L’Ecole algérienne est-elle vraiment la pire dans le monde arabe ?

classement Ecole algérienne monde arabe
Selon les experts, notre Ecole s’est fâchée depuis des décennies avec le savoir. New Press

Par Hani Abdi – Un classement des systèmes éducatifs à travers le monde selon la qualité de l’enseignement et des programmes au primaire est largement partagé et commenté sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’Algériens, y compris des enseignants, des cadres et des syndicalistes de l’éducation, considèrent ce classement comme une preuve de la décadence que connaît l’Ecole algérienne.

S’il est vrai, de l’avis de tous les experts, que notre Ecole s’est fâchée depuis des décennies avec le savoir, il est difficile de donner du crédit à un classement qui met étrangement notre pays au bas du tableau. En effet, ce classement place l’Algérie derrière des pays en guerre, comme le Yémen, la Syrie, l’Irak et la Libye. Aussi, il considère que les systèmes éducatifs de la Jordanie, du Maroc, de la Tunisie, de l’Egypte, du Soudan, de Djibouti et de l’Arabie Saoudite sont meilleurs que le nôtre.

Si l’Ecole algérienne est incontestablement sinistrée, il est difficile d’admettre que les enfants du Yémen apprennent mieux que nos enfants et que le savoir est mieux dispensé dans un pays à feu et à sang comme la Libye. Le souci dans cette affaire n’est pas dans le classement lui-même, mais dans le fait qu’il soit pris au sérieux par des professionnels du secteur de l’éducation.

La large diffusion de ce classement, qui ne résistera assurément pas à une analyse scientifique objective, intervient en pleine campagne contre la ministre de l’Education nationale. Une campagne savamment organisée par les islamo-conservateurs, qui craignent de perdre leur influence dans un secteur aussi stratégique que celui de l’éducation. Alors, mettre en avant ce classement, c’est chercher à diminuer du mérite de la réforme engagée, lentement, mais sûrement, par la ministre de l’Education, qui a réussi jusque-là à tenir bon face aux attaques multiples des islamo-conservateurs.

H. A.

Comment (18)

    Gasprinsky
    1 mai 2018 - 13 h 52 min

    La qualité de certains (pas tous) commentaires faisant suite à cet article montre à l’évidence que l’école algérienne ne se classe pas après celles des pays cités…où ont étudié les auteurs de ces commentaires ? … et le nombre d’Algériens et d’Algériennes diplômés de cette école algérienne qui ont continué leurs études ailleurs dans le monde et pour certains d’entre eux ont « percé » dans leur discipline montre également que cette école algérienne n’est pas si médiocre … ceci ne signifie pas qu’il n’y a pas lieu de l’améliorer en faisant le bilan de tout le système éducatif …!!!

    mouatène
    30 avril 2018 - 7 h 13 min

    l’école algérienne dites vous. pourquoi ne pas crever l’abcès et dire toute la vérité, rien que la vérité, et ajouter je le jures. l’école algérienne a été minée à partir de 1983, par un plan déstructeur élaboré par le gouvernement de l’époque. notre cher abdelhamid brahimi, premier ministre, décide de réduire de 50% l’effectif des travailleurs à travers toutes les entreprises du pays. c’est à dire ouvrir la rubrique du chaumage, qui n’existait pas en algerie. et vous savez très bien quelles sont les répercussion de fléau dans une société. ça n’a pas tardé pour voir une nuée d’enfants vendre des cigarettes dans les rues (pour aider la famille). pour eux l’école c’est secondaire, el-khobza d’abord. juste un apérçu, la viande de mouton se vendait à 75 dinars et en 24 heures elle est passé à 130 dinars. et beaucoup s’en souviennent. ça c’est l’effet brahimi et il ne peut pas le nier. pour les écoliers que je cites ce n’était pas de leur faute mais au  » chaumage provoqué « , ensuite il y a eu  » el-caba  » et ensuite la fameuse date de 1988. et à partir de là la flamme a grossi. les universitaires d’avant 1983, sont très connus à l’étranger. c’est des grands responsables dans plusieurs domaines et vous le savez. enfin bref, l’enfant reçoit l’éducation de ses parents, et l’instruction de ses professeurs. s’il ne réussit pas c’est que une partie est mauvaise ou les deux. certains voudraient qu’on efface tout et on recommence. est ce la bonne solution ?

