Transports et travaux publics : 10 000 milliards DA d’investissements réalisés depuis 1999

Autoroute transports
Autoroute est-ouest. New Press

Le volume des investissements réalisés dans les secteurs des transports et des travaux publics depuis 1999 s’élève à 10 000 milliards de dinars, a indiqué, à Alger, le ministre des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaâlane. Ce volume traduit la volonté politique du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a misé sur des projets de transport et des travaux publics «très coûteux», a déclaré Zaâlane devant la Commission de l’équipement et du développement local du Conseil de la nation.

Estimant que ces projets, dont le rendement n’apparaît pas toujours à court terme, permettent de préserver la sécurité et l’indépendance du pays, de renforcer ses capacités et de réunir les conditions nécessaires à la dynamique des autres secteurs, Zaâlane a souligné à ce propos l’importance des infrastructures de base dans le développement économique.

Le ministre a mis en avant l’entreprise pas facile que représentent la modernisation des ports et des aéroports, l’acquisition de trains et de pièces de rechange, la réalisation de l’autoroute Est-Ouest et les pénétrantes, la route Nord-Sud et la mise en place d’un programme de sécurisation des frontières terrestres dans le Sud sur 16 500 km.

R. E.

Comment (5)

    Zaatar
    31 janvier 2018 - 7 h 51 min

    Certes les infrastructures des travaux publics sont nécessaires au développement du pays. Cependant, elles ne garantissent pas à elles seules le développement du pays. Et nos dirigeants se devaient de le savoir. En fait ce qui a animé le développement du secteur des travaux publics c’est uniquement le fait qu’il soit financé par l’argent du trésor public et donc par la fiscalité en général. C’est plus facile pour le système de contrôler les flux financier et ainsi de garder main mise sur « l’économie du pays ». Le développement des autres secteurs nécessitant la contribution conséquente du privé et obligerait de ce fait d’opter pour une convertibilité de notre monnaie n’arrange pas le système au pouvoir. Si ça été le cas, il n’aurait pas le contrôle des flux financiers et laisserait probablement se développer un contre pouvoir réel qui le déstabiliserait forcément et l’obligerait dans le cadre des règles et des lois du pays à laisser le pouvoir. Et ça il n’en veut pas bien sur il perdrait trop de privilèges notamment le monopole de la rente et les enrichissements personnels et illicites…

    Anonyme
    31 janvier 2018 - 7 h 34 min

    1000 miliards $ dont au moins le quart equitablement répartis parmi la famille révolutionnaire. Les routes et les batiments- de basse categorie mais au prix astronomique- servent à se remplir les poches. Donnez les comptes en partie double pour connaitre les couts par m2 pour les batisses et km de route.
    Un vol à main armée. Le pays ne se relevera plus de cette magouille que la presse du regiment feint de ne pas voir.

    nectar
    30 janvier 2018 - 21 h 37 min

    Les infrastructures sont la base d’un bon développement. Là vous n’avez pas tort, mais ce qui est grave et désolant, c’est le pourcentage de surfacturation et surtout des malfaçons visibles à l’œil nu et à court terme..l’exemple est frappant de l’autoroute Est-Ouest, jusqu’ à ce jour les travaux de base ne sont pas finis et les tronçons ouverts n’en finissent pas de dévoiler l’arnaque des entreprises chargées de leur réalisation, certainement avec la complicité des prédateurs du système…C’est sûr que des milliards ont été injectés dans ces grands projets, mais le suivi et les personnes chargées et payées pour un travail bien fini et sans rallonges abyssales des factures, ont failli à leur mission..Les tribunaux devraient se saisir de ces dossiers budgétivores et essayer de dénouer le fil d’Ariane tissé par la mafia politique, au détriment de l’intérêt du pays…

    Anonyme
    30 janvier 2018 - 12 h 42 min

    Je pense surtout aux briques d’argile cuite qui ont pris le MONOPOLE DE FAIT avec la complicité des bureaucrates qui ont rédigé les Cahiers des charges de telle sorte que seuls ces matériaux puissent être utilisés, annihilant ainsi tous les efforts de nos chercheurs en vue de diversifier les matériaux et techniques de construction qui puissent réduire REELLEMENT le coût des logements et améliorer leur qualité en termes d’économie d’énergie, de confort thermique, d’étanchéité des murs de façade aux eaux de pluie et de séismes de forte magnitude.

    Anonyme
    30 janvier 2018 - 12 h 32 min

    On voudrait bien que le ministre actuel de l’Habitat fasse de même !
    On pourra, au moins, savoir quel aura été le COUT REEL du logement réalisé par l’Etat depuis 1999, y compris les subventions occultes, gaspillages et détournements de fonds publics, sans compter les matériaux et techniques de constructions obsolètes rendant les logements insalubres, insuffisamment isolants et sensibles aux séismes de forte magnitude.
    Que dire de ces briquetiers qui ne se sont pas acquittés des factures de gaz, alors que le coût de cette énergie ne représente pas moins d’UN TIERS DU COUT REEL DES BRIQUES ???? Economie d’énergie…… Quand on pense qu’AUCUN MINISTRE DE L’HABITAT n’a daigné s‘intéresser à ce problème sous le fallacieux prétexte que «le coût du logement est déjà suffisamment élevé pour qu’on y ajoute des surcoûts pour économiser l’énergie que l’Etat devra subventionner».
    C’est facile de parler ainsi quand on pris soin de MUSELER au préalable des chercheurs qui, non seulement leur ont proposé de nouveaux matériaux LOCAUX de bien meilleure qualité – tels que béton de terre comprimée pour le Sud ou béton cellulaire non autoclavé pour le Nord -, permettant de faire l’économie des isolants importés, mais ont montré, preuves à l’appui, que ces nouveaux matériaux auraient pu REDUIRE le coût des logements de manière significative.
    Dans ce diagnostic hypothétique – car je ne suis pas naïf à ce point – il ne faudra pas oublier de mentionner la subvention INDUE de 15% attribuée aux architectes et entreprises choisies arbitrairement dans le cadre DU PROGRAMME ECO-BAT.
    Et pourquoi avoir MIS SOUS LE BOISSEAU ce programme lancé en 2009, alors qu’il était censé promouvoir de nouveaux matériaux et techniques de construction plus économes en énergie que les briques et les parpaings creux en béton ordinaire, seuls matériaux disponibles pour construire des murs ???

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