Wilaya d’Alger : fermeture de 16 entreprises industrielles de services

fermeture entreprises polluantes
Oued El-Harrach

Les services de la wilaya d’Alger ont arrêté dernièrement des décisions de fermeture à l’encontre de 16 entreprises industrielles de services sises à la zone industrielle d’Alger-Est, car n’ayant pas été dotées de stations de traitement préliminaire des liquides toxiques, déversés dans l’oued El-Harrach et le lac de Réghaïa, a indiqué dimanche le directeur de l’environnement de la wilaya d’Alger, Kouider Derouiche.

Les services de la wilaya d’Alger ont procédé dernièrement à l’application des décisions de fermeture de 16 unités industrielles de services (graissage et maintenance automobile…) au niveau des zones industrielles de Réghaïa et de Rouiba (est d’Alger), a précisé M. Derouich à l’APS, soulignant que les canalisations des eaux usées toxiques et non traitées de ces unités ont été obstruées, pour éviter le déversement de leurs eaux dans l’oued El-Harrach et le lac de Réghaïa.

Cette décision vise à amener les propriétaires de ces unités à acquérir des stations d’assainissement et d’épuration des liquides toxiques et dangereux, dans le cadre des lois de protection de l’environnement et des eaux, a-t-il expliqué. Evoquant les lois algériennes relatives à la protection de l’environnement et «l’obligation» pour les entreprises productrices de déchets et de liquides industriels polluants d’installer des systèmes de traitement préliminaire, M. Derouich a dit que la loi était «claire» à ce sujet et que toutes les unités industrielles produisant des liquides industriels polluants «doivent être équipées de système de traitement préliminaire, sous peine de fermeture».

Soulignant les dangers encourus en raison des déchets industriels toxiques, le directeur de l’environnement a précisé que les liquides toxiques déversés dans les rivières contenaient des métaux lourds et des composants toxiques pouvant nuire à la faune, à la flore, à la qualité des eaux de mer et à la santé humaine. Il a affirmé, par ailleurs, que plusieurs entreprises industrielles ayant fait l’objet de procédures de fermeture ont acquis des stations de traitement, tandis que d’autres demeurent fermées, relevant à ce propos que les sociétés Seaal et Naftal s’étaient engagées à accompagner les entreprises concernées dans l’opération d’installation et de mise en service des stations d’assainissement et de récupération des eaux polluées. Ces eaux polluées seront transférées des unités concernées dans des camions citernes pour être traitées dans des stations spéciales.

Il a souligné à ce propos que la sous-commission compétente a adressé, depuis plus de deux mois, des mises en demeure définitives à ces entreprises industrielles et a procédé au contrôle de leur activité, à la vérification de leur respect des procédures d’acquisition des stations d’épuration et à l’arrêt des déversements des produits polluants dans les canalisations d’eaux usées. M. Derouiche a fait savoir également que la sous-commission chargée de la lutte contre la pollution industrielle, installée depuis 2014, avait effectué plus de 900 visites sur le terrain des entreprises concernées à Alger pour les inciter à acquérir des stations d’épuration, faisant état par la même occasion de l’existence de 10 stations en cours de réalisation et de 57 autres en cours d’étude.

R. N.

Commentaires

    Chaoui Ou Zien
    29 avril 2018 - 21 h 36 min

    Quand le profit a tout prix rencontre l’ignorance et l’ inconscience. Une combination toxique.

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