Contribution – L’illusoire modernisation de la langue arabe à l’ère de la crise

arabe économie
Comment moderniser l'arabe ? D. R.

Par Mesloub Khider «La langue propre à chaque peuple peut devenir un grand pont pour son propre avenir.» (Stendhal)

En cette période de crise, à l’heure des règlements de comptes avec l’économie rentière trop longtemps insouciante du développement industriel productif, on préfère régler ses comptes à la langue arabe censée impulser le développement de l’Algérie vers la modernité, via la modernisation de l’enseignement. On veut redonner à l’arabe ses lettres de noblesse pour renouer avec la noblesse des lettres arabes.

Ainsi, pour tenter d’amorcer la modernisation du pays, en proie à une crise sociale et économique profonde, nombreux sont ceux qui réclament la modernisation de la langue arabe afin de permettre l’amélioration du système éducatif algérien coupable, selon eux, de l’échec scolaire des élèves et donc du sous-développement économique de l’Algérie.

Certes, il est louable de vouloir moderniser la langue arabe pour la rendre plus «compétitive», faute de la rendre plus littéralement imaginative, en renouant avec sa prolifique poésie préislamique créative. Mais encore faut-il s’entendre sur le concept de modernité ou de modernisation. Car la modernisation d’une langue implique déjà que soit acquise cette modernité. En effet, la langue suit la modernisation de la société et non l’inverse. Or, dans le cas de l’Algérie, on peut douter de l’existence de cette modernité.

On ne révolutionne pas une langue sans révolutionner préalablement les structures sociales archaïques sur lesquelles cette langue repose. On ne bâtit pas une langue moderne dans une société encore prisonnière de mœurs conservatrices. En particulier quand cette langue est érigée en langue sacrée par la religion. Quand elle est consubstantiellement incorporée à la religion à laquelle elle sert de servante de sa pensée théologique, de vecteur exclusif de l’apprentissage coranique.

On ne peut moderniser une langue dans une société dépourvue d’une économie productive, dans un pays à l’économie fondamentalement rentière. C’est le développement économique qui porte la langue, et non l’inverse. Ce n’est pas l’esprit qui guide le monde. C’est le monde concret qui façonne l’esprit. Ce n’est pas la conscience qui détermine l’être, c’est l’être social qui détermine la conscience.

Ce n’est pas la langue qui développe l’économie, c’est l’économie qui développe la langue. A économie sous-développée, langue sous-développée. Dans le cas de l’Algérie, doublement pénalisée, et par le sous-développement économique et par le poids écrasant de la religion, toute modernisation de la langue arabe est illusoire.

Pour accomplir ce saut dans la modernisation de la langue arabe, l’Algérie doit réaliser une double révolution : d’une part, s’arracher au niveau de l’éducation à l’emprise délétère de la religion pour expurger l’enseignement de ses scories religieuses ; d’autre part, changer radicalement d’orientation économique par l’impulsion d’un développement industriel novateur et performant. Tout le reste n’est que littérature.

«La plus haute tâche de la tradition est de rendre au progrès la politesse qu’elle lui doit et de permettre au progrès de surgir de la tradition comme la tradition a surgi du progrès.» (Jean d’Ormesson)

M. K. 

Comment (37)

    Zombretto
    13 mai 2018 - 17 h 12 min

    D’après certains intervenants ici, la langue arabe n’a nul besoin de se développer car elle est déjà aussi riche que possible. Pensez donc ! 50 ou 100 mots pour dire « lion » ou « miel » là où l’anglais et le français, ces langues indigentes et arriérées, n’ont que deux ou trois misérables vocables à proposer. Si pour chaque mot français ou anglais il y a 100 mots arabes, alors comment se fait-il que l’arabe possède 60 000 mots de vocabulaire (d’après ses propres laudateurs) alors que l’anglais en avait un million il y a plus de 30 ans, et probablement 10% ou 15% de plus aujourd’hui ?
    La réalité est que les pays arabo-musulmans ont perdu toute initiative dans la conduite de leurs affaires. Il n’en tient pas qu’à eux de faire ceci ou cela, car ils n’en ont ni la capacité, ni la liberté. Ils dépendent entiérement de l’Occident pour satisfaire leurs besoins dans tous les domaines. S’ils avaient l’initiative politique, économique, culturelle ou dans un domainqu, la langue elle-même suivrait.




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      Zombretto
      13 mai 2018 - 19 h 38 min

      P.S. L’anglais compte plus d’un million de mots, et encore ce chiffre n’inclut pas les dizaines de millions de mots specialisés, comme par exemple plus de 50 millions de noms de substances chimiques, des millions de noms d’insectes, des millions de noms de plantes, etc., là où l’arabe en a peut-être quelques centaines ou quelques milliers tout au plus.




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    De A à Z
    13 mai 2018 - 9 h 09 min

    @ Mesloub Khider
    Je pars de votre aveu sur les limites de votre texte dont la problématique n’arrive pas à émerger clairement. Ce dont vous convenez facilement et qui vous grandit.
    Vouliez vous vous référer, comme Amine Zaoui, que je trouve toutefois monomaniaque, à la prise en otage de la langue arabe pour en faire uniquement une langue liturgique, sacralisée et déconnectée des exigences qu’impliquent la modernité?
    Je rejoins également votre constat de voir en cet espace, un espace d’échanges courtois et argumentés dont il faut conserver l’esprit.
    Les imprécations ne sont qu’aveu d’impuissance.
    Le naufrage de l’école algérienne n’est pas imputable à la seule Benghabrit et elle ne saurait servir à elle-seule de bouc-émissaire par les charges fallacieuses de ceux qui n’ont jamais abandonné le projet d’un état théocratique qui, lui, sera en mesure de dire quoi penser, que penser, comment penser au nom de tous les apprentis vicaires, interprètes de la parole divine.

    Tout comme vous, je refuse l’anathème et l’intimidation qui confondent une névrose collective, qui fait l’économie d’affronter ses propres démons sous la forme d’une névrose individuelle avec la défense d’une religion.Cette dernière, composante identitaire d’un pays doit être tenue à l’écart des manipulations.




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    Abou Langi
    12 mai 2018 - 8 h 38 min

    Dire qu’il y a un lien entre le niveau de développement économique et la langue ou que l’un détermine l’autre c’est aller vite en besogne.

    Bessah atansyou, je ne dis pas que la modification du mode d’existence ou de production des richesses n’a aucun impact sur la langue. Si on comparait l’évolution des langues à un moment de l’histoire on constaterait que la langue arabe est plus riche que la langue anglaise et française qui n’étaient qu’un amalgame de dialectes et de langues vernaculaires à l’origine.

    Le développement du capitalisme qui unifie presque tous les modes de consommations et de production des besoins d’existence aurait dû unifier les langues ou du moins les enrichir. Or on constate que la technologie produit des effets inverse : le texto. Je ne parlerais pas du langage binaire qui se réduit à deux chiffres 1 et zéro. Avec ces deux chiffres-là on peut communiquer comme on veut. Si le mode de production impacte la langue la langue en soit n’a pas une grande importance. La Finlande, la Suède, la Norvège sont des pays très développés. La langue arabe est plus riches que leurs langues. Mais si on veut acquérir une technologie c’est à ces petits pays qu’il faudrait s’adresser.

    Conclusion : je pense que le problème c’est plus la culture et la religion que la langue en soit.

    L’idée serait donc de réserver la langue arabe el fos’ha uniquement au domaine religieux. L’Anglais ou le français pour l’enseignement et la communication globale et enseignement scientifique . Et les langues régionales pour les régions.