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    timour
    30 avril 2018 - 6 h 54 min

    « L’école algérienne la pire du monde arabe… »
    Ouais, c’est facile de dire cela. Mais je pense qu’effectivement « l’ECOLE algérienne » devrait surtout commencer à former avant tout un citoyen algérien capable d’appréhender par une solide formation intellectuelle ce monde mouvant qui nous entoure. Et cela implique qu’une autre pédagogie soit définie et instituée. Le monde enseignant doit ambitionner pour leurs élèves une ouverture et une adaptation sur le monde actuel et futur tout en leur faisant découvrir leur identité algérienne. Ce n’est pas dans l’apparence du costume, de la langue, de la religion, des coutumes que se forme seulement une identité nationale capable de construire une nation. C’est d’abord dans les têtes, les savoirs, les compétences et les cœurs. A l’heure actuelle tout projet pédagogique doit viser à développer les capacités intellectuelles d’analyse et de synthèse de l’apprenant. Surtout aux jeunes enfants.
    Oui, on ne doit pas endoctriner nos enfants. On doit les épanouir. Alors il n’y a plus de morale ! Mais si bien sur !
    La morale ce n’est pas une phrase écrite au tableau ou ailleurs, qu’on inculque puis qu’on oublie. On doit la faire vivre, la rendre compréhensive dès la petite enfance dans la réalité de tous les jours par la pratique du respect de soi-même et de l’autre, en leur ouvrant des espaces sur la diversité qui les entoure, en permettant aux enfants de débattre de leurs problèmes relationnels, en leur accordant une parole libre sur les questions qui les tourmentent en classe ou ailleurs. Ce qui les amènera à affiner leur expression orale d’ailleurs.
    Le civisme ne doit pas être absent, il consiste à respecter l’école et ses constituants mais aussi en participant à son entretient, en la décorant par des dessins, par des plantations de fleurs, en animant l’école par des expositions en direction des parents, par des représentations théâtrales, musiques, danses, en éditant un journal de l’école. Eduquer, c’est également une exigence de politesse de tout moment de la vie scolaire. C’est aussi en accordant et en valorisant des responsabilités au sein de la structure-classe que l’enseignant mettra en place. En agissant ainsi, il développera le sens des responsabilités et la prise d’initiative. Il est impératif que l’école devienne un lieu de vie sociale, un centre d’apprentissages de méthodes d’études et de découvertes scientifiques où les enfants puissent s’épanouir et grandir dans un environnement qu’on rendra performant par la mise en pratique de l’autodiscipline. L’école algérienne devrait faire en sorte que nos enfants soient les acteurs de leur éducation et de leur apprentissage. Et l’enseignant un animateur bienveillant.
    Alors qu’en est-il du « savoir » ? Mais bien évidemment qu’il est important et nécessaire. Mais encore faudrait-il l’étayer par des programmes raisonnables et ambitieux que des enseignants ayant de réelles qualités de pédagogue adossées à une excellente formation psychologique et pédagogique conduisent ce processus d’apprentissage. Nos enseignants doivent être parfaitement conscients du rôle important qu’ils remplissent vis-à-vis de leurs élèves mais aussi de la place centrale qu’ils occupent dans la construction et la pérennisation de la nation. « Savoir » ne suffit pas, il faut que l’enfant développe ses outils cognitifs qui lui permettront d’apprendre tout le long de l’évolution sa vie. Le « par cœur » ne doit être en aucun cas la base de l’enseignement, il est un outil parmi tant d’autres.
    Enfin, l’&ducation physique et sportive, éléments primordiaux dans le développement physique et mental de l’enfant ne doit surtout pas être négligée. Outre les apprentissages d’un sport individuel ou collectif cette discipline doit leur apporter le goût de l’effort et de la solidarité et du respect.
    Il est impératif que l’école devienne un lieu de vie où les enfants puissent s’épanouir et grandir et pour cela il est nécessaire que l’état fasse l’effort financier pour supprimer la surcharge des classes, la détérioration de l’état des établissements scolaires et des cantines. Il est nécessaire de résoudre les problèmes des transports des élèves. Les nominations dans les directions de l’éducation impliquent que ce soient des personnels compétents et se sentant responsables, ayant eux-mêmes des compétences pédagogiques avérées.
    Quand on considère que l’enseignement et l’éducation sont les deux piliers essentiels dans le développement politique, économique et culturel d’une nation, on peut se demander à quoi rime l’attitude de certains syndicats d’enseignants qui refusent la moindre réforme qui va dans le sens des conditions optimales d’apprentissages des petits Algériens.
    Qu’importe le regard des autres sur notre enseignement. Il existe dans ce pays nombre de parents d’élèves et d’enseignants qui remettent en cause le système actuel et le gâchis qui en résulte suite aux abandons d’étude, au découragement des adolescents, à l’inadaptation qui en découle etc…Une réforme de notre enseignement est un acte de salut public qu’il est urgent de faire.
    Dans l’histoire des Hommes, toutes les nations qui ont voulu s’extraire de l’obscurantisme ou de la médiocrité pour s’ouvrir à l’humanisme et aux sciences, et donc au progrès, ont choisi d’instaurer un système éducatif permettant à leurs enfants d’accéder aux connaissances tout en étant capable de s’adapter à l’évolution du monde de leur époque. Nos enfants ont toutes les qualités pour devenir des citoyens éduqués, compétents et entreprenants à nous de leur en donner les moyens.
    En 1962, le peuple saluait la Libération politique de notre pays. Nous étions quelques jeunes enseignants qui, conscients de la tache qu’il restait à accomplir, voulaient instituer une « Ecole libératrice » capable de conduire notre jeunesse vers les plus hautes destinées. On a pris un autre chemin. Tant pis.

