Contribution – Saïd Sadi : double jeu, schizophrénie et perversité narcissique

Saïd Sadi
Sadi est un expert du déni de la réalité et de l’effacement de la mémoire. New Press

Par Amokrane Tigziri – La lecture du discours d’adieu de Saïd Sadi à son parti au dernier congrès du RCD est à méditer non pas, comme le soulignent quelques journalistes, pour sa réflexion – un testament ou une vision –, mais pour ce qu’elle élude et révèle à la fois. Le problème de la responsabilité dans l’échec de l’instauration de la démocratie est imputé à une seule partie et, lui, s’en lave les mains par un discours sophiste des plus classiques à son niveau. Et, malgré son «retrait», il ne se ferme pas la porte d’un destin politique même à son âge avancé. C’est très sibyllin dans la formulation.

Aucune personne sensée et davantage lorsqu’elle est militante, ne peut nier l’écrasante responsabilité du pouvoir dans l’impasse où l’on est enfermée aujourd’hui. Le pouvoir est l’acteur majeur de cette situation. C’est d’une évidence claire comme l’eau de roche. Une fois ce constat admis, doit-on s’en tirer de ce constat avec une paresse intellectuelle qui confine à la bonne conscience. Si le temps présent nous laisse paraître l’étendue du champ de ruine, quelle est la part de l’opposition dite démocratique à laquelle mous appartenons dans ce désastre du non avènement démocratique ?

L’autocritique n’est pas de l’auto-flagellation. C’est, au contraire, un exercice de lucidité pour comprendre ce qui nous est arrivé et comment ne pas refaire les mêmes erreurs. Le compagnonnage avec ce même pouvoir, aujourd’hui décrié d’avoir laissé au bord de la route l’infortuné Saïd Sadi, doit être disséqué. Sans état d’âme et sans faux-semblant.

Expert tout-terrain du déni de la réalité et de l’effacement de la mémoire, Sadi oublie que sa formation politique a fait partie du premier gouvernement de Bouteflika après avoir appelé, lui, au «boycott de la dernière fraude du siècle». Le gars a le sens de la formule et aime éperdument les phrases choc. Puis, pris d’euphorie et d’empathie pour son ami Bouteflika, il soutient devant son entourage restreint que celui-ci «nous a été envoyé par la Providence». L’ami Saïd devient soudainement spirituel, pourvu que cette providence lui déblaye le terrain. Puis, ne voyant rien venir en sa faveur personnelle et se fâchant contre les journalistes qui restent critiques à l’endroit du pouvoir et donc du RCD qui la rejoint, il adresse à cette corporation, qui a payé de son sang sa liberté, sa fameuse «lettre à mes amis de la presse» où il enjoint aux journalistes de ne pas critiquer le gouvernement et encore moins Bouteflika. Il leur dit en quelque sorte : «Ne vous êtes-vous pas rendu compte que mon parti a intégré ce gouvernement et que mon soutien vaut caution démocratique et, donc, impunité à son mentor ?». Il leur dit surtout : «Gare à vous !».

C’est là un petit signe, un tout petit signe de ce qu’il aurait pu faire si jamais il accédait au pouvoir en matière d’information. Les cadres qui l’ont côtoyé savent de quoi il est capable en cabales pour tout point de vue qui casse la symphonie unanimiste. Un autre comportement vient conforter cette envie tenace du contrôle total de sa chose partisane. Il lui arrive de décréter aux membres de l’exécutif ou du conseil national le boycott de tel ou tel journal par ce que celui-ci n’est pas favorable un instant à la ligne du parti. Sans rire, il croit réellement qu’il va peser sur la vente de ce journal et donc l’amener à résipiscence. Plus grave encore, on assiste à l’incarnation de ce personnage qui prédit le temps totalitaire, à savoir Big Brother, l’homme surveillant qui dicte écritures et lectures à ses ouailles. Il faut l’avoir vécu pour le croire.

Ce double jeu de Saïd Sadi vient de loin où l’on lit des critiques acerbes, radicales contre le régime, d’un côté, et de sollicitude discrète, de l’autre. Il s’ensuit une schizophrénie à laquelle il va sombrer pour l’amener à l’échec patent d’aujourd’hui. Comment peut-on croire ses déclarations contre la corruption alors que son train de vie est élevé et que les signatures pour participer à l’élection présidentielle sont données par l’armée ? Comment peut-on croire à cela alors qu’il a un rapport privatif et patrimonial à l’instrument politique ? Comment peut-on croire à son adhésion à la démocratie alors que le parti est jonché de cadavres de cadres éliminés les uns après les autres pour préparer la succession à sa guise où il restera le maître dans l’ombre ? Comment peut-on croire toujours à la démocratie interne alors qu’il n’a jamais permis, même de manière symbolique, qu’un militant soit candidat contre lui aux différents congrès du parti.

