La société ouverte

tolérance société
Tolérer les croyances qui sont différentes des nôtres. New Press

Par Nouredine Benferhat – La société close est une société imaginée, voire mise en place par des hommes qui rêvent en quelque sorte de reproduire le mythe de la cité idéale, même si c’est au prix de la violence et sans garantie que les nouveaux maîtres soient meilleurs que les anciens, ni que les maux soient allégés.

Vouloir apporter le bonheur aux autres présente le risque d’imposer sa propre vision de l’existence. Dans la société ouverte se développe une forme de coexistence humaine dans laquelle la liberté des individus, la non-violence, la protection des minorités et des faibles sont des valeurs essentielles. Elles sont celles de la démocratie qui sait tirer des expériences difficiles les enseignements qui contribuent à modeler un mode de pensée anti-autoritaire.

Ces valeurs apprennent non seulement à tolérer des croyances qui diffèrent des nôtres, mais aussi à les respecter et à dégager la vérité, en apprenant aux personnes à s’écouter et à exercer leur sens critique.

C’est dans cette démarche que la raison permet à l’homme de s’approcher de la vérité. Comme dit Ibn Rochd : «La vérité appelle à pratiquer l’examen rationnel qui assure la connaissance de la vérité. Alors, nous, musulmans, savons de science certaine que l’examen par la démonstration n’entraînera nulle contradiction avec les enseignements apportés par le texte révélé, car la vérité ne peut être contraire à la vérité mais s’accorde avec elle et témoigne en sa faveur.»

L’absence de confiance dans le pouvoir de la raison va de pair avec une absence de confiance en l’homme.

N. B.

Comment (6)

    Anonyme
    11 juin 2018 - 3 h 04 min

    Ye3tik saha ya loucif. Questions très précises et percutantes. On peut ajouter: » pas de contrainte en islam » dieu n’a pas d’associé sur terre..etc,,etc.. Vu à télé 4 amazigh: l’animateur demande à l’imam son avis sur le fait de planter pneu ou karmous sur édifice en construction pour éloigner mauvais œil ; réponse: » c bid3a car c dieu qui décidé,et ce serait lui attribuer un associé » . Alors question: celui qui maltraite un non jeûneur est-il vrai croyant? Autre question: peut on obliger à faire la prière,puisque c une obligation? Comment peut on savoir si quelqu’un fait prière ou pas??? Autant de questions,et c pour ça qu’il vaut mieux pour le monde musulman de se débarrasser de cette intolérance qui va finir par les détruire,entre chiites sunnites ahmadites kharidjites kerkarites et autres inventions. Les fissistes rejettent la raison,g posé cette question à l’époque à un fissiste ami Parent,il m’a répondu; » nous on ne raisonne pas,on applique »! Appliquer quoi??




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    Zaatar
    10 juin 2018 - 8 h 59 min

    Comme dit Ibn Rochd : «La vérité appelle à pratiquer l’examen rationnel qui assure la connaissance de la vérité. Alors, nous, musulmans, savons de science certaine que l’examen par la démonstration n’entraînera nulle contradiction avec les enseignements apportés par le texte révélé, car la vérité ne peut être contraire à la vérité mais s’accorde avec elle et témoigne en sa faveur.»
    Citation de Mao Tsé Toung: « La vérité doit s’inspirer de la pratique. C’est par la pratique que l’on conçoit la vérité. Il faut corriger la vérité d’après la pratique. » Ceci dit dans un contexte général. Quelque part, il s’agit de la vérité « Absolue ».
    Rajouter une part de religieux pour concilier la vérité(science par la démonstration et l’observation) aux enseignements apportés par le texte révélé est à mon sens inapproprié. Il suffit pour cela de rappeler un peu l’histoire où on a voulu concilier les deux par le fait de l’évolution des observations faites par les scientifiques au fil du temps. On se rappellera par exemple lorsque Hubble confirma l’éloignement des galaxies les unes des autres, ce qui a permis de valoriser la théorie du big bang de l’abbé Lemaître qui stipulait dans un premier temps un futur big crunch (à cause de la gravité), les théologiens musulmans s’empressèrent d’affirmer que le texte sacré (le coran) affirmait la même chose dans une des sourates. Mais la science ne s’est pas arrêté uniquement à cet affirmation. Par la suite, la mise en évidence de l’énergie noire par le fait de l’accélération constante des galaxies qui s’éloignent qui conduit à affirmer que l’expansion est infinie et sans retour… cela met mal à l’aise les affirmation du verset du saint coran… en attendant bien sur de nouvelles interprétations.