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    Anonyme
    29 avril 2018 - 19 h 08 min

    Tant que l’école ne redeviendra pas républicaine et laïque, elle s’enfoncera de plus en plus dans l’obscurantisme, la superstition et le charlatanisme . Que peut dire un prof qui incite à plus de rigueur et d’assiduité à un élève et qui lui répond que « tout est dans le coran » et qu’il n’a que faire de ses leçons.

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    Anonyme
    29 avril 2018 - 18 h 56 min

    Non ! pas vraiment la pire dans le monde arabe mais la pire dans le monde entier.

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    Anonyme
    29 avril 2018 - 18 h 48 min

    L’Ecole algérienne est-elle vraiment la pire dans le monde arabe ? Un titre provocateur. Vous comparez notre système au système arabes… il faut comparer les pommes aux pommes etc.. mais le comparer a l Arabie saoudite ou la Jordanie ,! C l amateurisme. Chaque système repose sur des stratégie spécifique à ces pays. Donc faire comparaison aux autres pays arabes c du Khorti. Notre système ne peut être évaluer qu à partir des résultats obtenue comparativement aux objectives et résultats escompter. Voilà les critères bidon ne doivent pas être pris au sérieux. L Algérie ne sera jamais dernière de la classe… dans mon temps on a rafler les meilleures diplôme avec les grandes mentions possible et allez y voir le nombre d Lgerien sorti des institution algérienne qui sont des grosses bananes dans différent organisme..ça c la preuve que nous sommes pas les derniers de la classe…donc un classement doit se faire par rapport aux résultats espérer et résultat obtenues..

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    Kassaman
    29 avril 2018 - 18 h 41 min

    Ce genre de classement ne peut être analysé que si l’on en connaît les critères.
    Toutefois sur la base des chiffres suivants du taux d’alphabétisation tiré de wikipédia:
    Géorgie : 99,99%
    Cuba : 99,97%
    ….
    Algérie : 89,00%
    Arabie : 86,1%
    Tunisie : 77,7%
    Libye : 76,97%
    Djibouti :70,3%
    Maroc : 70,1%

    comment peut-on dire de notre système éducatif qu’il est le pire du monde arabe??

    De plus a population équivalente, nous présentons chaque année environ 760.000 candidats au BAC soit 2 fois plus qu’au maroc qui en présente environ 350.000.

    Ce classement me rappelle celui sur internet, finalement en choisissant les critères sur « mesures » on pourrait classer le zimbabwe devant le japon!!

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    Farid1
    29 avril 2018 - 18 h 22 min

    C’est quand même étrange qu’on voit dernièrement que des classements défavorables à l’Algérie…. Droits de l’homme, école, économe, etc…. seule l’armée est bien classée.. comme au temps de Saddam que ces spécialistes avaient gonflé l’armée irakienne jusqu »à la considérée imbattable.
    du louche là dedans

    # TOUS DES IMAMS !
    29 avril 2018 - 18 h 03 min

    les islamistes veulent que nos enfants soient tous des imams !!!! lol
    les premiéres périodes d’éducation chez un enfants sont les plus déterminantes : si ça part à la mosquée à l’age de 3 – 4 ans sans vraiment savoir ce qu’il fait (le pauvre ) alors forcément ça deviendra jamais un cardiologue ou un architecte ….mais plutot un imam raté !

