Grande Mosquée d’Alger : les plans d’aménagement extérieurs en préparation

Grande Mosquée
La Grande Mosquée d'Alger sera livrée vers la fin de l'année. D. R.

Les secteurs de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville et des Travaux publics et des Transports œuvrent à l’actualisation des plans techniques relatifs aux réseaux routiers, de transport, d’accès et d’aménagement extérieur de la Grande Mosquée d’Alger, ont affirmé les responsables de ces secteurs lors de leur visite d’inspection du site effectuée samedi, selon un compte rendu de l’APS. Il a été décidé, lors de cette visite effectuée par le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme Abdelwahid Temmar, le ministre des Travaux publics et des Transports Abdelghani Zaalane et le wali d’Alger Abdelkader Zoukh, l’élaboration d’un nouveau plan de transport de et vers la Mosquée, qui devra être opérationnel dès son ouverture. Les détails de ce plan seront arrêtés lors de la réunion de l’exécutif de la wilaya. Ce plan sera supervisé par des bureaux d’études spécialisés.

Lors de cette visite d’inspection, M. Zaalane a insisté sur les instructions du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, lesquelles stipulent que cet édifice religieux, scientifique et culturel doit être ouvert sur son environnement externe et appuyé avec un important réseau de routes et de voies d’accès. Le ministre a précisé que les travaux de liaison à la Mosquée ont été achevés avec un taux de 65% à travers la réalisation de 10 voies d’accès, des opérations d’expropriation pour cause d’utilité publique ayant concerné quelques riverains et entreprises publiques et privées aux alentours du site et la levée d’obstacles liés aux opérations d’extension des lignes d’électricité et des canalisations de gaz.

Les surfaces dégagées ont permis la réalisation de murs de soutènement, de deux tunnels et d’un échangeur permettant aux utilisateurs de l’autoroute dans les deux sens d’accéder facilement à la Grande Mosquée sans causer de bouchon.

M. Zalaane a affirmé que les travaux de réalisation de la Grande Mosquée d’Alger, notamment dans son environnement externe, ont permis à la cité adjacente de Mohammadia de bénéficier d’opérations d’aménagement qui ont créé une grande fluidité routière qui se renforcera après la réception complète de la mosquée, vers la fin de l’année en cours.

Les travaux de raccordement aux réseaux routiers et de transports ainsi que la réalisation des accès assureront des déplacements confortables aux personnes qui se rendront ou quitteront la Mosquée, notamment lors des prières du vendredi, des occasions religieuses, ainsi que lors des saisons de tourisme et manifestations scientifiques et culturelles. M. Zaalane a mis l’accent, dans ce contexte, sur la nécessité de réaliser des passages à l’intérieur de la mosquée avec précision, à même de faciliter aux visiteurs le déplacement entre les différentes structures de l’édifice, telles que la bibliothèque, la salle de prières, le parking et autres.

Pour sa part, M. Temmar a insisté sur l’importance de l’action de concertation en vue d’élaborer et rectifier les plans d’aménagement externe, de transport, des réseaux de connexion aux routes et passages, à l’intérieur ou à l’extérieur, d’autant que la mosquée est d’une capacité d’accueil de 120 000 visiteurs par jour. Le ministre a souligné l’importance d’une étude bien ficelée du plan de transport vers la Grande Mosquée, notamment les arrêts des moyens de transport collectif qui vont assurer le transport des visiteurs de différentes régions d’Alger dans les deux sens.

«Le nombre des travailleurs dans le projet de réalisation de la Grande Mosquée a augmenté de 1 600 à 3 000 travailleurs», a fait savoir M. Temmar, estimant que «cette augmentation est positive et contribuera à l’accélération de la cadence de réalisation».

R. N.

Comment (9)

    Chaoui
    19 mars 2018 - 0 h 08 min

    Mais où va-t-on ?
    Nous voilà avec une mosquée dont au départ le projet était évalué à un coût de 800 millions d’euros, et qui est en passe de nous revenir à plus de..4 milliards !
    Un tel projet aurait dû nécessiter un débat public national puis le soumettre par référendum au PEUPLE.
    Plus sage, le PEUPLE n’aurait alors pas manqué d’objecter qu’il était plus urgent et plus utile de consacrer ces subsides tant au domaine universitaire qu’à celui des hôpitaux, non à une édifice à caractère religieux qu’on érige de surcroît tourné face à l’Europe, comme une provocation aussi gratuite qu’inutile, sans oublier le refus des assurances internationales d’y adhérer car cette mosquée était édifiée sur les plaques tectoniques…




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    Youssef
    18 mars 2018 - 19 h 34 min

