Violence dans les stades : la lutte contre ce phénomène relève de la responsabilité de tous

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L'élimination de ce fléau implique la mobilisation de tous les efforts. New Press

Le directeur de la sûreté publique, le contrôleur de police Aïssa Naïli, a affirmé mardi à Alger que la lutte contre le phénomène de la violence dans les stades, qui a pris de l’ampleur ces derniers temps, relevait de la responsabilité de tous les acteurs du secteur des sports, soulignant que la police ne peut y faire face seule. Le même responsable a appelé, lors d’une journée d’information organisée à l’Ecole supérieure de police Ali-Tounsi (Alger), «toutes les parties à contribuer efficacement à la lutte contre la violence dans les stades et à inciter les supporters de football à faire preuve de civisme», affirmant que «l’organe sécuritaire poursuivra sa contribution à la sensibilisation des supporters pour faire face à ce phénomène en coordination avec tous les acteurs (associations sportives, société civile et journalistes)».

Il a fait savoir également que les «initiatives et les réunions entre les différents ministères ont préparé la mise en place d’une stratégie globale dont les résultats ont été concrétisés sur le terrain», rappelant à ce propos la tenue de plusieurs colloques en présence des cadres supérieurs d’Etat pour débattre de la loi 13-05 relative à l’organisation et au développement des activités physiques et sportives», appelant à l’impératif de promulguer les textes d’application de cette loi en vue d’identifier les règles d’organisation dans les stades.

Pour sa part, le directeur de la police judiciaire, Ali Ferraghi, a évoqué les efforts consentis par les éléments de la Sûreté nationale pour faire face aux problèmes liés à la sécurité publique et à toute autre question relative à l’organisation des rencontres de football, précisant que «l’élimination de ce fléau implique la mobilisation de tous les efforts afin de tirer des enseignements à même de trouver des solutions devant orienter l’action des unités de prévention au sein du football algérien».

Ali Ferraghi a salué le travail de la cellule de vigilance et de lutte contre la cybercriminalité, qui «effectue un travail colossal afin de faire face à tout ce qui alimente la violence dans les stades à travers des slogans touchant aux valeurs et aux mœurs», appelant les clubs sportifs à la désignation d’un directeur de la sûreté «qui jouera un rôle crucial dans l’encadrement des supporters durant les matches de football».

Présentant le bilan annuel de la saison 2017-2018, le président de la sûreté de wilaya d’Alger, Nouredine Berrachedi, a mis en avant les efforts déployés par les éléments de la Sûreté nationale visant à assurer les matches de football auxquels ont assisté «plus de 800 000 supporters» au niveau des quatre stades de la capitale (5-Juillet, 20-Août, Omar-Hamadi et Mohammadia).

Il a été procédé à l’arrestation de 830 individus dont 93 placés en détention provisoire pour délits de consommation de drogues et de port d’armes blanches avec saisie de produits pyrotechniques (300 unités et 250 armes blanches de différentes formes), saluant les efforts «colossaux» effectués par les clubs de la capitale durant la dernière journée de la ligue une professionnelle, à l’instar du match USM El-Harrach-DRB Tadjenant «qui n’a enregistré aucun dépassement et qui s’est déroulé dans de bonnes conditions» en dépit de son importance pour les deux clubs afin d’éviter la relégation, a souligné M. Berrachedi.

En matière de formation de stadiers, la DGSN a précédé à la formation de 3 500 stadiers, conformément à l’article 200 de la loi 13-05 relative à l’organisation et au développement des activités physiques et sportives dans l’attente de la promulgation de la loi relative aux stadiers définissant les missions à l’intérieur du stade et la manière de gérer les supporters ainsi que le statut juridique.

R. S.

Comment (4)

    MELLO
    25 avril 2018 - 11 h 45 min

    La violence dans les stades ? Pa uniquement. La violence ne touche pas uniquement les stades ou encore les établissements scolaires et universitaires, elle est présente partout dans la société, parfois invisible, latente. Elle touche tous les secteurs d’activité et prend différentes formes.
    Cette violence s’exprime dans la rue, la famille, les lieux de travail, les plateaux de télévision, l’Internet. Partout, des individus ou des groupes d’individus tentent d’imposer aux autres, leur « opinion », leur « droit », en recourant, non à la force de leurs arguments, mais à la force de leur physique et de leur agressivité.
    Elle s’impose et s’incruste là où l’Etat, la Justice, le Droit reculent, là où la corruption triomphe, là où les droits des citoyens et citoyennes sont bafoués. C’est au niveau de cet absence de l’Etat, que ce phénomène se propage. Le sel responsable est l’Etat qui n’a pas su placer des limites aux citoyens.

      Anonyme
      25 avril 2018 - 15 h 35 min

      Bien dit.
      L’ÉTAT a peur de provoquer les jeunes si les lois sont appliquées, elles les a laissés faire à leur guise.
      L’ÉTAT s’est soumis à la loi des voyous

        MELLO
        26 avril 2018 - 11 h 07 min

        Lorsque l’Etat est prisonnier de cette caste qui s’est installée par la force depuis 1962, il ne résulte qu’une dérive sociale. Ceux qui sont sensés décider pour ce pays ne se préoccupent que de la rente et du profit, pour eux et leurs familles. Autour de nous, nous pouvons faire ce constat amer de deux poids et deux mesures de cet Etat. Comparons Hydra et ses alentours à BAB EL OUED, BELOUIZDAD ou autre. Il est évident que dans ces conditions, la violence a tout un terrain préparé pour s’installer. Comme le football est le sport populaire par excellence, il trouve en ces quartiers l’expression la plus attendue de la violence.

    Anonyme
    25 avril 2018 - 4 h 27 min

    C’est la récolte de la politique du ballon et le Haschisch pour les jeunes

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