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    Kahoui
    12 mai 2018 - 7 h 17 min

    Ce débat sur cette thématique est en réalité fondamental pour l’avenir du pays. Beaucoup malheureusement font une confusion sur la portée de l’enseignement et de l’utilisation des langues dans notre pays. L’arabe est incontestablement une langue importante dans l’utilisation quotidienne et dans le discours officiel de l’etat et nul, je pense, ne conteste sa place en tant qu’outil fédérateur national. Mais il est une chose qu’il faut bien comprendre, c’est que le monde avance non pas sur des principes sentimentaux ou liés au passé national de chaque pays mais comme l’énonce clairement M.K. sur l’assise économique. Les pays développés comme les pays émergeants utilisent comme langues de travail et langues de la technologie, du business et de la science non mas forcément la langue liée à leur historicité et patrimoine culturel mais la ou les langues qui permettent de travailler et de communiquer non plus seulement à l’échelle nationale mais de plus en plus à l’échelle internationale. Il est certain que les pays anglosaxons et germaniques dont les langues sont prochedtont un avantage certain dans ce réseau mondial de communication et d’échanges. D’autres langues ont pu acquérir un statut de langue de travail et de communication bien qu’à une echelle plus restreinte. Elles ont acquis cette possibilité pour deux raisons au moins: les nations en question ont un passé marqué par un patrimoine scientifique et technologique certain. Ce sont des pays qui ont vu naître même des sciences nouvelles comme par exemple l’Angleterre et la France qui ont posé les fondements de la géologie, de la paléontologie et de l’archéologie. Ces pays ont de plus maintenu leur maitrise et prééminence dans ces sciences jusqu’à l’époque moderne. Une autre possibilité est que ces pays ont pu utiliser leurs langues nationales dans la transmission des connaissances à l’échelle nationale et universitaire grâce à un recours astucieux : c’est le cas du Turc qui sert de langue d’usage y compris scientifique dans les universités. Il n’y a point de mystère sur la raison qui ka transcription en alphabet latin de cette langue. Cet artifice permet l’importation et l’inclusion de tous les termes scientifiques et technologiques depuis les langues « internationales » à savoir l’anglais vers le turc sans effort. En somme cette langue sert surtout de liant à un vocabulaire étranger directement importé. On notera que le farsi n’a pu en raison de sa graphie faire la même chose. Ce qui fait que la langue de travail reste l’anglais en Iran. Maintenant venons en à l’arabe. Outre le fait qu’une langue nécessite concrètement de pouvoir s’ ouvrir à l’incorporation de termes étrangers, il faut qu’il y ait un substrat scientique conséquent et conséquent pour faire la matière de publications en volume et qualité suffisants. Ce qui n’est le cas d’aucun pays arabe. Pour commencer il faut que l’arabe soit poreux et perméable à l’admissiobyd’un volume énorme de terminologies scientifiques et techniques. Ceci suppose un effort sans précédent dabs la traduction et l’edition de cette terminologie. A ma connaissance un seul pays a essayé cette démarche c’est l’URSS dont les éditions MIR avaient réalisé des traductions en chimie par exemple dont aucun pays arabe n’a été capable. Car il faut non seulement d’excellents traducteurs mais une puissance d’édition dont seuls les anciens pays socialistes étaient capables. En résumé le constat de M K. est malheureusement vrai. Dans le contexte actuel la modernisation de l’arabe est quasiment impossible. Il n’y a même pas d’academie de cette langue ni à l’échelle nationale ni â l’échelle arabe. Un des tabous est bien sûr le lien à la religion. Toute tentative d’enrichissement ou de transformation de cette langue étant percue comme une entreprise de falsification du livre saint. Quand à ceux qui qe réjouissent des progrès de l’arabe dans l’expression en Algérie il faut bien voir que certes il y eu des progrès dans l’usage de cette langue mais que parallèlement il y perte croissante de la maîtrise des langues étrangères. Jusqu’a cette absurdité de refuser d’enseigner les sciences en français ou anglais dans le secondaire pour y être contraint ensuite à l’université.




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    Mesloub Khider
    12 mai 2018 - 3 h 39 min

    Quand l’anathème supplée l’absence de thématique convaincante. À l’attention de Mme Ch. Tous les intervenants, assurément de tendances politiques modernes diverses, d’obédiences confessionnelles variées, ou athées pour d’autres, acquis à la modernité, à l’ouverture d’esprit exemplaire, habitués certainement aux débats d’idées, aux controverses courtoises en dépit des divergences d’opinions, ont fait preuve de beaucoup de courtoisie dans leur commentaires, ont affiché leur avis avec beaucoup de respect et d’éducation pour commenter mon article, en dépit de leurs divergences formulées avec déférence et civilité. Ils n’ont à aucun employé des termes dégradants, irrévérencieux. Et vous, femme et musulmane de surcroit, vous avez employé, sur un ton insolent et hystérique qu’on devinait même dernière notre écran d’ordinateur, toute une panoplie de qualificatifs outrageants et flétrissants (rhétorique souvent employée par vos « frères » intégristes pour disqualifier l’interlocuteur, l’adversaire politique, pour pourfendre l’ennemi à abattre). Qualificatifs injurieux qui n’étaient d’ailleurs pas destinés à moi seul mais aussi à tous ceux qui ne pensent pas comme vous. Le pluriel en porte la preuve. Voici un florilège de mots doux utilisés par notre Dame romantique animée d’un grand amour musulman pour l’humanité : « esprits tordus et obtus », « benêts », « complexés » « arabophobes », « islamophobes », PIRE ENCORE : « maillons faibles de la chaîne humaine » (en langage cru : déchets de l’humanité)», « racistes », « énergumènes ». Et vous ajoutez en prenant Dieu à témoin : « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! « . Vous devez regretter de ne pas être à la tête d’un Pouvoir islamique, mon sort aurait été scellé.
    Eh bien, je suis honoré d’être classé parmi vos ennemis. Et donc, de ne pas être votre ami. J’ai toujours dit que le ver est dans le fruit, quel que soit l’aspect du fruit.




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      Mme CH
      13 mai 2018 - 10 h 08 min

      Mr Khider, je vais résumer ma réponse:
      – J’ai utilisé la phrase: « avec tout le respect que je vous dois » mais celle là n’a pas été notée dans votre commentaire.
      -Les qualificatifs que j’ai utilisé ne sont pas injurieux mais ont tous un sens dans le dictionnaire.
      – Je regrette mais « Maillon faible de la chaîne humaine » ne veut pas dire « déchet de l’humanité », il faut revoir votre source.
      -Concernant le proverbe  » Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge !  » justement, je l’ai utilisé pour dire la même chose que vous: « le ver est dans le fruit, quel que soit l’aspect du fruit. » ……toutefois, je dois signaler que les algériens ne seront jamais mes ennemis même si je croise la plume avec eux.
      -Concernant mes « frères », je dois vous dire que je n’ai ni frères ni sœurs, je suis la fille unique..!
      -Quant au « pouvoir », cela me suffit que l’Islam soit la religion de l’Etat (article 2 de la constitution).

      Par ailleurs, je vous demanderais de lire (pour diversifier un peu vos références) l’ouvrage d’une occidentale, Sigrid Hunke:« soleil d’Allah brille sur l’Occident ». qui relate, , les liens intrinsèques de l’Orient et de l’Occident à travers la formidable aventure humaine, scientifique et culturelle de la civilisation arabo-musulmane, à la lumière des immenses réalisations des savants musulmans.
      « S.Hunke rend hommage à ces inventeurs de génie, trop longtemps ignorés des manuels scolaires et aujourd’hui encore souvent réduits au rôle de simples traducteurs des textes des Anciens.
      Au fil du texte, on comprend comment l’Islam invite à l’observation et l’analyse des phénomènes naturels, à la recherche intellectuelle, au progrès et à la science. La référence religieuse sert de moteur à la dynamique de la créativité humaine dans des domaines aussi variés que les sciences, la littérature ou l’architecture.
      Et que dire des multiples apports scientifiques des arabes dans les domaines des mathématiques, de l’astronomie et de la médecine ? Pour le musulman, l’univers entier est la preuve de l’Unité de Dieu ».