Finalement, cette perversité narcissique doublée de pratique systématique de la ruse est ancienne et tient lieu de méthode.

Du rapport patrimonial et privatif à l’instrument politique

Bien avant le référendum et la promulgation de la nouvelle Constitution pluraliste du 24 février 1989, Saïd Sadi et trois de ses compagnons (Mokrane Aït Larbi, Mustapha Bacha et Ferhat Mehenni) lancent les assises berbères pour créer un parti politique : le RCD. A l’occasion, le MCB est déclaré mort. Dans la tête de Sadi, tout ce qui ne procède pas de lui doit mourir de sa belle mort. Et, le 25 janvier 1990, lorsque la majorité des cadres historiques du MCB ont appelé à une marche pacifique à Alger, Saïd Sadi, considérant que l’appel est anonyme parce que le MCB est mort – a-t-on oublié qu’il l’a tué ? – sonne la charge, condamne la marche et appelle à ne pas manifester. Aussitôt, le RCD perd des milliers de militants encartés, ne comprenant pas cet acharnement naissant à l’hégémonie et au monopole de la représentation.Voyant le tsunami le submerger et que la majorité des cadres du MCB vont reprendre leur place ou rejoindre le FFS, Saïd Sadi ressuscite le MCB, en le prénommant «Coordination nationale», en opposition aux «Commissions nationales» d’obédience FFS.

Un mort qui revient, il faut dire que Saïd Sadi ne sait pas tenir l’Etat civil à jour. Ce fantôme va peser lourd. Il s’ensuit une division durable qui va amoindrir la portée d’un événement considérable qu’est la grève du cartable en Kabylie, l’année 1994.

Le deuxième but inavoué de cet empressement à la création du RCD est de devancer le FFS, dont les dirigeants historiques, Hocine Aït Ahmed et Abdelhafid Yaha, sont encore en exil. Il déclare en direct, dans une émission télévisée d’une chaîne française (La 5, aujourd’hui disparue), à la face d’Aït Ahmed éberlué par tant de morgue, que celui-ci «a fait quarante ans de tourisme politique». Une arrogance et une haine de la part de Saïd Sadi qui ne se cicatriseront jamais chez Aït Ahmed.

Ce rapport privatif et patrimonial à l’instrument politique est mortifère. Il indique le peu de cas qu’il a de la démocratie. L’essentiel est dans l’exercice du pouvoir même à l’échelle du parti. Aucun congrès du RCD n’a vu une candidature concurrente contre Sadi. Quand un militant a osé, comme en 2000, Sadi s’est saisi du micro et a lancé : «On est un parti sérieux, on ne va pas perdre notre temps dans le dépouillement jusqu’au lendemain pour encore payer une demi-journée supplémentaire de location de la salle» (sic). Invraisemblable ! L’idée même qu’une personne puisse l’affronter lui est insupportable. Il est consterné, agacé puis suinte de fureur.

Comment ose-t-on ? C’est trop sérieux, n’est-ce pas ? C’est caricatural comme le musée du RCD où ne trônent que les portraits de Sadi. Aucune autre photo n’est admise. Le culte de la personnalité est à son comble. C’est l’essence de notre ami. Du temps du parti unique en Algérie, c’était comme ça. Pas de photo de Krim, d’Abane, d’Abbas, etc. Il n’y avait que pour Boumediene. Lui, au moins, il laissait les photos des morts : Amirouche, Ben M’hidi, Zirout, etc. Au RCD, pas de Mustapha Bacha, pas de Rachid Tigziri, lâchement assassiné par les terroristes. Comme disent les fans : «Saïd moulach ala !» (Saïd sinon rien).

Comme il a voulu tuer le MCB, il avait l’intention de liquider le RCD, qui est sa chose. Il oublie, dans les deux cas, que lorsqu’il ne maîtrise plus la chose à 100%, les réactions sont plus difficiles à endiguer. Hier, au MCB, c’étaient des cadres chevronnés qui ont repris le flambeau et, aujourd’hui, au RCD, ce sont des jeunes militants qui ont investi de l’affect, se sont constitué une mémoire, qui ne veulent pas d’une dénomination imposée et qui, du reste, n’a pas été prévue dans les préparatifs du congrès. Ce n’est que partie remise. Entre-temps, envoyé au casse-pipe, Mohcine Belabbas s’est préservé en arbitrant sous la contrainte. Comme pour le MCB, Saïd Sadi n’a pas réussi à enterrer le RCD.

