Les prix d’usine des véhicules montés en Algérie divulgués

sous-traitance, automobile, conventions
«L’Etat veille à ce que les prix des véhicules montés localement ne soient pas supérieurs à ceux importés». New Press

Par Meriem Sassi – Réagissant à la polémique suscitée depuis quelque temps par des informations sur la hausse des prix des véhicules montés en Algérie, par rapport à ceux des véhicules importés, le ministère de l’Industrie et des mines a publié aujourd’hui, sur son site web http://www.mdipi.gov.dz/?Liste-des-prix-sortie-usine-des, les prix d’usine des véhicules produits en Algérie dans les chaînes de montage de Renault, Tahkout Manufacturing Company (TMC), Sovac Production Algérie et SPA Gloviz.

Le ministre de l’Industrie, Youcef Yousfi, a ainsi promptement réagi, après avoir assuré lors d’une conférence de presse, organisée il y a quelques jours – en marge des 1res Journées techniques de la sous-traitance véhicules – que l’ensemble des constructeurs locaux ont été instruits en vue de remettre au ministère en charge du secteur les prix des véhicules à leur sortie des chaînes de montage installés en Algérie. «Ces prix seront affichés et l’Etat veille à ce que les prix des véhicules montés localement ne soient pas supérieurs à ceux importés,  avait alors insisté le ministre face aux questionnements de la presse.

Le ministère, qui n’a pas latitude de fixer ou d’imposer des prix aux constructeurs, peut veiller cependant à faire la transparence sur les coûts réels des véhicules afin de décourager la spéculation qui s’est emparée du marché. Il est à noter que cependant que les coûts des véhicules montés en Algérie peuvent excéder ceux des véhicules importés en raison du faible taux d’intégration local et les taxes induites par l’importation des pièces du véhicule et leur assemblage en Algérie.

Lors de sa sortie médiatique, Youcef Yousfi avait souligné que «même si ce n’est pas au gouvernement de fixer les prix des véhicules montés localement, il n’en demeure pas moins qu’il est habilité à contrôler les prix pratiqués» et d’ajouter que «les cahiers des charges stipulent que les véhicules montés en Algérie ne doivent pas être plus chers que ceux importés».

M. S.

Comment (3)

    Mohamed Keddam
    14 mars 2018 - 18 h 45 min

    Il ne faut pas se leurer, ça c’est le prix sortie usine. A cela il faut ajouter la TVA, la taxe sur les véhicules neufs et la marge du concessionnaire.

    Slamate
    14 mars 2018 - 18 h 41 min

    Puisque se sont des prix d’usines officiels et communiqués par les fabricants en principe si ces véhicules sont vendus par le propre réseau commercial des fabricants, en principe il faut juste ajouter les frais de mis à disposition sur les sites de vente, les frais commerciaux ainsi que les taxes, impôts et l’impôt sur le bénéfice , on en déduit authentiquement le prix de vente. Mais vous verrez que le jour où on se décidera à acheter ces véhicules, la marge entre le prix usine et le prix de vente sera démesurée …. comme d’habitude !

    Anonyme
    14 mars 2018 - 17 h 32 min

    Compte tenu du cout de la main d’œuvre (que l’état maintient bas par la subventions des prix des aliments de base), de l’énergie, des avantages fiscaux accordés par l’état, c’est tout à fait inexplicable. Sauf si les droits d’entrée sur les pièces importées absorbent tous ces avantages. Le ministère des finances qui possède toutes les données doit donner des explications. Sinon comment prétendre faire de l’exportation?
    Si ce n’est pas le cas, la protection du consommateur exige un taux de marge qui ne soit pas de l’arnaque.

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