Le Cnapeste brandit la menace de reprendre la grève

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Le Cnapeste menace de reprendre la grève. D. R.

Par Hani Abdi Le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) remet sur la table une possible reprise de la grève nationale illimitée. Selon son porte-parole, Messaoud Boudiba, l’option du retour au débrayage sera soumise au prochain conseil national du Cnapeste. La raison est que ce syndicat autonome n’est pas satisfait des résultats de la négociation avec le ministère de l’Education nationale.

Le principal point de discorde est la question de la réintégration des enseignants radiés à Blida. Si tous les enseignants ont pu reprendre normalement, ceux de Blida, qui ont reçu les notifications officielles de radiation, doivent introduire d’abord un recours. Le ministère de l’Education nationale a beau préciser qu’il s’agit d’une procédure légale et que la réintégration se fera immédiatement après l’introduction du recours, 381 enseignants sur un total de 580 refusent de se soumettre à cette procédure réglementaire. Le Cnapeste exige la réintégration automatique et sans aucune procédure de ces enseignants. Ce que le ministère refuse, par la simple raison qu’il faut respecter la loi.

L’entêtement du Cnapeste à vouloir faire réintégrer ces enseignants sans l’introduction de recours cache une volonté de ce syndicat de reprendre sa grève illimitée, suspendue sous la double pression du gouvernement et de l’opinion. Messaoud Boudiba le dit clairement : si ce point litigieux n’est pas réglé, il ne restera que de reprendre la grève.

Le ministère a fait savoir que toutes les facilitations ont été accordées à ces enseignants à condition de déposer les recours individuels, conformément à la loi, en donnant des instructions pour leur réintégration immédiate. A ce jour, 199 enseignants radiés sur un total de 580 ont été réintégrés après avoir déposé des recours individuels. La séance de dialogue avec le ministère de tutelle est maintenue ouverte jusqu’à la signature du procès-verbal final.

H. A.

Comment (7)

    PREDATOR
    7 mars 2018 - 21 h 52 min

    Tant que nos institutions sont faibles les grèves continueront de plus belle: chacun voudra sa part du gâteau
    c’est devenu « tag ala men tag »
    Un pays qui devrait être formater de fond en comble

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    elhadj
    7 mars 2018 - 18 h 35 min

    la faiblesse des institutions,le laisser failler de ces pseudo syndicats prenant en otage les enfants et structures de sante exaspèrent la patience de la société civile et décrédibilisent les autorités de tutelle qui sont tenues de mettre de l ordre et rétablir le bon fonctionnement des services concernés quitte a prendre sans tergiverser toutes les mesures nécessaires pour éviter le pourrissement et le diktat des meneurs.les mesures administratives déjà prises par La Ministre de l enseignement pour la retenue sur salaires des journées d absence et les sanctions pour abandon de poste sont des mesures appropriées pour non seulement assainir le secteur mais également le redresser

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    Anonyme
    7 mars 2018 - 18 h 20 min

    Le feuilleton continue. On dirait que ces gens n’ont rien d’autre à faire, que battre le pavé, et priver les enfants de leur scolarité. Têtus, plus que ça, on meurt.

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    Anonyme
    7 mars 2018 - 16 h 20 min

    Mme la Ministre,

    SVP, exigez une tenue vestimentaire adéquate et compatible à la mission d’un enseignant.
    On exige pas des habits de marques, mais un peu de propreté et de sérieux dans leur façon de s’habiller et de se présenter en classe.
    Un enseignant doit être un exemple pour les élèves à tous les niveaux.
    Les claquettes et les djalabbates ( hommes et femmes) c’est pour la mosquée et la maison.
    Dés-fois ces enseignants donnent l’impression qu’il viennent de tomber du lit. Un peu de respect à la profession ya khawti, c’est trop.

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    Anonyme
    7 mars 2018 - 16 h 12 min

    Des enseignant qui ne veulent pas respecter les lois …Et on leurs confie l’avenir de nos enfants.

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    ARGELINO
    7 mars 2018 - 12 h 43 min

    Décidément ces cnapéiste de malheur vont bousiller nos enfants , et donc il ne reste aux autorités qu’à licencier définitivement et sans retour les grévistes récalcitrants ainsi que leurs représentés du cnapeste ( lire cna–peste ).

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    Zaatar
    7 mars 2018 - 12 h 23 min

    Encore un dialogue de sourd. Des improvisations de futilités qui nuisent gravement à la scolarité des enfants et du pays en général. Nous sommes devant deux parties ignares qui s’amusent à torpiller des milliers d’enfants dont il n’en ont rien à foutre de leurs avenirs.

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