Le fonctionnement interne : reflet de l’anti-démocratie

Le fonctionnement interne d’une formation politique renseigne immédiatement sur la nature du parti, bien que les buts proclamés ne sont pas nécessairement reflétés par la pratique et sont mêmes dévoyés. Saïd Sadi, à l’instar du pouvoir, a détourné les mots d’ordre démocratiques en les vidant de leur substance. Le fonctionnement interne est la projection vers l’extérieur – la société civile – de ce que nous voulons construire. Avec les purges cycliques, cela vous donne une idée de ce que peut faire en matière de fonctionnement au sein de l’Etat ce personnage. Tel Janus, Saïd Sadi a deux visages : le lumineux et le sombre. Ce dernier, le moins connu du grand public, s’incarne par la mégalomanie du chef qui le dispute au délire de persécution. En chacun des cadres, il voit un concurrent. Alors, sa paranoïa se mue en menées diaboliques. Il manipule à tour de bras, oppose les uns aux autres et décide, à un moment donné, d’exclure les gênants. Le rite sacrificiel du Dieu soleil qui demande de la chair et du sang pour bénir sa communauté et nous apporter le bonheur éternel.

Le fonctionnement anti-démocratique et le rapport patrimonial et privatif à l’instrument politique a débouché sur l’impossibilité d’une union avec les forces démocratiques, notamment le FFS. Toutes les combinaisons politiciennes ont été tentées avant et après le processus électoral, le RCD et le FFS ne se sont jamais retrouvés autour d’une table. Comment peut-on expliquer cela ? L’égo !

Saïd Sadi n’a jamais voulu que les commissions de contrôle des finances et de discipline soient comptables uniquement devant le congrès. En les faisant nommer par le conseil national, il a la main sur ces commissions qui lui obéissent. Si au FLN, parti nationaliste et loin d’être un parangon de démocratie, il n’y a pas dans son barème de sanctions l’exclusion, au RCD, cette pratique est courante, inhérente à la personnalité du chef. Entre départs volontaires et exclusions, il y a plus de cadres et de militants à l’extérieur du RCD qu’au sein de la structure réduite désormais à tenir son congrès dans un chapiteau d’hôtel.

Commençons par les cadres qui ont eu à exercer des responsabilités nationales : Mokrane et Arezki Aït Larbi, Meziane Babouche, Ferhat Mehenni, Mohand Arezki Boumendil, Djamel Ferdjallah, Ali Brahimi, Tarik Mira, Nordine Aït Hamouda, Hamid Lounaouci, Kaci Redjdal, Djamal Soualhi, Braham Bennadji, Arab et Dalila Aoudj, Boubekeur Derguini, Nadir Hamouche, Hakim Saheb, Ouahab Aït Menguellet, Mahfoud Bellabès, Hassan Mazouad, Rabah Bouceta, Tahar Besbès, Ouzna Moula…

Est-ce que tout ce monde a eu tort ? La liste est encore longue. En réalité, Saïd Sadi en veut davantage à ceux qui sont allés au pouvoir parce qu’ils considèrent qu’ils ont pris sa place. Il s’agit d’Amara Benyounès, de Khalida Messaoudi et d’El-Hadi Ould-Ali. Ah, les veinards, doit-il se dire sous cape !

Quand la commission de discipline ne suffit pas, il attaque les militants devant la justice. Et lorsqu’il perd, c’est la justice du régime. Si celle-ci rend un verdict favorable, comme lorsque son neveu a été gracié dans l’affaire du meurtre de Fréha lors du printemps noir, il devient dithyrambique à l’égard de cette institution. Cette déclaration est une pièce d’anthologie.

Conclusion

Au dernier congrès du RCD, Saïd Sadi a été fidèle à lui-même. Il a été au centre de ce congrès, instant politique ravalé à l’événement majeur : le départ du dernier de ses fondateurs. Les autres ont été éliminés avant l’heure. Les sunlights, il aime.

Nous avons été un peu émus parce que c’est une partie de notre histoire. C’est la fin d’une période, d’un cycle. Saïd Sadi a pris un engagement symbolique en avertissant l’opinion publique. Il laisse croire qu’il a évolué. Il a le droit de le faire. C’est aussi notre devoir de témoigner. Le témoignage est un combat.

L’Etat est un monstre froid qui broie les impatients et n’a que faire des envieux. Ceux qui veulent tout et tout de suite sont réduits à entretenir un espoir… vain. Ils s’auto-illusionnent. Saïd Sadi est un orfèvre en la matière.