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    avec des djamel ould...
    29 avril 2018 - 17 h 59 min

    …ça ne pouvait finir que comme ça .
    AP :  » L’Ecole algérienne est-elle vraiment la pire dans le monde arabe ?  »
    vous avez des doutes ? moi pas , trés loin méme .
    bah on a qu’à voir le résultat aujourd’hui : 9 personnes sur 10 ne savent pas s’exprimer , ni en arabe , ni en amazigh et encore moins dans une langue d’avenir ( anglais , français ..) . les générations montantes sont bel et bien foutues : ce n’est qu’en 2018 que le peuple se rend compte qu’il n’a pas de langue ! (rien que ça ).
    Pour ceux qui se croient arabes : regardez par exemple les émirats , ils ne sont pas dupes : ils sont arabes mais 99% de leurs administrations et business c’est de l’anglais !!!!
    conseil : tout est à refaire du début …particulièrement l’éducation dans toutes ses variantes …

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    areski
    29 avril 2018 - 17 h 57 min

    en 70 nous étions de loin les meilleurs du monde!!

    Anonyme
    29 avril 2018 - 16 h 55 min

    Quand on supprimera la religion des programmes scolaires l école algérienne ira mieux car elle ne se consacrera qu à la transmission du savoir et non à l apprentissage des ablutions et a la manière de laver les morts…ce sera la vie qui l emportera sur un au delà hypothétique….

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    Mourad
    29 avril 2018 - 15 h 50 min

    Bonjour
    Le système est telle qu’il est et il faut faire avec pour le tirer vers le haut et anticiper les évolutions du monde. Y intégrer le codage, les nouvelles technologie, la conception des drones de tout type et l’Intelligence Artificiel. En attendant, ceux qui critiquent et qui sont membre de ce système éducatif, que font ils pour améliorer de l’intérieur ce même système. Ils ne font que critiquer sans apporter de solutions et cela est pire. Ne cherchent ils pas à saboter le système. Ils en vas de notre avenir commun. Les élèves d’aujourd’hui sont les adultes de demain et mal les préparer est hypothèquer notre avenir et celui de notre pays.

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    Sagesse
    29 avril 2018 - 15 h 31 min

    La qualité de l’enseignement n’a rien à voir avec la guerre ou la paix ; il dépend des programmes, de la pédagogie et du niveau des enseignants ; la guerre empêche beaucoup d’aller à l’école, certes, mais ceux qui y vont encore peuvent recevoir un enseignement de qualité, en fonction de ces 3 critères (programme, pédagogie, niveau des enseignants).

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      Rabah
      12 mai 2018 - 23 h 16 min

      Notre ecole est le resultat de plusieurs decennies de degradation volontaire
      Notre ecole a ete l’objet de lutte ideologue le courant islamisant l’ayant dominee et impose ses conceptions
      S’eloignant du veritable savoir notre ecole a ete faconnee pour aller dand cette direction au nom de concepts decoulant de l’idelogie islamiste
      Ainsi l’enseignement des matieres religieuses et la predominances de pratiques religieuses a pris le pas sur un enseignement ouvert et a orientation vers le progres
      Dans ce cadre l’arabisation et l’enseignement en arabe n’a pas echappe aux memes modalites
      Notre ecole a fini effectivement au bas du tableau
      Pour sauver notre ecole il faut d’abord commencer a la liberer de l’etreinte islamistante pour liberer le terrain aux ameliorations neccessaires

    Amine
    29 avril 2018 - 14 h 50 min

    Je m’attendais à une analyse scientifique et des critiques objectifs à cet classement , mais bref c’est un article de soutien à Mm benghabrit , qui reflète une arrière idéologique loin de tout objectivité.

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      PREDATOR
      29 avril 2018 - 19 h 28 min

      Amine
      29 avril 2018 – 14 h 50 min

      C’est que je pensais
      je ne vois pas en quoi l’école a avancé sous sa tutelle, pire ça a régressé
      Arrêtez de balancer tous vos maux et vos errements aux islamistes

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        Anonyme
        29 avril 2018 - 21 h 39 min

        @PREDATOR ; Vous les islamistes vous êtes la plaie puante de l’humanité pas seulement de l’Algérie !

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