      Bonne lecture et sans rancune aucune.




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    ZORO
    11 mai 2018 - 17 h 48 min

    La langue arabe en Algerie est entrain de demontrer jour apres jour qu elle est la seule langue qui survivra à toutes les langues malgres le contexte defavorable dans lequel elle evolue et les attaques interieures et exterieures qui visent a l aneantir au profit du francais qui agonise et n arrive plus a avoir sa place et son mot chez lui dans la communauté europeenne. Je retiens en memoire dans les annees 80, une chaine tv française et son presentateur de journal ont ete blamés par leur conseil audiovisuel pour avoir uiliser un mot anglais qui avait son equivalent en francais.Chez nous du president j usqu aux cuisinieres des toutes les radios algeriennes tout monde s empresse a servir le francais colonisateur qui nous detient comme butin et non l inverse comme on essaye insidieusement de nous le faire avaler.La langue arabe en algerie a comme plus grand ennemi le pouvoir qui a gele la loi sur la generalisation de son utilisation ,et qui participe et active sournoisement a son effacement total de notre environnement toujours au profit du fancais qui se dirige inéluctablement vers son trepas. La langue arabe en Algerie est la seule au monde dont le niveau langue de son ministre de l education demotive le plus acharné des apprenants a fournir des efforts dans cette langue sachant qu on peut etre ministre de l education sans etre simple connaisseur de cette langue.
    Enfin j espere pour la langue dite » Amazigh  » qu elle ne subira pas les memes affronts de la part du pouvoir et que ceux qui doivent la promouvoir soient ses enfants et non des apprentis de langue de dernieres heures enroles pour tuer nos langues et nous maintenir comme butin au francais fantome au futur.
    Malgres tout la langue arabe resiste et ne mourra jamais grâce sa force tiree de l eternel coran.
    SigneZORO ….Z….




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    Algérienne
    11 mai 2018 - 17 h 19 min

    Il faut lire Mohamed Arkoun, l’historien, philosophe Algérien et Berbère bien de chez nous
    ( né à Aït- Yenni, en Kabylie ) pour comprendre pourquoi la langue Arabe est en stagnation, et à l’état végétatif depuis des siècles .Les premiers responsables de cette lamentable situation, sont bel et les Arabes.
    Le Xeme siècle fût indéniablement le théâtre dune culture arabe très brillante, au sein du monde musulman, et tous les penseurs avaient lu et étudié Aristote et Platon dans la langue grecque, et plusieurs d’entre eux réalisèrent des traductions issues des travaux de la pensée philosophique de la Grèce Antique. La culture musulmane était ouverte à d’autres cultures,et l’humanisme a connu un éssort sans précédent dans le monde musulman.
    Pourquoi ? Simplement parce que la religion n’était pas en situation de prétendre contrôler la culture, et la vie intellectuelle. Au xiiieme siècle, s’est produit en revanche, une rupture au sein de la pensée islamique, signant la fermeture des portes de « l’etjtihad ». De nos jours, qu’on le veuille ou pas, l’Occident assimile de facto l’islam et la langue Arabe aux préjugés, et stéréotypes négatifs que sont le fondamentalisme intégriste,terreau du terrorisme, incompatible avec la démocratie,et la modernité.
    Concernant notre pays, je pense qu’il faut revenir en toute urgence au bilinguisme et l’enseignement des maths, physique, et des sciences en langue française, et d’armer les enfants avec la langue Anglaise, dès le primaire. Un enfant assimile vite,et la meilleure période pour l’acquisition d’une langue étrangère pour un enfant, se situe entre 1et 7ans. Ce n’est qu’a ce prix que le pays pourrait se mettre au diapason des nations qui assurent le transfert des technologies sans aucune difficulté. En Chine,l’apprentissage de la langue Anglaise est obligatoire dès la 1ere ou 2eme année primaire. Les résultats parlent d’eux mêmes,la Chine est numéro mondial économique, qui fait même peur même aux USA. À retenir, à quelques exceptions près,les pays polyglottes ont toujours de belles mesures d’avance sur les autres.




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    Rayah
    11 mai 2018 - 15 h 04 min

    L’arabe , la langue de la rigueur, de la science, de la phylosophie, de la medecine, de l’astronomie, de la theologie. Un grand nombre de crateres sur la Lune portent des noms d’illustres savants qui ont ecrit en arabe. La seule langue capable de traduire le Grec avec precision, ce qui a permis a la civilisation grecque de transiter en Latin. Professeur J.Khalili de l’Universite de Surrey UK a presente des programmes a la television BBC1,BBC2,BBC4, decrivant la contribution de l’arabe en physique,medecine et astronomie. 50% du vocabulaire espagnol est en arabe. Ceci dit je ne suis cependant pas le seul a avoir des difficulties a maitriser l’arabe et ce probleme est similaire a celui auquel etait confronte l’Europe face au Latin ce qui a donne les langues modernes (anglais, francais,allemand,espagnol,italien , etc… Nous avons besoin de l’arabe modernise, l’arabe algerien, la Derdja , qui s’adapte a la demande de la rue. Une evolution de l’arabe vers la Derdja serait la solution naturelle. La Derdja nous a deja donnes ‘ya bin sidi ya khouya’, chaabi de Hadj El Anka et Hadj Mrizek, sob rachrach de Zoulikha, Hizia , les chansons de Khelifi Ahmed, ya rayah de Dahman El Harachi. La Derdja nous permet deja de nous identifier en tant qu’algeriens dans tous les coins du Monde. Elle me permet de communiquer avec mes compatriotes avec le moindre effort, instinctivement. Le gouvernement doit realiser que nous avons notre langue nationale, l’algerien parle, la Derdja.




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    lhadi
    11 mai 2018 - 11 h 28 min

    Certains de nos compatriotes pensent que le réel se limite à leur savoir.

    Pourquoi ?

    Parce que leur cadre est limité à leur cercle de connaissance et n’ont pas la curiosité d’aller voir ailleurs.

    Le monde ne se limite pas à l’expérience de chacun.

    Voyagez, dépaysez-vous, quittez vos positions assises, faussez compagnie à la quiétude satisfaite de vos enracinements. De plus loin, vous verrez autre chose, mais vous verrez surtout le lieu d’où vous voyez les choses.

