Education : le Cela dénonce la radicalité «inconsciente» du Cnapeste

Marche Conseil
Une des marches des enseignants à Béjaïa. D. R.

Par Hani Abdi Le Conseil d’enseignants des lycées d’Alger (Cela) critique la radicalisation du mouvement de grève lancé par le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’Education (Cnapeste) et appelle à un resserrement des rangs afin de faire avancer les revendications des enseignants.

«Le leadership, la lutte individuelle et la radicalité inconsciente ne constituent plus une solution mais, au contraire, cela contribue plus à faire aboutir la stratégie mise en place pour casser toute dynamique de construction d’un vrai rapport de force… », relève le Cela, qui appelle ainsi donc à des actions communes au sein de l’Intersyndicale, qui regroupe plusieurs syndicats autonomes de l’Education, de la Santé et de l’Administration. «Le discrédit des mouvements de grève dans les secteurs de la Santé et de l’Education par les pouvoirs publics, en mentant à l’opinion publique par l’utilisation des médias et des organisations parachutistes afin de légitimer leurs décisions de répressions exige de nous, en tant qu’organisations syndicales autonomes revendicatives et combatives dans les deux secteurs, de revoir notre stratégie de lutte et d’organisation», estime le Cela dans une déclaration rendue publique à la veille de la réunion de l’Intersyndicale de l’Education pour décider de la suite à donner à leur mouvement de protestation.

Le Cela plaide ainsi pour des actions communes de l’ensemble des syndicats du secteur. Autrement dit, il lance indirectement une invitation au Cnapeste afin qu’il rejoigne l’Intersyndicale pour augmenter la pression sur le ministère de l’Education. «Réfléchir et fonctionner différemment, mais frapper ensemble, constitue le meilleur chemin pour nous. Vaut mieux une frappe de dix personnes ensemble que dix frappes d’une personne seule», affirme ce syndicat pour lequel les divergences en tant qu’organisations syndicales ne devront pas être un obstacle à un combat unitaire pour «dénoncer et contrecarrer toutes les décisions et stratégies de remise en cause du droit syndical».

Le Cela s’élève dans ce sillage contre «la radiation des enseignants grévistes» et dit «non aux licenciements des syndicalistes, à la répression des manifestations publiques, au faux dialogue et aux faux représentants des travailleurs». Le Cela appelle à de «vraies négociations avec les vrais représentants». Il considère que les vrais défenseurs du droit à la santé et à l’éducation sont les enseignants et les médecins grévistes. «Le CLA n’épargnera aucun effort pour défendre ses principes et appelle tout ses adhérents à rester mobilisés et à se préparer à des actions en fonction de l’évolution de la situation», conclut ce syndicat.

H. A.

 

Comment (5)

    co5
    17 février 2018 - 14 h 49 min

     » mais frapper ensemble, constitue le meilleur chemin pour nous. Vaut mieux une frappe de dix personnes ensemble que dix frappes d’une personne seule» »un combat de boxe, pour ces « managers » envoyant leurs poulains (jeunes enseignants) au casse pipe, et non un dialogue de personnes instruites et intelligentes.

    Anonyme
    17 février 2018 - 10 h 58 min

    Des apprentis sorcier qui n’ont toujours pas compris que force doit rester à la loi et qu’ils ont contre eux toute la population. Ainsi donc d’après ce syndicat, les pouvoirs publics nous mentirait, comme si les grèves cycliques dans ce secteur, et la prise en otage chaque année des élèves n’étaient qu’une simple vue de l’esprit.
    Ce secteur est gangréné par ces groupuscules ou pseudos syndicats qui passent plus de temps dans la rue qu’au travail. Il y a un grand nettoyage à faire dans le secteur de l’éducation.

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    El Kenz
    16 février 2018 - 23 h 18 min

    Comprendre par cette déclaration  » Nous devons nous unir pour casser l’ école ensemble que par ordre dispersé ». C’est la raison des maquignons qui louent à longueurs d’ années les garages des villas dans toutes les cités pour donner des cours à des prix éxorbitants aux meutes d’ enfants en détresses à cause des gréves illimitées..Vivement un Pinochet Algérien qui renversa la donne , le devoir bien fait d’abord , les droits ensuites.

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    Anti intégrisme
    16 février 2018 - 22 h 07 min

    Apres le départ de la majorité des anciens et des fondateurs en retraite , le CNAPESTE est tombé entre les mains et gangrené par les idées islamistes intégristes qui ont pris en otage les élèves et l’école pour des buts idéologiques dévastateurs et non syndicaux.

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    Rais
    16 février 2018 - 17 h 05 min

    Vous agissez comme un parti politic d’opposition.

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