Ali Haddad : «Les exportations hors hydrocarbures atteindront plusieurs milliards d’euros»

FCE Haddad
Ali Haddad en compagnie d'Emmanuel Macron lors de la visite de ce dernier en Algérie l'année passée. New Press

Par Hani Abdi – Le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, considère que l’Algérie est sur la bonne voie pour diversifier ses exportations. Devant le président du Medef, Pierre Gataz, et la soixantaine de chefs d’entreprise français qui l’accompagnaient dans sa visite en Algérie, Ali Haddad a souligné les grands efforts consentis ces vingt dernières années par l’Etat algérien pour développer les grandes infrastructures de base mais aussi booster l’appareil productif national.

«L’Algérie connaît un nouvel élan industriel, et de nombreuses aides sont offertes aux investisseurs. Notre pays accélère la diversification de son économie, une décision politique et stratégique. Nous sommes déterminés à la mener à bon terme», a-t-il assuré dans son allocution prononcée à l’ouverture du Forum d’affaires algéro-français.

«Une coopération multidimensionnelle entre l’Algérie et la France mutuellement avantageuse se dessine grâce à cette vision commune d’un partenariat d’exception, et j’insiste sur cette belle expression qui décrit parfaitement ce à quoi nous aspirons tous», a-t-il poursuivi tout en précisant que «c’est dans cet état d’esprit que nous créons ce Conseil d’affaires et je me dois de préciser ici que c’est notre Premier Ministre, Ahmed Ouyahia, qui nous a exhortés à mettre en place ce cadre structuré pour identifier et initier des projets d’investissements mixtes».

Selon le président du FCE, «actuellement, les hydrocarbures ne représentent que 30% du PIB. De grands projets d’investissements ont été lancés par des champions économiques algériens qui projettent d’inverser la tendance des exportations qui sont dominées actuellement à 90% par les hydrocarbures. Les exportations hors hydrocarbures atteindront plusieurs milliards d’euros dans quelques années». «Ce secteur privé sera cette force sur laquelle s’appuiera le gouvernement algérien pour la réalisation de son plan d’action qui met en œuvre le nouveau modèle de croissance dont les objectifs d’ici 2030 matérialiseront la transformation de l’économie algérienne : une trajectoire soutenue de croissance du PIB hors hydrocarbures sur la période 2020-2030», a-t-il souligné.

Le président du FCE a assuré que le revenu du PIB par habitant devrait être quadruplé dans les dix prochaines années. Il a indiqué également que la part de l’industrie manufacturière, en termes de valeur ajoutée et de création d’emplois, sera également consolidée. Pour lui, la diversification des exportations va permettre de soutenir le financement de la croissance économique accélérée.

Invitant ainsi les chefs d’entreprise français à saisir cette opportunité pour tisser des partenariats avec les entrepreneurs algériens, Ali Haddad a néanmoins précisé que la règle 49/51 sera maintenue car elle protège les entreprises algériennes, alors que Pierre Gattaz estime, de son côté, que cette règle constitue un obstacle à l’investissement dans certains cas.

H. A.

 

Comment (11)

    Anonyme
    13 février 2018 - 11 h 43 min

    Please. Épargnez nous les commentaire de cet analphabète trilingue.

    Felfel Har
    9 février 2018 - 21 h 30 min

    Qu’avons-nous à exporter en dehors de nos ressources à l’état brut, sans transformation locale, sans valeur ajoutée? On exporte du pétrole brut pour importer des carburants (Mister Ould Kaddour dixit – OK pour ses amis américains). On exporte des biens et services qui sont le fruit d’un savoir-faire, d’une maîtrise des coûts et de la qualité, et d’une parfaite connaissance des circuits et des réseaux de distribution pour atteindre les clients potentiels. En sommes-nous capables? Exporter signifie aussi avoir une mentalité de conquérant, une volonté de prise de risques, une parfaite connaissance des opportunités que la science et la technologie offrent, des qualités dont ne disposent pas des rentiers habitués à faire des affaires avec des contrats de gré à gré. La Corée du Sud n’a pas plus de ressources que nous et pourtant elle caracole en tête des pays exportateurs grâce aux innovations, à l’intelligence et au travail de ses entreprises et de ses cadres. C’est le travail qui enrichit les nations, pas les discours pompeux, ni les ressources naturelles, au demeurant épuisables et non rémunératrices.

    Anonyme
    8 février 2018 - 17 h 11 min

    Ali Haddad croit en l’Algérie,quand aux pessimistes qui n’arrêtent pas de broyer du noir et qui tuent l’espoir il faut les laisser à leurs élucubrations.N’est-ce pas @anti-Khafafich toi qui critique tout et rien pour le plaisir de critiquer.Il faut un début à tout et Ali Haddad au moins agit malgré tous les obstacles que ne cessent de placer les partisans de l’immobilisme qui non seulement ne font rien mais empêchent les autres de faire.Il faut isoler tous ces rentiers qui font dans l’import ou attendent tout de l’Etat sans rien donner en retour.Ceux qui construisent sont connus et ceux qui détruisent sont connus aussi.Il n’y a qu’à regarder autour de soi pour voir ceux qui apportent un + à ce pays et ceux qui n’apportent rien et ne font que se servir sans retenue,aucune,toute honte bue.