    Fraternellement lhadi
    ([email protected])




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    Mesloub Khider
    11 mai 2018 - 11 h 12 min

    M. BEKADDOUR MOHAMMED. Tu me demandes pourquoi je réclame l’exclusion de la religion de l’école. Je t’apporte deux arguments qu’aucun Algérien ne peut contester, nier. Le premier est d’ordre pédagogique. Il repose sur le constat d’échec total du système éducatif algérien noyauté par les islamistes soucieux avant tout de propager leur doctrine salafiste plutôt que de diffuser les savoirs scientifiques indispensables au développement psychologique, social et intellectuel de l’élève scolarisé à notre époque moderne. Le second est d’ordre politique : à peine la religion a pénétré l’école à dose massive, imposée par le régime de l’époque dans les années 70, que moins d’une décennie plus tard, l’Algérie s’est transformée en abattoir humain dans lequel chaque jour, durant plus d’une décennie, des dizaines d’Algériens étaient sacrifiés au nom de l’islam. Résultat : 250 000 morts. Ne serait-ce que pour ces deux raisons, la société se doit de protéger ses enfants de cet endoctrinement, d’épargner l’école de cet envahissement doctrinaire islamiste. Enfin il est temps de faire cesser l’hémorragie intellectuelle algérienne, le gaspillage éducatif, l’hécatombe scolaire, le génocide des intelligences algériennes. Certains, aveuglés par leur religion et sourds à la modernité, sont prêts à priver d’un regard rationnel et scientifique nos enfants au point de les affliger de cécité intellectuelle et de surdité culturelle, juste pour perpétuer leurs ténébreuses croyances moyenâgeuses. Enfin, la religion est une affaire du cœur humain, elle n’est pas l’affaire du corps enseignant. Elle relève de la sphère privée, elle n’a pas à envahir l’atmosphère publique. Nous avons le droit d’immuniser nos institutions publiques de la religion. La place de la religion est dans la tête et le cœur de l’individu, et non pas à la tête de l’Etat ni au cœur de l’école.




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      Kassaman
      11 mai 2018 - 15 h 26 min

      M. Khider, vous semblez confondre Islam et wahabisme. L’idéologie qui a anéanti les esprits et l’humanité des égorgeurs de la décennie noire c’est le wahabisme.
      Vous tenez mordicus à votre axiome selon lequel, l’Islam est antithétique du progrès et des sciences, rien n’est moins faux. Mais c’est votre croyance et vous en avez le droit. Toutefois, de grâce ne l’imposer pas à tout le monde au travers de vos affirmations péremptoires et souvent historiquement fausse.
      J’ajouterai qu’il est du devoir de l’état, représentation de la volonté du peuple, de prendre sa part dans la transmission de nos valeurs ancestrales, de notre religion. Sans cela, la nature ayant horreur du vide, les jeunes iront assouvir leur besoin métaphysique à des sources nauséabondes telle que le wahabisme ou le frérisme.
      Mes cordiales salutations.




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      Mme CH
      11 mai 2018 - 22 h 33 min

      Mr Khider, avec tout le respect que je vous dois, vous avez tout faux…! Il y a trop de leurres dans votre article + commentaire qui peuvent semer le doute et la confusion dans l’esprit des benêts et des gringalets…!

      Alors vous réclamez l’exclusion de la religion -(Islam)- pour la remplacer par une autre religion, celle du communiste athée Freinet, par exemple, ou par celle de Najat Vallaud..etc….??? Pourquoi tourner autour du pot, dites clairement (A+B) ce que vous préconisez…sans utiliser les mots éblouissants et les virages sinueux..!

      Corrigez cette phrase svp: « Le constat d’échec total du système éducatif algérien noyauté par les islamistes »…Mais Mr vous nous prenez pour qui..?? Juste après L’indépendance, le système éducatif algérien a été noyauté par les communistes (que Fafa a formé), socialistes, baathistes, progressistes, libéraux…francophiles…!
      A vous entendre parler, les simples d’esprit vont croire que les présidents Benbella, Boumediène, Chadli…Kafi, Zeroual..Bouteflika sont des islamistes??? Que M. Ben Ahmed Abdelghani, A.Brahimi, Kasdi Merbah, M.Hamrouche, S.A Ghozali, B.Abdessalam, Rédha Malek, M.Sifi, A.Ouyahia, A.Benbitour, A.Benflis,… étaient des islamistes..?? Que A.Benhamida complètement à gauche à l’époque, A.Benbouzid qui est resté 20 ans cloué sur son koursi étaient des islamistes?? Et la ministresse N. Benghabrit-Remaoun est une islamiste..??

      Deuxième point, vous dites: « à peine la religion a pénétré l’école à dose massive, imposée par le régime de l’époque dans les années 70, que moins d’une décennie plus tard, l’Algérie s’est transformée en abattoir humain »….c’est vraiment de la pure affabulation..qui prouve l’étroitesse d’un esprit…!! Qui a concocté les événements d’octobre 1988…??? Oui,…. mais qui sont les commanditaires de cet « abattoir humain »…??? Les mêmes commanditaires actuels des printemps zarabes qui voulaient dépecer l’Algérie..les mêmes qui nourrissent les Makabés et les espions de Ghardaïa..et qui nourrissent les maillons faibles des musulmans..!

      Le peuple a payé les frais d’une guéguerre entre l’Oncle Sam et l’Oncle François qui se disputaient l’Algérie pour ses richesses, sa situation géopolitique et géostratégique..! Lisez la note officielle du PS (Mitterrand, 1993) dévoilé par Rédha Malek à la presse et vous saurez qui a allumé le feu à la cité…!!

      Et pour finir, vous dites: « la place de la religion est dans la tête et le cœur de l’individu, et non pas à la tête de l’Etat ni au cœur de l’école »…et moi je vous dis oui : la religion est dans la tête et le cœur de l’individu et l’Islam est la religion de l’Etat, article 2 de la constitution, prenez la peine d’y jeter un coup d’œil…! Vous vous trompez de pays, nous ne sommes pas un pays Laïc…!!!




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      BEKADDOUR MOHAMMED
      12 mai 2018 - 4 h 36 min

      @Mesloub Khider
      11 mai 2018 – 11 h 12 min
      M. BEKADDOUR MOHAMMED. Tu me demandes pourquoi je réclame l’exclusion de la religion de l’école.
      —————————————————————–
      Tu m’as bien répondu, et je t’en remercie, je sais qu’on ne va pas éternellement discuter, que nous vivons une étape, qu’à un moment il faudra que quelque chose de positif soit, déjà en son temps El Marhoum Houari Boumédiène TONNAIT que la langue arabe devait devenir la langue du fer et de l’acier, donc c’est un vieux problème que la modernisation, mon modeste apport consiste en un témoignage, j’ai eu à l’université de Grenoble en 1976 un professeur, (Et quel !), qui m’avait fait cette exhortation « Il faut exploiter le vécu »… Si nous savons nous entraider nous nous en sortirons, il faut donc nous entre écouter, et ces commentaires y contribuent. L’expérience française est très instructive sur cette histoire de « Religion », je l’ai vécue donc, j’ai pleinement intensément vécu l’école laïque française, mais j’avais d’avoir avant elle d’avoir juste appris par coeur une partie du Coran, (15 hizbs), l’apprentissage par coeur du Coran a une vertu « insoupçonnable », par contre je te comprends cinq sur cinq lorsqu’il y a l’intervention d’un enseignant qui guide l’élève à sa compréhension, je te comprends au sujet des 250 000 morts, j’ai vécu toute cette période là en Algérie, j’ai appris, découvert, et j’ai vécu un scénario plus qu’instructif, je dois hélas abréger, oui pour une école dédiée exclusivement à former aux sciences exactes, et à l’éveil sur tout, sur la planète, sur soi, son environnement, ses traditions, l’éveil au réel, mais contrairement à la France, ce qui nous distingue c’est que la langue arabe est une donnée d’abord coranique, par conséquent l’apprentissage par coeur du Coran, juste l’apprentissage par coeur c’est un cadeau que l’adulte aura fait à l’enfant, il saura bien cet enfant plus tard grâce aux savoirs « laïcs » faire lui même la jonction car j’ai vu en France ce que c’est que de ne plus avoir de religion, quels dégâts ! Les voici livrés au mariage pour tous, ça veut tout dire, ça n’est pas venu ex nihilo, à nous d’éviter leur malheur, je dirai leur malchance ! Je te renvoie pour terminer à ce que dit jadis Houari Boumédiène, la langue arabe doit devenir la langue du fer et de l’acier… Inchallah !




