Le conflit se corse entre les médecins résidents et les autorités

conflit résidents Santé Enseignement supérieur
Marche des médecins résidents d'Oran. New Press

Par Hani Abdi – Les médecins résidents ont mis ainsi leurs menaces à exécution. Ils étaient nombreux à boycotter les gardes durant la journée de lundi pour protester contre la répression qu’ils ont subie et l’arrestation de plusieurs d’entre eux. Tout en poursuivant leur mouvement de grève, après avoir boycotté pour la deuxième fois les examens de fin de cycle (DEMS), les médecins résidents se dirigent vers la radicalisation de leur mouvement.

La proposition d’une démission collective est toujours sur la table du Collectif autonome des médecins résidents (Camra) dont deux de ses délégués ont été arrêtés par la police. Le refus des autorités d’accéder à leur revendication principale relative à la révision en profondeur du service civil, qu’ils jugent inefficace et très contraignant. Les médecins résidents défient dans ce sillage le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, qui les a menacés de radiation s’ils continuent leur mouvement de grève et s’ils refusent de passer les examens.

Leur mouvement bénéficie du soutien des médecins généralistes et des médecins spécialistes. Le Camra avait dénoncé «avec fermeté» les sévices subis par les médecins résidents – dont les docteurs Hadjab et Afiri, membres du bureau national. Le Camra appelle «la corporation – professeurs, maîtres assistants, assistants et tous les autres acteurs du système de santé – à prendre position quant aux violences et au mépris que subissent leurs jeunes confrères médecins résidents depuis plus d’un mois». Le conflit entre les médecins résidents et les deux ministères de tutelle, à savoir celui de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur, remonte à plus de quatre mois. Malgré les nombreuses réunions de dialogue, aucune solution n’a été trouvée à ce conflit qui impacte négativement le secteur de la santé. Et le spectre d’une année blanche pointe à l’horizon.

H. A.

Comment (10)

    Dbibmarikani
    21 mars 2018 - 13 h 02 min

    Ce qui inquiète le patient algérien est le fait que tous nos médecins formes dans les facultés de médecine au pays, ne sont pas capable actuellement de guérir des maladies complexes et graves. Les patients qui souffrent de maladies impossible de traiter et guérir en Algérie sont envoyés en France, en Suisse, en Espagne et en Allemagne. Cette situation est un facteur négatif dans les revendications des médecins grévistes. Une situation accronologique. Ecoute tu es un médecin qui n est pas encore capable de soigner toutes les maladies de nos patients et tu demandes des compensations qui ne sont pas au niveau de ton rendement….Il me semble que vos revendications devront se faire uniquement lorsque vos résultats médicaux seront reconnus partout et éviter des couts supplémentaires au gouvernement qui doit envoyer des algériens malades se faire soigner a l étranger. On sait que les algériens avec beaucoup de flouss s en moquent de ce genre de situation car l argent règle presque tout en Algérie. Mais le petit algérien au revenu annuel au minimum se faire soigner correctement au Bled est une torture. Votre revendication par la grève ne peut être valide uniquement si votre qualité de médecin s améliore par des preuves constantes. Retourner au travail, demander des formations de perfectionnement pour tout le domine médical, prouver vos compétences dans la pratique pas juste avec le bout de papier que vous avez obtenu âpres vos études. Ensuite votre grève trouvera des supporters sérieux et une solution gagnant gagnante…..Un diplôme universitaire ne prouve qu’ une chose  » avoir une bonne mémoire  » et pas plus. Ce n est aucune preuve qu’ on a un bon jugement. Alors mes amis relever vos manches et offrez une meilleure qualité de soin pour tous les patients….car le gouvernement vous a mis entre les mains tous les instruments nécessaires pour une bonne qualité de médecine…..