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    Anti Khafafich ⴰⵎⴳⵉⵍⵍ ⵜⵉⵢⵉⵍⵍⵉ
    8 février 2018 - 0 h 17 min

    a part exporter la devide du petrole dans tes comptes (on ispane i on fronce) je ne vois ce que tu peux exporter ya el hdaydi

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    Anonyme
    7 février 2018 - 23 h 31 min

    C’ est de la folie dea grandeurs.. Un secteur ou’ les couts Sont insuportables pour les grands pays et dea marges reduites la’ ou’ l’ integration est presque 100%. C’ est inflationer le pays puis il bouffera la taulle.
    Plutot que de limiter le transporter individuel et investire dans l un pian logistique pays moderne en amont, on a prefere’ la charrue avant les boeufs!

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    Anonyme
    7 février 2018 - 23 h 23 min

    Quel optimisme de la part de Haddad! Il compte investir dans l’acier et le ciment pour fructifier les affaires. Les siennes, pas celles qui aideront le pays à se relever ! Quel cynisme !

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    Mahfoud
    7 février 2018 - 22 h 37 min

    Ali Haddad a précisé que la règle 49/51 sera maintenue car elle protège les entreprises algériennes,
    AFFIRMATIVE .
    CAR C’EST UNE QUESTION D’INDEPENDANCE DE L’ALGÉRIE.
    L’ÉCONOMIE GOUVERNE LE MONDE RT LES CHEFS D’ÉTAT.
    S’IL PRENNENT LECONOMIE ALGERIENNE EN SUPPRIMANT LA RÈGLE DE 49/51 NOUS PERDERONS NÔTRE INDEPENDANCE POLITIQUE PUIS MILITAIRE PUIS TOTAL.
    ILS L’ONT TOUJOURS DIT NOUS FERONS TOUT POUR REPRENDRE L’ALGÉRIE.
    LA CLÉ C’EST DE DÉTENIR L’ÉCONOMIE EN ALGÉRIE.
    LA CORRUPTIONS FERA LE RESTE.
    TOUTES PERSONNE À UN PRIX ET IL PAIERONT JUSQUA PRENDRE LES COMMANDES DU PAYS PAR LA CORRUPTION TOUT AZIMUTS SE TROUVANT SUR LA VOIE DE LA CONQUÊTE DE LA PRESIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE.

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    kaci
    7 février 2018 - 19 h 50 min

    il parle d’appareil de production avec 40 maisons productrices de voitures, pour encombrer encore un plus les routes et rendre la vie impossible aux piétons. L’Algérie doit revenir au schéma de Boumédienne.Où est passé la production de textiles, de sidérurgie, de produits électroniques etc.. 1980 le départ pour la destruction de l’industrie populaire. Et maintenant il vient nous faire rêver avec 2030 et suite.Pauvre Algérie. Il faut un procès populaire pour juger ces semeurs de désordre qui ne savent que promettre.

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      Anonyme
      8 février 2018 - 0 h 05 min

      Oui kaci. Ils ont cassé tout,ou presque,ce que nous avons construit avec boumediene; une base industrielle unique au tiers monde de l’epoque,tous domaines et toutes les régions. En 2018 on importe de l’essence et ils chantent exporter!! Ils ont parlé ecporter du ciment, où çaen est?? Des incompetents qui ont importé 60 milliards$ pendant des années!! Bousillé 1000 milliards$ et on se retrouve en faillite,à imprimer des billets pour payer les salaires!! C le ministre Benmeradi qui dit: dans 3 ans nous n’aurons même pas de quoi importer les céréales!! Ils enrichissent les riches et appauvrissent les couches moyennes. Des avantages fiscaux à des monteurs de kits exonérés même d’ibs!!! Du benef net et voitures vendues au double!

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    Aldjazairi
    7 février 2018 - 19 h 27 min

    Quel commentaire pourrait on « risquer » devant tant de Cynisme ou de Cretinisme ?!!! Quand un Lièvre se fait chatouiller par un Renard nommé Gattaz , forcément il fait des sauts de Grenouille . Un Gattaz qui , lui , a une stratégie et une operationalité réfléchie et mise en œuvre en relation avec des Experts et des Chercheurs en toile d araignee , s amuse avec des …..beznassis tout juste bon à faire dans le ………tbezniss et rafler ce qui reste dans la cagnotte des pauvres algériens qui assistent au dépeçage de cette Nation qu ont rêvé de bâtir les Hommes Libres de ce pays .

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    anonyme
    7 février 2018 - 19 h 20 min

    Nous allons exporter quoi et à qui ? J’aimerais bien avoir la liste … Nous ne mangeons pas à notre faim, les vêtements sont trop chers, nos malades se meurent, etc. Dites-moi, M. Haddad, où vivez-vous ?

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