Les médecins résidents reprennent les gardes d’urgences ce mercredi

résidents gardes urgences
Le Camra affirme qu'il ne renonce pas à ses revendications, notamment le service civil. New Press

Par Hani Abdi – Les médecins résidents ont décidé de reprendre les gardes d’urgences ce mercredi 13 juin. Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) a annoncé cette décision prise par «souci» de mettre fin au chaos dans les hôpitaux.

«Devant la situation dramatique dont souffrent quotidiennement nos hôpitaux et qui n’ira qu’en s’accentuant à l’approche de la saison estivale, devant la fatigue et l’exaspération de nos aînés mobilisés durant tout le mois sacré de Ramadhan, et à quelques jours de l’Aïd El-Fitr, fête religieuse synonyme de miséricorde et de bienveillance, le Collectif autonome des médecins résidents algériens, dans le souci de restaurer le cadre d’une concertation apaisée, a décidé d’une reprise de l’activité de gardes d’urgences (uniquement et non de l’activité même face aux intimidations) de 16h à 8h dans toutes les structures hospitalières universitaires du pays à compter du 13 juin», lit-on dans la dernière déclaration du Camra, qui affirme que cette décision intervient «en signe de bonne volonté en réponse à la promesse de dialogue affirmée par le ministre de la Santé lors de ses interventions médiatiques».

Les médecins résidents veulent également par ce geste «trouver une issue favorable et rapide à cette crise qui n’a que trop durée et dont les patients et les familles des malades sont les premières victimes». Le Camra affirme, cependant, qu’il ne renonce pas à ses revendications, notamment celle relative au service civil. Il assure que les médecins résidents demeurent mobilisés plus que jamais pour faire aboutir ces revendications. Il est à rappeler que les médecins résidents sont en grève depuis plus de 7 mois.

En plus d’une année blanche à l’université, ils sont sans salaires depuis janvier dernier. Une situation qui devient intenable pour eux. Le dialogue rompu suite à la répression féroce de leur mouvement n’a toujours pas repris. Et cette fois-ci, c’est le ministère qui leur tourne le dos. Jusqu’à quand ?

H. A.

Comment (14)

    Anonyme
    16 juin 2018 - 22 h 47 min

    franchement ils ont raison ceux qui disent qu on a les dirigeants que l on mérite. en tous les cas merci à Zaater pour ses commentaires ces médecins auxquels je rend hommage ont fait le maximum et dans des conditions souvent effroyables mais c est le ras le bol qui les a poussé à ces attitudes extrêmes il faut absolument que cela change au niveau de nos hôpitaux malheureusement cette situation n affecté nullement nos chers responsables autrement ils auraient règle le problème depuis longtemps il suffit de se s assoir à une table de négociation mais il compte sur le temps et l usure du mouvement des résidents pour retourner à la case départ ctd la catastrophe du secteur Il s en foutent ils se soignent ailleurs Saha Aidkoum




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    Zaatar
    16 juin 2018 - 9 h 25 min

    Chez nous on a l’habitude du bricolage et surtout de n’avoir jamais su ou pu régler définitivement les problèmes. On s’est toujours contenté de pallier à des situations en attendant le lendemain. Hyinni lyoum ou ektelni ghedoua. Chacun des responsables que l’on a dans ce pays s’active juste à faire passer son temps à son poste. On remédie aux problèmes d’en bas sans jamais s’attaquer aux causes. On palli à des situations juste pour ne pas provoquer l’ire du peuple. Par exemple à S’intégrer on fait tout pour éviter les délestage surtout en été et surtout s’il y a la coupe du monde de football. Peu importe ce que ça coûte. Alors qu’on aurait pu être plus préventif et plus rigoureux dans la gestion des moyens de production et du réseau électrique national. Non chez nous c’est le plus souvent des plans d’urgence et c’est tout le temps les ouvriers d’en bas qui sauvent les situations au grand plaisir et au grand ouf des responsables du secteur qui n’ont jamais su gérer le domaine. A la santé c’est pareil. Alors qu’il faut des réformes gigantesques et en profondeur depuis belle lurette on s’entête à maintenir un système obsolète tout en obligeant les agents et les médecins à pallier aux problèmes pour éviter le soulèvement et la colère de la population. C’est comme cela que ça fonctionne chez nous et depuis 1962 à cause de la maudite rente pétrolière.




