El-Qods : comment les services secrets d’Al-Sissi manipulent la rue égyptienne

Egypte Middle
Le président égyptien Abdel Fatah Al-Sissi avec le président américain, Donald Trump. D. R.

De Londres, Boudjemaa Selimia – Selon le site britannique spécialisé dans les questions du Proche-Orient, Middle East Monitor, un officier du renseignement égyptien a chargé plusieurs présentateurs de débats politiques sur des chaînes de télévision égyptiennes de minimiser la décision du président américain, Donald Trump, sur la reconnaissance d’El-Qods comme capitale d’Israël. Il s’agit, selon le site, d’une fuite d’une conversation téléphonique entre un officier des moukhabarat égyptiennes et des journalistes et des vedettes de cinéma. L’officier invite ses interlocuteurs à persuader leur audience d’accepter la réalité née de l’annonce de Trump sur le statut de la ville sainte d’El-Qods.

La communication révèle, par ailleurs, que l’actuelle direction politique qui préside aux destinées de l’Egypte ne s’oppose pas à la décision de Trump de proclamer El-Qods comme capitale d’Israël, comme nous l’avions rapporté dans un précédent article.

Dans ce même enregistrement, l’officier des renseignements égyptiens a transmis les mêmes directives à la célèbre actrice égyptienne Yousra, qui a, semble-t-il, approuvé totalement cette démarche visant à «faire avaler la pilule» à l’opinion publique égyptienne s’agissant de l’abandon par les autorités égyptiennes de la cause palestinienne. L’officier du renseignement égyptien a, dans la foulée, tenté de convaincre ses interlocuteurs de la scène médiatique et artistique que l’Egypte a «tranché» cette question, en approuvant l’idée que Ramallah soit la capitale de l’Etat de Palestine en cas d’éclatement d’une nouvelle Intifada.

L’officier aurait laissé entendre que l’Egypte n’avait «aucun autre choix» que «d’accepter cette réalité». Il aurait ajouté que les Palestiniens «ne peuvent pas résister» et que son pays «n’est pas prêt à entrer dans une nouvelle confrontation militaire dans la région».

B. S.

Comment (6)

    Fuji Yama
    10 janvier 2018 - 16 h 40 min

    Al-Sissi, esr le tout nouveau Pharaon
    Égyptien des temps modernes. Il jette des fèves ( el foul ),par ci,par là,
    à son peuple pour le calmer, et lui,
    Pharaon Al-Sissi, s’en va comploter contre ce même peule et le peuple
    Palestinien, dans les salons feutrés de Netanyahou, alias Na3latou Allahi
    a3lih, pour livrer le sort de la ville
    sainte , Al-Qods aux mains des Israéliens. Sale traître !

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    Fuji Yama
    10 janvier 2018 - 16 h 38 min

    Al-Sissi, esr le tout nouveau Pharaon
    Égyptien des temps modernes. Il jette des fèves ( el foul ),par ci,par là,
    à son peuple pour le calmer, et lui,
    Pharaon Al-Sissi, s’en va comploter contre ce même peule et le peuple
    Palestinien, dans les salons feutrés de Netanyahou, alias Na3latou Allahi
    a3lih, pour livrer le sort de la ville
    sainte , Al-Qods aux mains des Israéliens. Sale traître !

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    MDAMAR
    10 janvier 2018 - 15 h 20 min

    les palestiniens sont limités dans leur espace vital. Ils ne peuvent pas reprendre la lutte armée telle qu’elle a été déclarée ça et là , la seule solution est une guerre des villes? il ne faut épargner aucun colon ni aucun militaire, prenez l’exemple de la bataille d’ Alger et vous serez récompensés INCHA ALLAH ils ne faut plus compter sur les égyptiens qui ont la première armée arabe mais qui sont aussi les premières poules mouillées, quant à ce peuple de pleurnicheurs qui écoute ce que leur dira yousra et autres journalistes léche -bottes comme ceux qui ont insulté l’Algérie , sa fin est préférable à sa vie. le dossier de l’Egypte ici en Algérie a été classé et jeté aux oubliettes. yousra pôvre petite créature ,occupe-toi de ton asthme c’est préférable pour toi et pour tes gosses.

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    Anonyme
    10 janvier 2018 - 12 h 24 min

    D’abord il faut savoir que l’Algérie devrait rester à l’écart autant du conflit Iran/A.Saoudite que du conflit Egypte/Turquie faut-il rappeler qu’aucun de ses pôles n’a pour priorité la Palestine, et idem pour nous puisque la Libye et le Sahel sont notre principal souci ou ces mêmes pôles veulent régler leurs comptes et c’est ce qui devrait interesser notre opinion publique, Ensuite si on veut vraiment savoir ce qui se passe en Egypte c’est qu’il y’a une guerre des services entre les renseignements militaire pro-sissi et les renseignements généraux pro-oligarques civils qui étaient autour du fils Moubarak et qui ont aujourd’hui pour leader le géneral Chafik jusqu’à ce que ce dernier ne subisse des pressions…
    quant à la Palestine personne ne s’y intéresse vraiment! y’en a qui assument ouvertement d’autres préfèrent surenchérir sur les premiers parce qu’ils ne sont pas tenus par une alliance avec Trump, ces memes agitateurs jouaient l’autruche lorsque Obama occupait le bureau ovale et étaient prets à conclure un marché avec son administration pour caser les palestiniens dans le Sinai donc tout ça y compris les chamailleries des bédouins du Golf est principalement des répercussions de la réorganisation de la maison Amérique et meme l’état hébreu n’y échappera pas. Une destitution de Trump par exemple changerait toute la donne!!!

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    Anonyme
    10 janvier 2018 - 11 h 34 min

    Pas si simple que ça, l’armée sioniste n’hésiterait pas un seul instant pour en profiter pour exterminer le maximum de palestiniens si il y a guerre, et c’estsans compter sur le soutient assourdissant des Etats-Unis d’Amérique et de l’hypocrisie arborescente du monde arabe, sans oublier le mutisme de l’Europe. Les USA en vérité ne veulent pas d’un état palestinien tant qu’ils se revendiquent comme la 1et puissance militaire mondiale , ils aimeraient bien s’en débarrasser avec le temps du cas de la Palestine .

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    Mahmoud
    10 janvier 2018 - 8 h 45 min

    Et qu’est-ce qu’il attend ce peuple palestinien pour reprendre sa lutte armée ? A moins qu’il attend que j’aille la faire pour lui !!!

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