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    Algérienne
    10 mai 2018 - 21 h 44 min

    Une langue ne se modernise pas du jour au lendemain, c’est au lexicographes de suivre son cours,et de l’adapter intelligemment au fil du temps. À titre d’exemple,c’est de cette manière que la langue anglaise est passée du vieil Anglais, au middle English,puis à l’anglais moderne, en s’enrichissant au fil des siècles du socle Latin, et d’autres langues latines et germaniques,et même de la langue Arabe. Alcohol en Anglais, ou alcool en Français, ont pour origine le mot elkouhoul en arabe. Ceci n’est qu’un petit exemple.
    Au regard de la langue Arabe, cela relèverait de l’ignorance que d’avoir à occulter sa richesse à tout point de vue: images, métaphores, onomatopae, rythme, rythmique etc.. Le poète Ahmed Chawki est à jour incontournable au vue de la beauté de ses poèmes, et qui ont aiguisé la curiosité plus d’un poète contemporain, en passant par le grand poète Américain T.S.Eliot. Même registre pour Al Djahidh, qui excelle dans la satire, et qui reste un écrivain hors pair dans ce registre. Ceci sans parler de toute la panoplie de savants qui ont excellé et engendré un héritage littéraire hors paire pendant a période pré islamique.
    Et qu’en est- il du grand savant Perse
    Avicenne, Ibn-Sina ,980-1037, philosophe, médecin, Mathématicien, et astrologue Perse ? Il demeure incontestablement le génie représentant de l’universalité de la connaissance à ce jour. Son ouvrage Al- Qanun El -Tib, qu’il a rédigé en langue arabe, connu comme le
    « Canon » a été le manuel des références des écoles Européennes
    jusqu’au xviieme siècle. Pluridisciplinaire, à 10 ans, Ibn-Sina connaissait déjà le Coran, les belles-lettres, la philosophie, et les lettres grecques. Il est indéniablement la clé de voute de l’âge culturel de l’époque. Et tous ces grands poètes, écrivains, savants arabes, qui ont marqué l’âge d’or, de l’Orient jusqu’à Cordoue,et Grenade?
    Est ce que la langue arabe était un obstacle pour tous ces penseurs et savants pour arriver au summum du savoir et de sa pensée philosophique? Aucunement. Lisez juste La Moukadima de Ibn khaldoun un Arabe, relisez la en Français, et vous verez de suite la grande différence,au regard de la beauté du texte.
    La langue Arabe est un outil sans pareil en littérature, et dans bien d’autres disciplines. Ça n’est pas la langue arabe qui est à blâmer, mais la réflexion arrêtée, embrigadée, arriérée, cadenassée, complexée des Arabes d’aujourd’hui, avides non pas de savoir et de connaissance mais d’argent facile,de consumérisme, et d’intérêts bassement matériel.
    En revanche, les Arabes d’aujourd’hui excellent dans…. la langue de bois.




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    Mme CH
    10 mai 2018 - 17 h 05 min

    Aux esprits tordus et obtus, aux benêts, aux complexés, aux arabophobes, aux islamophobes, aux maillons faibles de la chaîne humaine, aux Aras bleus, aux racistes et aux énergumène qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, voici ce qu’a dit Sigrid Hunke (1913-1999) -une historienne des religions et écrivain allemande, spécialisée dans l’étude des religions-: « Comment l’Homme peut-il résister à la beauté de cette langue, à sa logique et à son éblouissement unique ? Même les voisins des Arabes, eux-mêmes, dans les pays qu’ils ont conquis, sont tombés sous le charme de cette langue. »..

    -L’arabe est l’une des principales langues parlées au monde avec plus de 300 millions de personnes dans divers pays arabes l’utilisant comme langue maternelle…
    – Elle est majoritairement utilisée en République centrafricaine et au Tchad, pays non-arabe, et de façon minoritaire dans plusieurs autres pays, dont l’Afghanistan, ladite Israël, l’Iran et le Nigeria. En 1974, l’arabe a été adopté comme l’une des six langues officielles des Nations Unies.
    -Plus d’un milliard de musulmans dans des pays comme l’Inde, l’Indonésie, le Pakistan et la Tanzanie étudient l’arabe comme langue étrangère principale ou secondaire pour l’usage liturgique et savant.
    -Le Prophète Muhammad (saws) a reçu les messages de Dieu en arabe par l’intermédiaire de l’ange Gabriel sur une période de vingt-trois ans.
    -Comme de plus en plus de non-arabophones se convertirent à l’islam, le Coran devint le lien le plus important entre les musulmans, Arabes et non-Arabes.

    -De nombreux chercheurs, arabes et non arabes, musulmans, chrétiens et même juifs, participèrent au développement de la vie intellectuelle en préférant utiliser la langue arabe. Un effort systématique de traduction à partir de diverses sources avait fait de l’arabe le moyen savant le plus approprié de l’époque dans des disciplines telles que la philosophie, les mathématiques, la médecine, la géographie et dans les diverses branches de la science. Beaucoup de mots empruntés au cours de cette période furent facilement assimilés en arabe et ensuite transmis à d’autres langues.
    -Une période de déclin commença au XIe siècle résultant de plusieurs facteurs, comme le début des Croisades, l’agitation politique en Espagne, les invasions turques et mongoles à l’Est, et les divisions internes au sein de l’Empire. Cela marqua une période de relative stagnation pour l’arabe, même si son statut de langue de l’Islam ne fut jamais été menacé.

    Le XIXe siècle a vu une période de renouveau intellectuel qui débuta en Egypte et en Syrie puis se propagea dans le reste du monde arabe, en commençant par l’expédition napoléonienne en Egypte, en 1798. L’expédition avait prévue l’introduction de la première imprimerie arabe en Egypte, et la traduction de nombreuses œuvres littéraires occidentales en langue arabe. Ce premier contact fut poursuivi par Muhammad Ali, un souverain éclairé égyptien, qui envoya des étudiants en France et dans d’autres pays pour étudier diverses disciplines; ces derniers revinrent en Egypte en tant que professeurs et écrivains. Le Liban avait été en contact avec l’Occident dès le XVIIe siècle, et avait maintenu un fort lien religieux avec certains groupes européens. D’autres influences occidentales provinrent d’immigrants arabes vers les Amériques et des missionnaires qui contribuèrent à la mise en place de langues étrangères, principalement l’anglais et le français, comme éléments importants du système éducatif dans certaines parties du monde arabe.

    -La flambée initiale d’enthousiasme à l’égard de l’occidentalisation s’est heurtée aux mouvements indépendantistes nationalistes qui étaient une réponse naturelle à la colonisation européenne dans la région. Ces mouvements étaient généralement liés aux deux grands piliers du nationalisme arabe : la religion musulmane et la langue arabe. Ainsi, les intellectuels arabes se sont trouvés déchirés entre le riche et glorieux patrimoine du passé et un avenir qui était devenu de plus en plus associé à la technologie occidentale et la modernité. Le XIXe siècle a vu le début du développement de la langue arabe en tant que langue moderne viable.

    -Avec la propagation de l’islam, de nombreux non-Arabes se sont retrouvés à apprendre l’arabe pour pouvoir lire le Coran. Ainsi de nombreuses langues qui tombèrent dans la sphère d’influence de l’arabe au travers de l’Islam ont adopté l’usage de l’écriture arabe. Pour la plupart, ces langues, étaient d’origine non-sémitique, comme le farsi (persan), le pachto, le Kashmiri, l’ourdou, le sindhi, le malais et d’autres (ouvrage de Kaye). (C’était un extrait de l’article: « Histoire et évolution de la langue arabe » de Samir Abu-Absi qui est professeur émérite d’anglais à l’Université de Toledo dans l’Ohio (MA et doctorat en linguistique de l’Université de l’Indiana), traduit par Amine Djebbar pour Les cahiers de l’Islam).

