Mahdjoub Bedda : «Je suis ministre et je n’ai rien à voir avec la crise à l’APN»

APN Bedda
Mahdjoub Bedda, ministre chargé des Relations avec le Parlement. New Press

Par Hani Abdi Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Mahdjoub Bedda, anciennement député FLN, rejette les accusations du président de l’Assemblée populaire nationale sur son implication dans le mouvement réclamant sa destitution.

Interrogé aujourd’hui en marge des questions orales au Conseil de la nation, le ministre des Relations avec le Parlement a refusé d’entrer dans cette crise qui secoue l’APN depuis maintenant une dizaine de jours et assure qu’il est ministre et ne s’immisce, de ce fait, aucunement dans ce qui se passe au sein de cette institution législative. «Je suis ministre et je n’ai rien à voir avec la crise à l’APN», a répondu aux journalistes présents aux travaux du Sénat.

Bedda a précisé que la question de la démission de Saïd Bouhadja de la présidence de l’APN est «une question interne à cette institution». Mahdjoub Bedda a indiqué que le gouvernement dont il fait partie «tient beaucoup à la stabilité de l’institution législative».

Le ministre des Relations avec le Parlement a donc répondu à Saïd Bouhadja qui a affirmé dans un entretien accordé aujourd’hui à El-Watan qu’il lui avait demandé de réintégrer le secrétaire général de l’APN qu’il avait limogé. «Le ministre chargé des Relations avec le Parlement est venu me voir m’informant qu’il était porteur d’un message de la Présidence, me demandant de réintégrer le secrétaire général. Je pense que je suis très proche de la Présidence, qui n’a pas besoin de m’envoyer des messages», a affirmé Saïd Bouhadja qui a également dit qu’il avait été contacté par le secrétaire général du FLN, «qui lui aussi dit avoir entre ses mains une décision de la Présidence d’annulation de la mise de fin de fonction du secrétaire général».

«Je lui ai dit envoyez-moi cette décision, mais il ne l’a pas fait. Moi, j’attends la réponse de la Présidence. A partir de là, il y a eu la réunion au parti et la collecte des signatures pour me pousser à la démission et geler les activités de l’APN», a ajouté Saïd Bouhadja qui refuse ainsi de céder à ce qu’il qualifie de «mouvement primitif» sans aucune «base légale».

Ainsi donc, la guerre des déclarations se poursuit entre les députés appuyés par le secrétaire général du FLN et Saïd Bouhadja qui est aussi issu de ce parti. Tout cela sous le regard méfiant de l’opposition parlementaire.

H. A.

Comment (10)

    Noureddine
    6 octobre 2018 - 18 h 20 min

    Tout ces pseudos députés sont à virer. Ils ne représente qu’ ‘eux mêmes et ils se battent autour de la mangeoire qui est s est réduite,alors on joue les coudes. Vous imaginez les frais de 400 députés et les 1000 fonctionnaires du parlement pour arriver à produire de tels comportements

    Djeha Dz.
    5 octobre 2018 - 8 h 50 min

    L’Algérie, ou ce qui en reste se disloque chaque jour un peu plus. L’avidité des uns et l’opportunisme des autres; le carriérisme et la mesquinerie président aux dépens de l’intérêt national et de la stabilité du pays.
    Plus on observe ce qui se passe, plus on découvre l’immensité de la forfaiture.

    La pourriture est au sommet et les pourris se multiplient à grande vitesse.
    Même les hyènes sortent de leurs tanières et se font passer pour des lions. Guidés par leur ignorance et l’appât du gain facile, les vautours investissent tous les espaces, ni lois ni morale, tout est bafoué, tout est rasé. Jamais personne n’est responsable des carences et des fautes. la responsabilité n’existe que comme autorité despotique.
    Le mal génère la maladie. Dans un pays où il n’y a ni médecin ni remède à quoi peut –on bien s’attendre ?
    Une bien triste et dangereuse réalité.
    Il ne reste plus qu’un ultime sursaut CITOYEN pour braver une fin inéluctable.

    PREDATOR
    4 octobre 2018 - 22 h 12 min

    Ya si Mahdjoub souvenez vous que c’est Haddad qui vous a évincé (drole de pays)
    je n’ai rien contre vous, à votre place j’aurais démissionné vu dans quelles conditions vous avez été évincé

    Gatt M'digouti
    4 octobre 2018 - 19 h 53 min

    Ya si Mahdjoub ton nom et ton message au nom du président ont été cités par Bouhadja dans une interview tel que relaté dans cet article ! ton démenti ne sert à rien ! On s’en fout ! si c’est pas vrai et en qualité de Ministre qu’est ce qui t’empêche de le poursuivre en justice pour diffamation?????
    Ya bouguelb nous sommes à l’ère du net , tout est lu tout est disséqué !

    PORTES PLAINTE SI C EST PAS VRAI ou ta citation rejoindra le mur des cons !!!!!

    Zaatar
    4 octobre 2018 - 19 h 16 min

    Tu es mahdjoub on le comprend très bien et tu le resteras toute ta vie…

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      mourad
      5 octobre 2018 - 0 h 35 min

      on sen fout

    Saïd Bouhadja*
    4 octobre 2018 - 16 h 12 min

    A Paris, je n’ai rencontré qu’un seul personnage. C’était le député Bouras Djamel du FLN, qui m’avait invité à un dîner en présence de deux témoins. Il m’avait dit que la famille du président Bouteflika comptait beaucoup sur moi pour la campagne électorale pour un 5e mandat et qu’elle me demande de m’investir.

    [Article 88 de la Constitution — La durée du mandat présidentiel est de cinq (5) ans.
    Le Président de la République est rééligible une seule fois.]

    *Interviewé hier par Mme Tlemçani

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    faiza
    4 octobre 2018 - 16 h 06 min

    AP, faites un entretien avec Bachir Slimani, c’est quand même son limogeage le point de départ de tout ce micmac,
    la question que l’on se pose, Bouhadja en tant que président de l’APN, est-ce qu’il a le droit de virer le SG de cette institution qui relève de l’administration donc fonction publique? a-t-il le droit de le remplacer par l’un de ses protégés, si cela fait partie de ses prérogatives pour quel motif, l’a-t-il fait? est-ce que cela a une relation avec le refus du SG de signer les factures des dépenses faramineuses des vacances de bouhadja en France comme cela a été rapporté ou pour autre chose.

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      Zembla16
      4 octobre 2018 - 20 h 19 min

      Bien répondu Faiza.

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      anonyme
      4 octobre 2018 - 22 h 22 min

      il faut déboulonner et jeter aux chiottes toute cette khourda qui ont amassé des fortunes colossales et qu’ils soient jugés pour le vol des biens du peuple

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