A. T.

Comment (34)

    Anonyme
    3 mars 2018 - 0 h 54 min

    Malgré tout sadi est un grznd monsieur militant démocrate. L’arnaque vous a répondu sur,e train de vie élevé,où est le pb?? Votre écrit sent le règlement de comptes. Les partis démocrates ne sont pas responsables des échecs,seuls l’état et la société le sont. Le pouvoir ferme tout média de débat contradictoire et profite justement du désintérêt des jeunes pour la chose politique.

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    karimdz
    2 mars 2018 - 20 h 37 min

    Ce said sadi n est pas ma tasse de thé, et le parti qu il avait créé était un parti régionaliste qui n avait rien à voir avec la défense de la démocratie.

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    Yacine
    2 mars 2018 - 16 h 58 min

    Monsieur Tigziri , je ne connais pas votre CV , ni vos hauts faits d’armes , mais je vous défie de produire le 1/100eme des beaux textes et les belles idées que Said Sadi a écrits de sa belle plume , que ce soit dans sa pensée et son analyse politique (Algérie: l’échec recommencé ) en parlant du désastre algérien , dans sa contribution à l’écriture de notre histoire et pour démasquer ceux qui ont détourné le fleuve de notre révolution (Amirouche , une vie , deux morts , un testament ) ou lorsqu’il a voulu rendre hommage à l’un de nos grands et modestes musiciens et néanmoins grand patriote qu’était Cherif Kheddam , paix à son âme (Chérif Kheddam ; le chemin du devoir ) un exemple de modestie , d’honnêteté de sagesse , et surtout d’abnégation !
    Ou alors ,( Askuti) écrit déjà en 1983 et entièrement en Amazigh , s’il vous plait , et dans lequel Said Sadi exprime les aspirations et les souffrances et les difficultés de la génération d’Algériens post indépendance à se projeter dans l’avenir , qui ont été témoins ou acteurs de la guerre de libération !
    Ceci , sans compter ses engagements en faveur de l’identité nationale(printemps berbère 1980) , son combat politique contre le parti unique et pour les droits de l’homme (fondation du RCD ) , son opposition farouche aux FiS dissous et à l’islamo-terrorisme , dans les années 90 pendant que beaucoup de ceux qui l’ouvrent aujourd’hui étaient planqués à l’abri ou appelaient ouvertement à collaborer avec les islamistes (Sant Egidio pour ceux qui n’ont pas de mémoire !!) , et il continue encore à faire entendre sa voix que ça plaise ou pas !!
    Peut -on dire autant de vous Monsieur Tigziri ??

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      Yacine
      3 mars 2018 - 18 h 36 min

      @karim dz: Contrairement à vous , tout ce qui a trait à la mouvance démocratique sous toutes ses couleurs et ses sensibilités constitue ma tasse de thé !
      Et tout en ayant ma propre sensibilité , je sais faire la différence entre le PAGS(présentement MDS ) , le PT , le PST , le FFS , Jil Jadid , le RCD , les syndicats autonomes , les associations indépendantes ..etc.. d’une part , et le reste du système incarné par le FLN post indépendance(à ne pas confondre avec le FLN de Ben M’hidi et Abane dont la mission a pris fin en 1962) , ses organisations de masse , ses sécrétions islamistes et baâthistes , ses clans et ses pratiques mafieux !
      Vous déclarez que le RCD est régionaliste , soit !
      Mais je vous défie de citer une seule dispositions dans ses textes et ses programmes qui étayent vos prétentions !
      Ou alors son engagement pour Tamazight qui vous dérange au point de dire n’importe quoi !
      Je vous rappelle que Tamazight est langue nationale et officielle , ne vous en déplaise et n’en déplaise à ceux qui constituent votre tasse de thé !

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    manseur
    2 mars 2018 - 8 h 11 min

    ce malade psy de saadi est un pseudo politicien qui a perdu beaucoup de principes en cours de route surtout en s’alliant aux ambitieux BHL et les SARKONAZY croyant faire bien pour sa carrière politique ;alors il a perdu les siens comme tous leader kabyles qui muent en cours d’ascension vers le pouvoir et qui déchantent rapidement ;car les principes sont les fondements d’une personnalité quelque soit la personne.

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    TARZAN
    2 mars 2018 - 0 h 33 min

    un autre boulon du hizb frenssa qui saute!

