécurité devrait refuser. Il n’empêche que la bastonnade sur des personnes censées soigner et sauver des vies n’avait pas lieu d’être.

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