    Celui qui a une petite mosquée à côté de chez lui ira toujours dans sa petite mosquée. Les gens iront au début par curiosité mais après vont retourner vers la petite mosquée de quartier . Mais bon il paraît que c’est pour le prestige de l’Algérie. Le président se soigne en Europe mais on a une mosquée de 300 m de haut




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    MELLO
    18 mars 2018 - 16 h 20 min

    On se souvient tous, que lors de la signature du contrat, en 2008, l’ entreprise Chinoise CSCEC avait estimé le projet à 900 millions de dollars, avec un délai de réalisation de quatre ans ( 4 ans) !
    Dix ans plus tard, après plusieurs surcoûts et de nombreux délais non respectés, la facture s’est considérablement alourdie. Depuis 2016, les chiffres qui ont filtré sur le coût global (hors budget décoration) flirtaient avec les 2,2 milliards de dollars.
    « Vu la taille du projet, les matériaux et les technologies employés, nous estimons le coût global actuel entre 3,5 et 4 milliards de dollars », affirme un bureau d’études .
    « Son coût au départ aurait permis de construire vingt CHU. Dix ans après, je vous laisse imaginer le gouffre financier et tout le gâchis de temps et d’énergie pour la plus grande gloire d’un chef ».
    Le journaliste et écrivain Yassine Temlali tente aussi des parallèles : la mosquée et ses annexes devraient coûter 1,5 milliard de dollars, soit 2 % du total des revenus des exportations algériennes et les trois quarts des exportations, hors hydrocarbures. Les pouvoirs publics jouent la carte de l’opacité, y compris en interne. « J’ai refusé de présenter un grand projet à Bouteflika parce que des officiels m’ont demandé de lui donner des coûts à la baisse. Leur argument : le président est habitué à des coûts moins importants et un peu dépassés, il ne faut donc pas le contrarier ! » raconte le patron d’une grande entreprise de construction.
    Un haut cadre du ministère de l’Habitat, tranche : « C’est le projet du président, une réalisation historique pour le rayonnement du pays, forcément il coûte cher, c’est ainsi. » Depuis son élection, en 1999, et en parallèle des lois d’amnistie pour les terroristes islamistes, Bouteflika a développé une politique ambiguë avec les partis religieux et la sphère islamiste : tout en leur laissant un certain champ d’action, il leur a rappelé qu’au même titre que la violence, l’islam est un monopole de l’État.
    Aujourd’hui, les travaux se poursuivent et les 17 000 ouvriers du chantier – 10 000 Algériens et 7 000 Chinois – s’activent autour du dôme d’acier gigantesque fabriqué en Chine et transporté depuis Shanghai par un cargo spécialement adapté. L’opinion et même les médias algérois, lassés par les retards accumulés et non assumés, se laissent à aller à la fatalité : la mosquée se terminera quand Dieu le voudra. « Pourquoi se presser ? Bouteflika a tout le temps pour l’inaugurer », commente un ingénieur du site.




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    Lyes Oukane
    18 mars 2018 - 15 h 18 min

    Grande Mosquée d’Alger . Autant dire GMA . Ça ne vous rappelle rien ces initiales ? Vous savez ,la fameuse Gestation Médicalement Assistée . Sauf que comme chez nous comme tout marche à l’envers ,dans cette GMA tu y rentreras grand et tu en ressortiras minuscule .




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    Abou Stroff
    18 mars 2018 - 15 h 18 min

    « Grande Mosquée d’Alger », quel gachis!
    j’aurais tellement aimé lire « grande université d’alger » ou grand hôpital d’alger » à la place d’une usine de fabrication de zombies et de la source de la drogue la plus dure que l’homme ait inventée, depuis qu’il a su qu’il allait mourir, pour limiter son angoisse existentielle.




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    Anonyme
    18 mars 2018 - 14 h 56 min

    Il n’est pas trop tard pour la transformer en hôpital !
    Jamais trop tard de bien faire.




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    Anonyme
    18 mars 2018 - 14 h 55 min

    On aura un imam wahhabite, un tapis chiite et des livres de Erdogan. Bye Bye l’Algérie.




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    Kahina-DZ
    18 mars 2018 - 14 h 55 min

    Si c’est pour renforcer le wahhabisme et le charlatanisme, votre mosquée est une erreur.




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    Far West
    18 mars 2018 - 14 h 42 min

    D’après les cheikhs Zaouia la grande mosquée sera prète juste avant les prochaines élections présidentielle;aussi les subventions pour les produits de première nécessité seront aussi supprimées;cause dépassement du cout de la construction et les détournements des biens publics!!!!




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