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    Moh ettebssi
    1 mars 2018 - 16 h 40 min

    Said samedi ne vaut rien sur la scène politique. Il se remet à manipuler la kabylie via le MAK qu’il instrumentalise. Il pousse les jeunes kabyles à vse radicaliser dans ce mouvement tout en préservant son fils …Pour lui tout est halal.

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    Kassaman
    1 mars 2018 - 16 h 15 min

    Il n’est pas reproché au Dr Sadi ses tares, ses défauts ou faiblesses. On pourrait discourir ainsi sur n’importe quel politicien.
    Non, ce que l’on ne doit jamais oublier c’est son association avec le fossoyeur BHL, sa volonté acharnée de faire sombrer l’Algérie dans cette opération de destruction appelée « printemps arabe ».

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    صالح/ الجزائر
    1 mars 2018 - 15 h 50 min

    la photo à elle seul résume tout le personnage .

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    Larnaque
    1 mars 2018 - 15 h 48 min

    Mr Tigziri, selon moi votre article bien que fort intéressant aurait été beaucoup plus utile du temps où Sadi était encore au RCD. Vous détenez toutes ces informations et ce n’est que maintenant que vous en faites état? Mieux vaut tard que jamais diriez-vous … peut-être?
    J’ai relevé deux passages qui me semblent pour le moins troublants. En effet, vous dites « Et, malgré son «retrait», il ne se ferme pas la porte d’un destin politique même à son âge avancé ». À son âge avancé????? Insinuez-vous par là que l’âge de Sadi est assez avancé pour la politique au pays des Gaid Salah, Ould Abbas, Bensalah, Bouhadja, Bouteflika, etc? Plus loin vous assénez: « Comment peut-on croire ses déclarations contre la corruption alors que son train de vie est élevé … » La relation de cause à effet me semble pour le moins bancale. Son train de vie est élevé par rapport à quoi? À qui? Est-ce à dire que tout citoyen algérien ayant « un train de vie élevé » est un corrompu? Quant au cas des ex-ministres RCD (Amara Benyounès, de Khalida Messaoudi et d’El-Hadi Ould-Ali), no comment. Finalement, vous nous apprenez que « Les sunlights, il aime ». Quel mal y a-t-il à aimer les sunlights (lumières du soleil)? À moins que vous vouliez dire les spotlight!

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    felfel Har
    1 mars 2018 - 15 h 19 min

    SS cherche à émuler le général De Gaulle qui, après s’être retiré de la vie politique, est revenu pour « sauver la France » en 1958. Il se prend pour le Phoenix, l’oiseau qui renaît de ses cendres, alors qu’il n’est qu’un pigeon que le pouvoir a utilisé pour mieux le plumer. Après avoir bouffé à tous les râteliers, le voilà qui s’impose un jeûn politique, une traversée du désert en quelque sorte. Ainsi finissent les ambitieux égocentriques aux moyens limités. Il a laissé une empreinte de despote en éliminant tous ceux qui autour de lui était susceptibles de lui faire de l’ombre et « challenger » sa vision et ses méthodes. L’auteur de ces lignes est un ancien du MCB puis du RCD qui a quitté le parti à cause des dérives maladives de celui qui se prenait pour l’incarnation de Robespierre. Pour ceux qui ont oublié l’histoire de France, Robespierre a fait guillotiner tous ses amis révolutionnaires avant de subir le même sort. SS a préféré se faire hara-kiri en se retirant sur la pointe des pieds. Good ridance! Bon débarras!

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    Yacine
    1 mars 2018 - 14 h 32 min

    Ce dont est affublé le DR Sadi s’applique exactement à l’auteur de cette contribution ! Peut-on déduire par là que l’auteur de cette soit disant contribution roule pour les adversaires de Sadi?
    Mais alors , qui sont -ils au juste !?

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    Amer Ouali
    1 mars 2018 - 14 h 30 min

    Said SADI a fait sa première tentative de suicide quand il a déclaré le MCB mort/ Il a rendu l’âme depuis qu’il s’est séparé du fils du colonel Amirouche qui prenait tout sur son dos. Alors de gracé arrêtez de parlez des morts.

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    Anonyme
    1 mars 2018 - 14 h 29 min

    Moralité : Tous les politiciens sont hypocrites et corrompus ??!!
    Il faut rendre la parole au peuple.
    Ras le bol de la politique politicienne qui ne mène nulle part,et qui ne sert qu’à entraver le pays.

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    Abou Langi
    1 mars 2018 - 12 h 50 min

    Sadi a décidé de s’abstraire, faute d’ascension. N’est pas Chikh Guivara qui veut ! Personne ne s’est dit pendant son éclipse du RCD Sadi urtufi3a, alors il est redescendu de son nuage, pour une messe aux derniers dévots.
    C’est vrai qu’il y a chez-lui comme un déni (le psy qu’il est sait pourtant ce que c’est). Alors que Khalida dans un sursaut de lucidité a reconnu l’échec total du RCD : pas que, c’est vrai.