    Une petite chose, j’ai horreur des gens qui traitent les autres de racistes alors qu’ils sont eux mêmes racistes au premier degré.

    A suivre…!




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      Mme CH
      11 mai 2018 - 22 h 51 min

      Hé bien, ça fait mal au cœur, lorsqu’on lit de très beaux articles sur la langue arabe écrits par des étrangers, et d’autres pas beaux du tout écrits par nos compatriotes..! Pour quel objectif et pour faire plaisir à qui…??
      « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! »

      Voilà l’extrait d’un article intitulé: »Les raisons pour lesquelles l’arabe serait le plus beau langage de la planète » (publié le 16/02/2017)

      « La beauté est une chose toute relative et subjective : le beau pour quelqu’un peut devenir l’affreux pour un(e) autre, et inversement.
      La langue arabe, langue du Coran et de l’islam, ne déroge pas à la règle.
      Tandis que certains sont allergiques aux phonèmes et aux graphèmes de l’idiome arabe qu’ils trouvent agressifs, d’autres au contraire, sont littéralement subjugués et fascinés par langue et culture arabes.
      L’armature consonantique et fortement gutturale de la langue arabe attire, tant elle peut représenter un challenge d’expression orale, le défi d’un apprentissage complexe pour le néophyte possédant une autre langue maternelle.

      En outre, la civilisation Arabe et sa langue sont porteurs de symboles et véhiculent un exotisme qui rappelle singulièrement les saveurs et les couleurs d’Orient, que seul apprendre l’arabe autorise une compréhension globale.
      Comme pour la langue chinoise ou japonaise, les Arabes ont une architecture grammaticale et lexicale si vaste que même les plus érudits, universitaires et savants religieux, ne peuvent prétendre connaître tous les mots de vocabulaire arabe.
      Car l’arabe classique est une langue aux racines sémitiques très anciennes, un arabe littéraire (par opposition au dialecte, l’arabe dialectal) vieux d’au moins 1500 ans : la première trace d’écriture arabe connue remonte en effet à l’an 512 de l’ère chrétienne, quand l’inscription de Zabad fut découverte en Syrie.

      La civilisation arabo-musulmane a aussi longuement et durablement imprégné l’Europe, l’Afrique et l’Asie – et l’Amérique dans une moindre mesure – en traversant les siècles, par la richesse de ses arts et de ses sciences, de ses connaissances.

      Apprendre à parler arabe serait donc – outre la vertu d’accroître sa formation linguistique – parler la plus belle, sinon l’une des plus belles des langues étrangères. »
      « L’idiome du Monde Arabo-musulman est parfois considéré comme le plus beau de toutes les langues écrites.
      En effet, sa calligraphie est vue comme un art à part entière au même titre que le dessin ou la peinture, et serait le plus élevé des arts arabes. »

      Apprendre à parler arabe revient ainsi à étudier les richesses de l’histoire de la civilisation islamique.

      Les peuples du Monde Arabe ont loisir à afficher avec fierté qu’ils disposent d’un vocabulaire arabe de 60 000 mots. Ce serait le double, rien que ça, des mots employés en langue française dans le vocabulaire courant.

      Selon Ernest Renan (1823-1892), écrivain, philologue, philosophe et historien Français, il existerait :

      80 mots arabes pour désigner le miel,
      200 pour dire le serpent,
      500 pour le lion,
      1000 pour le chameau et l’épée,
      4400 pour évoquer le malheur.

      Imaginez la taille d’un dictionnaire arabe ! »
      Papapapaa!!

      Ah! Complexe et Toubbe3isme quand vous les tenez!




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    Anonyme
    10 mai 2018 - 14 h 50 min

    C’est un point de vue parmi d’autres. Pour permettre à ce point de vue d’être partager par d’autres lecteurs je vous invite à traduire ce texte en arabe. En cas d’un avis favorable je vais la traduire en vue de le publier dans un quotidien arabophone.




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      Mesloub Khider
      10 mai 2018 - 19 h 16 min

      Bonsoir mon ami. Merci pour l’intérêt porté à mon texte. Je t’avoue ne pas trop aimer mon article. Rédigé hâtivement, il souffre de quelques insuffisances, donc de faiblesses évidentes. J’aurais aimé l’approfondir, l’étayer d’une argumentation plus dense, plus convaincante. Sinon, tu peux évidemment le traduire en langue arabe. Un texte est fait pour être partagé et non pas être protégé ; être propagé et non être ombragé.
      Cordialement.




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        BEKADDOUR MOHAMMED
        11 mai 2018 - 6 h 34 min

        @Mesloub Khider
        10 mai 2018 – 19 h 16 min
        « Je t’avoue ne pas trop aimer mon article.
        ————————————————————————-
        Ton aveu me permet de faire un constat que, autrement, je n’aurai pas osé. Lecture faite des autres commentaires, je donne ma très modeste pierre, qui n’est peut-être qu’un caillou ! Que sais-je de la langue arabe ? D’abord langue maternelle, non écrite, orale dans le contexte des années 1954-1962 où la langue du colonisateur français était la seule à l’école, lorsque l’apprentissage du Coran était franchement interdit. Ce colon parti avec ses soldats, les enfants de mon âge découvrent la langue arabe, sur le tard donc, à l’école, une école bilingue, et apparait l’école coranique, j’ai fréquenté les deux écoles, juste de 1962 à 1966, et je me suis retrouvé en France, avec donc un tout petit bagage en langue arabe… Je me retrouve au collège apprenant plusieurs langues : La langue française « ennemie », le latin, l’anglais et enfin l’allemand. La vie, le destin dispensent à chacun de nous une formation, chacun de nous a ses leçons, ses conclusions, et « De la discussion jaillit la lumière »… A ce stade, je te pose une question : Pourquoi ton article propose l’exclusion de la religion de l’école !!! Je te renvoie au schéma que j’ai vécu, des deux écoles, une bilingue dédiée au savoir en général, l’autre réservée exclusivement à l’apprentissage par coeur du Livre Saint. Imagines que je sois resté en Algérie, que l’école algérienne soit restée bilingue, je crois que notre pays aurait un tout autre visage, mais La Fatalité, les rancunes, les passions, et les méfaits des nostalgiques de « L’Algérie française » ont produit un court-circuit. Dans notre cas spécifique, l’histoire du rapport à la langue française, venue par effraction et avec un esprit ennemi. Pourquoi Le Créateur a choisi, élu la langue arabe comme Sa Langue de Communication !!! Elle a eu au plan du savoir son moment de gloire, l’expression « J’en ai perdu mon latin » serait d’un évêque qui aurait fréquenté l’école arabe musulmane en Espagne… Alors ce sujet : La modernisation de la langue arabe, j’ai le sentiment, juste sentiment, je me garderai d’une affirmation, que c’est fini, car on nous dit que c’est fini, que l’humanité va vers sa fin, pas lointaine, on nous montre des pôles qui fondent, des faits climatiques effrayants. Combien de langues vivantes existent, quel a été, quel est le rôle de chacune, la langue arabe reste vivante au moins pour et par le fait coranique, il lui suffit peut-être de ne plus avoir que ce rôle, mais quel beau rôle, salvateur ! Ceci dit, je n’ai aucun atome de compétence pour la discussion sur son éventuelle « modernisation » , sur la possibilité ou non qu’elle soit à la page s’agissant des savoirs, des sciences exactes notamment.




