Sonatrach et son syndicat résorbent le déficit du Fonds de revenu complémentaire de retraite

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Le déficit du fonds sera supporté à 75% par l'entreprise et 25% par le syndicat. New Press

Le déficit du Fonds de revenu complémentaire de retraite de la compagnie pétrolière nationale Sonatrach sera supporté à hauteur de 75% par l’entreprise et de 25% par le syndicat national du groupe, permettant d’en assurer sa pérennité afin de préserver les acquis des salariés et des retraités, a indiqué samedi un communiqué de Sonatrach publié par l’agence de presse officielle APS.

Un avenant à la convention de 1998, portant sur la pension complémentaire de retraite (PCR), a été signé le 22 avril par le PDG du groupe, Abdelmoumen Ould-Kaddour, le syndicat national de la compagnie pétrolière ainsi que la Mutuelle de l’industrie du pétrole (MIP), a précisé la même source.

Cette mesure a été adoptée par l’ensemble des délégués (représentants des travailleurs de Sonatrach présents au congrès du renouvellement du Syndicat national de Sonatrach, tenu le 23 février 2018 à Oran, et concernera les retraités de Sonatrach SPA au titre du principe de solidarité, «non pas par simple obligation contractuelle, mais par engagement moral et responsabilité sociétale», explique Sonatrach. Dès son entrée en vigueur, l’avenant à travers ses nouvelles dispositions permettra le retour à un paiement régulier des revenus (RCR), la prise en charge des 9 000 nouveaux dossiers en souffrance depuis 2015, le paiement des dus antérieurs (différents rappels et régularisations) ainsi que d’assurer la pérennité du fonds à l’horizon 2030, assure la compagnie pétrolière.

A cet effet, un comité de suivi a été mis en place par Sonatrach, en concertation avec son syndicat, pour veiller à l’application de tous les articles de l’avenant.

Devant la persistance du déficit, une deuxième mesure a été mise en œuvre en 2015, en consolidation de la première solution, et a consisté en la révision du taux généré par année de cotisation validée (de 1% à 0,625% par an) de la pension complémentaire de retraite. Ces deux solutions, dictées par le principe de solidarité entre les différents acteurs (employés, employeur et retraités) «n’ont pas permis d’assurer l’équilibre financier escompté», a souligné Sonatrach.

La direction générale de Sonatrach, son syndicat national ainsi que la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, gaz et chimie (FNTPGC) ont, en outre, remercié «l’ensemble des retraités pour leur patience et sens de responsabilité démontrés tout au long de cette période», en saisissant l’occasion pour saluer l’ensemble de leurs retraités et travailleurs à l’occasion de la Journée internationale du travail.

R. E.

Comment (4)

    L'inspecteur
    29 avril 2018 - 15 h 46 min

    La question de savoir où était passé l’argent des adhérents ? De quel droit des responsables décident d’effacer l’ardoise en piochant dans la caisse d’une société nationale ? s’agit t-il de couvrir les voleurs qui ont vidé cette caisse ? Qui était t-ils ?

    ANONYME
    29 avril 2018 - 12 h 27 min

    Je ne sais qui remercier mais il faut savoir que je reçois cette excellente nouvelle comme une délivrance.Je suis retraité depuis 2012 et je n’ai rien reçu.Après un premier dossier transmis voilà qu’ en 2015 il m’est demandé de le refaire avec accusé de réception.Etant atteint d’une grave maladie des amis inquiets de la dégradation de mon état de santé ,se sont rapprochés de la MIP ?..Oui ce sera pour telle fin de mois,puis telle fin de mois etc…ensuite vers novembre 2017, ensuite décembre 2017 une task force dédiée aux « oubliés » ensuite ..Rien à ce jour .Je n’ai pas osé décliner mes identités par respect aux centaines de cas qui attendent leur 1ère notification avant de passer.. ailleurs.
    Solidarité en ai-je besoin à présent? Svp faites normalement votre travail .Merci.

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      Milou
      29 avril 2018 - 20 h 37 min

      5000 milliards appartenant à la mutuelle de l’industrie du pétrole auraient été placés chez Khalifa par l’inamovible sidi said. Par ailleurs la gestion de cet organisme n’obéit à aucune règle de transparence. Des voyages organisés, des logements gratuits ( comme ceux de bordj El bahri) et tant d’autres ont poussé la caisse à la faillite.
      Comment laisser un organisme qui gère des milliards de dinars entre les mains de syndicalistes véreux alors que la nomination d’un directeur aurait permis de responsabiliser son fonctionnement?

        RAHBOU
        30 avril 2018 - 18 h 51 min

        Milou comment peut-on s’organiser? C’est révoltant ce qui se passe à cette MIP.On signe une pétition pour la Présidence et on enchaine pour exiger des audits par la cour des comptes et autres..

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