    Mais, bon, d’autres ont reconnu et ont fait des aveux étonnants, comme cestuilà qui a dit : nous avons été les harkis d’un système et à quoi cela a-t-il servi ?

    J’ai fini par me rendre à l’évidence que nous ne sommes que le produit des fluctuations de la matière à la périphérie de l’histoire. Ce qui s’y passe n’a aucunement le pouvoir de modifier quoi que ce soit en soi ni en le monde qui l’englobe. Ce n’est que particules qui frétillent en vain.

    Il n’y a ni vainqueurs ni vaincus. Rien ne se perd , rien ne se crée, rien ne se transforme, sauf à notre insu.
    Vive l’inertie ou l’entropie !
    Vosse peuki !

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      Zaatar
      1 mars 2018 - 13 h 52 min

      Et comment que nous ne sommes que fluctuations de la matière à la périphérie de l’histoire. Du temps des premières fluctuations de densité de matière ayant érigé les galaxies et les étoiles, au temps où régnait le grand pan pour que les dieux protègent les ivrognes jusqu’au dénombrement des particules qui nous constituent dont on dénombre encore au LHC de Genève des particules exotiques, rien ne se perd effectivement et rien ne se crée…mais tout se transforme, ce satané Lavoisier a bigrement raison et l’entropie a encore de beaux milliards d’années devant elle…

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      fatigué
      1 mars 2018 - 16 h 28 min

      « ……. d’autres ont reconnu et ont fait des aveux étonnants, comme cestuilà qui a dit : nous avons été les harkis d’un système……. » qui peut savoir ce qui s’est passé dans l’anti chambre du juge d’instruction de la cour de sûreté de l’état à Médéa quand Sadi et ses codétenus étaient en voie d’être jugés pour atteinte à la sûreté de l’état. des recrutements y en a eu en masse à cet époque.

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      fatigué
      1 mars 2018 - 16 h 40 min

      Fatigué à abou langui 12:50
      1 mars 2018 – 16 h 28 min
      « ……. d’autres ont reconnu et ont fait des aveux étonnants, comme cestuilà qui a dit : nous avons été les harkis d’un système……. » qui peut savoir ce qui s’est passé dans l’anti chambre du juge d’instruction de la cour de sûreté de l’état à Médéa quand Sadi et ses codétenus étaient en voie d’être jugés pour atteinte à la sûreté de l’état. des recrutements y en a eu en masse à cet époque.

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    Yeoman
    1 mars 2018 - 12 h 31 min

    Tout le monde l’aura remarqué, Sadi n’osera jamais critiquer tel ou tel responsable ni même tel ou tel secteur bien défini. Il a bouffé avec eux donc il a peur. À part ça, il est capable de tous les stripteases pour se faire remarquer par le moindre journal occidental.

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    BENYOUNES
    1 mars 2018 - 11 h 58 min

    Simplement bravo Monsieur Amokrane Tigziri, vous avez écris et décris un personnage obscur comme tout démocrate aimerait le faire. Vous avez enlever les mots de la bouche de plusieurs personnes tant amazighiphone qu’arabophone. Moi en usant d’un franc parler en 2016 dans mon livre  »Pleure ma Kabylie bien aimée, pleure » à propos du rôle  »désastreux » des partis kabyles : FFS, RCD , MPA dans la gestion des crises qui secouent le pays (marchandage de la Kabylie par exemple) et que je nommais les  »trois mousquetaires » et la critique de certains dirigeant kabyles issus du MCB, je n’arrête pas de recevoir des insultes de la part de certains énergumènes qui défendent justement le mythe de personnalité.

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    Anonyme
    1 mars 2018 - 11 h 27 min

    C’est vrai azgger yedjed lemthèl ( (le bœuf nous a laissé un dicton). Mais cependant on ne tire pas sur un cadavre, Sadi est coriace et n’a rien perdu ni de sa véhémence ni de son répondant. Tout n’est pas faux dans ce qui est dit notamment ce moment d’extase entre Boutef et Sadi que l’un et l’autre ont qualifié de la quintessence des orgasmes.

    Mais peut-on reprocher à la fois à Sadi d’attribuer aux autres ses propres échecs et le rendre responsable de ceux des autres et de tous les malheurs du monde. Je veux bien qu’on lui prêtât une certaine monomanie ce qui pour un psychop…pardon : un psychiatre n’ a rien de surprenant, mais qui ne l’est pas parmi tous ceux qui ont les mêmes ambitions et la fascination du pouvoir.