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        Zombretto
        11 mai 2018 - 8 h 00 min

        Si Khider, en voulant plaire à ce lecteur, tu risques d’en décevoir beaucoup d’autres. Le texte dit une vérité que beaucoup clament depuis toujours, et c’est une vérité scientifiquement exacte, car elle repose sur une théorie scientifique de la société et de l’histoire : le matérialisme historique. A moins que ne soit moi qui aie lu l’article à la hâte et qui l’aie mal compris ?!
        Si Khider, en voulant plaire à ce lecteur, tu risques d’en décevoir beaucoup d’autres. Le texte dit une vérité que beaucoup clament depuis toujours, et c’est une vérité scientifiquement exacte, car elle repose sur une théorie scientifique de la société et de l’histoire : le matérialisme historique. A moins que ne soit moi qui aie lu l’article à la hâte et qui l’aie mal compris ?!

        L’homme pense comme il vit, il ne vit pas comme il pense. Tout est dans cette phrase. On essaye depuis plus de 150 ans de réfuter cette thèse à coups de millions de publications et de dollars, mais personne n’a jamais réussi à prouver qu’elle est fausse. Quelqu’un a dit une fois à Einstein, « Mais vous savez bien que votre théorie de la relativité est fausse puisque des centaines de physiciens ont donné des arguments prouvant qu’elle est fausse. » Il a répondu, « S’ils avaient raison, un seul argument aurait suffi. »




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          Mesloub Khider
          11 mai 2018 - 8 h 46 min

          Ya Zombretto, tu sombres tôt….dans les préjugés, les idées préconçues (évidemment mal conçues). Ce n’est ni par « plaisance » ni complaisance pour cet anonyme que j’ai apporté cette information exprimant mon insatisfaction quant à mon texte. J’assume radicalement le contenu de mon article. Mais, je considère qu’il aurait mérité un traitement plus approfondi, une analyse plus dense, pour lui donner une étoffe, pour reprendre tes termes, matérialiste dialectique plus touffue. Tu auras remarqué, en consultant toutes mes contributions, qu’elles sont souvent assez longues. Car je prends toujours la peine, par souci pédagogique et par rigueur intellectuelle, d’apporter le maximum d’arguments imparables. Tel n’est pas le cas dans ce texte sur la langue arabe. Par honnêteté, je tenais à informer les lecteurs. Je n’ai pas pour habitude de cacher mon drapeau révolutionnaire dans ma poche. Ni de renier mes convictions politiques qui me façonnent depuis 35 ans.
          Cordialement Camarade




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    Anonyme
    10 mai 2018 - 14 h 17 min

    Ye essi Abou stroff
    Dire que l’arabe a été structurée par le coran c’est faire abstraction d’une réalité aussi grande et visible que le soleil
    Il me suffit comme seul argument pour réfuter votre assertion l’héritage littéraire pré islamique notamment les nombreux poèmes que tout élevé lycéen arabe est sensé avoir étudié si non appris par coeur
    Je voudrais juste vous rappeler que c’est cette meme langue qui a permis à Ibn Sina (Avicenne ) et bien d’autre savants musulmans de son époque de réaliser des oeuvres scientifiques dans tous les domaines de la connaissance et de traiter des problématiques métaphysiques et religieuses en utilisant la philosophie en dépit de l’opposition de grands érudits et autres oulémas de leur époque
    L’ arabe est une langue vivante est capable de servir de vecteur à toutes les branches de la connaissance et pas uniquement la jurisconsulte ou فقه comme vous semblez vouloir le dire




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    Anonyme
    10 mai 2018 - 14 h 14 min

    La langue arabe ne sert plus qu’au prêches du vendredi à la mosquée en dehors de la mosquée c’est une langue morte . C’est pour cela L’Algérie a du mal à moderniser son école et à cesser de produire des légions de diplômes et de cursus qui ne servent à rien et qui, au contraire, sont le gage d’une régression permanente. Une régression qui se traduit, entre autres, par la mise à mal de la rationalité et par la diabolisation de l’esprit critique dans un contexte de bigoterie endémique. Ce constat est aussi confirmé par Saïd Akl , immense poète arabe, orateur et linguiste :
    « J’ai enseigné l’arabe à l’école et à l’université pendant trente ans. Si je suis devenu un grand poète arabe, c’est pour pouvoir dire, justement, que la langue arabe est vouée à la mort. Les Arabes ne sont ni des poètes, ni des artistes. Il y a certes une centaine de vers écrits par des Arabes qui comptent parmi les plus beaux du monde, mais c’est tout… À l’âge de 17 ans déjà, j’avais traduit Le Lac de Lamartine en libanais et en caractères latins. Mais j’étais conscient à l’époque que je ne pouvais pas mener ma révolution linguistique et préconiser l’écriture de la langue libanaise en caractères latins au lieu de l’arabe, avant de devenir moi-même un grand écrivain de langue arabe et d’avoir la légitimité nécessaire pour exprimer librement mes idées ! Quand il a écrit La Comédie, Dante s’est heurté à l’incompréhension de ses contemporains qui lui reprochaient d’abandonner le latin pour écrire dans une langue populaire, « vulgaire » : le toscan. En imposant le toscan comme langue littéraire, Dante ne s’est pas trompé. Le problème du monde arabe, c’est qu’il existe un décalage entre la pensée et la langue qui, malheureusement, n’est plus adaptée. Or la langue est l’instrument de la pensée. Si cet instrument est désuet, il convient de le changer ! »




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      ZORO
      11 mai 2018 - 22 h 14 min

      Avant de parler de said Akl ,il fallait le presenter tel qu il etait a savoir un chretien libanais haineux des arabes et et des musulmans comme il en existe chez nous a la pelle. Minable par sa difference des autres intellectuels arabes chretien tel que jabran khalil jabran ,elie aboumad,nizar kabani ,et dans le monde de la chanson
      Fairouz,sabah,ouadi3essafi qui ont enchante arabes et non arabes, musulmans ,chretien et juifs a travers la poesie et la musique arabe sous ses differentes formes.
      Il fallait surtout reveler que Said Akl Le schizophréne ne cessait de repeter QU IL PREFERER SE COUPER LE BRAS QUE D ETRE ARABE. Avait il vraiment un Akl ce Akl????




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    Anonyme
    10 mai 2018 - 13 h 56 min

    L’arabe est la langue des pays les plus arriérés au monde.
    Leurs écoles sont parmi les moins compétitives du monde.
    On ne publie pas en arabe, on ne pense pas en arabe, on
    ne raisonne pas en arabe
    On ne peut citer aucun scientifique arabophone, alors que
    les scientifiques anglophones et francophones font légion.
    L’arabisation de l’Algérie a coulé son enseignement.
    La “civilisation arabe”, n’a plus rien produit depuis 7 siècles.
    Les 26 pays ayant adopté l’arabe comme langue officielle ne
    produisent et n’inventent RIEN.
    Les Arabes ne déposent quasi aucun brevet scientifique.
    Leur taux d’analphabètes est le plus élevé au monde après
    l’Afrique subsaharienne.
    Et inutile de bêler au racisme ou à l’islamophobie, car ce
    rapport a été rédigé par une quarantaine de chercheurs arabes;
    donc par des Arabes, pour les Arabes




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    Adam
    10 mai 2018 - 13 h 56 min

    Ce serait donc, la langue Arabe, voire l’islam qui pénalise l’essor économique et le développement, car encourageant la corruption, la perversité, la paresse et la déchéance morale de l’individu?! D’où, il importerait, autrement dit, de bannir d’une part, la langue Arabe au profit de langues étrangères, d’attendre que celles-ci soient totalement maîtrisées, pour reprendre le chemin du développement, et d’autres parts, rompre avec l’islam au profit de quelle confession ?! Un non dit, mais forcément au profit de l’apostasie.