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    Anonyme
    9 juin 2018 - 22 h 48 min

    Votre édito, c’est pour préparer les esprits à quoi précisément ? Où voulez-vous en venir exactement ? Vous aussi vous avez des pieds-noirs à nous faire inviter ? AP , prévenez-nous si vos fondamentaux changent, cela nous évitera de perdre plus notre temps.




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    Anonyme
    9 juin 2018 - 14 h 19 min

    On ne peut parler de société ouverte que si chaque élément de cette société a sa propre vision. Si Dieu à créé chacun de nous avec ses propres caractéristiques aussi bien physiques que morales, c’est pour ne pas que chacun de nous puisse imposer sa propre vision. De nombreuses personnes souffrent intérieurement, on ne peut guère leur imposer notre vision, sinon on ne peut que les aider à évoluer selon leur désir. Ne dit on pas que la liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres. Pour qu’une société puisse avancer il est indispensable que chaque citoyen puisse ramener sa propre vision pour être en complémentarité avec celle des autres. L’essentiel c’est d’arriver, à garder la meilleure attitude afin de vivre sa propre vie, c’est un idéal que d’avancer selon ses propres capacités.




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    LOUCIF
    9 juin 2018 - 11 h 21 min

    Monsieur Nouredine Benferhat , auteur de l’article , votre contribution est juste et concise ! Cet article m’amène à dire ceci :
    1/- Une grande partie des algériens sont considérés comme les plus intolérants par rapports aux autres pays arabo-musulmans en matière de liberté de culte et de croyance ! Je pense qu’il y a une part de vérité vu leur réaction vis à vis des non pratiquants, des athées et de ceux qui ont choisi une autre religion .
    2/- Le pouvoir politique , qui est le premier à utiliser la religion à des fins politiques, refuse tout autre rite musulman en dehors du rite sunnite malékite ! Tous les autres rites sont condamnés, exclus et interdits par le pouvoir politique algérien et ses institutions religieuses !
    3/ – L’article 42 de la Constitution de 2016 rappelle que la liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables. La liberté d’exercice du culte est garantie par la loi. Faut-il déchiré la Constitution puisqu’elle n’est pas scrupuleusement appliqué ? Première bonne question.
    4/- Le Coran dit Coran dans la Sourate 5, verset 48 : « Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté.  » Donc la diversité culturelle et religieuse est voulu par Dieu lui-même. Dieu a laissé aux hommes le libre choix de croire ou de ne pas croire et a interdit qu’on force les gens à adopter une religion contre leur gré comme il est souligne dans la Sourate 10, verset 99 : « Est-ce toi qui vas forcer les gens à croire ? ” ». Dans ce cas, faut-il déchirer le Coran puisqu’il n’est pas respecté ? Deuxième bonne question.

    La pédagogie, l’école, la culture, la connaissance, l’ouverture sur le monde , la modernité, l’universalité etc.. etc……. beaucoup , beaucoup, beaucoup de ces notions là sont chez nous en situation de déficit chronique ou même complétement absentes ! Bon courage à l’Algérie et aux Algériens !




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    lhadi
    9 juin 2018 - 11 h 11 min

    Une société où la plupart de ses concitoyennes et de ses concitoyens sont hors de mesures et mal accordés, esclaves du désir et de l’imagination, de l’habilité et du préjugé ; cette société ne peut se libérer des entraves du sous développement et des sarcomes inhérents.

    Appelons un chat un chat !

    Nous sommes devenus notre propre ennemi, notre propre censeur, parce qu’on est bloqué en nous-mêmes et bloqué sous la tutelle d’un système insane que la constitution lui a beau tracé la voie ; il marche dans la sienne.

    On doit donc, à mon sens, exorciser nos propres démons et mettre à nu nos propres fantasmes pour être en capacité à faire disparaitre l’obésité du médiocre ; cette norme d’incapacité, créative, orpheline des vertus de discernement ou intellectuelles et des vertus de caractère ou morales.

    C’est dans la compréhension du sens de cette analyse que nous devons puiser la volonté et la capacité d’infléchir le cours de cette gouvernance d’un autre âge en butte au projet de Rousseau qui a inspiré la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

    Fraternellement lhadi
    
([email protected])




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