    Si le RCD a échoué ne peut-on pas dire la même chose pour le FFS ? Et ne pourrait-on pas faire les mêmes reproches , dans l’autre bord, à ses dirigeants ?

    Et enfin, Sadi n’a pas dit qu’il rendait les armes mais qu’il allait snipper d’une autre position. L’heure n’est donc ni au bilan ni aux aveux.

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    Said Mebarki
    1 mars 2018 - 11 h 20 min

    Il est curieux que tout cet article sur Said Sadi est exclusivement à charge et en plus avec des mots durs et pas soft du tout : double jeu, schizophrénie, perversité narcissique, absence d’auto-critique, expert tout-terrain , capable en cabales , l’homme surveillant qui dicte écritures et lectures à ses ouailles , train de vie est élevé , partisan du culte de la personnalité , recueille auprès de l’armée de signatures pour les élections, parti politique (le RCD) jonché de cadavres de cadres éliminés , pratique systématique de la ruse, Janus à deux visages , etc… etc … etc , et j’en passe !

    PS : De part certaines informations, on ne peux pas ne pas supposer que l’auteur de cet article puisse être un ancien militant du RCD Peut-être que je me trompe !

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    Salamat
    1 mars 2018 - 10 h 20 min

    Il serait souhaitable pour tout le monde que Said Sadi réponde mot à mot à l’auteur de cette … diatribe. Je préfère la qualifier ainsi , je ne détaille pas plus ! C’est bon pour la démocratie, et aussi pour l’histoire, qu’il réponde !

    La réponse de Said Sadi s’impose car si Said Sadi ne répond pas cela voudra dire que toute l’argumentation de l’auteur est inattaquable et tient la route !

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      Zaatar
      1 mars 2018 - 10 h 51 min

      La réponse de Said Sadi (que je ne défend nullement et je tiens à le préciser à chaque fois) se trouve dans l’argumentaire de l’auteur lui même dans cet article. Il aurait écrit la même chose à peu de choses près sur toutes les personnes qu’il a cité ou sur d’autres éventuellement (c’est selon) et en argumentant par des phrases ou on retrouverait peut être said sadi (dans la différence ou la contraposée). Ceci pour dire que tous se valent et ce qui pourrait être écrit à propos de l’un d’eux pourrait être aisément transposé à tous les autres sous une autre forme.

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    Umeri
    1 mars 2018 - 10 h 17 min

    Chez nous, comme le dit l’adage » dés qu’un Bœuf tombe, les haches pleuvent dessus » Saàdi, a ses qualités et ses défauts, comme tout autre humain, intellectuel, il a été berné par le rusé Bouteflika, qui a tenté a tout prix d’allier les islamistes et les démocrates, pour mettre un terme a l’effusion du sang. Saïd, un peu naïf, a cru aux chants des sirènes et mordu a l’hameçon. C’est le seul dirigeant, qui a pris le devant des manifestations. Seulement le F L N avec un réseau bien huilé, son courage a été transformé en « Saïd Samedi » alors que c’est le seul, qui avait dit, sur un plateau T V, au nez et a la barbe d’ Abassi Madani, l’intégriste  » nous ne vous laisserons pas faire, nous vous combattrons. désolé,cette analyse n’est pas très objective.

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      fatigué
      1 mars 2018 - 16 h 55 min

      « ………….alors que c’est le seul, qui avait dit, sur un plateau T V, au nez et a la barbe d’ Abassi Madani, l’intégriste » nous ne vous laisserons pas faire, nous vous combattrons……. »à part les islamistes , tous les autres algériens savaient que jamais l’armée ne laisserait le fis prendre le pouvoir……Said Sadi le savait aussi ( comme moi d’ailleurs) et c’est ainsi qu’il l’a dit à Abassi en direct à la télé.( à vaincre sans péril on triomphe sans gloire).

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    Zaatar
    1 mars 2018 - 9 h 29 min

    Moi j’aurais souhaité qu’on arrête un peu de tirer sut tout le monde, sur tout et n’importe quoi. Chacun d’entre nous avec ses tares et ses qualités se fixe des objectifs dans la vie et usent de tout ce qui est en son pouvoir pour y arriver. C’est une règle naturelle. L’hypocrisie faisant partie de cet arsenal pour se frayer son chemin, elle se retrouve naturellement en chacun de nous et s’exprime de différentes manières selon les personnalités. En d’autres termes ce qui peut être valable pour said sadi (que je ne défend nullement) l’est tout autant pour tous les autres où l’on observera un dénominateur commun, naturel, qui surgit à un moment de la vie de chacun. Dès lors, se met en place une « arène » que les gladiateurs maquillent (dans un consensus inavoué entre eux) en une salle d’échanges de politesses. C’est ainsi que l’on fait de la politique et c’est valable pour toutes les personnes qui entrent dans cette salle.