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    anonyme
    14 juin 2018 - 17 h 51 min

    la décision de reprise des gardes a été gelée ;
    parce que le ministère veut une reprise de toutes les activités comme préalable à la reprise des négociations ;c’est une positon irresponsable d’ une tutelle insensible au calvaire des patients croyant avoir trouvé une alternative à l’activisme des directions des structures sanitaires ; cette nonchalance peut se « comprendre » venant de la part des résidents mais pas de l’État ;
    comment un directeur d’hôpital peut il trouver la solution de remplacement des nombreux médecins résidents en gréve ?
    à moins que les manipulateurs de l’ombre aient décidé d’occuper la galerie plus longtemps encore pour les besoins d’une autre cause ;
    dans tous les cas la gestion de conflits pareils ne sauraient s’accommoder du problème d’ego cher aux responsables égocentriques ;les résidents semblent bien au fait des faiblesses de leurs interlocuteurs et déterminés à concrétiser leurs revendications ;
    espérons que ce conflit préjudiciable qui n’a que trop duré trouve une fin mutuellement acceptable ;oui mutuellement acceptable !
    saha aidkoum




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    Anonyme
    13 juin 2018 - 17 h 23 min

    La situation dans les hôpitaux est devenue exécrable… J’étais hier, de minuit à
    4 heures du matin à l’hôpital mustapha, . J’y ait vu un médecin quémander à un agent quelques ordonnances pour travailler. J’ai vu un résident en pneumologie faire le va et vient, à pied entre le service de pneumologie et le service des urgences..(700 m) J’ai vu des citoyens qui ne trouvaient pas d’accès aux sanitaires, fermés à clefs au public, depuis que le nettoiement a été confié à des entreprises privées qui rechignent à nettoyer les wc… J’ai surtout vu le ras le bol des citoyens et du personnel médical …




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    co5
    13 juin 2018 - 12 h 10 min

    « et non de l’activité même face aux intimidations) de 16h à 8h dans toutes les structures hospitalières » c.à.d, pointer, pour être payé sans rien faire ???




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      Anonyme
      13 juin 2018 - 17 h 31 min

      travailler pendant 16 heures d’affilé dans des services d’urgences médicales et chirurgicales c’est pointer pour ne rien faire selon toi ……Tu vis sur quelle arbre ?




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    Zaatar
    13 juin 2018 - 10 h 02 min

    Personnellement j’ai souhaité qu’il n y ait pas de reprise, ni des gardes ni du service jusqu’à ce que les revendications des médecins résidents soient satisfaites. Avec ce pouvoir, il n y a que la force qui peut faire valoir les choses. Si les malades subissent, pourquoi l’imputer aux médecins résidents alors que lorsqu’il y a conflit il y a forcément deux parties? pourquoi l’un et pas l’autre? si les médecins résidents revendiquent des choses ce n’est certainement pas pour rien. Et lorsque l’on voit l’état dans lequel se trouve le pays on est forcé de croire que ces médecins ont raison. Car dans tous les secteurs c’est le même problème, rien ne va plus partout et le pouvoir manipule tout. D’ailleurs, qui pourrait croire qu’on a de bons généraux et de mauvais soldats lorsque la bataille est perdue? Trêve de plaisanteries, lorsque les choses vont mal ce sont les responsables qui sont en cause et personne d’autres. Car si on avait de bons responsables, ils auraient déjà trouvé les solutions à tous les maux du pays depuis le temps que les richesses du pays sont exploitées….mais à des fins inavouées.




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      PREDATOR
      14 juin 2018 - 3 h 25 min

      Zaatar
      13 juin 2018 – 10 h 02 min

      Ouache enta l’avocat ntaahoum?
      Quelle serait ta réaction si tu avais un enfant tres gravement malade?