    Ce n’est donc pas faute de moyens, de méthodes pragmatiques, de créativité, de volonté sérieuse et des valeurs éthiques du facteur humain qui pénalisent la modernisation et le développement. Non !! C’est la religion, car elle enseigne la droiture, l’honnêteté, la loyauté, la rectitude morale, la pudeur, le respect des valeurs familiales…. et la dévotion au seul créateur !!

    Selon cet ordre d’idée, se moderniser revient, in fine, à se déchoir de la morale et s’affranchir de la dévotion au DIEU unique. Alors YOUPI !! On sera moderne et on cessera d’accuser la religion et ainsi, les barrières levées place à la liberté débridée et la dépravation généralisée.

    Non !! En fait et dans le fond, la modernité c’est la technologie qui se résume au rapport homme-machine étroitement tributaire de la maîtrise du langage de développement de solutions informatiques. Mais celui-ci, voyez vous, est restreint, dans ce domaine, à l’interprétation des commandes informatiques qui demeure le monopole exclusif de l’anglais, à l’échelle planétaire.

    Techniquement parlé, il aurait suffit d’un ficher interpréteur de commande prenant en charge les lettres alphabétiques Arabes pour permettre de programmer en arabe toute solution technologique selon les besoins, ce qui, par ailleurs, hisserait l’Arabe au top des langues technologiques et fermerait le bec à tous ses détracteurs, d’une manière définitive !!




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    Abdelmalek
    10 mai 2018 - 13 h 20 min

    on comprend très bien pourquoi le colonisateur a vécu pendant 132 années en Algérie. La guerre des croisés continue de faire des ravages dans le monde musulman avec des arguments mensongers et idiots tel que contre feu Sadam Allah yarahmou sacrifié comme un mouton un jour sacré chez les musulmans ou feu Ghadafi avec des films vidéo de propagandes tournés ailleurs qu’en Libye et la liste est longue…etc. donc réfléchissez SVP un tout petit avant de dire quoi que se soit….




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    Abou Stroff
    10 mai 2018 - 13 h 08 min

    « L’illusoire modernisation de la langue arabe à l’ère de la crise » titre M. K..
    la sentence est implacable et j’y adhère totalement.
    en effet, la langue en tant que produit historique, véhicule l’idéologie dominante du moment de la formation sociale considérée. or, la langue arabe (dite classique), telle qu’enseignée dans les écoles, est une langue définitivement structurée par le coran qui est apparu il y a 15 siècles. la langue arabe reflétait donc et véhiculait les rapports sociaux de l’époque et peut, par conséquent, être considérée comme totalement « étrangère » aux formations sociales contemporaines. en tant que telle, cette langue ne peut, en aucun cas, servir d’outils d’appréhension de notre vécu du moment.
    moralité de l’histoire: parler de modernisation de la langue arabe revient à placer un cautère sur une jambe de bois.
    en effet, pour moderniser une langue quelconque, il faut que les locuteurs agissent pour se « moderniser » eux mêmes. or, dans un système basé sur la distribution de la rente et sur la prédation, il n’y a que le mouvement circulaire de la distribution qui ait un sens. or, le mouvement circulaire ne permet, en aucun cas, d’échapper à l’archaïsme qui caractérise le système précédemment mentionné (les rentiers, d’une part et les tubes digestifs ambulants, d’autre part, n’ont aucun intérêt à faire évoluer le système). si nous ajoutons à ce constat palpable et vérifiable que la langue arabe est rivée au texte sacré qui est totalement figé, alors, il nous faut reconnaitre que la modernisation de la langue arabe est irréalisable.
    PS: les algériens parlent la langue « algérienne » et c’est donc cette langue là qu’il faut moderniser. toute autre approche ne serait qu’une forme d’onanisme qui ne dit pas son nom.




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      Zombretto
      10 mai 2018 - 17 h 33 min

      Salut, Abou Stroff !… Ce texte s’inscrit dans la logique du matérialisme historique. L’auteur a bien clarifié (avec des mots différents) que l’homme pense comme il vit, il ne vit pas comme il pense.




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    Yacine
    10 mai 2018 - 12 h 30 min

    Les langues sacralisées qui se confondent avec les dogmes religieux qu’elles ont produit ont toutes disparu ou ont cessé d’exister en tant que langue d’expression et de communication courantes !
    Il en est ainsi du latin , qui a donné naissance à des langues contemporaines telles que le Français , l’italien , l’espagnol , le portugais ..et j’en passe !
    L’Algérie a ses propres langues à promouvoir et à moderniser , car elle font corps avec la société algérienne !
    Ces langues sont Tamazight et l’Arabe algérien .
    Donc , l’état algérien ferait mieux de s’occuper des langues du peuple , que de passer le temps et gaspiller l’argent à vouloir réformer ou moderniser une langue qui n’existe que dans les manuels scolaires , les administrations et les mosquées !




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    Kassaman
    10 mai 2018 - 10 h 43 min

    Tout au long de votre essai vous défendez la thèse selon laquelle modernité doit rimer avec activité économique. Vous avez fait votre les principes capitalistes qui veulent qu’en dehors des performances économiques point de salut pour les nations et les peuples.
    Pourtant lorsque je regarde ces nations occidentales, qui ont réussi économiquement je ne vois dans leur histoire que guerres pillages esclavages et colonisations et aujourd’hui encore ces nations que vous prenez pour modèle sont dans toutes ces guerres modernes de prédations.
    Vos modèles sont partis en guerre contre un bachar al assad, intelligent et ouvert pour y installer leur mercenaires wahabistes. Vos modèles préfèrent les monarchies les plus rétrogrades aux nations indépendantes.
    Enfin sous-entendre que l’arabe et l’Islam sont contraires aux progrès, alors que pendant des siècles la science parlait l’arabe et trouvait refuge sous le toit de l’Islam, c’est faire montre soit d’une grande ignorance soit d’une mauvaise foi totale.
    Selon moi, la modernité ce n’est pas seulement d’envoyer un homme sur la lune, une nation évoluée c’est une nation qui prône (et qui travaille pour) la paix, la justice et le bien-être non seulement pour son peuple mais aussi pour tous les peuples, avec lesquels elle ne décidera pas d’entrer en conflit pour lui piller son uranium, son pétrole ou son or.




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    sahraoui
    10 mai 2018 - 8 h 42 min

    bonjour a vous toutes et tous oui nous sommes arabes et fieres de l’etres non diplese l’arabe est la 4 éme langues parlée dans le monde et rien avoir avec les autres arabes se ce n’est la langue arabe




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    Anonyme
    10 mai 2018 - 8 h 19 min

    Bien curieuse manière d’analyser une problématique aussi complexe comme celle de langue et sa modernisation
    Donner la religion et sa supposée emprise sur la société comme seule responsable de la régression de l’arabe et du marasme du système d’éducation est une posture idéologique qui n’a rien à voir avec une analyse scientifique objective




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    Kamel
    10 mai 2018 - 7 h 58 min

    Rien qu’a voir les emirates du goulf, en se realise que l’arabe est depassee, elle n’appartiens qu’a la letterature et Tarab et recit corannique des preriers et preches equivoques. Or les temps modernes exigent bien la generalite de la langue Anglaises dans presque tout les domains a savoir les nouvelles technologies, le developement de l’internet a une vitesse vetigineuse, et la robotique et ainsi de suite.




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    Merci
    10 mai 2018 - 6 h 10 min

    Chapeau bas, Monsieur Mesloub Khider. No comment, rien à dire! Merci.




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