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      Karamazov
      1 mars 2018 - 11 h 44 min

      Oui sans doute que d’autres à sa place n’ont , n’auraient, pas fait mieux. Mais comme il ne s’agit pas de lui faire un procès ici, on peut tout de même en parler et écouter les témoins de l’histoire quels qu’ils soient. Je dis écouter mais pas croire systématiquement car nous autres ne sommes pas en reste : nous étions là aussi et nous avions vu.

      Puisque vous dites que « l’exposé » contient des « arguments » , valables ou ,sans doute, comme vous le sous-entendez( n’est-ce pas ?), sujets à caution.

      La responsabilité de Sadi dans l’échec ou dans le miracle politique est loin d’être anodine.

        Zaatar
        1 mars 2018 - 12 h 19 min

        Merci de me reprendre l’ami Karmazov, cependant je n’ai pas insinué que l’exposé contient des arguments valables ou est sujet à caution. J’ai plutôt généralisé l’affaire en disant tout ce qui peut être écrit sur l’un peut l’être sur un autre. Que les arguments soient valables ou non car à mon sens nous possédons tous pratiquement les mêmes instincts. Le reptilien est en nous qu’on le veuille ou pas. ce qui nous différencie les un par rapport aux autres ce sont les aptitudes, l’intelligence, les facultés d’adaptation …etc mais toutes dans le même but et le même objectif que l’on s’est fixé. Aussi, et en politique, ce que j’ai nommé comme « arène » n’est autre que l’environnement dans lequel se déchaîne tous ceux qui s’y aventurent par désir, par vocation, par obligation…mais en aiguisant au préalable ses armes et en premier l’hypocrisie et en ayant survécu au parcours du combattant de toutes les saloperies.

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          Karamazov
          1 mars 2018 - 13 h 06 min

          Au fait c’est à votre réponse à l’autre que j’ai souhaité répondre mais j’ai dû amalgamer les deux. Et c’était surtout sur le fait de tirer sur les pianistes ou pas.
          Pour le reste tout à fait d’accord: c’est de la physiologie ou de la biologie: l’instinct de conservation, autrement dit.
          Et histoire de resquiller dans le débat ….

    Abdelkrim Boghni
    1 mars 2018 - 9 h 16 min

    Sais Boutloufa est fini. Il a été humilié chez lui, à aghribs il a été battu par le FFS et même devancé par le RND. A Fréha il a perdu contre le RND et à Timizar il a aussi perdu contre le FFS qui a pris l’APC. En tout il a perdu toutes les APC de son Aarch at jenad ou il est personna non gratta. Il ne représente que lui même.

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    Ali ouazar
    1 mars 2018 - 8 h 46 min

    Said Samedi est mort politiquement depuis qu’il s’est mis à la solde du mekhzen et de son parrain BHL. Il n’a aucune assise et ne pèse plus rien ni dans l’échiquier Kabyle, ni national. Là ou il passe il est boudé et isolé. Comme disait Ait Ahmed cet imposteur  » a coûté trop cher au combat démocratique ».

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    boudal
    1 mars 2018 - 8 h 41 min

    Ce type est un malade.C’est un traître.Je l’ai vu de mes propres yeux, pousser les Algériens, à
    détruire leur pays et faire le « printemps Arabe »! Et ce, à partir de télés …Françaises.Dégage!!

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    fatigué
    1 mars 2018 - 8 h 41 min

    « Le deuxième but inavoué de cet empressement à la création du RCD ……. » en réalité c’était pour paver le boulevard qui permettra au FIS d’obtenir son agrément et de « tuer » l’article 40 de la constitution de 1989. Cet empressement a été commandité par le cabinet noir de l’époque qui voulait légaliser la nébuleuse islamiste pour en faire un contrepoids au PAGS et aux « conservateurs » du FLN, car le projet du cabinet noir était la libéralisation de l’économie mais surtout pas la libéralisation de la politique .
    quant à « devancer le FFS, dont les dirigeants historiques, Hocine Aït Ahmed et Abdelhafid Yaha, ….. »ca c’est comme on dit en langage populaire  » sabba ou laket ha eh dour ».

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