    Anonyme
    21 mars 2018 - 11 h 01 min

    Les baltagia du net passent a l offensive et AP le vérifie très bien qu il soit neutre car aujourd’hui c est l avenir de la jeunesse algerien qui est en jeux et l Algérie avec ! le seul ennemie de l Algérie c est les rentiers du FLN et du RND ! pousses en haut ou en bas c est la rue qui parle et les rentiers joue a la politique de l autruche qui risque de mettre le pays dans le chaos ! il n y a pas d ennemis extérieures ou interrieurs ,il n y a que que de la démagogie et le mensonge pour rester au pouvoir ! peu être ces médecins vont sauver l Algérie !

    PREDATOR
    20 mars 2018 - 21 h 50 min

    « … et ces jeunes médecins deviennent une menace pour le pouvoir en place ! »

    Bah si leurs doléances sont satisfaites ils vont intégrer les rangs et diront vive le roi comme bcp d’autres
    L’Algérie n’est plus ce qu’elle était
    Seul l’argent compte malheureusement

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      Anonyme
      20 mars 2018 - 22 h 42 min

      a predator : l essentiel est que le pouvoir recule et aujourd’hui il n a pas le rapport de force en sa faveur ,mème s il a de l argent ! le ballon est troue et sa siffle partout ! le pouvoir ne fait que retarder l echeance ! Le changement se fera contre leur plein gré !

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        Zaatar
        21 mars 2018 - 7 h 28 min

        Le problème est que le pouvoir n’a plus d’argent, du moins ce qu’il faut pour satisfaire les revendications des médecins. A noter qu’en plus des maîtres assistants et des professeurs qui soutiennent leurs mouvements, il vient de s’ajouter la grève des médecins internistes… ce qui corse sérieusement l’affaire du pouvoir, car maintenant il n y a plus personne pour prendre en charge les malades au niveau des urgences, du moins pendant la journée. Je rappellerai aussi (pour Monsieur Predator qui parle sans connaitre les véritables problèmes des médecins résidents) que les revendications des médecins résidents n’ont jamais été salariales. Ils réclament de l’argent pour étoffer les structures médicales dans tous le pays où ils devraient exercer leurs service civil et de l’argent pour étoffer les structures pour les prendre en charge eux et leurs familles dans les endroits isolés du pays où ils iraient faire leur service civil au même titre que ce que dépense ce même pouvoir pour les travailleurs de sonatrach dans le sud. Mais sonatrach c’est la rente du pays, c’est les hydrocarbures, c’est la richesse, c’est le portefeuille du pays…c’est différent, elle n’est pas vue de la même façon que les résidents qui sont appelés à soigner les malades algériens dans toute l’Algérie.

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    DYHIA-DZ
    20 mars 2018 - 21 h 33 min

    Les instruits sont écrasés en Algérie. Les analphabètes et les CHIYATINES occupent tous les postes clés. Il faut que ça cesse.
    L’Algérien est le moins payé dans le monde arabe. La HONTE !

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    Kahina-DZ
    20 mars 2018 - 21 h 07 min

    Il est temps que les intellectuels retrouvent leur place dans notre société qui a été déformée par la politique de  »la priorité aux charlatans ».

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    El Hawess
    20 mars 2018 - 19 h 57 min

    Face a face médecins et policiers;l’un a étudie pendant environs vingt deux ans et l’autre pendant environs onze ans et pourtant ils ont le meme salaire, au pays ou tout est a l’envers!!!

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      Anonyme
      21 mars 2018 - 10 h 45 min

      Parce que les forces de répressions protègent le pouvoir et les médecins soignent le peuple qui pourrait mettre en péril ce pouvoir illégitime .

    Anonyme
    20 mars 2018 - 17 h 58 min

    Les intellectuels fakou et prennent leurs avenir entre leurs main et celui du peuple algérien et ils ont le soutien d une population importante du pays qui certainement va leurs ouvrir d autres perceptives pour le salut de l Algérie timocratique ; pourvue qu ils ne soit pas reccuperes par le système comme les partis khobsistes qui vivent aux crochets du système !le système est discrédité et ces jeunes médecins deviennent une menace pour le pouvoir en place !

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