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        Zaatar
        15 juin 2018 - 7 h 35 min

        Oui je me permet de defendre leur cause. Ce n’est pas un mal non ? Ce n’est pas non plus interdit non ? Chacun est libre de penser comme il veut et d’avoir sa propre opinion non ? Alors pourquoi ces mots déplacés de votre part ? Moi leur avocat ? Et pour répondre à votre question, Si mon enfant est gravement malade, Je l’emmènerai tout simplement à l’hôpital car il me semble qu’ils fonctionnent encore. Le cas échéant j’irai chez le privé. Le système de santé n’est pas à l’arrêt à ce que je sache. Il est dans un état déplorable certes mais pas à l’arrêt. Et pour votre savoir, car il semble bien que vous ignorez pas mal de chose. Lorsqu’un secteur donné ne fonctionne pas bien, ce sont les responsables qu’il faut remettre en cause et non ses agents. On dit bien qu’on n’a jamais de mauvais soldats mais bien de mauvais généraux. Saha aidek l’ami.




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    Kaci
    13 juin 2018 - 8 h 53 min

    Ce n »est pas une question d’humanisme? Nous sommes dans une situation d’éthique islamique. En Islam on ne fait pas la grève de cette façon. Le travailleur n’est pas remonté contre son patron qui doit obéir aux lois divines, c’est à dire ne pas exploiter son ouvrier et lui attribuer ses droits. Une médiation aurait permis de recencer tous les problèmes de ces médecins résidents et les traiter objectivement. Le « marxisme-sioniste » a remonté l’ouvrier contre son patron parcequ’il l’exploite et ne reconnait pas ses droits.l’anarchie conséquente des grèves on l’a observé au détriment des malades, d’autant plus qu’il s’agit ici de santé publique. Intolérable dans pareil cas de faire la grève. L’Etat patron a l’obligation aussi de considérer les revendications de ces médecins résidents et de les traiter avec calme et conscience. Pourquoi avoir pénalisé le sort des malades et ne pas adopter une attitude arrogante.




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    Anonyme
    13 juin 2018 - 3 h 56 min

    C’est un non évènement de la part de cette meute de brebis.




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    Anonyme
    13 juin 2018 - 3 h 30 min

    Nos hôpitaux non pas a envier val de grace ou similaires « Quant on a une connaissance a l intérieur. »




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    PREDATOR
    13 juin 2018 - 3 h 24 min

    Le mal est fait, pour vos besoins mesquins et inacceptables vous avez pris en otage toute une population
    L’humanisme ne fait plus partie de vos coeurs
    … que vous reprenez ces urgences ou pas c’est du kif kif, le malade n’a jamais été votre souci




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    Anonyme
    13 juin 2018 - 0 h 34 min

    Je salue ce geste en tant que citoyen algerien , il était temps ; trouvons des compromis pr le bien de l Algerie et de son peuple ; la médecine joue un rôle a jouer tres important ds un pays , une nation sans médecine ne peut être une grde nation ; prenez les exemples qui ont marché ds les pays de droit ; des règlementations strictes concernant l hygiène des hôpitaux ; le travail doit être contrôlé pr leurs chefs avec des plannings organisé des professionnels de santé accueil humain le serment d hypocrite qui doit être prêté avt exercice en cas de maladresse ou de laxisme ; le médecin doit être protéger aussi bien que le patient au niveau judicaire aussi ; tt le monde doit mettre du siens ; la santé n a pas de prix le gouvernement et si on veut faire du tourisme a l avenir il serai tps de mettre des infrastructures capables de recevoir ds les meilleurs conditions sinon cest une honte de faire l un sans l autre . C est bien d acheter une raffinerie polluante a un milliard de dollars presque moi j aurai fais un CHU flambant neuf ds chaque wilaya algérienne et le public algerien doit être préparé au civisme et doit faire aussi l effort de mettre la main ds la poche. voila j ai fini , préservez nos médecins svp , on en a besoin!




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